Fonds Juncker : 315 milliards de perdus ?

Le plan Juncker débouchera-t-il sur autre chose qu’un énorme gaspillage d’argent public ?

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Jean-Claude Juncker (Crédits : European Parliament, licence Creative Commons)

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Fonds Juncker : 315 milliards de perdus ?

Publié le 11 novembre 2015
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Par Jean-Yves Naudet.
Un article de l’IREF-Europe

Jean-Claude Juncker (Crédits : European Parliament, licence Creative Commons)
Jean-Claude Juncker (Crédits : European Parliament, licence Creative Commons)

 

Dans le Fonds Juncker, il y a plusieurs tours de passe-passe. Au départ, il doit être doté de 21 milliards d’euros, dont 5 apportés par la Banque Européenne d’Investissement et 16 empruntés et garantis par le budget européen. Officiellement, cela ne coûtera rien aux contribuables. Sauf que la BEI est l’institution financière des États membres de l’Union européenne et que, l’un des buts du Fonds étant de financer des investissements à risque, grâce à la garantie du budget européen, cette garantie peut être amenée à jouer. À partir de ces 21 milliards, la BEI doit emprunter 63 milliards pour financer des projets d’investissements ; en France, la Caisse des dépôts et la Banque publique d’investissements interviendront. Mais le miracle de la multiplication financière (« l’effet de levier ») ne s’arrête pas là, puisque la BEI espère attirer sur ses projets des investisseurs « principalement privés » pour mobiliser en tout 315 milliards, soit un effet de levier fixé arbitrairement à 5. Un montage financier aléatoire, qui repose au départ sur des fonds publics, des institutions publiques, des garanties publiques, la multiplication finale s’apparentant plus à un miracle qu’à un raisonnement rationnel.

Quel est le but de ce montage ? Le projet Juncker, appuyé activement par François Hollande : « La France fait avancer l’Europe » vise à « financer des secteurs jugés stratégiques et à relancer la croissance et l’emploi, car le niveau d’investissement est jugé trop faible ». Cette formule contient plusieurs contre-vérités.

Les secteurs jugés stratégiques

Par qui ? Par des experts qui auront à trier entre les divers projets ; pour la France une structure auprès du Commissariat Général à l’Investissement. L’histoire est remplie de projets décidés en haut lieu par quelques technocrates qui pensent savoir mieux que le marché ce que réserve l’avenir. La Commission européenne précise qu’il s’agit « de surmonter les défaillances du marché en s’attaquant aux lacunes de celui-ci et en mobilisant les investissements privés ». Elle ne s’est pas demandée pourquoi le marché n’avait pas réalisé ces investissements. La réponse est simple : ils n’étaient pas rentables. C’est ce que la Commission appelle « faire une utilisation plus intelligente des ressources financières ». Mais comment les capitaux privés, qui ne se sont pas investis dans ces secteurs, vont-ils soudain le faire, sur le simple conseil des institutions publiques ? La légende des défaillances du marché est le prétexte habituel pour justifier une intervention publique.

Investissements privés ou publics ?

Certes, on peut juger le niveau d’investissement insuffisant. Mais pourquoi est-il si faible, notamment en France ? Parce que les entreprises sont ponctionnées par la fiscalité, qui réduit leur capacité d’autofinancement, parce que le poids de la régulation décourage les entrepreneurs, et parce que le poids des prélèvements obligatoires détruit les incitations à entreprendre. La Commission européenne prend le problème à l’envers : constatant la faiblesse des investissements privés, elle propose non de réduire les obstacles fiscaux et réglementaires à l’investissement, mais un Fonds public pour décider où il faut investir, en espérant que les capitaux privés suivront. Pour l’instant, ils n’ont pas l’air de se précipiter : début novembre on parlait de 5 milliards d’engagés, loin des 315 attendus sur 3 ans. Si l’on en juge par les premiers projets français dans les énergies dites nouvelles, on y trouve au départ des capitaux publics. Il n’est pas sûr que les capitaux privés se précipitent simplement parce que les capitaux publics les ont précédés !

Au-delà de l’effet d’affichage permettant aux politiques de dire qu’ils « se battent pour la croissance et l’emploi », il y a en arrière-plan l’idée keynésienne de relance par les dépenses publiques, par les investissements, qui vient s‘ajouter à la relance monétaire des faibles taux d’intérêt et du Quantitative Easing (QE). C’est l’illusion suivant laquelle on pilote l’économie en manipulant quelques grandeurs globales : ici 315 milliards, environ 2% du PIB européen. Ces politiques de relance ont échoué partout, créant des désordres : encore récemment, elles ont conduit à la crise des dettes souveraines, pour la relance budgétaire, et à des bulles spéculatives, pour la relance monétaire. Présomption fatale des hommes politiques qui croient savoir où il faut investir et prendre des risques, avec l’argent des contribuables bien entendu.

Les pompiers pyromanes

Dans une économie libre, les vraies décisions sont prises par des entrepreneurs responsables qui investissent leur argent, ou celui que des épargnants leur ont prêté, dans des projets rentables, c’est-à-dire correspondant aux besoins des clients. Il faut pour cela laisser fonctionner les signaux du marché et laisser à chacun le gain légitimement gagné. Les hommes de l’État empêchent ces mécanismes de jouer, par des réglementations paralysantes qui, en outre, changent sans cesse et sont donc déstabilisantes, et par des prélèvements confiscatoires, ce qui leur permet ensuite de jouer au pompier pyromane, pour prétendre au rôle de sauveur. Le plan Juncker entre dans cette catégorie : il n’y aura aucun résultat, mais ce sera un immense gâchis financier, et, à la fin, les contribuables paieront l’addition. « Timeo Danaos et dona ferentes » : je crains les Grecs, même quand ils font des cadeaux. Surtout quand c’est le contribuable qui paie le cadeau ! Cela risque alors de se transformer en tonneau des Danaïdes.

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  • Constatons d’emblée que l’économie européenne n’est NULLEMENT LIBRE !

    L’enchevêtrement de nos couches institutionnelles et du magma législatif dont elles excellent à s’entourer constituent un étouffoir d’initiatives. Etouffoir que les mêmes citées croient pouvoir compenser par une armada d’aides et de secteurs subsidiés (dont certains faussement qualifiés « non marchand »).

    Ici s’ajoutent d’inefficaces structures publiques qui raffolent de se substituer aux mêmes activités privées, croyant ainsi stimuler une libre concurrence, or que ces « machins » publics visent surtout à exercer leur DOMINATION parmi tous les mécanismes économiques et sociaux !

    Alors, au milieu de cet embrouillamini, le Plan J. me semble simplement une couche excédentaire, vide … sauf dans l’esprit des premières citées (chacune d’elles ayant pour dieu un keynésianisme dévoyé).

  • Juncker, étatiste en chef…

  • Merci, très bon article démontrant l’imbécilité étatique.

  • Un montage financier aléatoire pour financer des projets tellement utopiques que les marchés s’en désintéressent. L’amateurisme à la puissance bêtise. C’est sur que tout va bien se passer.

  • Article très juste. Il ne faut cependant pas prêter à nos politiciens des motivations économiques. S’ils agissent à rebours du bon sens économique le plus élémentaire, ce n’est pas tant par incompétence économique que parce que l’économie n’est pas leur motivation principale. Leur seule et unique préoccupation est de se faire élire et d’avoir le pouvoir.

    • Oui, c’est bien probable!

      Mais il n’en est pas de même partout: la France n’est pas l’Europe.
      Et l’Europe n’interdit pas à la France de favoriser les investissements, au contraire, mais elle n’a pas le droit de se mêler des lois et règlements fiscaux, sociaux et administratifs français!

      L’Europe n’est pas purement libérale: ça, on le savait!
      Mais elle est prête à aider la France (comme les autres pays) à « relancer » l’investissement, partiellement, puisque l’investisseur privé est invité à suivre son initiative pour multiplier l’effet.

      Si la France veut profiter de cette aubaine pour investir dans « le non rentable », une fois de plus, elle sera invitée à s’expliquer sérieusement! Mais croyez bien qu’il n’en va pas partout de même.

      Une fois de plus, on utilise l’initiative européenne comme bouc émissaire responsable de l’action déjantée de la gouvernance nationale française (qui n’a plus 1 cent à investir): ce procédé éculé ne vous aidera en rien!

      • Si la France veut profiter de cette aubaine pour investir dans « le non rentable »

        Si la France veut profiter de cette « aubaine » pour investir dans le non rentable …

        Et couler encore plus vite…

  • C’est tout à fait normal que les Etats investissent sur les questions énergétiques car c’est l’Externalité absolue avec la démographie que les patrons ne veulent pas voir ou ont un intérêt à ne pas voir. car la diminution de la disponibilité énergie entraîne de facto une baisse de l’activité (l’énergie est ce qui met en mouvement la matière, l’information est la manière de le faire). Du coups le chômage qui en résulte (obésité démographique) est payée par les impôts de tous. Les entreprises ont donc un intérêts égoïstes de laisser les autres investir ou non mais si toutes s’en passe alors ça sera la faillite.

    En particuliers, les patrons des secteurs fondamentaux (pétrole, alimentation, transports,…) font tout pour retarder les évolutions technologiques car au final c’est plus de bénéfices pour eux car des prix plus hauts et plus de privatisations et de fragilités/faillites dans des secteurs moins importants.

    Par ailleurs, ce sont les énergies fossiles combinées aux machines qui nous ont permis de passer de 150€ à 2000€ par individu. De plus comme la production pétrolière a chuté de 60% depuis 2000 en Europe, il est donc tout à fait logique d’investir dans la transition carbone.
    Si les politiques ne le font pas, on va se retrouver en grande majorité au chomage sans énergie pour exercer une activité ou avoir des loisirs car l’énergie restante sera concentrée sur les droits inaliénables définis par la constitution.

    • L’énergie est bien évidemment une ressource essentielle. Les différentes transitions énergétiques passées (du bois au charbon, du charbon au pétrole) se sont effectuées avec des investissements privés, pourquoi voulez vous donc que l’action de l’état soit indispensable pour la suivante ? Mise à part la recherche lourde nucléaire, fusion…) l’initiative privée peut parfaitement développer la production d’énergie. Sans action perturbatrice des états, il est bien possible que l’investissement se porterait massivement sur ce qui est le plus rentable (et non sur ce qui est le plus subventionné !). L’énergie est de toutes façons tellement indispensable qu’il y aura toujours des entrepreneurs pour s’y intéresser, sauf bien sur si les états s’ingénient à rendre l’investissement sans intérêt en captant tous les bénéfices ou en imposant un carcan de régulations absurdes et une administration persécutant les entrepreneurs.
      La non intervention n’est sans doute pas parfaite (l’économie peut par exemple rester scotchée sur un optimum local sans arriver à franchir spontanément la barrière la séparant d’un meilleur optimum) mais l’intervention avec des pilotes incompétents est vraisemblablement pire.

      • « sauf bien sur si les états s’ingénient à rendre l’investissement sans intérêt en captant tous les bénéfices ou en imposant un carcan de régulations absurdes et une administration persécutant les entrepreneurs. »

        Pure vision de l’esprit bien sur, presque une hypothèse de science fiction…;p

    • Non, c’est un tès mauvais choix, mais qui va dans le sens de certains escrolos anti nucléaire et dans le sens de la COP21. Si ces énergies étaient rentables les consommateurs n’auraient pas à payer une subvention de plusieurs milliards chaque année au travers de la CSPE.
      Et toujours ce mauvais argument des « lobby » qui retarderaient les évolutions.
      Avez vous regardé le prix du brut actuellement, et les cours des sociétés pétrolières ? votre argumentation ne tient pas.

    • Jolie Pseudo, tout a fait adéquat.
      Si les patrons ont tout intérêt ce que les prix soient les plus haut possible pourquoi les prix en générale sont en baisse constante depuis 200 ans? pourquoi le pétrole est incroyablement moins cher aujourd’hui qu’il y a 50 ans? pourquoi un ordinateur en 2015 est 1 million de fois moins cher que le même de 1970? Pourquoi, mais bon sang pourquoi donc…réfléchissons, réfléchissons (si on peut bien sur, c’est pas toujours évident…)

      • si on regarde du coté des états-unis on voit bien que les entreprises ne cherchent pas à améliorer la situation énergétique en témoigne le chômage officieux de 23%. si on prend les gaz de schistes on voit bien que ce n’est qu’un mirage, un subprimes-énergétique, crée par les QEx et des naîfs, qui n’a rien résolu au niveau local. Leur grille de lecture reste : la finance et les bénéfices à court-termes.
        Du coté de l’efficacité carbone, le BMWgate témoigne aussi du fait que les entreprises préfèrent tricher que d’innover même dans les pays avec moins d’impôts.
        L’Allemagne réussit surtout par une austérité démographique avec une population stable depuis 2000. Du coups c’est ceux sui ne sont pas là qui payentla crise. En 1995, un rapport de l’armée Allemande indiquait que l’Europe s’effondrerait à cause du pic pétrolier européen si rien n’était fait pour réguler la population.

        Quand au prix du brut, il n’a vraiment de sens que si on prend on compte les volumes/capita disponibles or effectivement comme les gens sont éliminés au fur et à mesure, ça n’a pas de sens de regardé juste le prix.
        Si on prend par exemple, la France, nous sommes passés en capacité d’importation de 2.6millions/jours de barils à 2 en 1970 puis à 1.7 entre 2008 et 2015, alors que la population a augmenté de 30% avec plus de 20% de chômage en réalité. Sans oublié un pouvoir d’achat qui s’érode depuis 2000 en témoigne par exemple les impôts et l’inflation ( notamment l’immobilier).
        Un ordinateur ne permettra pas d’acheminer les ressources. il permet de faire avec moins de personnes une tache informationnelle. c’est une conquête de l’infiniment petit qui avait un sens économique pour se passer de main d’oeuvre mais on a oublié de réguler la démographie. ou pour permettre au consommateur de s’évader de son existence vidée de sa réalité autrefois riche en énergie. le monde virtuel il nous reste que ça.

        Raison pour laquelle les « signaux du marché » comme le dit l’auteur ne peuvent suffire pour comprendre la réalité. de plus attendre que les prix indiquent quelque chose c’est comme avancé les yeux fermés et se plaindre d’avoir mal quand on se prend le mur.
        et le marché et l’Etat et les entreprises et les consommateurs sont des autruches.

        • Les entreprises font comme les individus (En fait les entreprises SONT des individus, leur comportement est exactement identiques) elles font le gros dos face à ce qui est probablement la pire période économique hors guerre que nous traversons depuis très longtemps. Les régimes quasi dictatoriaux qui sévissent dans nos démocratie sont incroyablement hostiles à l’innovation et au développement économique. L’avalanche de taxes et de réglementation est le plus sur moyen pour faire augmenter les prix et détruire la croissance. Pris dans cette tempête d’incertitude créé par les états les individus et les entreprises n’ont pas d’autre choix que de réduire leur vision pour ne pas être surpris par un des nombreux coup bas de nos politiques. rien ne sers de regarder au loin si vous savez qu’on risque à tout moment de vous faire coq-en-jambe, c’est le meilleur moyen de se casser la figure.
          Libéré l’économie, diminuer les impôts drastiquement, réduisez drastiquement les réglementations (définitivement) et vous verrez qu’en quelques années la croissance (et la richesse) coulera de nouveau à flot.

        • Du coté de l’efficacité carbone, le BMWgate
          Vous avez de l’avance sur … les évènements, MisterMEGALOL ❓

          Quand au prix du brut, il n’a vraiment de sens que si on prend on compte les volumes/capita disponibles or effectivement comme les gens sont éliminés au fur et à mesure, ça n’a pas de sens de regardé juste le prix.

          Ah, les gens sont éliminés … une balle dans la nuque ❓

          Raison pour laquelle les « signaux du marché » comme le dit l’auteur ne peuvent suffire pour comprendre la réalité.

          Oui, il faut regarder « Bouffée par les vampires » pour comprendre…

          Sortez la tête du bac … à sable MisterMEGATURBOLOL … 🙂

          • Ah, les gens sont éliminés … une balle dans la nuque ❓

            svp faites un effort, c’est une partie de leur capacité de demande qui est supprimé par les prix puisque ceux-ci limite la demande : chômage technique. les impôts prennent ensuite le relais des prix pour stabiliser la dette sinon les taux d’intérêts s’envolent comme en Grèce et les impôts explosent, les riches se barrent. mais pour ça il aurait fallu lire mon message précédent.
            donc oui les prix comme signal n’a qu’un sens limité. de plus un jeune en France n’a le droit à rien avant d’avoir un premier emploi : zero demande. la misère est le coût caché des choses.

            le deal économique c’est d’avoir eu un couplage entre la croissance énergétique, technologique et démographique qui nous a permis de passé de 150 à 2000€ par mois. mais ceci s’est arreté pour une part en 1970 et nous sommes passé de 2 à 10% de chomage à ce moment là. la faute des politiques ? des impôts élevés ? aujourd’hui encore vous cherchez des boucs-émissaires.
            les scientifiques avaient prévus tout ça . notamment Marion King Hubbert qui avait calculé la crise de 1970 en 1956 et la crise de 2007 en 1976 (en volume car la date du pic pétrolier conventionnel mondial prévu initialement pour 1996 à cause de la politique restrictive de l’OPEP a été repoussée. mais le volume établi tombe comme par hasard à 0 en 2007). nous ne vivons donc pas une crise financière endogène mais une crise énergétique. et ce calcul prophétique le prouve. c’est la base même du fonctionnement de la science et de la vérité.

            Diminuer les impôts c’est mettre des millions de gens au chômage avant d’espérer qu’il y ait peut-être des investisseurs géniaux. le mieux serait d’abord de penser comment diminuer les impôts de manière indolore. comment faire ? en diminuant de 3/4 l’immigration qui ne fait que grossir les rangs du chômage (en temps de disette énergétique) et de diminuer de 1/3 les naissances. sachant que chaque enfant coûte 350.000 euros.
            effectivement l’énergie disponibles ne peut être investit partout à la fois. or tout les partis veulent réussir en sacrifiant ceux qui sont là. les riches se barrent et les pauvres bossent au black donc c’est futile.
            Ensuite il faudrait ne pas lâcher l’argent comme ça sur tout les secteurs mais entendre chaque investisseurs car la plupart n’ont plus l’âme des innovateurs et ne peuvent etre à l’origine de la mutation. suffit de voir les arnaques autour des panneaux solaires ou BFS dernièrement. sinon ça ne sera qu’un moyen pour que certains puissent continuer à s’amuser sur le dos des autres et nous condamner davantage.

            comme je le vois nous irons d’abord à la faillite avec une régulation très forte car les peuples ne veulent pas le faire de manière intelligente en amont.

            ps. VW pardon.

            • aujourd’hui encore vous cherchez des boucs-émissaires.

              Non 🙂 Ce sont les sotscialos qui le font pour perpétuer la rente du pouvoir.

              Diminuer les impôts c’est mettre des millions de gens au chômage avant d’espérer qu’il y ait peut-être des investisseurs géniaux.

              Non. Vous ne faites confiance à l’esprit entrepreneurial des français ❓

              le mieux serait d’abord de penser comment diminuer les impôts de manière indolore.

              Avec leur projet d’impôt IR à la source, les sotscialos n’en prennent pas le chemin 🙁

  • Tous ces « investissements » ne seront au mieux qu’un détournement d’argent. Les fonds investis dans ces projets ne seront tout simplement pas investis dans d’autre. Pire, comme il y a la garantis de l’état les notions prudentielles seront jeté par la fenêtre et on fera n’importe quoi, n’importe comment. Mais ce n’importe quoi ne sera pas perdu pour tout le monde, gageons que certains « amis » y trouveront leur compte. Une chose est certaine le contribuable passera à la caisse au final pour éponger la gabegie…

    • Malheureusement, à un tel niveau, on ne peut plus « éponger » les gabegies. Comme vous le dites l’argent qui est jeté par la fenêtre ne peut plus faire tourner l’économie par des investissements productifs et celui qui paye la note a peu d’importance (sauf que c’est toujours ceux qui y sont pour rien qui payent le plus). Les seules variables d’ajustement sont l’augmentation de temps de travail hebdomadaire et le recul de la retraite. (A moins de croire au communisme et à l’argent dans la poche des patrons).

      Je pense qu’on devrait mesurer la dette en délai de départ à la retraite. (En fait en délai pour toucher une pension, sachant qu’on est sans emploi et sans indemnités depuis longtemps).

      • J’ai lu quelques part que les Français avaient 12000 milliards d’euros d’épargne (probablement très surévalué mais quand même) il y a donc encore de quoi faire de la bonne grosse gabegie car ne nous y trompons pas lorsque nos dictateurs le souhaiterons ils piocheront goulûment dans cette « manne »…

        • Oh noooeeeessssssss… ne croyez surtout pas cela ❗ 🙁
          Si vous y touchez, la confiance s’évapore instantanément et vos 12000 milliards ne valent plus 1200.
          Et encore.

          Non, ils vont chialer pour de nouveaux QE…

  • Les hommes politiques ont un ego démesuré.

    Croire qu’ils feront mieux que tout le monde avec l’argent des autres alors qu’ils nont jamais rien fait de toute leur existence…

    • C’est pour cela que ceux qui nous dirigent sont ceux qui sont les moins a même de le faire. Notre système électif conduit les pires individus au pouvoirs, les ambitieux sans talents, les aigrefins, les beaux parleur, les sans paroles, les menteurs par nature, bref la lie de l’humanité…

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