Charles Beigbeder, un conservateur faussement libéral

Le libéralisme ne peut se découper en tranches. Si l’individu est capable de faire des choix dans le domaine économique, il peut les faire dans d’autres domaines.

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Charles Beigbeder, un conservateur faussement libéral

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 2 novembre 2015
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Par Nathalie MP

Charles_Beigbeder-Fondapol- (CC BY-SA 2.0)
Charles_Beigbeder-Fondapol– (CC BY-SA 2.0)

 

Charles Beigbeder a eu la main heureuse lorsqu’il est tombé sur le mot « enracinement » pour donner une meilleure illustration à ses idées. Quoi de plus solide, quoi de plus rassurant que cette certitude de pouvoir compter sur la force tranquille d’un arbre séculaire pour y appuyer nos existences ? C’est en quelque sorte la figure tutélaire d’un père qui nous est proposée, image à l’appui, pour ne pas nous tromper dans nos chemins de vie. Si cette idée est acceptable pendant nos années de formation, elle devient oppressante pour l’homme adulte. Où sont ses choix ? Où est sa responsabilité ? Quand Charles Beigbeder dit « Pour ma part, je préfère me définir comme un libérateur enraciné », ce dernier mot signifiant un ancrage dans une France définie allusivement par un « fonds commun civilisationnel » judéo-chrétien, c’est bel et bien son choix. Et de fait, il utilise le « je ». Mais en aucun cas son choix, qui instaure une frontière philosophique et historique à ce que la France doit être, ne saurait être imposé aux autres. Ce qui ne veut nullement dire que ce ne sera jamais le choix des autres.

Charles Beigbeder commence son opération de déformation et de limitation du libéralisme en disant que le mot en tant que tel est tellement dévoyé qu’il serait préférable de l’abandonner tout à fait. À vrai dire, il contribue lui-même à entretenir la confusion, tant son article est un exemple de détournement par le bas de la tradition libérale. Il fait une distinction, qui n’a pas lieu d’être, entre les libéralismes philosophique, politique et économique, pour rejeter violemment le premier, ou, plus exactement, pour critiquer la définition erronée qu’il a forgée du premier pour mieux le rejeter. Selon lui, le « libéralisme philosophique postule l’équivalence de tous les choix de vie », sans limites ni hiérarchie des valeurs. On comprend sa lecture négative puisqu’il aimerait voir s’imposer en France un certain mode de vie basé sur le « fonds commun civilisationnel » évoqué ci-dessus.

Contrairement à ce qu’il croit, le libéralisme ne revendique pas le moindre relativisme moral. Confiant dans les capacités de réflexion et de création des individus, il laisse à chacun la possibilité de décider pour lui-même, en toute responsabilité, à partir du moment où les droits naturels et inaliénables des individus, à savoir la vie, la liberté et la propriété, sont respectés. Pour le libéralisme, il n’existe qu’un seul agent moral capable de dire le bien et le mal, c’est l’individu. Aucune entité collective, aucun groupe n’a de légitimité à déterminer la morale pour ses membres, l’État moins que tous les autres. Cela ne signifie pas pour autant que la morale n’existe pas. Les droits naturels existent, mieux, ils préexistent à toute idée d’État, ce dernier n’ayant qu’une seule fonction vitale, les faire respecter.

Ainsi, la France pourrait très bien être une nation très solide en se basant sur le respect des droits naturels, sans exiger en plus un fonds commun civilisationnel pour en faire partie. Aujourd’hui, on assiste d’autant plus à une demande d’identité nationale que l’État, censé faire respecter les droits naturels, a abandonné nombre de ses missions régaliennes pour s’occuper de favoriser telle catégorie de citoyens au détriment de telle autre. La position de Charles Beigbeder apparait plus comme une réaction conjoncturelle à un dévoiement de l’État, à la fois présent partout avec partialité sur les fins sociales souhaitables (cigarettes, éoliennes, Éducation nationale, viandes rouges, taxis, Air France etc.) et absent de sa seule vraie mission, celle de faire respecter par tous l’État de droit en France (émeutes des gens du voyage, zones de non-droit en banlieue, laxisme pénal etc.). Non, M. Beigbeder, le libéralisme ne s’attache pas « à détruire l’homme et la nation ». Il voit la nation comme une association d’hommes libres, qui ont tout loisir de s’intéresser à leur héritage historique, philosophique et culturel, selon les choix de leur conscience.

Le libéralisme ne peut se découper en tranches

Avec le mot conscience, nous en arrivons à la branche politique du libéralisme. Charles Beigbeder se dit attaché aux grandes libertés publiques que sont les libertés de la presse, d’expression, de culte, de réunion etc. afin de tenir en respect les tentations de l’État de museler toute opinion dissidente. Et de citer tous les procès (au propre comme au figuré) qui sont faits à Nadine Morano ou Éric Zemmour pour leurs propos ou leurs écrits. On ne saurait être plus d’accord sur ce sujet. C’est pourquoi, en dépit de la cohérence revendiquée par M. Beigbeder à la fin de son article, on s’étonne de lui voir refuser la personnalité morale aux individus comme il le faisait à propos du libéralisme philosophique, pas assez enraciné à son goût dans une conception identitaire de la France.

Le libéralisme économique, à propos duquel Charles Beigbeder vante à juste titre la supériorité du marché pour offrir les meilleurs produits au meilleur prix, souffre du même constat. Pourquoi les individus seraient-ils capables d’entreprendre, de choisir leur activité professionnelle, d’innover et d’échanger, mais par contre seraient inaptes à choisir leurs autres modes de vie, tels que religion, vie de famille, alimentation, temps de travail et temps de loisir etc. ? Exemple typique : pourquoi faudrait-il absolument « sanctuariser le repos dominical, marqueur temporel fondamental de notre civilisation » ? Que Charles Beigbeder se repose tant qu’il veut le dimanche et qu’il en profite pour lire tant qu’il le souhaite des ouvrages philosophiques sur les méfaits du libéralisme ou sur les bienfaits d’un encadrement patronal et patriotique des modes de vie. C’est son choix et personne ne cherche le moins du monde à le contester. Mais de grâce, qu’il laisse ses congénères organiser leur vie à leur convenance. Ils ont aussi une conscience.

Le libéralisme ne peut se découper en tranches. Si l’individu est capable de faire des choix dans le domaine économique, il est aussi capable d’en faire dans les autres domaines. Libéraliser en partie l’économie pour assurer une croissance de la richesse tout en bridant toutes les autres activités humaines n’est pas un libéralisme enraciné, c’est un totalitarisme d’affaires au profit d’une conception de la nation, sans doute rassurante, mais figée et contredite par les évolutions historiques que la France a connues. Le seul terme de judéo-chrétien, qui contient en lui-même deux traditions, montre bien que l’évolution se fait dans l’échange et l’ajout, pas dans la conservation chimiquement pure d’un seul élément initial. Du reste, les traditions juive et chrétienne furent elles-mêmes des traditions de désenracinement, de libération du choix individuel, par rapport aux rites entièrement codifiés des sociétés traditionnelles.

L’enracinement proposé par Charles Beigbeder est en complète opposition avec ses propos sur le libéralisme politique. Il circonscrit la liberté individuelle aux seules activités économiques, lesquelles sont de plus soumises aux règles (repos dominical) civilisationnellement acceptées par M. Beigbeder. Il tend à mettre l’homme au service de l’enrichissement d’une nation définie autoritairement par ce qu’elle est dans l’histoire au jour d’aujourd’hui, en fait même plutôt par ce qu’elle était avant 1960. Qualifier cet enracinement de libérateur est un euphémisme qui ne sert que ceux qui pensent comme lui et qui se sentent assez fort pour ériger un État sur la base de cette conception. Dans ce cas de figure, il y a fort à parier que le libéralisme économique serait très rapidement étouffé par les prétentions « civilisationnelles » de l’État tutélaire et identitaire. À cet égard, les remarques positives (même reformulées) de Charles Beigbeder sur le Front national ne sont pas pour nous rassurer.

En complément de cet article : lire l’analyse plus doctrinale de Damien Theillier


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  • Charles a peur que ses concitoyens, une fois libres de leurs choix sociaux, donnent tort à ses superstitions.

  • C.Beigbeder a du conseiller Arte pour ses doc sur le libéralisme…

  • « Pourquoi les individus seraient-ils capables d’entreprendre, de choisir leur activité professionnelle, d’innover et d’échanger, mais par contre seraient inaptes à choisir leurs autres modes de vie, tels que religion, vie de famille, alimentation, temps de travail et temps de loisir etc. ? » : où avez-vous vu que Beigbeder a dit que les individus étaient inaptes à ces dernières activités?

    L’article me semble faire un faux procès à Beigbeder. L’un des seuls à proposer une vraie libéralisation économique (flat tax, fin du monopole de la Secu, baisse de pus de 20 pts de la dépense publique, flexibilité du marché du travail…) et vous lui crachez à la figure?

    Pas très tacticien, tout ça.

    • – Je ne lui « crache pas à la figure ». Dans son article, que vous avez lu j’imagine, Beigbeder dit qu’il rejette tout « libéralisme philosophique qui s’attache à détruire l’homme et la nation ». Face à de tels propos, je me suis sentie assez libre de ton.
      – Beigbeder cite nommément le repos dominical. Son libéralisme, qui est je pense celui de nombreux Français, veut bien voir des baisses d’impôts et des simplifications réglementaires, mais tout ça bien encadré dans le « fonds civilisationnel » qui lui est cher.
      – Je ne rejette nullement la notion d’héritage, d’autant moins que le nôtre est un chemin continu de reconnaissance des droits individuels et de la responsabilité personnelle. Ce que je critique, c’est que cet héritage de liberté devrait être passé au filtre d’un certain conservatisme bien au-delà des droits naturels, et imposé par en-haut.

      • « Son libéralisme, qui est je pense celui de nombreux Français, veut bien voir des baisses d’impôts et des simplifications réglementaires, mais tout ça bien encadré dans le « fonds civilisationnel » qui lui est cher. »

        C’est déjà pas mal. Et le but est que la France se redresse, pas de s’illusionner, non? Il faut que la prospérité revienne, que la France soit de retour dan le concert des puissances, que les gens arrêtent de se tabasser dans les rues. Et Beigbeder reste l’un des seuls (avec quelques autres comme Fillon, Mariton ou Herlin) à avoir une vision réaliste et intelligente de la situation économique et sociale du pays.

        • Pardon, mais quand on proclame n’avoir aucune hésitation à soutenir le FN (dont le programme est à 0 % libéral, j’ai écrit un article là-dessus, et il est en lien ci-dessus) pour revenir sur ses propos peu après, j’ai des doutes sur la vision réaliste et intelligente.

          • En meme temps ce n’est pas le fn mais les electeurs qu’il cherche à séduire par ce genre de declarations, et ses propositions (celles du pld ) sont à 100 lieues de celles du fn.

            Après, c’est vrai qu’il en dit des bêtises (en particulier qd il place les résultats des urnes au dessus de toutes les lois), mais au final, avec plus de beigbeder parmi les décideurs politiques, la « désocialisation » de la france pourrait débuter.
            En ce sens, les commentaires de « Général » sont assez juste.

            D’ailleurs ne faut-il pas faire plus attention aux propositions/programmes des hommes politiques, qu’à leurs pseudo-discours et commentaires philosophiques ? (Ce n’est pas le même « métier »)

    • Et quel « intérêt tactique » avons-nous à ménager quelqu’un qui se pose en adversaire philosophique du libéralisme ?

      • Quel intérêt? peut-être celui de ne pas passer à côté de la chance extrême d’avoir encore un homme aussi libéral économiquement en France…
        L’économie est, avec la sécurité et l’éducation, l’une des priorités aujourd’hui.

        • Le libéralisme ne se limite pas à l’économie.
          Si Charles Beigbeder, lui, limitait ses commentaires à l’économie, éventuellement…
          Dès lors qu’il se montre un adversaire du libéralisme hors du champ économique, en vertu de quoi les libéraux devraient-ils se taire ?
          Charles Beigbeder n’est pas un libéral, juste un conservateur, voire un réactionnaire pro-business. Pourquoi les libéraux devraient-ils fermer les yeux et faire comme si de rien n’était ?

          • « Charles Beigbeder n’est pas un libéral, juste un conservateur, voire un réactionnaire pro-business. »: quand on veut revenir sur 40 ans de socialisme, on est forcément réactionnaire au sens strict du terme. (D’ailleurs je ne comprends pas pourquoi ce mot fait si peur que ça. On nous barbe avec les « gentils » progressistes et les « méchants » réactionnaires, mais il y a un moment où il faut se sortir la tête de la bien-pensance pour pouvoir dépasser les étiquettes.)

            Et Burke? Etait-il conservateur ou libéral? Car on en fait un penseur libéral, mais il aurait tenu le discours de Beigbeder aujourd’hui. Car il faut bien avouer que les gens ont besoin d’une culture commune, aujourd’hui il y a une perte de sens et d’identité dans la société et certaines personnes le ressentent violemment. Justement car les socialistes ont voulu tirer un trait sur notre civilisation, ses valeurs et notre culture. Les individus ont besoin d’un socle culturel commun (ex: la langue, l’histoire) pour vivre ensemble en paix. Beigbeder ne fait que traduire cette constatation.

            Alors est-il libéral à 100, à 200 ou à 50%? Je ne sais pas, je n’ai pas envie de le savoir, pour moi c’est un libéral conservateur, pour vous ce sera un « réac » ou juste un conservateur. Mais l’important n’est pas là. Il est de savoir ce que propose la personne, non pas de connaître l’étiquette qu’on lui accole. Et Beigbeder dit plus de choses intéressantes que les autres, c’est ce que je constate.

            • Le terme réactionnaire ne fait pas plus peur que celui de progressiste : il s’agit de deux formes différentes de constructivisme ; le dernier élabore une société sur un futur fantasmé alors que le premier le fait sur un passé fantasmé.

              Sinon, non, les gens n’ont pas besoin d’une culture commune. Et la perte de d’identité et de sens dans la société, on s’en moque : comme disait Thatcher, la société, ça n’existe pas. Il n’existe que des individus qui se trouvent des intérêts communs et qui ont des droits naturels à défendre.

              Alors, vous aimez un réactionnaire ou un conservateur, libre à vous. Permettez que les libéraux ne goûtent guère le discours d’un adversaire de la liberté dès lors que celle-ci sort du champ économique.

              • La culture n’est pas un mot creux, elle désigne la langue, les coutumes, l’histoire, les mentalités et les visions que peuvent avoir en commun des individus, qui s’associeront sur la base de cette culture pour former une nation. Vous n’allez tout de même pas nier le fait qu’une histoire ou une langue communes rapprochent naturellement les gens. Vous-mêmes avez du grandir dans un milieu culturel spécifique, qui vous a procuré une éducation fondée sur des caractères que vous ne pourrez forcément retrouver ailleurs. Si vous étiez né en Inde, vous auriez une vision complétement différente de celle que vous avez aujourd’hui, pour la simple raison que la culture façonne l’individu, inconsciemment ou non, au travers de sa famille, de son origine géographique, de son éducation.

                Donc non, ce n’est pas du collectivisme, c’est une observation toute simple: voyagez aux Etats-Unis, en Allemagne, en Russie, au Japon, en Afrique, vous verrez que la culture a une importance capitale dans les relations entre les personnes et dans leur mentalité, dans leur vision qu’elles ont du monde.

                De plus, l’exemple de Thatcher me fait rire: la société n’existait peut-être pas pour elle, mais la nation, si. Ne s’est-elle pas présentée comme la grande protectrice de la souveraineté nationale britannique?

                • Bien évidemment que culture n’est pas un mot creux. Par contre, « culture commune » l’est bien. Les individus naissent dans un entourage spécifique qui, bien sûr, aura une influence sur leur développement. Mais il ne sont pas condamnés à n’être formaté que par cette influence. La culture est affaire individuelle et nul n’a besoin d’une « culture commune ».

                  Quant à la société, non, elle n’existe pas. Existe seulement des individus qui vivent en société.

                  • Vous me faites peur José…

                    A la fois vous êtes un radical intello libéral sans concession.

                    Vous apparaissez comme l’archétype du libéral. Celui que détruis le socialisme en un clin d’œil à la télé tout les soir….

                    Ce n’est pas du pragmatisme. Nous ne sommes pas dans un salon à disserter sur la nature humaine, vous êtes dans la vraie vie.

                    • Tout à fait, nous sommes dans la vraie vie. Et dans la vraie vie, je ne vois pas comment un libéral pourrait défendre l’idée que les individus doivent se conformer à une pseudo « culture commune » et abandonner l’idée que tout individu a le droit de poursuivre son développement personnel selon la voie qu’il désire emprunter dans sa recherche du bonheur.

                      Si vous croyez que le pragmatisme consiste à faire entrer de force des chevilles carrées dans des trous ronds…

          • Je suis d’accord avec vous.

          • En dehors de contrepoint le terme libéral est synonyme de « Connard » désolé d’être direct et j’espère que cela passera la modération car mon propos n’est pas d’être insultant.

            La réflexion de Général est judicieuse. C’est peut-être un des rares homme politique qui a presse a être proche du libéralisme.

            Je pense être capable de garder mes grandiloquente opinion philosophicopolitcointellectuelles au placard le temps qu’un mec un peu plus libéral que le trio Hollande/Sarko/lepen fasse quelque chose.

        • Oh je suis bien plus libéral économiquement qui lui.

  • Le cercle des vrais libéraux se réduit à vue d’oeil. Bientôt, il ne restera plus que Sorman.

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