Apprentissage : autre réussite de la Suisse et exemple pour la France

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Apprentissage : autre réussite de la Suisse et exemple pour la France

Publié le 12 novembre 2015
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Par Nicolas Lecaussin (avec Pierre Bessard)
Un article de l’IREF

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L’image de la Suisse pour les Français est surtout celle d’un paradis fiscal, un asile pour ceux qui fuient l’enfer des impôts. Or, la Suisse est en réalité un pays industriel. Contrairement aux clichés, le secteur financier suisse ne représente que moins de 15% du PIB.

L’industrie (production des biens, sans les services) emploie plus de 20% de la population active. La Suisse n’est pas seulement une terre d’accueil grâce à son régime fiscal. Environ 140.000 Français travaillent dans l’industrie et les services suisses surtout dans les zones frontalières. Ils rejoignent tous les jours les 150.000 Français qui sont établis en Suisse. Le premier contributeur au PIB est le secteur MEM (machine-électricité-métallurgie). Il est aussi le premier employeur du pays avec 338.000 personnes.

Le secteur industriel est florissant grâce, bien entendu, à un système fiscal propice aux entreprises (l’IS oscille entre 14,5% et 25% selon les cantons contre 33% en France) mais aussi parce que le pays a un système d’apprentissage des plus performants. On a l’habitude de prendre comme modèle l’Allemagne pour ce qui est de l’apprentissage. Mais le système suisse pourrait aussi en constituer un exemple. Par rapport à la situation en France, l’apprentissage est un puissant intégrateur social. Grâce à lui, pas de banlieues hors droit et d’apartheid social, les énergies se canalisent dans le travail productif. La Suisse, qui a beaucoup plus d’immigration proportionnellement que la France, n’a justement pas ces problèmes, car à 15 ans les jeunes, même ceux qui maîtrisent mal la langue ou sont moins enclins à faire des études, apprennent un métier, sont fiers de travailler et de gagner un salaire, ont le sentiment de l’utilité sociale.

Deux tiers des jeunes en Suisse optent pour une formation professionnelle initiale (apprentissage) et acquièrent par ce biais de solides connaissances professionnelles de base. Les jeunes ont le choix entre près de 230 formations en apprentissage proposées par les entreprises en fonction des besoins. La formation professionnelle relève essentiellement des cantons et des organisations du monde du travail dans le cadre d’un. Il s’agit d’une mission décentralisée dans laquelle ce sont les entreprises et les jeunes qui ont le dernier mot. À partir de 15 ans, le jeune a la possibilité d’alterner l’étude théorique à l’école et les stages en entreprise.

Les grandes caractéristiques de l’apprentissage suisse sont la flexibilité (temps d’essai, liberté de contracter, résiliation d’un commun accord ou motivée possible à tout moment) et la rentabilité pour les entreprises (rémunération non réglementée, qui dépendra de la région, du secteur, de la taille de l’entreprise, etc.). D’ailleurs, la productivité des apprentis dans la formation professionnelle initiale dépasse les coûts bruts liés à leur formation. Ce n’est donc pas étonnant que plus de 40% des entreprises suisses prennent des apprentis en formation.

Suisse : apprentissage et industrie
Part du secteur financier dans le PIB 15%
Part de la population travaillant dans l’industrie 20%
Taux de chômage des jeunes 6,4%
Taux de chômage des jeunes en France 24%

 

En 2013, les coûts de la formation professionnelle à la charge des pouvoirs publics s’élevaient à près de 3,4 MdFCH (3,06 Md€). Les cantons, qui sont compétents pour la mise en œuvre de la formation professionnelle, assument les trois quarts des dépenses dans ce domaine. Mais les coûts totaux (part des entreprises, etc.) de formation se montent à 5,3 MdCHF  (4,77 Md€) par an.

Bien entendu, la Suisse a la chance de ne pas avoir les syndicats français qui s’opposent systématiquement aux entreprises au nom du « dialogue social » et détournent l’argent de la formation professionnelle pour remplir leurs poches. La Suisse ne connait guère les parlottes sans fin avec les syndicats et le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) est à 6,4% contre 24% en France. Il est même plus bas que le taux de chômage des jeunes en Allemagne (7.2 %). Rappelons aussi que le taux de chômage est à 4,2% contre 10,5% en France. En France, on veut que nos jeunes fassent des études longues et il en sort des chômeurs. Prenons l’exemple de la Suisse pour faire baisser le chômage des jeunes.


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  • Pouvoir se séparer relativement facilement d’un empoyé qui pour quelque raison ne donnerait pas satisfaction, comme c’est le cas en Suisse, est bénéfique pour les deux parties: l’employé aura rapidement l’occasion de retrouver un emploi qui lui conviendra mieux (parce que les Suisses partent du principe qu’il n’y a pas de mauvais travailleurs, juste des travailleurs qui n’ont pad pris la bonne voie), et l’employeur ne se retrouvera pas contraint, en raison d’actions syndicales ou de réglementations ineptes, à conserver coûte que coûte son employé démotivé et rendu improductif voire dangereux. D’autre part en Suisse les gens qui cherchent un emploi ou un apprentissage sont facilement susceptibles d’aller du jour au lendemain s’installer dans la région où celui-ci se situe, notamment parce qu’ils sont majoritairement locataires et non propriétaires de leur logement. Cela étend considérablement les opportunités au moment de chercher un poste.

  • apprentissage de la vie , apprentissage d’un ou plusieurs métiers , formations renouvelées , c’est ainsi que l’on forme le futur citoyen ….pas en france …..normal , avec des élus qui ne savent rien faire de leurs dix doigts , et dont le cerveau est surtout formé à emmerder les autres , que peut on attendre de positif et de censé ? rien , un vide sidéral qui peut mettre en danger un pays .

  • L’objectif en France est de maintenir 80% d’une classe d’âge à un diplôme qui ne lui servira jamais, cet objectif est incompatible avec la mise en place de formations en apprentissage. La messe est dite.

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