COP21 : Bill Gates s’exprime contre la démocratie

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Bill Gates CC Flickr Thomas Hawk

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COP21 : Bill Gates s’exprime contre la démocratie

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 novembre 2015
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Par Eric Worrall.

Bill Gates CC Flickr Thomas Hawk
Bill Gates CC Flickr Thomas Hawk

Merci à James Delingpole pour le tuyau. Le fondateur de Microsoft et entrepreneur Bill Gates a rejoint les rangs en augmentation des militants verts qui pensent que les gens ordinaires ne sont pas qualifiés pour choisir qui les gouverne.

Selon lui,

« Ceux qui étudient les grandes tendances de l’énergie nous disent que nous sommes dans une transition graduelle du pétrole et du gaz vers le gaz naturel, un combustible qui émet beaucoup moins de carbone mais contribue tout de même au réchauffement climatique. Gates pense qu’on ne peut pas accepter ce résultat, et que notre meilleure chance de faire un grand bond en avant au-delà du gaz naturel et vers une source d’énergie applicable mondialement et sans émissions de carbone, est de pousser l’innovation à un rythme supérieurement élevé.

Quand je me suis assis avec lui pour entendre sa plaidoirie il y a quelques semaines, il n’a pas fait preuve de beaucoup de patience à propos de l’argument sur l’absence d’accord des politiciens américains au sujet de la réalité du changement climatique, et encore moins sur la façon de le combattre. Si vous n’apportez pas des connaissances mathématiques à ce problème, a-t-il dit avec une sorte de mimique amusée, alors, la démocratie représentative est un problème. Ce qui suit est une transcription condensée de ses remarques légèrement adaptée dans l’intérêt de leur clarté. »

Lire plus ici (en anglais).

Quelques morceaux choisis. Bill Gates sur les énergies renouvelables :

« Eh bien, il n’y a pas de fortune à faire. Même si vous avez une nouvelle source d’énergie qui coûte autant que celles d’aujourd’hui et n’émet pas de CO2, son sort sera incertain par rapport à ce qui est déjà connu et éprouvé, et en opération à une échelle incroyable, et ayant traversé tous les problèmes régulatoires comme : OK, que faisons-nous des cendres de charbon, ou bien, comment garantissez-vous que quelque chose est sûr ? Sans une taxe carbone substantielle, il n’y a pas d’incitation à changer pour les innovateurs ou les acheteurs de machines. »

Sur le besoin de plus d’État :

« D’un point de vue réaliste, nous pourrions ne pas obtenir plus qu’un doublement du financement par l’État de la R&D dans l’énergie, mais j’aimerais bien voir un triplement, pour parvenir à 18 milliards de dollars par an de l’État américain pour uniquement financer la recherche fondamentale. En fait, en pourcentage du budget de l’État, ce n’est pas gigantesque. Mais nous sommes à une époque où la flexibilité du budget, à cause des coûts de la santé et d’autres choses, mais principalement des coûts de la santé, est très très serrée. Mais on pourrait faire une taxe de quelques pour cent sur toute la consommation énergétique, ou vous pourriez utiliser les rentrées fiscales générales. Ce n’est pas un montant inatteignable. »

Bill Gates est arrivé à s’attirer des controverses significatives durant sa carrière, par exemple quand il a accusé les développeurs de softwares gratuits d’être des communistes, quand ils ont refusé d’accorder à Microsoft des droits illimités d’exploiter leur travail. Gates a aussi passé beaucoup de temps dans les tribunaux à défendre Microsoft de pratiques agressives dans les affaires, d’être un monopole, de violer les lois antitrust. Alors, pour moi personnellement, face à la difficulté de convaincre les gens d’accepter son point de vue sur le changement climatique, la réaction de Gates qui est celle d’exprimer un mépris autoritaire envers les libertés des gens ordinaires n’est pas une surprise.

Sur le web. Un billet de Watts Up With That. Traduction Contrepoints.

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  • C’est triste que mes camarades gauchistes vantent Bill Gates comme étant l’incarnation du diable néo ultra turbo libéral, alors qu’il a toujours été le parangon du corporatisme et d’une certaine idée du fascisme.

  • Il n’empêche que la démocratie absolue « un homme = une voix » a un grave inconvénient : elle donne le même poids de décision à celui qui n’y connaît strictement rien (Madame Michu…) qu’à celui qui a vécu et étudié un sujet complexe.

    Un vaste enrichissement de la démocratie serait un système tri-partite :
    – Cour constitutionnelle : tirage au sort et suffrage universel. Pour représenter tout le monde.
    – Référendum thématiques censitaires : la compétence donne plus de poids électoral.
    – Elections représentatives classiques, pour l’exécutif.

    Ca reste à inventer.

    • La Coupe Est Pleine
      10 novembre 2015 at 9 h 05 min

      ça reste à inventer en effet.

      • ou pas !

        Si la démocratie est le problème, il faut inventer autre chose mais surtout ne plus l’appeler démocratie …

      • Je penses qu’une BONNE éducation « non dogmatique ni partisane » serait une bien meilleure solution… Mais mon réveil matin va bientot sonner et je vais me réveiller.

        Quant à Akh ThoT… Il n’y a rien a inventer… Tout a déjà été inventé et essayé…
        Il n’y a pas de bon système, il n’y a que de bons ou de mauvais dirigeants…
        Voyez en ce moment il n’y a plus de « gauche » mais des gens « de » gauche… et ils votent non pas pour des gens capables de gouverner et de prévoir, mais pour des gens de « la gauche » tout juste bons à réagir (et encore)
        Ce qui hier était du racisme, du fashisme, de la démagogie, de l’amalgame, de l’ignorance, de l’antirépublicanisme, vu de « la gauche » est aujourd’hui de la raison, de la clairvoyance, de la perspicacité, de la preuve de la volonté républicaine, de l’énergie, du savoir faire… Et les gens (certain même sont « instruits » mais becktent au rat-elier) vont oublier et encore voter pour les DE LA GAUCHE sans savoir pourquoi…
        Non vraiment il n’y a pas de bon ou mauvais système, il n’y a malheureusement que DES MAUVAIS DIRIGEANTS et divulgateurs de la bienpensance… et beaucoup de moutons lobobotomisés.
        Dans deux ou trois mois ILS nous auront fait oublier tout ca.

    • Concernant Gates et l’article ci-dessus, en cherchant bien on trouve toujours des gens, de préférence connus, qui disent des trucs en mesure d’apporter de l’eau à son moulin. Qui écoute B. Gates ? Visiblement les libéraux.

    • Censitaire c’est très dangereux, comment déterminer qui est compétent? En pratique ça donnerait, bien pensant = compétent.
      Et encore tout le monde doit quand même vivre avec les conséquences du vote même s’il ne sont pas considérés comme « compétent ».

  • Désolé de vous contrarier, mais en effet, pour moi et depuis longtemps :
    – la démocratie réelle est la logique, mais aurait des conséquences désastreuse, puisque derrière chaque citoyen il y a France 2 ou France Inter…. donc la démocratie serait en fait le vote de la presse. Donc non, la population dans l’état actuel n’est pas apte à choisir son propre futur, ca serait logique, c’est ce qui devrait etre en place, mais dans l’état actuel, ca serait une catastrophe. Il n’y a qu’a questionner les Francais sur les sujets qui les concerne… ils vous répondront uniquement ce qui a été débattu à la télé récemment, donc une absence totale de vision globale d’une situation.

    pour le cas Bill Gates et les 2 extraits fournis, mais désolé, en quoi est-ce faux ? Si vous proposez une voiture électrique au meme tarif qu’une voiture essence, les gens choisiront l’essence, la preuve en France avec la floppée de subventions en tout genre, les véhicules full électriques sont au meme tarif et ne se vendent pas. Car en effet avenir incertain, services fournis non équivalent,… Et si vous VOULEZ promouvoir les véhicules électriques, il n’y a pas d’autres méthodes que de subventionner les constructeurs ou les acheteurs… ou bien de développer par le biais de subvention gratuite (j’ai pris un cours chez Hollande) pour aider la recherche dans ce domaine.

    Après je ne discute pas du fond, mais de la forme, je ne vois pas en quoi cela est faux…

  • La version intégrale de l’interview de Bill Gates est ici :
    http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2015/11/we-need-an-energy-miracle/407881/

  • Comme disait Frêche de Montpellier,je gratte les voix des 95% de la population qui sont des cons,les intelligents ne votent pas pour moi…

  • Encore un article qui confond libéralisme et anarchie gauchiste…

    Cette démagogie devient lassante à lire. Un de ces jours on va voir un article sur la liberté de voler et de mettre en esclavage son voisin, il suffira de déclamer que l’Etat n’a pas le monopole de la violence etc…

    Ça devient ridicule. Cet article est un ramassis de sophismes de mauvaise foi, d’hommes de paille tiré du discours de Gates etc …

    Microsoft n’a jamais exercé de monopole de jure, sa position est à 100% contractuelle, ce qui n’est clairement pas le cas du logiciel libre qui vit à 90% de nos impôts et donc le montage repose entièrement sur des lois socialistes.

    • « du logiciel libre qui vit à 90% de nos impôts  »

      Alors la j’ai du zapper un truc sur les 30 dernieres années !! pouvez vous nous donner plus de précisions?
      de quelles lois socialistes parlez-vous? Des lois qui auraient un rapport avec le logiciel libre en france?

      Concernant l’article: Bill gates ouvre une porte ouverte par un certain Alexis de Tocqueville. Tocqueville avait deja tout dit au sujet de la démocratie en 1835.

    • Pouvez-vous expliquer en quoi le logiciel libre vit à 90% de nos impôts…?
      Quelles sont les subventions versées par l’État français à des entreprises comme RedHat, Oracle, IBM, SonarSource, Dockers (qui au passage a commencé à Montrouge dans les Hauts de Seine avant de s’exiler à San Francisco, il faut croire que nos impôts n’étaient pas suffisants…) au titre du développement du logiciel libre ?

    • « Microsoft n’a jamais exercé de monopole de jure, sa position est à 100% contractuelle, ce qui n’est clairement pas le cas du logiciel libre qui vit à 90% de nos impôts et donc le montage repose entièrement sur des lois socialistes. »

      Vous-voulez rire Stéphane ? 😮

      D’une si le monopole n’est pas de jure, les accords que Micro$oft passe avec les constructeurs sont tels que à chaque fois que j’achète un ordinateur dans le commerce, une partie de l’argent que je donne alors que je ne signe jamais la licence micro$oft (et n’engage donc aucun contrat direct avec cette entreprise), que j’efface immédiatement le contenu du disque dur pour y mettre une Debian. Discutable comme pratique commerciale. Se faire rembourser le coût de la licence pour vente liée est mission impossible, et trouver un PC nu (sans OS préinstallé) devient plus facile mais reste toujours compliqué.

      Deuxièmement, pour le financement par l’impôt, vous avez une drôle de définition de l’impôt. Contrepoints qui se finance par les dons de ses lecteurs est aussi financé par l’impôt ? Et wikipédia ?

      • La licence est signée entre le constructeur de PC et Microsoft. Comme c’est un contrat, il n’y a absolument rien « de jure » dans le soit disant monopole de Microsoft : cette histoire est un mythe antilibéral primaire accrédité par certains courants « libéraux » qui ont décidé par dogmatisme que tout monopole ne pouvait venir que de l’Etat, ce qui dans ce cas est absolument faux.

        Le contrat de licence inclus même un article anti-monopole de non exclusivité, un article disant que la réglementation internationale sur les contrats de vente ne s’appliquent pas à la licence et un article indiquant que le logiciel est un composant, que le constructeur de PC ne peux le vendre à part !

        https://oem.microsoft.com/public/sblicense/sb_licenses_win/windows_8.1_oem_system_builder_license_french.pdf

        Il y a un monopole de facto … mais ça c’est un autre problème. Que ce soit discutable, etc… alors là entièrement d’accord, mais de nouveau, c’est un autre problème.

        Ce sont les accords de partenariats qui provoquent les « monopoles » pas les accords avec l’Etat. Il existe de nombreux autres exemples où l’alliance vampirise le marché. Dans l’absolu c’est assez simple à comprendre : si il existe X acteurs sur un marché (libre) et que les X acteurs s’associent, on obtient un monopole de facto.

        Si on poursuit la logique du monopole de facto … Wikipédia est un monopole ! Et là, il est bien « de jure » : la licence qui protège wikipedia est clairement une loi d’Etat : le copyright !
        http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/legalcode

        Cette version « démocratique » du marché m’agace, et c’est exactement ce que dénonce Bill Gates dans l’article : le mélange entre liberté individuelle (le libéralisme) et liberté collective (la démocratie) au sujet de l’écologie. Soit les libéraux continuent à tout rejeter en bloc, soit ils considèrent que le marché de l’énergie est un enjeu quoiqu’il en soit, et alors il serait temps d’arrêter de tirer sur les rares acteurs qui vont dans le sens de plus de libéralisme sur le sujet.

        Pour ce qui est de l’impôt, le « libre » en général n’a rien à voir avec Wikipedia : 24% des dépenses des administration en informatique sont de « l’open source » alors que sa part de marché en France n’est que de 1,4%. C’est aussi sans compter sans les milliers de chercheurs, universitaires, étudiants, qui bossent « gratuitement » sur les logiciels libres et le décret « promouvant » le logiciel libre comme claire alternative « anticapitaliste » au sein de l’administration Française
        http://circulaire.legifrance.gouv.fr/pdf/2012/09/cir_35837.pdf

        Les « libéraux » qui hurlent haut et fort qu’il faut un monopole d’Etat pour remplacer un modèle libéral … on croit vraiment rêver !

        • Stéphane, vous entrez dans un domaine juridico-technique que vous maîtrisez mal, il me semble.

          Je n’ai jamais dit que Microsoft possédait un monopole de jure, bien au contraire, je vous ai accordé qu’il était de facto. Personnellement, les parts de marché de cette entreprise, je m’en fous comme de ma première couche culotte.
          Ce sont les adeptes d’Ubuntu qui se sont lancés à l’assaut de ce quasi-monopole (c’est leur bug 0). Pour eux ubuntu serait un mot bantou signifiant « je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous »; pour certains, dont moi, ce mot signifie plutôt : « je ne sais pas configuré ma Debian ». Mais passons, ce sont là des querelles de clocher.

          Néanmoins, Microsoft c’est déjà fait rappeler à l’ordre pour abus de position dominante à la fois par les États-Unis et par l’Union Européenne. Et ils font un lobbying actif pour que l’UE reconnaisse les brevets logiciels (ce que font les États-Unis), ce qui créerait une distorsion de concurrence. Heureusement, pour l’instant l’UE tient le coup, et ne cède pas.

          Ensuite, assurément le contrat oem est passé entre Microsoft et le constructeur, je ne l’ai jamais nié. Toutes les clauses que vous énumérez reposent sur la même loi d’État, qui selon vous fait du monopole de Wikipédia un monopole de jure, à savoir le droit d’auteur définit dans le Code de la Propriété Intellectuelle (CPI).
          Ce contrat est même bien fait, on y trouve à l’article 14 :
          «Compensation.
          Sauf autorisation de Microsoft, vous n’êtes pas autorisé à promouvoir, fournir un prix distinct pour, commercialiser ou distribuer de toute autre manière le logiciel en tant qu’élément distinct du Système Client. Vous pouvez toutefois octroyer une compensation aux utilisateurs finaux pour le logiciel qui vous a été retourné conformément aux termes de la présente Licence ».
          Microsoft se dédouane, et en pratique, le constructeur ne rembourse jamais le coût de la licence qu’il a reporté sur le prix total.

          On y trouve aussi un autre article dont la formulation juridique est risible :
          « 11 Lutte contre le piratage.
          Vous n’êtes pas autorisés à vous engager dans la distribution de logiciels piratés ».

          Le piratage c’est très mal et injuste : le pirates s’attaquent aux biens et aux personnes physiques, pratiquent le vol avec violence et vont, parfois, jusqu’à tuer. Dans le droit, le non respect du droit d’auteur (copyright) se nomme contrefaçon et non piratage. La contrefaçon est tout à fait illégal, je ne la cautionne pas, loin de là, mais c’est loin d’être de la piraterie. C’est de la novlangue pour faire peur, et donc, c’est du foutage de gueule !

          Pour ce qui est de l’État est son rapport à l’Open Source (je préfère dire Libre, mais là encore c’est de la querelle de clocher, donc zappons), cela ne me dérange pas, et ça n’a rien à voir avec du socialisme.
          À titre personnel, je ne paierai jamais pour un logiciel qui ne me donne pas accès à ses sources sous des conditions du même ordre que les licences libres (GPL, BSD, MIT, CeCILL…). Que l’État fasse de même avec les finances publiques, auxquelles je contribue en partie, me semble acceptable. Pourquoi devrais-je repayer, à titre privée, ce que j’ai déjà contribué à financer en partie à titre publique via l’État ?

          Ensuite que les logiciels développés par les chercheurs soient sous licence libre, cela me paraît être la moindre des choses : c’est le contribuable qui payent les développeurs, et ensuite il devrait repayer pour le produit fini, et ne même pas avoir accès aux sources pour en faire ce qu’il veut ? Vous rigolez ?

          Maintenant, d’où sortez-vous que le logiciel libre est financé à 90 % par l’impôt ? La réalité c’est qu’il est financé en grande majorité par des capitaux privés (Google, IBM, Oracle, Red Hat, liste des partenaires Debian) et par les dons, mais certainement pas par l’impôt.
          D’ailleurs WordPress, le CMS (Content Management System, ou Sytème de Gestion de Contenu) qu’utilise Contrepoints, et que nous utilisons donc, en ce moment même, pour communiquer est un logiciel libre (licence GPL v2) : vous croyez qu’il est financé par l’impôt ? Les dirigeants d’Automattic (la start-up qui le développe) attendent encore l’argent du contribuable américain…
          Et Mozilla : son principal financeur est Google en échange du fait qu’il est le moteur de recherche par défaut à l’installation de Firefox. Google, c’est les impôts du contribuable français ?

          Pour ce qui est du monopole Wikipédia : vous avez tout à fait le droit, de recopier (pas à la main mais en lançant des robots pour le faire) la totalité de leur base de données, puis de la redistribuer sur votre propre site, c’est tout à fait permis par la licence. Faîtes la même chose avec un logiciel Microsoft : vous vous prendrez un procès au cul pour piratage (et non contrefaçon, ça fait pas assez peur comme terme) dans l’instant. Ça ne me dérange pas, ils sont propriétaires de leur produit, ils le distribuent sous la licence qui leur convient.

          Pour finir deux liens instructifs :
          Le logiciel libre ne cotise pas chez Besancenot
          une personne qui croyait que tout les libristes étaient communistes a reçu de drôles de réponses de la part de libéraux

          P.S : le principe à la base de mon rejet des logiciels sous licence non-libre est le suivant. Tout logiciel est un théorème mathématique (correspondance de Curry-Howard), et une licence non-libre accorde un droit d’usage du logiciel (donc du théorème) sous restriction. Le jour où un mathématicien vient me dire que je dois le payer pour faire usage de son théorème, que je n’ai pas le droit de lire sa preuve, que je ne peux ni modifier, ni adapter ou étendre cette dernière et que je ne peux repasser l’énoncé à personne d’autre : je lui ris au nez, et lui dit d’aller se faire foutre !

          • Euh … comme Kantien, vous me décevez beaucoup !

            Toute industrie humaine (absolument toute) est une instanciation d’un théorème mathématique. A partir du moment où elle a été formalisée (et donc un aboutissement de la raison), tout activité peut se réduire à un théorème mathématique. Ce n’est pas à vous que je vais l’apprendre : elle se transmet au réel d’une façon ou d’une autre, mais elle procède toujours d’un raisonnement qui ensuite prend une forme matérielle quelconque.

            Ce que vous dites, c’est que le fait que cette instanciation quand elle concerne de la farine et de l’eau suit une certaine logique, mais quand elle concerne des mots écrits sur une feuille suit une autre logique… Ou alors, vous faites négation de la pensée en tant qu’entité, vous réduisez d’un côté le monde matériel et de l’autre le monde spirituel que vous isolez selon le matériel dans lequel il s’exprime…

            Vous êtes en train de mélanger la connaissance, et l’application de la connaissance. Un logiciel ne fonctionne que dans un environnement déterminé, ce n’est pas une connaissance, mais une application de cette connaissance : sans ordinateur pour le faire fonctionner, il n’a absolument aucun sens (ce qui n’est pas du tout le cas pour une connaissance)

          • Second point en y repensant : sous quel principe éthique déterminez-vous qu’un théorème mathématique doit avoir une valeur de marché nulle ? Sous quel principe éthique, une personne ayant déterminé un théorème mathématique devrait obligatoirement être soumise à des règles de propriété « générales » autres que celles qu’elle a déterminée elle-même ? Sous quel principe un mathématicien devrait être soumis aux exigences des autres ?

            Et vous pouvez tout à fait rire aux nez d’un informaticien qui vous vend une séries de 0 et de 1 en sachant bien que cette série de 0 et de 1 implémente un théorème mathématique … ça ne changera rien : c’est bien soumis à sa liberté qu’il partagera ou pas le code source.

          • Et troisième point … Locke, Sieyès … « La propriété de sa personne est le premier des droits. De ce droit primitif découle la propriété des actions et celle du travail » … « toute valeur est la propriété de celui qui l’a produite par son travail intellectuel ou manuel »

            La valeur est l’articulation du libéralisme : le marché détermine la monétisation de la valeur et à partir de là, le concept de monopole est parfaitement ridicule. Si Microsoft avait « abusé » de son monopole pour vendre chaque licence de Windows 1 000 milliards de dollar pièce, il n’en aurait vendu aucune. Le monopole n’interfère pas avec le marché libre, ça c’est un sophisme socialiste qui n’a qu’un seul but : réguler le marché en légiférant sur les monopoles (comme c’est le cas sur le logiciel libre). Les seuls monopoles qui existent vraiment ne sont pas des monopoles de marché, mais des monopoles d’imposition.

            Il faut arrêter de croire cette blague comme quoi le monopole serait « anti-libéral »

            • Je ne dis pas qu’un logiciel à une valeur marchande nulle; je paye, moi même, pour des logiciels libres : tout travail mérite salaire. D’ailleurs Richard M. Stallman, l’homme qui est la base du logiciel libre ou free software, explique le terme « free », qui est équivoque en anglais et veut dire aussi bien « libre » que « gratuit », en ces termes : « free as in free speech, not like in free beer ». Autrement dit « free » veut dire libre, mais pas gratuit.

              Ce qui me dérange avec les licences non-libre, ce n’est pas de payer (je le fais pour le libre), mais c’est qu’elle ne confère qu’un droit d’usage sans accès aux sources, sans possibilité de les modifier, adapter, redistribuer. C’est contraire à la pratique des mathématiques depuis sa naissance; les pythagoriciens pratiquaient l’ésotérisme, mais ce n’était pas pour des raisons mercantiles, ni de contrôle sur autrui : il redoutait l’usage que certains hommes pourraient faire de leur savoir.

              Pour prendre une analogie avec le monde mathématique : imaginons Pythagore dans l’antiquité, qui grâce au théorème qui porte aujourd’hui son nom, établit la règle du 3-4-5 : un triangle dont les côtés sont dans ses proportions est rectangle. Ainsi avec un corde à 12 nœuds ont peut facilement construire un triangle rectangle (3+4+5=12), et les arpenteurs égyptiens s’en servaient pour mesurer les surfaces agraires et gérer les questions de cadastre. Croyez vous que Pythagore réclamait la propriété exclusive de ce résultat, de telle sorte que quiconque voulait en faire usage devait en obtenir le droit sous les conditions qu’il fixait ? Payer pour la corde (matériel), le payer pour son enseignement (accès aux sources), tout cela je dis d’accord. Mais qu’il soit le seul qui puisse décider qui, et dans quelles conditions, peut en faire usage, là je dis non !

              Après, je ne dis pas que tous les développeurs doivent se plier à mes conditions et mettre leurs logiciels sous licence libre; je dis juste que, à titre personnel, je refuse de signer de tels contrats. Ensuite chacun fait ce qu’il veut, producteur comme consommateur. Ce n’est pas mon problème.
              Mais pour moi, si l’on affirme publiquement un théorème, on rend aussi publique sa preuve (le code dans le cas d’un logiciel) pour que celle-ci puisse être révisée par les pairs. Et empêcher la réutilisation d’une preuve, sa modification, son adaptation à des cas plus généraux, ou du moins poser des condition restrictives à de telles pratiques, ce n’est pas pour moi concevable. Je ne le pratique pas moi-même, et ne signe pas de contrat avec les personnes qui le font.
              De toute façon une telle pratique est inexistante dans le milieu mathématique. Elle n’existe que dans le milieu informatique et surtout depuis le milieu des années 70. Mais si cela ne se pratique pas dans le milieu de la recherche, ce n’est pas sans raison : si tu affirmes, alors tu dois prouver, donc « show me the code » !

              De plus, parmi les capitaux privés qui financent du logiciel libre, j’aurai pu rajouter Microsoft à ma liste. 😉 Comme par exemple le le langage F#, inspiré du langage OCaml développé par l’INRIA, qui est sous licence Apache 2 depuis 2010. Ils avaient même un stand à la conférence sur la sortie de la dernière Debian 8 au mois de mai, et utilise du libre (et non des produits maisons) pour leur offre de Cloud.

              Le modèle économique principal du libre ne fonctionne pas sur la vente de licence, mais sur des offres de services ou sur l’implémentation de fonctionnalité à la demande du client : logiciel libre ne signifie pas gratuit de bout en bout. Le principe libéral : service contre service est parfaitement respecté.
              Pour certains c’est juste du don, pour d’autres c’est un métier et il commerce avec : on trouve de tout. C’est un autre modèle économique.

              Par exemple, le logiciel VLC, qui doit être le logiciel libre que j’ai le plus vu sur des ordinateurs équipés de Windows. Au départ il était (et est toujours) développé par les étudiants de l’école Centrale Paris pour le réseau de leur résidence étudiante. Puis ils l’ont rendu publique, mis sous licence GPL, reçoivent des contributions du monde entier, ce qui en fait un lecteur multimédia des plus puissants et des plus polyvalents du marché. Là c’est du don.

              Le logiciel mediainfo est libre aussi, mais le développeur facture les développements à la demande de ses clients. Cela n’a rien de gratuit. Si tu ne payes pas, tu as le logiciel dans son état actuel; si tu veux une nouvelle fonctionnalité, tu payes. 😉

              La société Red Hat, qui emploie Linus Torvalds, fournit du service aux entreprises : installation, correction de bugs, mises à jours, dépannage…

              En tant que kantien, je ne suis pas opposé au droit d’auteur, bien au contraire. D’ailleurs le principe du copyleft, à la base des licences type GPL, fait usage du droit d’auteur; mais d’une manière différente des licences non-libre. Il dit : « par ce contrat tu peux obtenir les sources de mon logiciel et en faire ce que tu veux avec, mais à condition de jouer aux mêmes règles du jeu que moi ». 😉
              Ainsi c’est comme pour les licences privatrices : soit tu acceptes les règles et tu signes, soit tu n’acceptes pas et tu ne signes pas. Chacun reste libre, personne ne force quiconque à accepter les termes du contrat, ne le signe que celui qui en accepte les conditions.

              Enfin je ne dis pas que le monopole est anti-libéral, mais le quasi-monopole de Microsoft est, de mon point de vue, fondé sur des pratiques qui sont plus proches de celle de la théocratie critiquée par Bastiat, que des pratiques de libres marchés :

              « Il est aisé de savoir comment procèdent les imposteurs. Il suffit de se demander ce qu’on ferait à leur place.

              Si j’arrivais, avec des vues de cette nature, au milieu d’une peuplade ignorante, et que je parvinsse, par quelque acte extraordinaire et d’une apparence merveilleuse, à me faire passer pour un être surnaturel, je me donnerais pour un envoyé de Dieu, ayant sur les futures destinées des hommes un empire absolu.

              Ensuite, j’interdirais l’examen de mes titres; je ferais plus: comme la raison serait mon ennemi le plus dangereux, j’interdirais l’usage de la raison même, au moins appliquée à ce sujet redoutable. Je ferais de cette question, et de toutes celles qui s’y rapportent, des questions tabou, comme disent les sauvages. Les résoudre, les agiter, y penser même, serait un crime irrémissible. »

              Ils profitent de l’ignorance de la majorité de la population humaine pour qui l’informatique se rapproche plus de l’art magique que d’autre chose. Ils usent même des brevets logiciels (valables sur certains continents) pour contrer la concurrence. Après, je parle là de Microsoft parce que l’article est sur Bill Gates, mais c’est loin d’être la seule entreprise à avoir ce genre de pratiques.

              • @Turing

                Je ne commenterais pas la partie sur la magie … elle me parais très subjective, surtout que je pense que l’on peut convenir très facilement que l’argument est valable pour tout logiciel.

                Le point qui me choque est celui-ci : « Si tu affirmes, tu dois prouver » : pour quelqu’un qui a pu discuter pendant plusieurs jours de l’esthétique transcendantale, je trouve cela un peu fort ! Sans doute le réflexe de l’interprétation déterministe de la science, dogme qui est omniprésent. « Si tu affirmes, tu dois pouvoir constater et faire constater» me semble bien plus raisonnable et ce n’est pas du tout la même chose, c’est même d’un certain coté complétement l’inverse.

                Il existe deux façons complétements antinomiques de déterminer une vérité : par la preuve, ou par la constatation. L’approche empirique se base sur la constatation : toute connaissance procédant de l’expérience, toute certitude doit être validé par l’expérience. La raison, qui permet de formaliser une preuve, ne se soustrait pas à cette logique, si l’on reste dans une approche où l’on admet la transcendance. Il est clair que si l’on refuse la transcendance, preuve et constatation sont identiques.

                Je ne tiens cet argumentation avec vous que parce que vous avez annoncé être Kantien et donc que vous intégrez la transcendance. Si cela ne suffit pas, j’irais un pas plus loin en affirmant que cela n’a pas vraiment d’importance parce que les axiomes de base qui permettent de déterminer toute cohérence et donc d’élaborer une preuve sont inscrits dans le langage, ils en sont indissociable, ce qui rend la preuve indissociablement liée aux axiomes, aux conditions de départ.

                Comme il n’existe aucune méthode pour déterminer de façon exogène quand un algorithme va s’arrêter (Turing) il ne peut exister aucune preuve formelle et donc seule la constatation, l’expérience a de la valeur, a du sens. Il est clair qu’à partir de là je pourrais démonter tous les arguments que vous énoncez. En clair : seul l’usage fait avec le logiciel a de la valeur et aucune preuve ne peut exister qui puisse indiquer de façon certaine l’adaptation de celui-ci au concret.

                La prétendue liberté associée au code source n’est pas une liberté, mais une licence … et je crois que Kant a été une des personne ayant le mieux fait la différence entre liberté et licence.

                • « Je ne commenterais pas la partie sur la magie … elle me parais très subjective, surtout que je pense que l’on peut convenir très facilement que l’argument est valable pour tout logiciel. »

                  Subjective, pas tant que ça : elle provient de mon expérience personnelle de personnes de mon entourage, qui sont des néophytes et de simples utilisateurs finaux. Je suis celui qu’on appelle lorsque le Windows ne marche plus, ou qu’il a un comportement « anormal ». Si le problème n’est pas trop compliqué, je le résous (je ne peux pas aller très loin ne connaissant pas les tréfonds du système), mais pour eux cela relève déjà de l’incompréhensible.
                  Alors s’il me voit ouvrir un terminal sur mon système pour lancer une commande du genre sudo apt-get install iceweasel vlc pour installer Firefox et VLC, alors là, pour eux, cela relève de l’incantation vaudou. C’est encore pire si je ne lance pas de gestionnaire de fenêtres, et que je reste dans un terminal virtuel avec pour seule interface la ligne de commande.

                  « Le point qui me choque est celui-ci : « Si tu affirmes, tu dois prouver » : pour quelqu’un qui a pu discuter pendant plusieurs jours de l’esthétique transcendantale, je trouve cela un peu fort ! Sans doute le réflexe de l’interprétation déterministe de la science, dogme qui est omniprésent. « Si tu affirmes, tu dois pouvoir constater et faire constater» me semble bien plus raisonnable et ce n’est pas du tout la même chose, c’est même d’un certain coté complétement l’inverse. »

                  Non, j’ai bien dit prouver, au sens que les mathématiciens donnent à ce mot. Un énoncé n’est considéré comme un théorème que lorsque quelqu’un en apporte une démonstration; sinon c’est une conjecture. Le petit théorème de Fermat fût prouvé par Fermat lui-même, tandis que son grand théorème dût attendre 1994 et la preuve de Andrew Wiles. Fermat crût l’avoir prouvé, mais sa preuve se révéla fausse et cela devint une conjecture; et la première version de la preuve de M. Wiles comportait aussi des erreurs qui furent corrigées rapidement. S’ils n’avaient pas rendu publique leurs écrits, le processus de vérification en fût grandement compliqué.
                  Soit dit en passant, le petit théorème de Fermat, et plus généralement la théorie des corps de Galois, est à la base de la cryptographie contemporaine, comme le web sécurisé (https et son cadenas), utilisé entre autre pour le commerce en ligne.

                  « Il existe deux façons complétements antinomiques de déterminer une vérité : par la preuve, ou par la constatation. »

                  Oui, dans le premier cas on fonctionne de manière déductive est la vérité est certaine et apodictique; dans le second on fonctionne de manière inductive est la vérité est hypothétique et problématique. Dans le premier cas on est certain qu’il ne peut en être autrement, dans le second on peut juste dire : nous n’avons jamais fait d’expérience qui contredisait cette règle, mais rien ne nous dit qu’il en ira de même à l’avenir. La dimension de certitude est loin d’être la même dans les deux cas. La première convient aux sciences pures, la seconde aux sciences expérimentales.

                  « Comme il n’existe aucune méthode pour déterminer de façon exogène quand un algorithme va s’arrêter (Turing) il ne peut exister aucune preuve formelle et donc seule la constatation, l’expérience a de la valeur, a du sens. Il est clair qu’à partir de là je pourrais démonter tous les arguments que vous énoncez. En clair : seul l’usage fait avec le logiciel a de la valeur et aucune preuve ne peut exister qui puisse indiquer de façon certaine l’adaptation de celui-ci au concret. »

                  Assurément, mais cela ne change pas le problème. Il n’empêche que n’importe quel programmeur implémentera des théorèmes mathématiques dans son code : par exemple, pour la gestion des fichiers et répertoires sur un disque dur, ce sont des théorèmes de la théorie des graphes. Que cela s’adapte au concret, que la machine réagisse bien ainsi, ce n’est plus un problème de programmation mais de physique (qui est une science en grande partie expérimentale). Il faut dissocier le matériel et le logiciel. 😉

                  Pour le rapport preuve-programme, je viens de recevoir, dans mes flux RSS, l’information de la sortie de la version 8.5-beta3 du logiciel Coq. C’est ce qu’il fait : on prouve des théorèmes, et il en extrait des logiciels, qui sont alors garantis « sans bug »; très utile dans les industries où le risque d’erreurs est peu permis.
                  Pour l’incomplétude, ça me fait penser à un passage de l’introduction de cette thèse (dont l’auteur travaille sur Coq), où l’auteur dit :

                  « Je m’efforcerai de réduire cette connaissance au kôan suivant.

                  – Un thésard demanda à Hugo Herbelin : « Coq est-il cohérent ? »
                  – Anomaly: Uncaught exception Mu.

                  Par malheur, l’histoire omet de raconter si l’étudiant fut illuminé ou bien s’il l’était déjà à l’instant même où il songea à passer un doctorat d’informatique fondamentale*.

                  * Par contre, l’histoire précise bien que le rapport de bug qui s’en suivit fut marqué WontFix par un certain kgoedel. Ce n’est pas dans le privé qu’on verrait ça. »

                  🙂

                  Dans la même thèse, on trouve dans les prolégomènes, exposés succinctement, les principes de la correspondance preuve-programme, principes qui relèvent de la théorie des types. La démarche est analogue à celle qu’utilisa Kant pour dériver le système des catégories des principes de la logique formelle, en particulier la causalité de la forme des jugements hypothétiques, et de ses règles du modus ponens et du modus tollens

                  « La prétendue liberté associée au code source n’est pas une liberté, mais une licence … et je crois que Kant a été une des personne ayant le mieux fait la différence entre liberté et licence. »

                  Oui, il s’agit là de droits originairement acquis si l’on est soit même l’auteur du code, ou acquis par contrat (licence) sinon. J’ai juste dit que je ne signais pas, ou ne faisais pas signer, des contrats qui n’accordent pas ces droits aux signataires. Et comme il s’agit de droits, il détermine l’usage qu’il est permis de faire de sa liberté (c’est très kantien dans les principes). Après, chacun reste libre de procéder autrement, cela je ne l’impose à personne.

                  Quoi qu’il en soit de cette discussion, votre première assertion : « ce qui n’est clairement pas le cas du logiciel libre qui vit à 90% de nos impôts et donc le montage repose entièrement sur des lois socialistes » est fausse, et complètement contraire à la réalité. Le logiciel libre vit à quasi 100% de capitaux privés et de dons (qui sont aussi, au fond, des capitaux privés). Ce serait une grande révolution dans le monde du libre si vous expliquiez aux auteurs qu’ils peuvent aller faire l’aumône auprès de l’État. 😉

                  • Mes chiffres datent un peu (2010 – 5 ans), c’est vrai, mais le secteur public faisait environ 13% des dépenses informatiques en France (30 Md – soit 3,9 Md). Le marché de l’open source faisait environ 1,4% du marché total (450M) et le secteur public avait environ 11% de ses dépenses en Open Source (430M)

                    Les choses ont pu évoluer depuis, mais il y a 5 ans, l’open source « commercial » était pratiquement intégralement payé par nos impôts.

                    (Et je répète, cela n’inclus pas la part de R&D provenant des universités, elle aussi payé par nos impôts)

                    • (ce en quoi vous avez raison, l’open source vit de capitaux privés et de dons, ce que sont nos impôts à la base, même si le terme « don » est un peu inapproprié)

            • Petit complément. Je vous ai dit, que dans le fond, leur quasi-monopole je m’en fous un peu. Je trouve leur pratique malhonnête, mais cela n’engage que moi. Ce que je leur dis, c’est : « show me the code !!! ». Quoique, même avec cela, je n’utiliserai pas leur OS : je le trouve techniquement mauvais pour mon usage.

              • Stéphane Boulots
                12 novembre 2015 at 7 h 24 min

                @Turing : Mais vous pouvez et depuis longtemps … Le seul point est que cet accès n’est pas un droit gratuit automatique et garanti …

                http://www.zdnet.fr/actualites/microsoft-entrouvre-le-code-source-de-windows-au-grand-public-39128029.htm

                On touche le fond du problème : sous quels critères certaines choses devraient être gratuites ?

                Le sophisme socialiste est entièrement basé la dessus : santé, éducation, savoir, logiciel, armée, police …

                • Tu parles d’un accès aux sources :-/ Cela n’a rien à voir avec le libre. Microsoft veut de la main d’œuvre gratuite avec ce système ou quoi ?
                  Le Libre offre :

                  – la liberté d’exécuter le programme comme vous voulez, pour n’importe quel usage (liberté 0) ;
                  – la liberté d’étudier le fonctionnement du programme, et de le modifier pour qu’il effectue vos tâches informatiques comme vous le souhaitez (liberté 1) ; l’accès au code source est une condition nécessaire ;
                  – la liberté de redistribuer des copies, donc d’aider votre voisin (liberté 2) ;
                  – la liberté de distribuer aux autres des copies de vos versions modifiées (liberté 3) ; en faisant cela, vous donnez à toute la communauté une possibilité de profiter de vos changements ; l’accès au code source est une condition nécessaire.

                  Elles sont où les libertés 2 et 3 dans ce cas ? Même la n° 1 ne l’est que sous conditions restreintes ? Pas de dépôts publique comme celui-là.

                  Ce n’est pas un problème de gratuité, libre ne veut pas dire gratuit (j’ai posté hier un message expliquant plus en longueur cette question, il était peut être toujours en attente de modération quand vous avez posté ce matin).

                  Le sophisme socialiste tient dans le fait de faire croire que ces services sont gratuits alors qu’ils sont loin de l’être. La loi de bas de l’économie c’est service contre service, avec monnaie d’échange. Pour les services publiques, ils sont financés par l’impôt : drôle de gratuité. 😉 Je n’ai jamais croisé de contribuable qui m’a soutenu que les impôts qu’il payait n’étaient pas de l’argent qu’il donnait à l’État.
                  Dans le monde du logiciel libre, la monnaie d’échange ce n’est pas l’euro, le dollar… mais le code : on échange du code contre du code. 😉

                  Dans l’ordre des services faussement gratuit, on peut prendre l’exemple de Facebook : voilà un service sur lequel je ne m’inscrirai jamais. Il y a un adage économique qui dit que « si c’est gratuit, c’est que c’est toi le produit ». Pour les utilisateurs, ils sont heureux, ils peuvent communiquer, échanger avec plein de monde et tout cela gratuitement. Pourtant son fondateur est l’une des plus grandes fortunes mondiales : comment fait-il ? Simple ses clients ce sont les publicitaires : il fait tourner des robots qui étudient, analysent, scrutent le comportement de l’utilisateur en le suivant non seulement sur Facebook, mais aussi sur une grande partie de la toile grâce au système de Like. Ensuite il crée de profils clients qu’il revend à des publicitaires et service marketing. Ils sont là les véritables clients de Facebook : l’utilisateur du service, lui, c’est le produit qu’il vend. Le Lay avec son « temps de cerveau disponible » était un petit joueur à côté de Zuckerberg. 😉 TF1 a trouvé son maître : Facebook. Qu’il lui prête allégeance ! 😉

      • Microsoft à parfaitement le droit de passer des accord avec des constructeurs et le clients final n’a rien à dire. Il achète un produit finit point. Quand vous acheté votre voiture vous n’avez pas le choix sur un nombre incalculable d’équipement (y comprit software) et c’est ainsi pour la plupart des objet que nous achetons tout les jours. De plus la demande n’est pas là. sont les horde de consommateur réclamant de choisir leur système d’exploitation? Il y a 30 ans Microsoft n’était qu’un acteur parmit d’autre (et un des plus faible d’ailleurs), une vrai compétition à eu lieu, un vrai vainqueur s’en est dégagé au bénéfice de tous d’ailleurs (qui se soivient des ordis ou des OS périmé ou disparu au bout de 6 mois qui nous obligeait à racheter tous matériel + software et à tout recoder? Windows à été une bénédiction pour le développement informatique. le même schéma se reproduit d’ailleurs tout à fait naturellement pour les smartphone et tablette avec Android.

        • Je n’ai rien a dire sur le principe de pouvoir passer des contrats, de vendre ou d’acheter, et je trouve que Bilou a très bien mené sa barque. Quant au logiciel « windows » il est la copie conforme d’un logiciel antérieur étranger à Microsoft et n’était pas aussi performant (vous en convenez d’ailleurs), mais Microsoft a passé un contrat avec IBM et tous les PC se sont vu équipés de celui-ci, qu’il soit bon ou mauvais, on n’avait pas le choix. Je réside en Thaïlande et presque tous les ordinateurs (portables ou tours) sont livrables sans OS, mais ils sont accompagné de pilotes Windows ou Mac, pour Linux ou autre, dém… dezvous… donc « on » passe à Windows. J’ai installé Mint ou Ubuntu sur l’ordi de quelques amis et ils sont passé de l’un à l’autre sans problèmes et en sont étonnés vu ce que l’entourage en dit.
          Quant à dire que Windows a été une bénédiction pour l’informatique !!! Permettez moi d’avoir de GROS doutes… Bien avant Apple ou Ibm/Pc un Français (JC Bouillot) a inventé l’ordinateur personnel (Alciane) d’aussi bonne facture, mais il n’a pas passé de contrats avec… et les informatitiens de l’époque l’ont raillé… c’est vrai que c’était l’époque des « Remington, Adler, IBM, entre autre » machines que seuls les « PRO » pouvaient savoir utiliser, de là a les « programmer » vous n’y pensez pas !!! Donc pour moi ce n’est pas Windows la bénédiction pour l’informatique mais Apple II, n’en déplaise, et malgré l’orientation déplorable prise par la boite postérieurement. Oui c’est Apple II en libérant ce côté faussement « pro » de l’informatique et en libérant la créativité de chacun… Windows n’a fait que de réemprisonner cette liberté et cette créativité pour longtemps. OK Linux ne fait pas la pige à Windows commercialement, mais techniquement c’est à voir, quand un Windows 7 Pro demande 45 Go pour l’Os + les logiciels de base, Linux se contente de 6 Go (à config logicielle et fonctionnelle équivalante). On me répondra que le Go ne vaut rien actuellement, donc cette différence est dérisoire…. Roulons tous en semi-remorque donc… Ceci dit pourquoi la quasi totalité des gros servers « internet par exemple » tournent-ils sous linux/unix???
          Mais on s’est éloigné du sujet de l’article, c’est bien la démocratie « le pouvoir du peuple » qui fait le pouvoir et la fortune de Bilou, de Windows et de Microsoft, ne lui en déplaise, grace à un contrat des plus « bienvenu » donc non démocratique… Et ça continue… Le vainqueur a-t-il fait bénéficier tout le monde, ne faut-il pas recoder en passant de XP à 7 puis Vista, puis 8, puis 10 ??? Le matériel ne devient-il pas obsolète ?… Ais-je voté, m’a-t-on demandé mon avis ? C’est la démocratie actuelle…

          • Vous ne votez pas pour choisir votre grille pain ou votre appartement, vous choisissez parmi une offre. la démocratie n’a aucun intérêt dans le commerce. la majorité n’a aucun intérêt pour les consommateurs. Il y a d’un coté des gens qui produisent et d’autre qui consomment (la frontière n’est pas étanche) c’est la plus belle des démocratie ou rien ne vous est imposé. Personne ne vous force à acheter un ordinateur avec Windows ou même un ordinateur (je connais plusieurs personnes qui n’ont aucun ordinateurs et s’en portent très bien). dans le passé certain on cru pouvoir soumettre les moyens de production à la démocratie populaire, on sais ce que ça a donné.
            pour finir, entre nous, la réputation de la démocratie est surfaite, le résultat est la plupart du temps très médiocre.

  • Imbu de sa personne et opportuniste comme il le fut de tous temps en dépit de ses apparences de grand modeste, B.G. se prend depuis quelques années pour un Messie enfin descendu sur terre !
    Son jeu précédent – « Fondation B.G. » à teneur d’optimisation fiscale US, eh oui – le fit apparaître aux yeux des crédules comme un homme de haute vertu, ne s’intéressant qu’au bien-être futur des gens pauvres jamais sortis de leur pauvreté … en dépit des discours et déversage publics ONUsiens !

    En remettre une couche de bluff par l’option pour le thème VERT-mainstream n’a rien de surprenant. Se voit-il déjà coiffé d’un Nobel à la suite des ceux d’Al Gore et de B.O. OBman ? Bourse Nobel dont il ferait don du montant à la cognotte de nos hurluberlus anti-tout. Enfin, tout hors ses PC Windows vendus en petits pains etls ceux du miracle !
    Un de mes cousins fort porté sur les croyances attribue ses élans (et ceux de Warren B.) à la dévotion que se doit d’appliquer tout bon religieux … accentués ici par l’encyclique d’un pape-politicien …

  • Personnellement , l’instauration du vote censitaire ne me poserait aucun problème …Donner le droit de vote à des gens qui dépendent totalement des transferts sociaux pour vivre ( hors situation de handicap ) es problématique , car ils ont intérêt au maintien de la situation politique préélectorale …

  • Bill Gates n’a jamais été un visionnaire. Il s’est souvent planté dans ses visions de l’avenir et à dû par la suite « courir » derrière ses concurrents ou les racheter.
    Mais il y a une chose qu’il faut lui reconnaître; il a toujours été un excellent commerçant capable de « fourguer » un OS qui ne fonctionnait pas à une boîte comme IBM…

    Alors méfions nous pour ce qu’il cherche à vendre.

    • D’une manière général on peut constaté que les très bon spécialiste sont tout a fait nulle hors de leur domaine d’expertise d’une part et d’autre part jamais aucun expert n’a su prédire l’avenir dans aucun domaine. la voix est toujours venu de là ou personne ne l’attendait.

  • Bill Gates pense que les gens ordinaires ne sont pas qualifiés pour choisir qui les gouverne.
    C’est plutôt l’inverse ceux sont les gouvernants qui ne sont pas qualifiés pour diriger le peuple.

    Le problème c’est le mode de désignation des gouvernants par l’élection qui n’est pas démocratique, la seule façon en démocratie de désigner les représentants du peuple c’est le tirage au sort.

    C’est un dévoiement de la démocratie que de penser que les individus doivent être gouverné.

    • @arno
       » (…) c’est le tirage au sort. »

      Attention, tout comme le vote électronique, à ne pas créer un système qui puisse être corrompu !

    • « la seule façon en démocratie de désigner les représentants du peuple c’est le tirage au sort. »

      A-t’on déjà essayé quelque part en quelque temps ?

      Car enfin, pourquoi pas ? Les jurés sont bien tirés au sort. Un an de congé sabbatique au frais de l’état, 1 mois de formation, 11 mois de représentation et hop … Retour chez vous.

    • Voyons, ce n’est pas tant le mode de désignation des gouvernants (la démocratie se défend) que l’étendue de leur pouvoir qui importe. Pour être qualifié de « libéral » (décidément je n’aime pas le mot « libertarien ») cela doit aller de « nul » à « minimaliste » et dès « très petit » c’est déjà du socialisme.

    • C’est pas comme si la démocratie n’était pas une autre forme de tyrannie hein…

  • Bill Gates a « commis » 1Mrd US$ à une filière spécifique d’énergie atomique :
    http://terrapower.com/pages/technology

    C’est un homme normal, et il veut s’assurer que son investissement soit rentable.

    Le problème n’est pas tant l’argent – il donne abondamment le sien pour des causes d’une grande générosité, et efficacité. Le problème est l’obligation de réussir, sauf à perdre la face. Un winner ne perd jamais, quitte à faire modifier les règles du jeu pour s’assurer de la victoire. Les principes, cela s’adapte !

  • Et pourtant c’est pas un communiste ni un socialiste comme bien des milliardaires philanthropes Etonnant non ? Bon a part ça cette vaste couillonade de Cop21 ième grand messe, avec ces prophètes, sa bible, sa jeunesse ou « jurgenjugend verts », ces hommes d’affaires, banquiers, financiers, écolos « deep ou soft », la Church of Euthanasie et la VHMET etc Bill Gates le renommé vaccinateur des pauvres sur la planète, oui bon un peu entâché par quelques scandales sanitaires, dans ces pays ou tout est permit aux laboratoires (essais in vivo).

    IL ne va se facher pour autant il est intouchable. On commence à en bouffer de l »écologie, et Corrine Lepage aurait l’intention de faire comme une élue qui voulait faire la chasse aux « je suis pas charlie » les ré éduquer ou les contrôler. C’est inquiétant non ?

  • Bill Gates a lu Stanley Milgram: il sait que son autorité à lui sera reconnue et acceptée même si ses idées sont plus que floues…. carrément fausses.

  • La démocratie pour quoi faire? Nous n’avons pas besoin d’état juste d’un constitition et d’un système judiciaire fiable. A la limite l’état peut servir à défendre la constitution et le système judiciaire.
    Personne ne connait l’avenir, chercher des hommes providentiels chargé de nous sauver d’un futur improbable est stupide.

    • Stéphane Boulots
      11 novembre 2015 at 7 h 40 min

      Oui c’est la bonne question que tout le monde oublie de se poser tellement le dogme de la démocratie semble incontournable : remettre en cause la démocratie, c’est être réac, être facho, être petainiste, royaliste etc…

      Les gens ne peuvent concevoir que la liberté individuelle n’a absolument rien à voir avec la démocratie, elle est même fortement antinomique : ils préfèrent conspuer l’Etat, (alors que l’Etat n’est que la concrétisation de la démocratie) et s’accrocher à des chimères sur une democratie idéale.

    • Laurent: « La démocratie pour quoi faire? Nous n’avons pas besoin d’état juste d’un constitition et d’un système judiciaire fiable. »

      Parce que tout le monde se rue partout et toujours sur les institutions pour les détourner à leurs propre avantage comme en France ou la « démocratie » n’est qu’un mot vide de sens.

      -Le peuple n’a pas voté une seule loi de la 5eme république.
      -L’approbation de la population pour les « représentant-du-peuple » n’a été qu’anecdotique en début de mandat.

      Vous l’avez votre « non-démocratie ». Résultat: 70eme pour la liberté économique.

      Et ils se torchent bien avec la volonté du peuple:

      La dette et les déficits publics, priorités des Français selon un sondage:
      http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/29/la-dette-et-les-deficits-publics-priorites-des-francais-selon-un-sondage_1596136_823448.html

      Un sondage Ifop pour Le Figaro confirme le ras-le-bol fiscal éprouvé par les Français, partisans à 61% d’économies budgétaires, quitte à fermer certains services publics.
      http://www.lefigaro.fr/politique/2013/12/02/01002-20131202ARTFIG00522-les-francais-reclament-moins-de-fonctionnaires.php

      La corrélation entre démocratie et liberté est très forte comme le démontre cet article de contrepoints:
      http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/Libert%C3%A9-et-d%C3%A9mocratie.png
      http://www.contrepoints.org/2013/01/10/110829-premier-indice-liberte-humaine

      • La volonté du peuple n’a aucune légitimité particulière. C’est en s’appuyant sur la volonté du peuple que la plupart des démocratie on mis en place des système de vole organisé qu’on appelle hypocritement redistribution. Non une constitution basée sur le respect des lois naturelle doit constituer la seule base du fonctionnement de la société. Inutile de voté pour savoir si voler, tuer ou oppresser est condamnable ou pas pour le reste laissons les gens libre d’agir entre eux et régler leur problèmes si besoin en passant par des systèmes d’arbitrage et de police privés.

        • Non, la corrélation entre liberté et démocratie est forte…
          http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2013/01/Libert%C3%A9-et-d%C3%A9mocratie.png

          Personne n’a voté le système redistributif en France et la plupart du temps les gouvernants n’avaient PAS l’approbation du peuple. (Par contre celui des corporations et des clients oui)

          Laurent : « si besoin en passant par des systèmes d’arbitrage et de police privés. »

          Un police privée CGT, chouette.

          Les libertariens ont la même attitude envers la démocratie que les socialistes avec le libéralisme : aucun ancrage avec la réalité.

  • Merci de citer cet entretien. Je l’ai cité plusieurs fois dans les commentaires depuis la semaine dernière, mais personne ne semblait relever.
    Il s’agit pourtant de propos particulièrement dérangeants.
    Le texte complet de l’entretien ici sur l’Atlantic: http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2015/11/we-need-an-energy-miracle/407881/

  • Rien d’extraordinaire.

    On appelle cela prendre la grosse tête, le melon, ou la pastèque.

    Cest très répandu.

  • Effectivement il pourrait être tentant et séduisant que le peuple s’en remette aux experts pour décider en connaissance de cause sur des sujets pour lesquels Mme Michu n’a pas d’expertise, c’était déjà le point de vue de Saint Simon. Cette vision était déjà décrié par Frédéric Bastiat au 19ème siècle, depuis, Friedrich Hayek a écrit la route de la servitude et décrit le concept de « Présomption Fatale ». Penser que des experts vont œuvrer pour le bien du peuple est bien la présomption fatale, nous savons tous qu’ils vont s’empresser de rouler pour eux.

  • Les commentaires sont fermés.

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Par Benjamin Faucher. 

En 2019, le Parlement européen a déclaré l’état d’urgence climatique. Il faut dire que les sujets liés à l’environnement ont pris soudainement une ampleur considérable en 2019 : réchauffement climatique, extinction des espèces, effondrement de la société humaine… plus personne ne peut les éviter.

En tant qu’acteurs du débat politique, les libéraux ont évidemment leur rôle à jouer. Pourtant, face à l’ampleur des enjeux, force est de constater que nombre d’entre eux ne sont pas à la hauteur, loin de là.

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Par Damien Conzelmann.

Sur les ondes de France Inter, Olivier Blanchard, ex-chef économiste du FMI, déclarait qu'il n’y a pas à sacrifier la croissance pour éviter le réchauffement climatique :

https://twitter.com/franceinter/status/1407950272060694529

 

Il n’en fallait pas plus pour réveiller et indigner tous les partisans de l’idée de décroissance économique. Les insultes ont fusé. Gilles Raveaud a même parlé de « naufrage intellectuel ». Récemment, la publication d’un brouillon du GIEC a également relancé ... Poursuivre la lecture

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Entretien avec Drieu Godefridi.

Vous avez soutenu dans plusieurs articles récents qu’il faudrait éviter de confondre les dossiers du climat et de l’écologisme, d’une part, et du covid d’autre part. Quels sont, selon vous, ces points de confusion ? 

J’observe une posture intellectuelle fort répandue, parmi nos amis, consistant à considérer covid et climat comme deux aspects d’une même réalité, celle de l’abolition progressive de nos libertés.

La principale porte d’entrée du covid au royaume du climat réside dans le fait qu... Poursuivre la lecture

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