Lettre d’un expatrié à Marc Simoncini

Mais encore merci pour votre « appel », cela a été utile pour me rappeler les raisons pour lesquelles je suis parti.

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Lettre d’un expatrié à Marc Simoncini

Publié le 16 décembre 2015
- A +

Par Nicolas Poirier.

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Mon très cher Marc Simoncini,

il y a un mois jour pour jour, vous lanciez sur Facebook ce si charmant message à l’attention des expatriés, au nombre desquels je suis :

Marc S
https://www.facebook.com/marc.simoncini/posts/1674182699492014?pnref=story

Il se trouve que au moment où vous publiez cette charmante tribune, j’en étais déjà à 24h de travail consistant à éplucher les articles de presse évoquant le fait que le 17, à savoir Police Secours, avait été submergé dès les premiers attentats du stade de France, ce qui avait eu pour conséquence dramatique que des appels urgents et importants, qui auraient pu permettre s’ils avaient abouti de « limiter » le massacre du Bataclan, n’ont jamais pu aboutir.

Également, je me souvenais avoir lu que pareille chose était arrivée au moment des attentats de Charlie Hebdo, et en tirais la conclusion qu’il y avait là un problème, réel, qui devait être résolu. Dès lors, piqué au vif, je décidais de vous prendre au mot, et de me mettre concrètement au service de ce pays que j’ai quitté il y a déjà presque 5 ans. Voici le récit du mois qui vient de s’écouler.

J’ai tout d’abord identifié le problème, et considérant qu’à une époque où 99% du pays possède un téléphone mobile, il est évident que même le recrutement de 100 nouveaux opérateurs ne suffirait pas à répondre à une situation de crise comme celle du 13 novembre si le problème venait par malheur à se reproduire. Par conséquent, la solution m’est apparue évidente, et elle viendrait de la création d’une application gouvernementale permettant de joindre simultanément les services de police, pour un nombre illimité de personnes et en un temps record, de manière discrète et n’impliquant pas un appel, et surtout, de manière à géolocaliser instantanément les victimes ou témoins de manière à ce que la police déjà sur le terrain puisse se rendre sur place en un temps réduit au maximum. Également, cette application permettrait aux forces de sécurité de communiquer avec les victimes qui le pourraient, discrètement via un tchat intégré à l’application. Arrivé à cette conclusion, et n’étant pas développeur mais juriste, j’imaginais sommairement les étapes et les visuels d’une telle application, et cela a donné ceci :

À noter que les retours de mes amis Français à qui je présentais l’idée étaient majoritairement négatifs, de type « tu te crois plus malin que tout le monde ? » ou « non, mais ça ne changerait rien, il faudrait plutôt faire … »

Ceci étant fait, j’ai réfléchi à qui pourrait mettre en place une telle application. Si de toute évidence, une société privée serait largement sinon la plus compétente pour réaliser une telle application, il m’est apparu également et tout aussi évidemment que seul l’État aurait la légitimité sur une telle application, lui seul pouvant envoyer des forces de police suite à un appel au secours. Par conséquent, il m’est apparu que la décision du tel déploiement d’une application ne pourrait venir que de Matignon, ou du ministère de l’Intérieur.

Ayant déjà eu le « plaisir » par le passé d’obtenir des rendez-vous avec des décideurs politiques pour être reçu comme l’idiot du village en 30 secondes chrono parce que mon interlocuteur avait autre chose à faire, j’en ai tiré la conclusion que la meilleure manière d’informer Matignon ou Beauvau de mon projet était tout simplement que celui-ci leur saute aux yeux dans leur revue de presse matinale.

Alors j’ai envoyé du mail, j’ai décroché mon téléphone (et la facture est élevée lorsque l’on appelle du Canada vers la France). J’ai fait le tour de mon très conséquent répertoire de journalistes à Paris, journalistes de quotidiens de référence, ou de rédaction TV, et je l’ai étendu à tout journaliste que j’identifiais comme pouvant être intéressé par cette idée, déduisant leur mail quand je ne le connaissais pas à partir de la typologie de mail de leur rédaction quand j’avais le mail d’un de leurs confrères. Je pense pouvoir vous dire que j’ai du contacter ainsi peut-être plus de 300 journalistes en deux semaines, du Nouvel Obs, du Figaro, du Monde, de France 2, de TF1, du Petit Journal, de Mediapart, du Canard Enchaîné. Bref, j’ai fait tout ce qu’il fallait pour me faire passer pour un crétin désireux de faire parler de lui et blacklister à vie par ses contacts. Une journaliste du Figaro m’a même ri au nez de manière assez condescendante et m’a répondu en raccrochant « non, cela ne m’intéresse pas ».

Après les 100 premiers mails, je n’avais toujours pas reçu la moindre réponse, fut-elle négative.

J’ai toutefois et finalement pu obtenir d’un journaliste que j’ai connu à Paris qu’il m’accorde quelques minutes de son temps afin que je lui explique le problème, la solution, et le besoin d’en parler, et qu’il réalise enfin le premier article, fouillé, documenté, qui allait enfin débloquer la situation. C’est celui-ci, et c’est de L’Obs. Pour information, et sauf erreur de ma part, cet article a été le plus partagé des articles du journal de cette semaine de post-attentats. L’article a été immédiatement suivi d’une demande d’interview par Jean Zeid de France info, que l’on peut réécouter ici. À la suite de cet article, j’ai contacté un ami en poste au gouvernement, lui assurant clairement d’être entendu s’il pouvait s’intéresser à l’article et à mon idée, et profiter ainsi de sa position pour en parler.

Cela fait maintenant 3 semaines que je n’ai eu pour seule réponse que le message automatique « vu » s’affichant sur Facebook quand il a effectivement été « vu ». Tant pis, on ira quand même boire des mojitos ensemble mais définitivement, il vaut mieux éviter qu’à l’avenir on reparle de politique ensemble.

J’ai également demandé à des contacts s’ils pouvaient me mettre en relation avec une personne de leur connaissance proche du ministre de l’Intérieur, en lui mettant sous les yeux cet article de manière à retenir son attention. C’est ainsi que j’ai pu discuter avec cette personne par mail, bien que celle-ci parte immédiatement sur un a priori négatif me concernant, me disant même pour conclure notre premier échange : « je vous reviens rapidement, malgré la piètre opinion que vous semblez avoir de notre travail. »

Croyez-moi, il faut beaucoup de volonté pour continuer les échanges après une réponse de ce genre, car il est désespérant qu’en réponse à une interpellation indiquant un problème réel et sérieux, la réponse soit « vous n’aimez pas notre travail ».

Mais bref. Cette personne m’a dit par la suite avoir communiqué l’idée à son administration, je suppose que maintenant, si elle n’est pas d’ores et déjà placardée sur un « mur des idées des cons », elle est au mieux appelée à se perdre dans un rapport qui servira à caler une armoire. Si cette idée n’est pas arrivée au ministre, et je m’en doute, alors elle est perdue. Considérant que cela valait la peine de contacter d’autres personnes travaillant à l’Intérieur ou à Matignon, j’en ai contacté une bonne cinquantaine d’autres via Linkedin.

Je n’ai reçu aucune réponse.

Alors j’ai continué à harceler du journaliste, et à force, j’ai pu obtenir ces quelques articles supplémentaires :

http://lci.tf1.fr/france/societe/attentats-des-start-ups-francaises-veulent-moderniser-les-services-8688261.html
http://www.nextinpact.com/news/97505-interview-attentats-plaidoyer-pour-application-17.htm#/comment/5542645
http://loutardeliberee.com/12915-2/
http://www.nicolasbordas.fr/archives_posts/et-sil-etait-urgent-de-mettre-le-17-a-lheure-digitale
http://www.canalplus.fr/c-emissions/c-la-nouvelle-edition/pid6850-la-nouvelle-edition.html?vid=1334989

À ce stade, c’est le moment où la mairie de Paris, désireuse d’apparaître à la pointe de la communication (et rien d’autre, il ne faut pas pousser non plus), s’appropria l’idée de mon contact Jean-Francois Pillou d’un hackathon, ce qui fit immédiatement une belle brochette de reprises de dépêches AFP sur tous ces médias que je tentais moi désespérément de contacter depuis 2 semaines, et qui me répondaient au même moment « non mais vu que l’information a déjà été publiée par le Nouvel Obs, il n’y a plus d’intérêt à en parler » ! Le plus ironique ? La personne travaillant pour l’élu qui s’est empressé de se mettre en avant en reprenant cette idée de Hackathon est une amie d’amie, que j’ai connue au Lycée, ce qu’elle s’est empressée de me rappeler quand elle m’a contacté sur Facebook pour me parler de ce projet de hackathon parisien.

Lorsque j’ai essayé de l’appeler pour lui demander ce que concrètement la mairie de Paris pouvait faire, elle ne m’a pas répondu. Je suppose qu’elle n’avait plus besoin de moi, leur « comm » étant déjà passée, et je n’étais plus « utile ».

Alors j’ai pensé qu’il fallait que je passe par les gourous du web et de la téléphonie, étant donné qu’il semble être, sinon écoutés au moins reçus à l’Élysée toujours à la recherche d’une photo sympa à publier sur Instagram. J’ai alors contacté « mon idole », qui m’a gentiment répondu qu’il allait transférer le message, mais qu’il n’avait pas de pouvoirs magiques. Je dois lui accorder à mon grand regret qu’il avait sans doute raison puisque depuis, rien n’a bougé. J’ai également contacté le boss de Blablacar, que j’avais rencontré par le passé, et dont j’espérais retenir l’attention avec cette idée totalement compatible avec son état d’esprit et les compétences de sa boîte, d’autant plus que cette idée provenait d’un de ses expatriés qu’il semble vouloir faire revenir en France avec son initiative « Reviens Léon ».

Je n’ai pas eu de réponse.

Enfin et pour finir, j’ai gardé le meilleur pour la fin. Je vous ai contacté vous. Vous, Monsieur Simoncini, directement sur Facebook, puis via votre entreprise d’investissement Jaïna Capital, présentant mon projet comme une entreprise classique le ferait.

J’attends toujours une réponse ; après 3 semaines, je dirais qu’elle tarde à venir. Je n’ose du coup déduire que votre appel était beaucoup plus de la « comm » qu’une envie de changer concrètement les choses.

Par conséquent, et sachant que pendant ce temps-là au Canada où je réside, j’ai eu des journalistes au téléphone, par mail, lesquels par échanges courtois me disaient leur intérêt ou leur non intérêt, mais au moins, me répondaient ; et également, que je viens de raccrocher à l’instant pour un rendez-vous avec un de vos homologues du Québec, un « Simoncini du Québec » si vous voulez que je fasse imagé ; et que j’ai également un rendez-vous confirmé avec les services compétents de Montréal. Je pense que maintenant, vous savez pourquoi j’aimerais pouvoir vous affirmer que si le Canada veut de moi comme citoyen, c’est ici que je vivrais toute ma vie.

Et certainement pas, mais certainement pas en France.

Mais encore merci pour votre « appel », cela a été un mois utile pour me rappeler les raisons pour lesquelles notamment je suis parti.

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  • Ca me fait penser au roman Atlas shrugged de ayn rand.

  • et ouais , comme quoi , pour être entendu il faut frapper a la bonne porte…les SSII officiellement labellisées ‘ ami à chouchouter’ par le pouvoir politique ..pas de vulgaires journalistes porte paroles des artistes !

  • Merci de nous rappeler qu’en France, nous ne sommes pas des fous gardés par des sains d’esprit, mais bien des gens normaux sous la coupe d’aliénés.

  • Idée beacoup trop simple pour ces « élites »,

    Avant de la reprendre il faut qu’ils intégrent le volet reseignement et quelque fonctions bidons que seul un developeur « amis » puisse développer (enfin s’engager à développer) ; 5 ans et 500M€ plus tard ils diront que l’idée n’était pas réalisable car « vous savez c’est TREEEEEES compliqué tout ça … » Servir le citoyen est bien le dernier de leur soucis …

    Moi aussi, je ne compte certainement pas rentrer en France.

  • Tout d’abord Simoncini et autres recoivent des centaines de projets a financer par jour, le tri est difficile. Toutes les idées sont bonnes c’est seulement la réalisation qui est plus difficile.

    J’aurais cependant une grosse critique qui ne me ferait pas développer ce concept, c’est tout d’abord que, passer 1 mois après els attentats, je ne me vois pas installer une application qui ne sert qu’au potentiel attentat qui pourrait se produire… et pourquoi je n’installerais pas une application qui permettrait de déclarer quand un alcoolique prend le volant, un mec qui a pris des substances illicites,… mais aussi une application qui permet de déclarer qu’un délinquant est en train d’agresser quelqu’un,…. cela me ferait un bon millier d’application a installer…

    Vous avez une haute estime de votre idée, et c’est bien, mais une idée n’est qu’une idée, vous auriez mis autant d’implication a trouver quelqu’un qui aurait développer une telle application, cela ne vous aurait pas couter trop cher, et vous auriez du concret entre les mains (je crois avoir compris que vous ne l’avez pas fait), les investisseurs n’investissent pas sur les idées, mais sur les équipes… vous etes juristes, donc vous avez une qualification manquante… il est préférable d’etre développeur.

    Bref je reste persuadé que toutes les idées sont bonnes, certains arrivent a vendre a des milliards d’individus des romans de science fiction (Bible, Coran, Tora) (c’est de l’humour que les croyants ne panique pas), certains autres arrivent a faire en sorte que tout le monde utilise un service ou l’on peut écrire que 140 caracteres sur internet, d’autres arrivent a vendre de l’eau en bouteille,…. ce n’est pas l’idée qui compte, mais la mise en application de cette dernière.

    Ensuite, parce que votre idée a été rejeté majoritairement, vous mettez cela sur le dos des politiques, financiers,… a aucun moment sur votre idée et sur sa réalisation….
    Rien ne vous empeche de sortir l’application, et d’ouvrir ces résultats sous forme d’api ouverte que tout le monde puisse s’en servir… et donc que l’Etat le puisse aussi… Cette api peut-etre payante, les premières sociétés privées qui en voudront vous rembourseront votre investissement de départ, et l’Etat suivra assez vite, ou draguez les financiers avec une équipe technique a vos cotés…. et ne visez pas que l’Etat.

    • Le cas particulier de cette application peut avoir des défauts, mais le principe est clair : en France, on ne mesure que le risque qu’il y a à soutenir ou non une initiative. Et évidemment, si on est tous d’accord pour ne pas en parler ni la soutenir, on peut être certain qu’on sera loué pour ne pas s’être engagé dans quelque chose qui n’a pas marché — on se demande bien pourquoi ! — et qui n’aurait pas manqué de demander des efforts.
      A l’étranger, on va en parler, les critiques deviendront des modifications au projet, et chacun va essayer de tirer la couverture à lui, non pour pouvoir dire « je vous avais prévenu, clairvoyant que je suis » en cas d’échec, mais « n’oubliez pas mes royalties » en cas de succès.
      Quant à l’idée que l’Etat, lorsque son soutien réglementaire ou facilitateur est nécessaire, pourrait rejoindre ultérieurement le train en marche, c’est quelque chose que je n’ai jamais vu non plus en France, sauf éventuellement pour les wagons arrêtés en pleine voie des neveux et gendres de ministres…

      • Il y a aussi (mais pas qu’en France) dans certains pays du vieux continent, « la trouille d’échouer », ce qui est un peu logique si pas forcément normal.

        Créez votre entreprise et, si par malheur, elle fait faillite (même pas frauduleuse!), bonne chance pour en remonter une nouvelle: la banque ou les financiers ne vous avanceront plus un kopeck! Vous aurez le front marqué au fer rouge.

        Si la faillite est frauduleuse, vous aurez peut-être de côté, de quoi rebondir … pour refaire la même chose sous un autre nom? (C’est souvent arrivé dans la construction)

        Sur le nouveau continent, il n’en est pas de même et on a le droit d’essayer et d’échouer.

        Donc, dans ce cas-ci, un juriste, DE L’ÉTRANGER, voudrait venir dire à la police française comment faire fonctionner son téléphone??? Alors que toute personne du public qui de loin ou de prêt, s’occupe de sécurité, participe à un « brain storming » sans précédent pour protéger le président et le régime de toute critique (sans y réussir pleinement!)?

        C’est simplement impensable (et psychologiquement inacceptable).

        Sur le plan pratique, il est vrai qu’associé à un programmeur de talent, à une étude de faisabilité, à une description et une évaluation de coût du hardware nécessaire mais aussi de la protection du système (le jihad a d’excellents informaticiens aussi), du personnel à mobiliser et de la fréquence des événements qui le rendraient nécessaire, entre autres, notre juriste aurait sans doute eu plus de chance.

        (Mais on peut se demander ce que cela aurait changé dans la mesure où la surprise fut totale, les lieux multiples (problème de répartition des forces: un stade + le Bataclan + les rues), la réaction émotive générale et le suicide des auteurs.)

        Il est normal qu’on réfléchisse après la stupeur du moment. Mais, dans l’idéal, la bonne méthode contre ces attentats, reste la prévention, le renseignement, l’infiltration de l’adversaire, percer ses communications et la surveillance des acteurs potentiels, le tout coiffé par un panier d’informations partagées internationalement – ce qui est déjà à l’opposé de la mentalité habituelle des services de renseignements qui apprécient que les autres ignorent qu’ils savent-!

        On a appris récemment que ce fameux dimanche soir, à Bruxelles, où si les chats étaient de sortie sur tweeter, il n’y en avait quasi plus un en rue, selon plusieurs sources croisées d’informations, un attentat était bien prévu, ce que la réalité n’a évidemment pas confirmé: l’a-t-on évité? Était-ce un ballon d’essai? Et on a bien vu que même sans attentat, on peut créer la crainte. On voit qu’à Hollywood, ils ont fermé toutes les écoles à cause d’une « menace », ça suffit donc à faire peur.

        Alors, oui, continuons à vivre comme toujours, en ouvrant bien les yeux mais sans paranoïa: il y aura d’autres attentats, c’est certain. Où? Quand? Nous serons personnellement victimes? On verra bien! On peut mourir tous les jours, ce n’est pas une raison pour ne pas vivre et la peur n’évite pas le danger.

        Mais avons nous besoin qu’on nous répète tout ça? Ni N.Sarkozy, ni F.Hollande ne peuvent vous éviter l’attentat terroriste.

    • @ liberté adorée

      Bravo, vous avez réussi à synthétiser exactement comment fonctionnent nos élites:

      1. D’abord, vous posez une critique évidente sur le projet (facile, aucun projet n’est parfait, surtout à ses débuts)
      2. Puis, vous laissez entendre que le méchant entrepreneur est un prétentieux (mais qui peut faire autant de démarches sans croire à fond à son idée?)
      3. Vous faites ensuite remarquer que la personne n’est pas qualifiée en vous basant sur son diplôme (comme s’il était impossible d’avoir d’autres compétences que celles reconnues par un papier…)
      4. Vous en profitez pour critiquer sous forme de plaisanterie douteuse les grandes idées qui vous déplaisent avec pour résultat de surtout montrer que vous n’y connaissez rien (pour info Tora = Bible, et le style littéraire est tout sauf de la science-fiction)
      5. Vous en profitez pour dénigrer les entrepreneurs (et leurs clients) qui ont réussi à vendre avec succès des biens qui vous déplaisent
      6. Vous finissez par une leçon sur comment entreprendre avec succès, car il est évident que vous, vous avez tout compris.

      Et finalement, ces élites ont effectivement tout compris: elles vivent grassement sur le dos de ces entrepreneurs tout en les méprisant, les critiquant, et leur faisant la leçon sur comment réussir…

      • 1) faites le meme commentaire a ceux qui trouvent le projet bien merci… plus clairement c’est un avis personnel en effet, on ne doit pas emettre d’avis personnel ? c’est çà ?
        2) Donc je m’insulte en tant qu’entrepreneur ? C’est çà ? L’auteur de ces lignes est donc le messi et le représentant de tous les patrons ? Je dois m’incliner ? baiser les pieds ?
        3) l’auteur dit « Arrivé à cette conclusion, et n’étant pas développeur mais juriste, j’imaginais sommairement les étapes et les visuels d’une telle application, et cela a donné ceci : » je m’acharne a ne parler que de ce que l’auteur parle pas de ce qu’il ne parle pas, désolé je n’ai pas manger chez lui hier, je ne le connais pas.
        4) Je fais les blagues « douteuses » que je veux, vous etes socialistes ? vous allez me faire la morale ?
        5) Je dénigre en disant en préambule que « toutes les idées sont bonnes » ? C’est çà la signification du mot dénigrer ?
        6) Et bien a priori l’auteur et la technique utilisé par celui-ci, que vous soutenez, n’a pas fonctionner, donc j’émet un conseil tiré de mon expérience en effet, dois-je faire juste comme vous ? « Roh les méchants investisseurs, les méchants politique, je propose une simple idée et hop personne ne veut investir dessus, ils sont vraiment tous incompétents ces gens ». Allez je vais aller voir les investisseurs et je vais leur dire que je veux inventer une voiture sans source d’énergie… si ils me repoussent je les critiquerais.

        • « l’auteur et la technique utilisé par celui-ci, que vous soutenez, n’a pas fonctionner, »
          En France non, mais au Canada si. C’est dit à la fin de l’article que vous n’avez pas bien lu.

          • Je l’ai bien lu, et j’ai bien lu cette partie aussi. Mais l’auteur dit que au Canada ca marche comme çà en France non, déjà je vais éviter de me faire un avis sur un seul avis…
            Ensuite et c’est le plus important, (je vais faire une apparté) cela me fait un peu penser a ces jeunes qui trouvent du travail plus rapidement en Angleterre (dont j’ai fait parti) qu’en France… tout d’abord ils oublient dans leur équation, qu’en France, ils ont un cercle d’amis avec qui ils sortent le soir, ils ont le chomage, le cercle familial,… alors que dans un autre pays ils n’ont rien de tout cela, donc doivent mordre un peu plus la poussière que la situation acquise dans son propre pays, donc assez logiquement on se remue plus facilement dans un pays que l’on maitrise mal, ou au départ nous n’avons pas de cercles d’amis, pas de situation économique vraiment stable,… (fin de l’apparté) dans le contexte de l’auteur, celui-ci éprouve une idée pendant des mois en appelant les journalistes, en adaptant au fur et a mesure son discours (ce que l’on appel dans le monde du travail : l’expérience) de facon naturelle, et il vient donc comparer une situation qui n’est tout simplement pas la meme. De plus il a du présenter les choses différemment, sans doute en mettant en avant que la France n’en voulait pas, ce pays d’incapables,…

            Bref et pour etre plus concret, Simoncini a 50 startups dans Jaina sa société de capital risque…. Berrebi et Niel ont investis dans plus de 230 startups…. Toutes ces startups sont des pistonnés, des amis, des jenesaispasquoi ? Ces investisseurs sont devenus frileux du jour au lendemain ? Non c’est juste que sur les 230 startups ils en ont selectionnés une partie et rejeté celle qui, pour eux (donc dans leur vision) n’étaient soit pas source de retour sur investissement, soit interessante d’un point de vue gestion de projet. Après sur les journalistes c’est en effet ce que l’on appel du copinage, du réseautage,… mais ca se passe dans tous les pays de la meme facon, il faut tomber sur le bon journaliste qui veut faire son entrée au sein de la rédaction, ou celui qui a déja sa place mais pour le coup faut le connaitre vraiment bien.

            Après le message de Simoncini est bidon a un plus haut point mais c’est au final pas du tout le sujet de cet article.

            • Pas du tout d’accord avec votre aparté!

              Un Français arrivant au Royaume-Uni peut se trouver un logement en une journée: bien sûr qu’il se satisfera sans doute de moins bien que chez ses parents, ou de plus éloigné du centre …

              Mais l’expatriation sélectionne évidemment les débrouillards et ceux qui en veulent, donc ceux qui attendent tout de Papa Maman ou du cercle de leurs amis (en tout cas chez les membres de ce cercle dont on attend un « retour d’ascenseur », les autres paraitront compatissants, sans plus!).

              De plus, ne me dites pas qu’il n’existe pas un brin de xénophobie chez les Français: j’ai payé le prix pour le savoir et je trouve que ça va de pair avec ce que vous appeler du chauvinisme, mot gentil pour dire « complexe de supériorité ».

              Rien de tel à Londres (ou dans les autres pays anglo-saxons): une affiche sur la vitrine, le candidat se présente, si il convient et qu’il plaît au patron, il est engagé et commence à bosser le soir-même, l’administration suivra! C’est d’autant plus vrai qu’on le vire aussi facilement.

              Pourquoi faire croire qu’il n’y a pas d’indemnité de chômage en Grande-Bretagne, même si les conditions y sont moins favorables qu’en France où seuls les fonctionnaires pléthoriques qui l’administrent en vivent bien (le chômeur français a tout à envier au chômeur dans mon pays, juste pour remettre les choses en perspective).

              De même, notre expatrié français, avec son logement et son job, si il est qualifié, peut chercher son « vrai boulot »: si très peu le trouvaient, il n’y aurait sans doute pas 300 000 Français à Londres, vous ne croyez pas?

              Il est indispensable que la France arrête de croire que les autres essaient de lui ressembler: Ils sont différents et parfois très différents. Ce n’est pas pour ça qu’ils ont tort. Vous auriez tout intérêt à regarder au-delà de vos frontières: on a tout à apprendre des autres surtout quand ils sont différents. (Par exemple confectionner un budget sans dépenser 4% de plus, maîtriser une dette publique dans une limite raisonnable au lieu de l’augmenter chaque année, former des apprentis dans les entreprises de nouvelles technologies pour ne pas en faire systématiquement des chômeurs, j’en passe et de meilleures!)

              • Plutot d’accord avec vous sur l’angleterre précisément (qui a toujours su basculer un peu libertaire et un peu libéral) donc ou vous pouvez arriver dans certains jobs avec un pantalon propre, une barbe, un gros tatouage et une coupe de cheveu verte… vous avez 150% de chances en plus de vous faire embaucher en Angleterre qu’en France ou cela sera impossible. En Angleterre ils peuvent demander librement votre ethnie… ce qui ne gêne personne et qui fait apr la meme occasion, Londres comme une des villes les plus diversifiés d’un point de vue ethnique qui soit. Mais Londres n’est pas l’Angleterre, Londres est encore moins l’Europe et encore moins le monde.
                Pour le chomage, vous connaissez beaucoup d’émmigrés ou d’expatriés Français qui touchent le chomage ? Le taux n’est pas du tout le meme que le nombre de Francais qui touchent le chomage en France, il y a une vision sociologique a avoir, et c’est pour çà que je dis qu’un jeune qui va vivre a l’étranger n’a pas la meme démarche qu’un jeune restant en France, il y a de grande chance que le job il le trouve en France aussi…

          • Ah! le regard de h16! À qui rien n’échappe et qui met toujours le doigt soit là où ça fait mal, soit là où son ironie peut se donner libre cours.

            Tout ça en 2 lignes!

            S’il n’existait pas, il faudrait l’inventer!

            Une fois de plus, bravo!

        • L’auteur parle, entre autre je crois, du mépris, de l’indifférence, du « jemenfoutisme »,de l’impolitesse etc., qu’il a perçus en notre « doulce France ». Votre réponse tonique(il est vrai mais polie) lui rappelle ce qu’entreprendre, ou mêmes vouloir débattre implique en France . Le réel est souvent « méchant » et nous y sommes souvent mal préparé . Le canada est-il plus policé? ou l’auteur est-il plus adapté à ce pays, je le lui souhaite!
          Merci pour ces bons moments d’humeurs à tous
          Ps: souhaitons que sa proposition ne soit pas en fait la « solution » …

          • Non le Canada n’est probablement pas plus policé (quoi que ne pas répondre reste grossier), mais il y en a qui prennent d’abord connaissance et d’autres qui regardent d’abord de qui ça vient!

            Le premier peut apprendre, le second croit qu’il sait tout.

            Le premier croit que l’avenir est à écrire, le second croit à ses grands auteurs du temps passé.

            Le premier a 4 ou 5 chances % de découvrir quelque chose, le second 80 % de rester toute sa vie sur sont point de vue … dépassé.

            • Les grands auteurs du temps passé » ont-ils à ce point démérité? La fréquentation assidue des chefs d’œuvres du passé est pourtant depuis toujours l’éclairage indispensable du présent et le ressort de l’innovation. Mais au 20° siècle, l’enseignement de l’ignorance (celle du passé en particulier ) par les pédagauchistes a balayé le bon sens de notre héritage commun.

              L’innovation ne surgit pas par génération spontanée. Fondement de la démocratie, elle est plus que jamais indissociable du progrès, mais, comme le note l’économiste N. Bouzou,  » dans le contexte du progrès technique qui va caractériser l’économie mondiale ces quinze prochaines années, ce sont ces savoirs généraux qui formeront la base des compétences du XXIe siècle. Seuls les jeunes qui les maîtrisent pourront étudier avec profit la chimie organique, le génome ou l’intelligence artificielle. Les autres, la France les sacrifie « . Parmi ceux qui ont eu la chance de fréquenter des écoles qui ne détruisent pas les apprentissages et ne méprisent pas les oeuvres des grands hommes( morts, blancs et hétérosexuels)…, combien sont-ils à avoir quitté une France qui bride ses craks pour faire gagner les tocards? (De Gaulle, déjà)

              Simoncini peut bien essayer de culpabiliser les expats, son plaidoyer sirupeux et sententieux tombe à plat. Il suinte l’hypocrisie des rentiers de l’aléa moral dont ce donneur de leçons porte l’étendard. Voici trop longtemps qu’ils regardent ailleurs quand le patriotisme est Lepenisé, la Marseillaise troquée pour l’Internationale, le trlcolore du drapeau pour le rouge ou le noir. A présent, ils ne bronchent pas non plus quand leurs contemporains rendent islamo-compatibles le roman national, les cantines et le hall des mairies.

              Ce type est emblématique de la France qui nous maintient loin et sereins.

              • Je ne dis pas ça et ne le pense pas et vous avez raison, c’est culturellement essentiel chez les jeunes pour avoir une « tête bien faite », celle qui permet le raisonnement logique, l’échelle des valeurs, la hiérarchisation, la confection des méthodes et pour but l’adaptation au réel et donc à l’humain, bref, la capacité de donner du sens.

                Je ne connaissais pas M.Sioncini, j’ai donc cherché à savoir et ce que j’ai trouvé ne m’a pas édifié: je ne le juge évidemment pas (c’est une habitude dont je me suis défait avec soulagement).

                Dans ma vie, j’ai souvent rencontré des gens « d’ailleurs », soit dans leur pays, soit dans les miens, puisque moi aussi, j’ai changé.

                Ce qui suit n’est pas un argument pro domo: j’ai trouvé, en général, que cela leur donnait de l’ouverture d’esprit, d’abord obligatoire pour s’adapter, ensuite enrichissante par la cohabitation de points de vue différents sur la même réalité, à l’encontre des a priori et des certitudes.

                Et je crois que cela apporte à la fois de la liberté, du respect et de la tolérance, ça permet aussi de comprendre et d’apprendre beaucoup. (Cela m’a d’ailleurs permis le choix de rester là où j’étais arrivé par hasard!)

        • Pour être repousser il faut d’abord etre reçu.
          Dire non à quelque chose qu’on a écouté, c’est une chose, dire non parce qu’on s’en fiche de base, c’est plus gênant.

        • @ liberté adorée

          Mais je ne vous reproche rien!

          Vous êtes parfaitement libre de donner votre avis personnel, de critiquer, dénigrer, faire des blagues douteuses, etc… 

          Tout comme moi, je suis libre d’utiliser votre propos pour mettre en évidence les différents mécanismes qui démotivent l’entrepreneuriat en France.

          Et je l’ai fait d’autant plus, que le but de l’article n’était pas de faire la publicité du projet (qui est bien évidemment discutable), mais de démontrer que même quelqu’un qui a des relations et un statut social conséquent est incapable de faire bouger les choses en France… 

    • Au moins au Canada, on lui répond, on a cette courtoisie.
      En fRance, le politocard, en être et paraître a choisi de paraître tel un prince dont le peuple est a son service.
      Une fois apparu, il s’en tape benoîtement le coquillard…

      • La différence n’est-elle pas que le Canadien a lu quand le Français n’a regardé que la signature?

        On voit dans toute discussion (pas seulement sur ce site) que trop d’attaques « ad hominem » remplacent des contre-arguments. Ce n’est pas sage, ça fait « vieux prof »!

        Pour les idées, il en va sans doute de même. Combien d’applications pour l’I phone? 1 500 000 !

        • C’est ce que je dis : paraître. Les « emmerdeurs », les empêcheurs de tourner en rond, on les ignore.

          • Je veux bien croire: c’est vexant d’être remis en question par un quidam quand les sondages atteignent des niveaux inespérés (et provisoires!). « Allez, casse-toi pauv’c…! »

    • Mettre en place une appli pour les cas d’urgence ne me parait pas idiot, ni même compliqué. Même si 100% de la population ne l’a pas, pour ceux qui l’auront ce sera toujours ça de prix. Et puis ça peut même entrer dans la quantité d’appli pré-installées et pour la plupart inutiles. De la même façon que les numeros d’urgence sont souvent préenregistrés.
      Ensuite, cette appli n’offre pas que des avantages en cas d’attentat. D’autres situations peuvent donner lieu à des flux massifs d’appels, et même sans parler de flux massifs, l’utilisation d’une telle appli plutot qu’un appel offre aussi l’avantage d’une plus grande rapidité d’intervention pour les forces de l’ordre ou les pompiers, ce qui n’est pas négligeable, même hors contexte d’attentats. Les applications ne coutent en plus pas très chères, ce qui est un très bon point: moins chère, plus rapide, plus sure dans certaines situations (discrétion, moins de risques de saturation, etc), c’est une bonne idée, mieux que celle existante.

      Le recours au privé et aux financiers me semblent ici déplacé. D’une part, comme dit dans l’article, je vois mal une société privée envoyer sa propre milice sur le terrain… On peut certes toujours imaginer que cette appli privée soit reliée aux services de police ou de pompier, mais cela allongerait inutilement les délais (rendant l’application nettement moins intéressante), et de plus, cela nécessiterait la coopération…. de l’Etat! Donc son interet pour ce projet.
      Cette appli vise directement une fonction régalienne de l’Etat, vous semblez l’oublier. De même, elle n’est pas de nature à faire gagner de l’argent. Vous n’allez pas faire payer une application qui permet de contacter la police! Surtout quand les numéros d’urgence existe! Le privé n’a donc aucun interet à développer cette idée, c’est normal. Mais les services de l’Etat oui.
      Il serait d’ailleurs intéressant de connaitre l’avis des principaux intéressés sur la question, à savoir les fores de l’ordre et les pompiers (ou le samu etc). Ils ne semblent pas franchement consultés sur cette idée…

      • Commentaire aussi intelligent que calme et clairvoyant!

        Excellente idée d’élargir à tout « standard téléphonique qui risque d’être saturé »: réservations pour des matches, la première de « Star War » où tout fait exceptionnel où l’offre est inférieure à la demande. Dès que l’offre a trouvé preneur, le système répond par SMS que « votre chance est passée » alors que la « machine » peut donner l’ordre des appels retenus.

        Le système de « notre juriste » pourrait même par son pouvoir d’identifier, remplacer les élections traditionnelles pour ceux « qui vont à la pêche ». Quelle économie!

    • Très intéressant… On sort un peu révolté et énervé de cet article… Votre vision des choses permet de se placer de l’autre côté du miroir… Et en effet, de se souvenir que ces gens reçoivent chaque jour des centaines de mails avec de bonnes idées.
      Merci pour ce point de vue et merci à l’auteur de l’article…

  • Et oui… la France ne veut que taxer ses citoyens… C’est bien pour cela que j’en suis parti aussi… avec un MBA et 2 masters, faire un job photocopie : nul (après 5 mois de recherche)

    M’expatrier et trouver un job en moins de trois semaines, et pas un job photocopie…

    La France aime ses talents et fait tout pour les taxer.. pardon, garder…

  • A l’époque, quand j’ai lu le message de Marc S, j’ai eu plutôt pitié pour lui. J’imaginais la scène : un kapo lui mettant un pistolet sur la tempe en lui demandant de signer le texte en échange d’une petite baisse de son imposition.

  • En lisant le texte de Marc Simoncini, je ne m’attendais pas à lire ensuite un article sur le fait qu’une idée n’ait pas trouvé un écho favorable.
    De plus bien que l’idée soit bonne, ça reste une idée… Et j’irais plus loin, si vous pensez que cette dernière est vraiment intéressante et utile, essayer de la développer et d’en fait quelque chose de concret et pas juste alerter/signaler via la presse l’existence de cette idée. Un investisseur rationnel n’ira pas mettre son argent juste sur une idée, un principe, il attendra quelque chose de plus abouti.

    Par contre j’aurais aimé des réponses au texte de Marc Simoncini qui est rempli d’une morale immonde, avec une culpabilisation des personnes qui sont parties à l’étranger. A aucun moment il n’y a une interrogation sur : pourquoi sont-elles parties s’installer ? Ah si pardon, forcément, c’est pour échapper aux impôts !

    • Vous reprochez à l’auteur de ne pas avoir développé son idée. Il fait très justement remarquer que cette application, pour exister, doit nécessairement être mise en œuvre par l’Etat ( en l’occurrence il s’agit d’un domaine régalien non?). Et il fait également très justement remarquer que tous ses interlocuteurs se gaussent de cette idée sans même chercher à la challenger pour en faire quelque chose de plus viable.
      Lorsqu’on voit la faillite de l’Etat dans tous les domaines, on pourrait s’attendre à ce que les élites auto proclamées (journalistes, politiques) ouvrent un minimum les écoutilles pour être curieux de solutions alternatives aux problèmes qu’ils ne savent pas gérer. On voit qu’il n’en est rien, ce qui est très désespérant.

      • Merci !
        Surtout que là, je ne parle que sommairement de l’idée, mais en fait, il faudrait parler de concept, que j’ai poussé assez loin sur les points techniques, mais cela n’aurait pas de sens d’en parler ici 🙂

      • J’aurais dû mieux lire l’article 🙂
        Mon commentaire aurait sa place si l’idée que l’auteur met en avant pouvait être mise en place par un investisseur privé, ce qui n’est pas le cas.
        L’élément que je n’ai pas pris assez en compte est le fait que cette application dépende directement d’une fonction régalienne, donc de l’Etat. Et comme le souligne un autre commentaire, on ne peut faire d’argent avec ce type d’application, qui accentue l’intégration de l’Etat dans le process.

        Merci de m’avoir éclairé 🙂

        (Et oui le fait de se gausser sans creuser un minimum l’idée proposée est une preuve de la bêtise des gens).

    • Vous avez raison: le texte M.Simoncini est un prêchi-prêcha qui n’a pas de sens, évidemment, qu’il dû faire ça pour « faire plaisir » (contre quoi?). C’est un homme d’affaire et un homme de « coups » (comme son « #101 projets »). Ce n’est pas sérieux.

      Si c’était vraiment un passionné de « start-up », c’est lui qui irait voir les « inventeurs », partout dans le monde mais non, il préfère (et croit) qu’on va venir à lui! Ce n’est pas un découvreur de talent, juste un homme de fric. Donc, normal qu’il croit que c’est la motivation de tout le monde.

  • Bonjour,
    Vous partez du principe que votre idée de base est géniale, et ce fait, développez un raisonnement biaisé mais très auto-satisfaisant. Quand je vois les fortunes que des personnes comme Messieurs SIMONCINI ou NIEL (dont on peut penser ce qu’on veut en dehors de ça) pour aider des entreprise innovantes, investir dans des pépinières, pour développer le tissu économique français et booster la créativité de notre french tech, je trouve votre article à charge contre un pays qui vous a formé, bien inapproprié et presque insultant.
    En revanche, si vous souhaitiez faire une opération de comm’ et montrer que vous avez un carnet d’adresses fourni, la mission est accomplie.
    Bonne continuation au Canada, où j’adorerais passer quelques vacances.

    • Le problème, c’est que MM. Niel et Simoncini sont fortement suspects de connivence avec le pouvoir. Vous pouvez tout aussi bien vanter les efforts de la BPI pour soutenir les bonnes idées et les jeunes pousses, c’est du pareil au même. Vous ne faites que mettre l’accent sur ce que l’article dénonce : quand vous cherchez à promouvoir une idée en France, on n’aura de cesse de vous dire qu’elle est forcément mauvaise, tout en vous vantant les « filières entrepreneuriales bénéficiant de soutien public » et les entrepreneurs les plus copains du pouvoir qui soient qui les contrôlent.

    • Il faudrait tout de même qu’on se rende compte, en France, que l’Union Européenne, c’est historiquement, D’ABORD LA LIBRE CIRCULATION DES CITOYENS ET DES MARCHANDISES OU DES CAPITAUX!

      Alors, oui, il a « reçu » sa formation en France, cela ne l’oblige pas (dans les 2 sens du mot) de renvoyer l’ascenseur en France plus qu’ailleurs!

      Vous croyez que les handicapés et les autistes, les étudiants vétérinaires, infirmières ou médecins instrits en Belgique, en Roumanie ou ailleurs vont renvoyer l’ascenseur? Toujours ce complexe de supérorité basé sur rien et devenu imbuvable!

    • @ Frédéric Lombard

      Si l’école était réellement gratuite, c’est-à-dire payée par des dons et du bénévolat, il serait effectivement insultant et ingrat de tenir de tels propos.

      Mais l’école n’est pas gratuite, son écolage a été payé par l’argent qui a été pris de force à ses parents et ses grands-parents, et en plus cet écolage était obligatoire.

      L’école publique obligatoire est une institution qui pille le patrimoine d’un individu pour le forcer à travailler selon les règles qu’elle a établie. Comment voulez-vous avoir la moindre reconnaissance d’un tel échange?

      C’est au contraire cette institution qui vous est redevable de ne pas vous être révolté… 

  • Je pense que c’est une idée interessante, et pas seulement concernant les attentats.

    Les outils technologiques permettent de faire entrer notre sécurité dans un mode plus collaboratif, aux forces de l’ordre d’abandonner des pratiques ancestrales pour renforcer leur efficacité en exploitant le « big data ».

    Alors, oui, l’uberisation de notre sécurité présente un très gros risque de cyber surveillance… une belle tentation pour des élites administratives hors sol.

    Reste qu’un passager d’un train de banlieue se sentirait surement plus en sécurité de savoir que 10 passagers de son wagon sont inscrit sur un tel dispositif de signalement
    Reste que sur la route, c’est plus la chasse à des comportements à risques ( dépassements hasardeux, vitesses excessives, non respect des distances de sécurité, etc…) que les quelques km/h de dépassement de la vitesse. Le signalement géolocaliserait et horodaterait les comportements non conforme, pour des interventions mieux ciblées. On pourrait même imaginer une autorisation de circuler probatoire et sous mouchard via PDA, plus efficace et pédagogique que la menace de suppression de permis.

    NOus avons tous des pDA…
    Nous donnons tous nos données au GAFA
    Si nous avions confiance en l’état… dont le role est normalement celui de nous garantir nos libertés… la technologie l’aiderait à garantir nos securités.

    • Sauf que vous savez que vous ne pouvez pas compter sur l’état qui n’entretient que lui et ses serviteurs, qui multiplient les radars, sans tolérance, même là où il n’y a pas de danger mais juste pour prélever encore un peu plus sur les conducteurs.

      D’autre part, l’état n’est pas partageur! Il n’est pas bon que le peuple puisse prendre conscience ni que le pouvoir compte sur lui (hors élections), ni que c’est lui, en fait, et en théorie, d’ailleurs, détient le pouvoir dont les professionnels font peu de cas pour poursuivre au mieux leur carrière, bref ils sont en fat décevants! À part quelques hommes d’état, transcendés par leur job et donc aptes à s’obséder pour le bien des gens.

  • En France, quand tu as du talent et/ou l’envie de t’en sortir et de réussir, on te donne seulement 2 choix :

    Etre un :

    « éxilé fiscal »

    ou être un :

    « éliminé fiscal ».

    Je comprends les gens qui choisissent la première option.

  • En France, les journalistes couchent avec le pouvoir, c’est juste que maintenant avec internet, ça se voit.
    La liberté de la presse est une grosse blague quand on sait qu’elle n’ira jamais trop loin.

  • Enfin Nicolas, soyez donc un peu moins impatient !!!
    Votre application verra certainement le jour… dès que dix ou vingt attentats supplémentaires auront eu lieu.

    Chaque chose en son temps, le gouvernement doit d’abord régler le problème du chômage qui sévit depuis plus longtemps que les attentats islamistes. C’est d’ailleurs pour cela que Valls vient d’annoncer des mesures nouvelles contre ce fléau.

  • Sur le sujet de l’article qui fait plus la promotion de l’idée de l’auteur que la contradiction à l’appel de Simoncini, il existe déjà de (bonnes) apps, par exemple au Danemark – où l’on vit bien :
    https://itunes.apple.com/dk/app/politi/id805575005?l=da&mt=8
    https://itunes.apple.com/dk/app/112-app/id624745173?l=da&mt=8

    Pour le reste, ou plutôt pour ma part, j’ai quitté la France parce que j’étais fatigué d’y voir l’apologie de la médiocrité érigée en pilier du système, système où l’effort et la prise de risque sont acceptés quand on mange des pâtes, mais deviennent condamnables dès lors qu’ils payent.

    Je payais moins d’impôts en France qu’au Danemark – mais la dépense d’énergie et d’intelligence nécessaire à toute entreprise (ce que dépeint l’article) y était trop inefficiente pour justifier d’y conserver ma première ressource – ma force de travail (c’est théorisé quelque part).

    Dans l’attente d’y revenir un jour, peut-être, je m’attacherai en 2016 à fonder un club de reflexion pour libéraux heureux et gastronomes http://www.lesforcesfrancaisesdel‘extérieur.com . Bientôt à Copenhague…

  • Il est conseillé par des commentateurs de faire développer l’idée ;
    Oui, c’est une piste mais pas toujours nécessaire . Un entrepreneur et ou un investisseur peut l’acheter et lui donner les moyens d’exister et d’être améliorée . En ce domaine la règle c’est celle qui marche . On le sait souvent après . Bonne chance!

  • Franchement, what were you expecting?

  • Merci à tous pour vos commentaires, aussi bien les positifs que négatifs.

    J’ai totalement conscience de n’être arrivé qu’avec une « idée » et pas une application prête à déployer. Le fait est que je pense avoir eut la preuve avec toutes mes démarches qu’arriver avec une application n’aurait pas changé quoique se soit, d’ailleurs, plusieurs de mes amis devs m’ont proposé spontanément de m’aider à la créer. Le problème, est que même si je fournissais cette application au gouv, il ne s’en servirait pas.

    Tant pis, je vais en revanche réellement faire le nécessaire pour qu’elle soit créée au Canada, avec un peu de chance, la France copiera par la suite ?

    • N’hésitez pas a publier la réponse de Simoncini s’il s’abaisse à le faire

    • Attention! Les start up’s qui travaillent dans le cadre des structures de M.Simoncini, laissent d’abord une part de leur bénéfice au-dit M.Simoncini avant de payer ses impôts, évidemment! Il ne se bat pas pour M.Sapin! Vous rêvez?

      On partage les taches, donc les revenus!

  • L’idée de mon avis est bonne et les commentaires négatifs sont purement réducteurs et montrent un manque de projection sur les problèmes solubles avec une telle application : attentats certes mais aussi carambolage, panique dans file d’attente, attaque dans train de banlieue etc… mais c’est surtout une application silencieuse (viol, cambriolage) qui pourrait permettre éventuellement d’accéder à la caméra et au micro du téléphone pour évaluer la menace, les blessures, les conditions d’intervention…

    Il n’y a aucune difficulté à développer une telle application et en une heure ou deux on peut faire facile un premier jet… sauf qu’il faut une interface avec les moyens d’intervention à proximité et que ça ne peut se développer qu’avec le concours des forces d’intervention car si c’est pour que quelqu’un retranscrive oralement en temps réel ce qu’il voit sur l’écran, ç ne fait que déplacer le problème.

    Donc je comprends bien que l’auteur de la lettre ait essayé de monter dans les étages de l’administration mais il a oublié que les politiques sont de vraies buses et utilisent leur smartphone pour jouer à candy crush ou au scrabble, les journalistes pas mieux (en général hein).
    Combien savent que Waze est des milliers de fois plus efficace que les panneaux d’information sur autoroute et que même les sociétés d’autoroute s’en servent pour repérer les objets présents sur les voies de circulation et les accidents. Que cette appli ait déjà sauvé des vies et fait gagner du temps c’est évident.

    • @Sam Player : en fait, j’ai pensé dès le départ qu’une appli devrait être beaucoup plus large et couvrir l’ensemble des urgences (et pas que les attentats). Sauf que d’un point de vue communication, pour être audible (et dieu sait si c’était difficile), j’ai du me concentrer sur l’aspect « réponses aux attentats » pour être écouté. Mais bien sur que l’appli devrait être beaucoup plus large, en tout cas, je m’oriente vers cela pour le Canada.

    • Vous avez raison mais « journalistes » et politiciens « échangent » sur Tweeter, comme des malades!

      Sinon, c’est clair: l’idée est loin d’être simplement négligeable, clairement. Regardez aussi le commentaire de @ « Desproges 54 » plus haut qui propose d’autres utilisations (moi aussi, en-dessous, en toute modestie) qu fait que cette idée est « ouverte ». Et probablement que c’est bien l’état français, ses sbires et son administration qui seront les plus durs à convaincre et l’idée de l’introduire au Canada, d’abord, pour que cela devienne plus convaincant pour la France qui n’a aucun intérêt à prendre encore plus de retard sur les autres pays.

  • Merci pour cet article, en France, les bonnes idées donnent de l’urticaire. En ce demandant, si les gens savent ce que c’est que sait que ce donner le moindre effort pour faire avancer les choses. Pauvre France. Je réfléchis sérieusement à suivre cette voie de mon départ de France.

  • C’est comme ce jeune homme qui avait trouvé un moyen de recycler l’énergie produite par les piétons. Il a démarché les autorités pendant des mois sans rien obtenir. Il a tenté sa chance aux USA :une seule audition et un deal au bout.

    Mais à cela rien d’étonnant, la France est un pays communiste et par conséquent réactionnaire. Il y a des progrès techniques mais jamais d’innovations fondamentale qui vont changer la vie des gens pour toujours comme ce fut le cas avec l’imprimerie.

  • Il y a deux grands départements SI dans le gouvernement français, l’un au ministère de l’intérieur, l’autre au ministère du développement durable. C’est plutôt directement à eux, aux gens de la technique, qu’il aurait fallu s’adresser car ils ont la possibilité, de l’intérieur, de lancer des initiatives du genre (étant déjà ‘dans la place’).

    Par contre tenter de faire adopter une idée par un « grand ponte » en France est un exercice en futilité car ceux-ci n’ont pas d’autres pensées que celles de leur cabinet ministériel / aréopage parlementaire / municipal, etc.

    Comprenez bien: avoir l’oreille de quelqu’un en position de décider, dans ce pays si stratifié socialement et atteint de bureaucratie au stade terminal, c’est un privilège hautement rémunérateur, donc l’accès à une telle ressource est extrêmement coûteux. Et donc il vous aurait fallu vous le faire payer plein pot avant même de pouvoir commencer à faire considérer votre idée.

  • l’entrepreneur qui quitte la france n’y reviens pas pour entreprendre. peut etre pour la retraite et encore.
    demain quand nous aurons un gvt avec des elus qui pensent a ceux qui leur ont fait confiance et qui feront respecter les valeurs de la republique laique en invitant tous les immigres a respecter notre culture et qui abandonerons la politiques de presse citron, peut etre que certains expats se laisserons convaincre. mais j’en doute. chat echaude crains l’eau froide.

  • Cher Nicolas,
    Je vous ai lu avec intérêt et regrette comme vous de voir se confirmer les raisons qui nous ont fait quitter la France.
    Mais de grâce, évitez s’il vous plait de vous laisser décrire comme un « expatrié ».
    Vous et moi, nous sommes des émigrés, comme ceux qui par ailleurs arrivent en France ou là où nous vivons, laissant derrière eux de plus terribles horizons.
    L’expatrié est destiné à revenir en son pays après une mission, ou une délégation de moyen terme et il reste très lié avec la France, vous ne l’êtes plus tout a fait.
    Votre experience fait écho à celle de nombreux autres.

    Marc Simoncini a totalement tort en suggérant que nous avons quitté le plus souvent pour des raisons fiscales.
    C’est là une explication commode et insultante de la part de ceux qui font tourner et profite à fond du système français.
    J’ai maintes fois entendu des ministres et des officiels se faire la même réflexion, comme soulagés de rationaliser ce qui n’est que le révélateur de leur incompétence et de leur échec.
    Il me reste quand même une confuse loyauté, mais la médiocrité et l’aveuglement des « élites » du système me font de plus en plus perdre patience.

  • ça me fait penser à la Volute un groupe Québecois excellent j » avais acheté une cassette ( d’ un bord à l’ autre ) mais je ne les ais jamais entendu sur les grands médias radios français

  • J ai beaucoup apprécié la lecture de votre point de vue qui m’a également amene à réfléchir.

    Vous vous offusquez de ne pas avoir eu d Echos, en particulier de structures étatiques, sur votre idée. Est ce le rôle de l état de traiter chacune des idées qui lui sont soumises?
    La votre le mériterait certainement mais est ce nécessaire?

    Il me semble que vous avez une réaction tres française: se poser de manière un peu égocentrique et considérer que l administration et dérivés (donc d une certaine manière tout le pays) s occupent de vous en priorité.

    L administration, c est gérer une population en masse, pas dans l individu. Ce n est pas très agréable pour chacun de nous mais se plaindre de ne pas être assisté est tres français. Que savons nous de toutes les bonnes idées qui sortent chaque jour et restent inconnues?

    Il me semble que le message de « Marc » est de dire que nous devons faire changer les choses par nous mêmes, sans aide de l état dont finalement on n attend plus qu il ne gère que les choses en place sur la santé et l Education.

    même si l on a recu un état en héritage, on peut vivre autrement qu en seul héritier et créer de la nouveauté non?

    • Le discours de M. Simoncini n’est sûrement pas celui de quelqu’un qui veut changer les choses en France. Mais plutôt celui de quelqu’un qui cautionne ce système fallacieux et donc participe à le perpétuer.
      De quel droit peut-on demander à une personne de sacrifier sa vie pour autrui? Pour des raisons d’autant plus douteuses sous la forme du patriotisme?
      De quel droit peut-on demander à une personne performante de venir se faire matraquer par une législation et des institutions irrationnelles soi-disant pour permettre aux personnes dans le besoin d’assouvir ce besoin? Comment mesure t-on ce besoin? Pourquoi être performant si son prochain se tourne les pouces?
      Il s’agirait de réaliser que notre système est un bridage vicieux qui se resserre au fil des générations, et transforme notre société en une pauvre loque sans ambition.
      Enfin, il ne faudrait pas oublier que ces gens qui partent, si elles ne participent pas à entretenir les assistés de France, permettent à d’autres habitants de cette même planète de profiter de leurs plus-values…

      • Le manque d’ambition, c’est quand on arrête de vouloir faire des choses en se plaignant de contraintes extérieures non? 😉

        Pour le contexte, je suis entrepreneur et m’énerve régulièrement sur le montant des taxes, impôts et qualité des service du RSI.
        Mais je suis heureux que mes enfants et ceux du quartier puissent avoir accès à l’école, que ma femme ait accouché dans de bonnes conditions, que les routes soient entretenues et tout ce qui se fait pour qu’on vive mieux ensemble.
        Ce n’est pas le cas partout.

        Quand à « obliger » des gens à faire des choses pour se faire matraquer fiscalement, vous me rappelez qu’il faudrait que j’aille discuter plus régulièrement avec des gens investis dans l’associatif et l’humanitaire. 🙂

    • Gauvin, vous n’avez pas compris qu’une telle appli c’est justement pour rendre plus efficient un service régalien et que l’auteur n’a aucun intérêt financier là dedans et ne demande pas à être assisté.
      C’est au contraire complètement désinteressé et vous comprendrez certainement que votre commentaire tombe comme un feveu sur la soupe.

      • Ah effectivement, j’avais compris que le thème était « pourquoi ne pas rentrer en France parce que le pays n’est pas accueillant » et non « j’ai une bonne idée (comme beaucoup d’autres personnes » et on ne s’occupe pas de moi.
        Des bonnes idées, il y en a des centaines (j’espère plus) tous les jours. Et cette idée d’application est excellente.

        Développons les directement plutôt que d’attendre que l’état le fasse. Ca ira plus vite 🙂

  • C’est bien beau de jeter la pierre sur autrui quand on est soit-meme pas si irreprochable.

    Avec mes equipes nous avions commencé a travailler sur le projet. Et j’ai decouvert ton initiative a travers un ami en commun. J’ai donc tout de suite tenté d’entrer en contact avec toi afin d’unir nos forces et nos reseaux, mais je crois que la volonté de faire de la com’ a pris le dessus sur la volonté de realiser le projet.

    Check donc tes notifications d’amis facebook 😉

    • Bonjour Reda,
      je viens de relire tous mes messages sur Facebook depuis 1 mois et je ne retrouve pas ton message ???
      Est-ce que tu peux m’en envoyer un nouveau ou me contacter sur mon mail : nck.poirier@gmail.com ?

      Encore désolé du coup si je ne t’ai pas répondu, comme tu dis, avant de reprocher aux autres, le minimum est d’être moi même irréprochable 🙂

  • L’avis d’une application avait été émise par un politique après l’attentat de Janvier. Où en sommes nous? point mort.
    A New-York, une application est sortie 5 jours après le 13 novembre selon la presse.

  • Pour info, en Espagne ça existe déjà depuis un bon moment: https://play.google.com/store/apps/details?id=com.alertcops.app

    • Nickel. Merci du lien.

      Nous le nom « AlertCops » a déjà été déposé pour dénoncer son voisin ! 😀

    • Wow, merci, cela m’avait échappé !
      C’est exactement ça. Il faut dire que l’Espagne a été particulièrement touchée par le terrorisme, donc il est logique qu’ils aient été particulièrement réactifs, mais c’est fou de voir que chez eux cela existe bel et bien.

  • Effectivement, s’il avait fait réalisé un PoC, il aurait été plus convaincant !
    Un article ici sur le sujet : http://appmeup.fr/nous-realisons-vos-poc/

  • excellent! c est exactement cela la France actuelle: l absence de reponses, le mepris de l autre, l’ esprit cassant, l absence de perspicacite, le m en foutisme, bref: mieux vaut partir quand on a des idees, qu on aime vraiment s investir vers des contrees polies, dynzmiques et surtout, a l esprit positf! On vous repondra rapidement, on vous recevra, on vous ecoutera, et vous ne perdrez pas votre energie avec un monde d incompetents qui se la jouent si petitement ….

  • Le début de l’article était prometteur, mais la suite… Mon Cher Nicolas, je trouve votre idée réellement excellente, mais il y a quelque chose qui manifestement vous échappe encore : le temps et la patience. En vouloir à tous les médias et responsables français pour ne pas avoir immédiatement crié au génie et financé le développement de cette app de A à Z ? Mais vous ne comprenez rien à l’économie, à la vie sociale, aux relations humaines ??? Et en en rajoutant une couche avec cet article, je comprends que beaucoup de compatriotes décident de vous snober en vous prenant pour un uluberlu. Que certains journalistes québécois aient eu la délicatesse de vous répondre, soit. Mais on fait un bilan dans 6 mois, dans 1 an pour voir si cela vous a vraiment fait avancer de l’autre côté de l’atlantique. Les paris sont ouverts, et tout en espérant que votre app se développera, je paris avec regret que rien n’aura changé là-bas non plus.

    Ensuite, un autre point : des idées géniales, on en brasse des milliers tous les jours dans le petit monde des startupeurs parisiens et français. Mais tant qu’une idée n’est pas implémentée, elle ne vaut rien. Donc plutôt que de rechigner, vous auriez pu prendre le temps de la développer vous-mêmes, ou encore prendre des cours (le wagon…) pour être capable de la développer vous-mêmes. La réussite d’un projet ne repose pas forcément sur une grosse levée de fond. Je dirais même que les besoins de départ sont inversement proportionnels à la qualité véritable du projet et de l’équipe qui le porte. Quand quelqu’un me dit « j’ai besoin de 200.000 euros pour lancer mon app », en fait je lui rigole au nez. Par congtre, quelqu’un qui vient avec un proto solide d’une app qui en vaudrait bien 200.000…n’aura même pas besoin de les réclamer, je vous le garantis.

    Bref, vous avez eu une idée excellente, comme des milliers de gens chaque jour. Mais vous n’avez pas encore le bon esprit de l’entrepreneur, qui s’accommode des contraintes, sait ronger son frein, prend le temps de négocier, et évite de se plaindre à tout bout de champs. Mais ça viendra ! Et malgré ma critique je souhaite tous mes vœux de réussite, et beaucoup de courage pour y parvenir !

  • J’ai fait la plus grosse erreur de ma vie en revenant d’Amérique du Nord, justement parce que j’aime la France et que je souhaitais réinvestir dans mon pays.
    Finalement, j’aurai pu continuer à aimer la France à distance !
    Ces nantis donneurs de leçons me donnent la nausée.

    • Depuis 25 ans, tous nos amis qui ont pris leur ticket de retour l’ont regretté. Et surtout, tous ceux qui l’ont pu, sont revenus au bout de quelques années…Alors mieux vaut envoyer paître les dames patronesses de la bien-pensance et autres Somoncini et ne pas engraisser les déménageurs inutilement.

  • Les commentaires sont fermés.

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