Fonctionnaires : Les absents ont tort. Les présents ont une prime !

Les fonctionnaires sont-ils si paresseux qu’il faille les payer davantage pour qu’ils se rendent à leur travail ?

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Fonctionnaires : Les absents ont tort. Les présents ont une prime !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 octobre 2015
- A +

Par Baptiste Créteur.

Pour lutter contre l’absentéisme dans la fonction publique, certains fonctionnaires sont désormais payés pour aller au travail. Comme beaucoup de gens qui, me direz-vous, touchent chaque mois leur salaire. À une différence près. En plus de leur salaire, certains fonctionnaires perçoivent des « primes de présentéisme » : une prime qui récompense, en plus d’avoir un travail, le fait de s’y rendre.

C’est ainsi que le maire de Florensac veut lutter contre l’absentéisme, un fléau qui frappe étrangement la fonction publique. En offrant 600 euros par an aux bons élèves, le maire de Florensac peut se targuer d’un taux d’absentéisme 3 fois inférieur à la moyenne nationale des mairies (3,8% contre 11,7%). Son expérience n’a pas seulement le mérite d’indiquer que l’absentéisme moyen dans les mairies devrait être à 3,8%, ou que l’on pourrait ainsi faire économiser au contribuable 8% de la masse salariale des mairies. Elle vient corroborer d’autres études menées sur cette espèce particulière de salarié qu’est le fonctionnaire.

Le fonctionnaire bénéficie de l’emploi à vie et d’une progression automatique. Il bénéficie d’un régime spécial et particulièrement avantageux de protection sociale. Et son travail consiste à remplir des missions que l’État s’est arrogées, à juste titre ou non. Bien que son comportement au travail soit en bien des points différent de celui du salarié du privé, le fonctionnaire est un cobaye tout indiqué pour les expériences sociales : le fonctionnaire ne risque absolument rien, et peut donc à peu près tout se permettre.

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Il ne faudrait pas tomber dans le piège de la généralisation. S’il était nécessaire de le rappeler, c’est maintenant chose faite : certains fonctionnaires sont des personnes dévouées qui font très bien leur travail. Certaines professions ne sont d’ailleurs accessibles qu’en devenant fonctionnaire. Et après tout, on voit mal pourquoi quiconque se priverait des conditions de travail avantageuses offertes par la fonction publique, ce qui ne nécessite en rien d’être un tire-au-flanc. Le problème, c’est que tous les bons fonctionnaires en prennent pour leur grade quand les mauvais fonctionnaires tombent dans les pièges tendus par des scientifiques sournois et tordus.

En 2012, ces expérimentateurs fous ont instauré un jour de carence pour les fonctionnaires, sachant que dans le privé, il y en a 3. Pour mesurer l’assiduité des fonctionnaires, le premier jour d’absence pour cause de maladie n’était plus remboursé. Et les mauvais fonctionnaires sont bien sûr tombés dans le panneau : ils ont modifié leur comportement, démontrant ainsi que jusqu’alors, ils se moquaient du monde. L’absentéisme avait diminué de 43% dans la fonction publique territoriale et 40% dans la fonction publique hospitalière.

On pourrait bien sûr penser que de telles mesures, conçues pour quantifier les abus dans la fonction publique, seraient ensuite utilisées par les responsables de l’État pour assurer la meilleure gestion des affaires publiques et redorer le blason des fonctionnaires vertueux. Mais ce n’est étrangement pas le cas : le jour de carence a été supprimé, pour des raisons qui échappent à nombre de contribuables. Et les primes de présence sont présentées comme un outil de lutte contre l’absentéisme, comme si les fonctionnaires étaient des gens si paresseux qu’il faut les payer davantage pour qu’en plus d’avoir un travail, ils s’y rendent.

C’est évidemment le citoyen qui est perdant, souffrant de ces absences lorsqu’il a besoin des services de l’État et parce qu’il les finance. Mais il faudrait être bien naïf pour penser que l’État est au service des citoyens, n’est-ce pas ?

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  • bah , cela prouve qu’un fonctionnaire ne travaille pas pour nous mais pour lui même, pour l’argent , comme nous ..en conséquence , supprimons le statut des fonctionnaires ,il empêche les fonctionnaires d’être des animaux intéressés comme les autres , des animaux libres !

  • Le statut des fonctionnaires ne bougera jamais, on y touche un cheveu on se retrouve avec des milliers de personnes dans la rue. Je ne parlerai pas des syndicats, je tiens à rester poli.
    Même si certains pensent que ce statut est totalement disproportionné compte tenu de la situation du pays, personne n’aura le courage de s’y attaquer. Ou alors se préparer à assumer une défaite électorale aux élections suivantes.
    Je comprend bien qu’un bon nombre de ces personnes sont dévouées à leur travail mais cet article montre aussi qu’un bon nombre se fout du monde et se croit en colonies de vacances alors que certains galèrent pour trouver un travail.

    • la moitié (au bas mot) des fonctionnaires ne servent à rien ou pire entravent la vie et le travail des français qu’ils soient dévoué ou non. A la limite ceux qui sont dévoués font plus de mal que les absents. j’ai toujours pensé que l’un dans l’autre nous serions tous gagnant à payer les fonctionnaires à ne rien faire…

  • Cela ne concerne que certains Fonctionnaires territoriaux, arrêtez de faire des amalgames et de mettre tous les fonctionnaires dans le même panier

  • Vous savez combien de personnes en France travaillent dans la fonction publique ?

    Réponse : oh environ un sur dix.

    Au delà de la blague, il est certain qu’une partie des fonctionnaires essaient de faire correctement leur boulot. Et ils sont évidemment très mal vus par leurs collègues. Il faut absolument cesser de considérer que la fonction publique est un laboratoire de test du collectivisme. Il fait précisément la démonstration que cela nous mène au mur en particulier dans les collectivités locales et à la SNCF. Tout le monde le sait mais une partie de la population – outre les intéressés – défend le principe par idéologie, en fermant les yeux sur l’évidence.

    • 1 français sur 10 mais bien plus si on rapporte le chiffre à la population active…. On est alors dans du 1 pour 5/6 de mémoire.

      • Non, la blague c’est que 1 fonctionnaire sur 10 travaille, plus ou moins. Après c’est sûr ils sont TRRRRESSS nombreux.

        Quand on pense à Karl Marx qui disait que la France « ployait sous le poids de 500 000 fonctionnaires » (sous Napoléon Ier, quand il y avait en gros 30 millions de français), que dirait aujourd’hui le barbu préféré (après le Ché et le père Noël) des fonctionnaires ???

  • « Certains fonctionnaires sont des personnes dévouées qui font très bien leur travail »

    MERCI

    • dévoué : être plein de zèle, ne pas hésiter à rendre service (définition du Larousse).

      Je n’ai pas cru remarquer que les agents des services publics, qui sont sensés nous servir, soit pléthore dans ce cas.

      Pour être mal reçu, très souvent, ils savent faire. Je crois que nombre d’entre eux n’ont pas compris qu’ils étaient au service des citoyens et non l’inverse. Sauf erreur, on les paie pour cela, avec nos impôts. Alors de là les payer pour leur éviter l’absentéisme, on est au royaume du roi Ubu.

      • Les gros cons sont toujours mal reçus, où qu’ils aillent 🙂

        • Quand il s’agit d’une entreprise qu’on a créée de ses mains, et qui peut faire faillite, le client, soit-il un gros con (et d’ailleurs qui en décide ? Il y a une attestation délivrée par un service de l’Etat ?), est néanmoins bien reçu. Et, miracle, le simple fait d’être bien reçu réduit considérablement le nombre de de gens qui se comportent en gros cons…

        • Dans le commerce, même les gros cons sont bien reçu car étonnamment, ces gros cons sont également des clients qui vous font vivre…

        • Quelle classe ! Vous honorez vraiment la caste des fonctionnaires. Je ne sais pas si vous en faites partie mais en tout cas, bonjour le niveau.

          En répondant ainsi vous confirmerz mon propos, voire même le renforcez et votre employeur ne peut qu’être fier d’avoir un tel collaborateur.

          Bravo !

  • il y a beaucoup trop de fonctionnaires en France, on pourrait privatiser la SNCF, la Poste, Pôle emploi, la RATP, la CPAM etc…
    Il n’est pas normal que ces personnes aient un statut d’emploi à vie avec une retraite nettement plus intéressante sur le dos des salariés du privé soumis, eux, à un stress de plus en plus important.

    • Privatiser ces usines à gaz réservoirs à feignasses ne serait pas plus mal pour l’efficacité et la compétitivité de l’ensemble, mais d’un autre côté réclamer justice par pure jalousie, bof.

      • ça n’est pas de la jalousie, voyez plutôt ça comme lorsque vous êtes client. On vous vends une twingo pour le prix d’une Ferrari et vous trouvez ça normal? la SNCF serait une entreprise normal elle aurait fait faillite depuis des lustres…

  • L’auteur de cet article a-t-il 3 jours de carences en cas d’absence ?

    C’est une question sincère.
    Personnellement, j’ai travaillé 10 ans dans le privé (pme) et je n’ai jamais eu de jours de carence. Je ne sais qui payait, je ne connaissais même pas cette règle…

    • Je ne sais qui payait, je ne connaissais même pas cette règle…

      Et vous trouvez cela normal ❓

    • @claire vous avez de la chance et êtes bien ignare, mais c est une bonne chose de le dire publiquement.

      • Moins ignare dans d’autres domaines, je vous rassure… Mais pour les jours de carence, je n’ai pas eu la réponse de l’auteur de l’article. Je citais mon propre cas, pour faire ressortir que dans le privé, il n’y a peut être pas tant de salariés que cela qui les subissent…(aucune idée de la proportion, mais j’ai travaillé dans 3 entreprises différentes, et jamais eu de jours de carence).
        Et pour vous dire ce que j’en pense dans le public, où je travaille maintenant, et bien, je suis pour. Simplement parcequ’on en a vu l’efficacité, et que je me sens concernée par l’intérêt général.

        • il n’y a peut être pas tant de salariés que cela qui les subissent…

          il y a peut être tant d’entreprises qui les subissent…

    • Certaines entreprises sont généreuses avec leur employés (incroyable non, pour des vilain patron mangeur d’enfants communistes…) ou bien souscrivent des complémentaires santé qui compensent les jours de carences LEGALES. Mais si vous êtes en CDD par exemple et bien croyez moi il ne faut vraiment pas tomber malade ou pas trop longtemps…

    • Je suis un travailleur des temps moderne et cumul plusieurs statuts.

      Dans ma partie indépendante, les jours de carences je ne sais pas c’est quoi. SI je ne travaille pas c’est des peaux de bananes que je mange.
      Encore heureux, je suis un professionnel consciencieux et strictement honnête ce qui fait que mes jours d’absences ( 2 par an grand max, souvent 0 et soit à cause d’une maladie, soit a cause des RATPistes ) sont acceptés par les gens qui m’emploient. Entre gens civilisés on se comprend.

      Voulez-vous que je vous raconte ce que je vois par ailleurs dans le côté obscur du monde du travail au service de l’état ou de la nation ?
      Franchement, je vous en écrirai un roman….

      • Les jours de carence ne s’appliquent qu’aux absences pour raisons de santé.

        Etant à mon compte, tous mes jours d’absence sont pour ma pomme…

    • Chère Claire, si un patron du privé paye les jours de carence, c’est son problème. Cela ne nous regarde pas. En revanche, les jours non travaillés dans le public (enfin, les jours de non présence, pour être précis) nous sont facturés plein pot.

      Finalement, peu importe les règles, peu importe les jours d’absence à foison, tant qu’on ne nous demande pas de payer. Est-ce plus clair comme ça ?

  • Dans ma réponse où je débute par « quelle classe…. » je m’adresse bien entendu à SFAD.

  • On pourrait encore améliorer le système par une incitatation complémentaire : une prime ++ pour les présents … qui travaillent.

  • il faut se renseigner un petit peu…
    Ce système de prime existe aussi dans le privée… où il est autant efficace …
    Pour le jour de carence, ce que ne disent pas les rapports c’est que si le nombre d’arrêt d’une journée à bien baissé, celui des arrêt de plus de 3 jours a, lui, explosé…
    En effet, si je suis arrêté une semaine, pourquoi revenir bosser au bout de 2 ou 3 jours si tout va bien si on ne me paie pas.

  • de mémoire de nombreux pays vous font cumuler des jours malade sur le même modèle que les congés payees et franchement, ça nous arrêterait tous les comptes d apothicaires des feignasses qui sévissent en France. en 15 ans de travail, je n’ai pose qu’un arrêt maladie pour une opération (et encore, le doc ne m’avait prévenu avant que j’allais avoir un arret). mais bon, je bosse dans le commerce et s’arrêter c’est plutôt mal vu.

    • C’est surtout mal vu là où il y a effectivement un travail qui doit être fourni, quand les absences pour maladie imaginaire se multiplient et qu’il faut organiser des remplacements au pied levé. D’autre part le fait de risquer à tout moment d’être licencié en faveur de quelqu’un de plus fiable constitue aussi une motivation supplémentaire qui est à peu près inconnue du service publique.

      • qui est TOTALEMENT inconnue du service public…

      • Sauf que n’oubliez pas que l’état est aussi le plus gros employeur de précaires de France. Et pour certains, dans des conditions assez ignobles et qui vaudrait à un employeur privée de multiples remontrances.

        • Les prisonniers qui travaillent sont payés entre 20 et 45 % du smic. Le code du travail s’arrête à l’entrée de la prison. Oh wait : les prisonniers ne votent pas, alors on s’en fout.

  • Pour être fonctionnaire, il faut vraiment pas pouvoir faire autre chose dans la vie.

  • Je pratque ce genre de prime depuis au moins 15 ans dans mon entreprise et dés le 1er mois plein l’absenteisme des employés est passé de 18 jours par mois (65 salariers) à 4 jours!!!! J’ai même vu des gents venir au travail malade car il ne voulaient rien perdre de leur prime et je les aient renvoyé chez eux en souvent les assurants de ne pas toucher à leur prime car oui ont peut être majade et cela est trés souvent hors de votre volonté mais juste ou pas….ça marche!!!!!

    • 18 jours par mois 🙂 wouah c’est tranquille chez vous…. même 4 jours par mois cela me semble énorme.

    • L’effet pervers c’est qu’on va travailler avec sa grippe pour toucher sa prime, et on contamine tout les collègues. Sachant qu’une grippe peut être mortelle, on est donc prêt à tuer pour quelques Euros. Ça fait rêver, comme société.

  • Si nous n’avions pas notre-chère-Sécu-que-le-monde-entier-nous-envie mais des mutuelles privées, outre le fait que ce serait sans doute moins cher et plus efficace cela règlerait aussi toutes ces questions. A chacun sa couverture (dont celle des arrêts et absences diverses) en fonction de ses souhaits et du contrat signé.

  • Je ne comprends plus rien.

    Maintenant on paye les fonctionnaires même s’ils ne viennent pas travailler? Jé croyais que c’était un service public gratuit…

    Voila qui me donne des idées, et si on fusionnait Pole Emploi et Fonction Publique, ça ne changerait donc rien, et il n’y aurait plus de chômeurs… Allo François? j’ai trouvé comment inverser la courbe…

    Et notre Sécu, que tout le monde nous envie, pourquoi personne ne l’adopte? Comme notre « modèle social » d’ailleurs, c’est pas normal.

    Et supprimer la fonction publique, c’est pas possible, il n’y aurait plus de PS. Et la MNEF, enfin sa rempli!ante, qui s’en occuperait?

    Bref, notre modèle social est tellement bon que personne n’en veut dans le monde. Nous, français, avons raison contre le monde entier. on est vraiment les meilleurs.

  • On voit que certains fonctionnaires sont traités comme des enfants : s’ils viennent au boulot, ils auront des bonbons.

    M’est avis que que même ceux qui sèchent touchent quand même leur prime, clientélisme électoral oblige.

  • Le truc terrible avec les fonctionnaires c’est que même ceux qui sont « dévoués » et « travailleurs » sont plongés dans une telle ambiance de non-travail qu’ils ne réalisent même pas qu’en fait il n’y a pas grand monde dans le « privé » (secteur concurrentiel, en fait) qui travaille aussi peu qu’eux…. les jours où nos fonctionnaires travailleurs sont « charrette ».

    Mettez un fonctionnaire lambda à un poste lambda du privé et deux jours après il hurle à l’exploitation, explique que c’est invivable, et derechef, pose un « congé maladie » pour se remettre.

    Ça ne s’applique pas à la haute fonction publique, qui, elle, bosse (presque) autant que les managers du privé, juste de façon totalement improductive (contre-productive pourrait-on dire, vu qu’ils dressent généralement des obstacles à la productivité des autres).

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