Quand Paris et Montréal font fuir

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Quand Paris et Montréal font fuir

Publié le 23 octobre 2015
- A +

Par Michel Kelly-Gagnon.
Un article de l’Institut économique de Montréal

imgscan contrepoints 346 terre d'exilLes jeunes Français quittent leur pays en masse. Le nombre d’expatriés français a augmenté de 27,5% depuis 2006, pour atteindre 204 000 en 2013.

Un sondage révèle que 55% de ceux qui sont partis ne s’ennuient aucunement, même que 42% d’entre eux trouvent l’idée de revenir en France « inquiétante » !

La raison de cet exode ? Des impôts élevés, un chômage élevé, et un climat défavorable à l’entrepreneuriat.

Je ne peux m’empêcher de faire un lien avec cette étude qui vient de sortir, et qui nous apprend que Montréal affiche la pire performance canadienne lorsqu’il s’agit de soutenir le démarrage et la croissance des entreprises de son territoire.

Qu’est-ce qui explique cette situation chez nous ? Des taxes élevées et trop de « red tape », ou lourdeur bureaucratique, coûteuse en temps et en argent pour les commerçants. Les taxes foncières des entreprises sont quatre fois plus élevées que les taxes foncières résidentielles, et 70 % des revenus de la ville proviennent des taxes foncières.

Avec pour résultat que Montréal se retrouve 121ème sur 121 villes pour l’entrepreneuriat.

C’est un problème qui devrait nous préoccuper. Car l’émigration et la fuite des cerveaux sont un frein sur le pays, ou la ville, que les gens quittent, mais une manne économique pour le pays qui les reçoit. En France, les jeunes esprits entrepreneuriaux, qui y auraient créé des entreprises s’il y régnait un environnement fiscal moins punitif, préfèrent s’établir à l’étranger.

D’ailleurs les startups en France ont de plus en plus de difficulté à recruter une main-d’œuvre spécialisée. Il y a quelques mois, un groupe de jeunes entreprises françaises de haute technologie a lancé une campagne fortement médiatisée, exhortant les expatriés hautement qualifiés à rentrer chez eux. Un site web a même été créé pour des offres d’emploi. Jusqu’ici, l’initiative n’a pas convaincu un seul expatrié de rrevenir au bercail…

Cette réalité française, ainsi que la piètre performance de Montréal sur la scène canadienne, devrait servir d’avertissement, et susciter chez nous un changement dans les politiques publiques comme la taxation ou la réglementation.

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  • Décidément le monde francophone a un sérieux problème avec la liberté économique, c’est comme si c’était engrainé dans la langue française..

    • je pense la même chose , notre langue EST notre handicap , elle n’est pas adapté au concret et est entièrement dédiée à l’abstrait , la poésie , l’émotion, c’est une langue de bisounours

      • La France a été libérale avant de sombrer dans le socialisme, c’est ce qui a fait sa richesse. Donc non, le libéralisme est compatible avec le français.
        Par contre, le socialisme est particulièrement à la mode dans toute intelligentsia francophone, ce qui doit jouer.

      • Non! La langue n’est pas le handicap, l’unilinguisme, si!

        Croire qu’en parlant Français, ce sera un critère de supériorité, c’est se tromper de siècle, évidemment. Mais dès l’enfance, on vous dit que c’est la plus belle langue du monde, ailleurs, ce complexe chauvin de supériorité n’existe pas.

        Ce sont les polyglottes qu’on admire. Au bac, un de mes enfants parlait 4 langues, sans difficulté, l’autre 5, et la famille est francophone, mais on n’en a jamais fait un fromage!

  • Quand on donne le pouvoir à des « parleurs professionnels » formés à l’ENA, qui se vantent, avant d’être élus présidents, de n’avoir jamais travaillé de leur vie, et se permettent de dire qu’il n’aiment pas les riches gagnant plus de 4 000€/mois, que voulez-vous qu’on fasse en France?

    Faut-il aussi parler d’un fonctionnariat pléthorique mais votant bien, des inspecteurs du travail omnipotents qui annoncent clairement leur volonté de « bouffer de l’entreprise » et se permettent de juger du bon fonctionnement de l’entreprise s’il n’est pas du modèle Scop ou collectiviste, et l’assoment de taxes ou redressements fiscaux ou sociaux fantaisistes ou id&ologiques qui mettront 10 ans a être jugés en cas de contestation, mais immédiatement appliqués par le fisc, alors dites-moi, quel est le jeune qui peut accepter ça?

    RIP la France.

  • John Paul Verlaine
    23 octobre 2015 at 15 h 16 min

    pays de loosers

  • Notre langue n’est pas un handicap,notre mentalité l’est. Les Anglo saxons (et le contraste est saisissant au Canada pour avoir vécu au Quebec et en Alberta) sont culturellement très différents de nous et notamment par rapport au travail et à l’argent. Ne pas toujours considérer le travail comme une aliénation et se faire de l’argent comme un besoin honteux ça fait toute la différence.

    Je préfère vivre dans une cabane en bois infestée de putois enragés que de retourner en France. Et c’est très dur de se dire qu’on quitte un pays où sa famille est là depuis des siècles pour un autre où tout est à faire. Et c’est aussi très dur de lire et d’entendre des gens nous traiter comme des traîtres ou des lâches. On se sent un peu huguenot.

  • Suisse, Belgique Québec Afrique francophone… A croire que ca vient de la langue

  • La France exporte ses bac+5 et importe des bacs-10.
    Et ce n’est pas un problème de langue puisque les nouveaux arrivés ne parlent ni l’anglais ni le francais.
    Ils parlent juste le RSA ou le CMU.

  • Les commentaires sont fermés.

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