Sécurité routière : halte au délire répressif !

Journée de la sécurité routière : une mesure répressive par semaine contre les conducteurs !

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Sécurité routière : halte au délire répressif !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 octobre 2015
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Un communiqué de la Ligue de défense des conducteurs.

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Le gouvernement vient d’annoncer 22 nouvelles mesures qui, sous couvert de lutte contre la mortalité routière, ne font que renforcer le délire répressif qui pèse sur les conducteurs, sans permettre de faire diminuer le nombre de morts sur les routes. Pour dire « stop » à cette répression délirante, et à l’occasion de la Journée nationale de la sécurité routière, prévue ce mardi 13 octobre, la Ligue de Défense des Conducteurs lance sa Déclaration pour la refondation de la sécurité routière.

La Journée nationale de la sécurité routière est une nouvelle occasion de mettre le gouvernement face à ses responsabilités en matière de mortalité routière. Alors que 40 % des accidents mortels  restent liés aux infrastructures, et avant même de s’interroger sur les causes véritables de la hausse de la mortalité routière – rappelons que les pouvoirs publics admettent eux-mêmes qu’ils ignorent toujours la cause de 37 % des accidents ! – le gouvernement refuse encore et toujours d’assumer ses responsabilités en matière de sécurité sur les routes, et reste figé dans une obsession répressive et anti-vitesse totalement contre-productive.

Répression routière : une mesure par semaine contre les conducteurs !

Les 22 nouvelles mesures annoncées le 2 octobre dernier viennent s’ajouter aux 26 mesures datées du mois de janvier dernier, soit un total de 48 mesures en moins d’un an… c’est-à-dire près d’une nouvelle mesure par semaine contre les conducteurs !

Pour justifier une telle débauche répressive, le gouvernement se contente d’évoquer un « relâchement » des conducteurs. « Mais de quel relâchement parle-t-on ? L’an dernier, la vitesse moyenne a augmenté de 1 %… Quand on sait que le budget de l’État consacré aux routes a diminué de 50 % entre 2008 et 2013, on peut se demander de quel côté est le relâchement ! », souligne Christiane Bayard, secrétaire générale de la Ligue de Défense des Conducteurs.

Mettre en accusation les conducteurs permet au gouvernement de poursuivre et d’amplifier sa politique jusqu’au délire répressif, avec un arsenal de nouvelles mesures visant à un seul objectif : taxer toujours plus le conducteur.

Parmi celles-ci, on peut relever l’installation de 500 nouveaux radars, alors que l’on sait maintenant pertinemment que ceux-ci ne permettent pas de sauver des vies, comme l’a démontré à de nombreuses reprises la Ligue de Défense des Conducteurs.

La politique du leurre, pour mieux masquer la détérioration du réseau routier

Le gouvernement prévoit aussi la mise en place de drones pour surveiller les moindres faits et gestes des conducteurs. Outre son caractère profondément liberticide, cette mesure apparaît bien illusoire, sachant que le réseau routier français compte pas moins de 590 000 kilomètres.

Parmi les autres mesures, la mise en place de 10 000 leurres : là encore, la Ligue de Défense des Conducteurs dénonce une mesure qui ne fait que brouiller les cartes et piéger les conducteurs, au lieu d’apporter de vraies solutions en matière de sécurité routière. « Le budget consacré à ces 10 000 leurres aurait été autrement mieux employé pour la réparation de tronçons de route notoirement dangereux » déplore Christiane Bayard.

Quant au recours à des sociétés privées pour augmenter l’utilisation des radars mobiles, installés dans des véhicules banalisés, il symbolise la course effrénée au rendement qu’est devenue la politique de « sécurité routière » française. Cette mesure n’aura pour seul effet que de faire encore exploser le nombre de PV et de retraits de points, pénalisant toujours plus l’ensemble des conducteurs qui n’ont pas une conduite dangereuse.

La Ligue de Défense des Conducteurs, fermement opposée aux dérives de ce délire répressif, organise la mobilisation pour lutter contre ces nouvelles mesures insupportables. Elle invite les conducteurs responsables à signer sa déclaration pour la refondation de la sécurité routière, pour enfin revenir à une politique vraiment destinée à sauver des vies sur les routes. Cette refondation passe avant tout par une première mesure symbolique mais impérative : la sortie de la sécurité routière du champ du ministère de l’Intérieur.

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  • les morts sur les routes ,  » ils  » s’en foutent ; ce qui les intérresse , c’est l’argent qui peut être tirés des conducteurs , ni plus ni moins…..

    • Exact. A Bruxelles, le long tunnel Léopold II, voie de pénétration importante dans la ville : l’institut belge pour la sécurité routière dit que 70 km/h y est la vitesse la plus adaptée tant pour ce qui concerne la sécurité que pour la fluidité du trafic. Ah bah non, les politocards bruxellois ont limité la vitesse à 50 km/h. Comme ce tunnel présente un dénivelé important, puisqu’il passe sous un canal, il est tout simplement impossible de respecter la vitesse obligatoire sur tout le parcours, à moins de donner des coups de frein répétés. Alors, de temps à autre, durant les heures de bureau, un radar y est placé, question de remplir le tableau de chasse des policiers locaux et faire rentrer de l’argent. Pas trop longtemps : le Parquet ne pourrait suivre si l’on flashait une journée entière. Mais évidemment, jamais vu le moindre radar là lorsque, la nuit venue, certains cinglés confondent cette voie de circulation avec un autodrome, et y circulent à plus de 100 à l’heure.

  • savez vous que toute cette répression ne s’adresse qu’a un seul type d’automobiliste , le chauffard ?
    l’automobiliste ‘normal’ n’en a rien a faire a part , peut être, les radars mais ce n’est pas un soucis avec les gps équipés d’alerte excès de vitesse ou les véhicules équipés de limiteur de vitesse .

    • La diminution des vitesses, sous couvert de la répression contre les chauffards, concerne tout le monde.

    • Chauffard, 4 km/h au dessus d’une limitation ? moi j’appelle ça un chauffeur, pas un chauffard…

      • 4km/h , j’appelle ça une fausse info puisqu’il faut y ajouter le % d’incertitude et 60km/h ce n’est pas 50km/h , vitesse..maximum et qui peut le plus peut le moins , uniquement une histoire de volonté sans influence sur le temps de trajet moyen de 20 à 30 en ville , 80 sur route et 120 sur autoroute mais fait perdre des points et de l’argent , libre a vous de faire ce qui est bon pour vous.
        bien entendu tout ça n’a aucune influence sur la sécurité mais , faut bien des règles et des limites pour dissuader de mauvais conducteurs de jouer les Fangio !

        • « il faut y ajouter le % d’incertitude »

          A ce propos je viens de subir une expérience intéressante: surpris à 91km/h (vitesse réelle confirmée par mon log GPS) dans une section d’autoroute limitée à 90, j’ai reçu un PV (le premier de ma longue vie de 700000km).
          Ce PV indique vitesse mesurée 96, retenue 91.

          Les radars doppler sont bien plus précis que 5% mais on a droit à 5% de bénéfice du doute.
          Je suis convaincu qu’ils ont bien mesuré 91 et ajouté 5 pour atteindre les 96 permettant de me sanctionner.

          Certes je suis bien coupable d’excès de vitesse, mais eux sont coupables de falsification.

          • 91…c’est un excès de vitesse , où est le problème , ton compteur t’indiquait sans doute 95 ..quand au GPS..c’est une vitesse moyenne calculée sur plusieurs secondes et dépendant de la configuration de la route …ce n’est pas la vitesse réelle vu par un radar

            • Bon jour,
              Vous ne pouvez pas le savoir mais je m’y connais mieux que personne en instruments de mesure, tachymètres, radars doppler ou récepteur GPS.

              Mon GPS fonctionne à 5hz avec sur cette section une réception parfaite (HDOP<2) et une vitesse maximalede 91km/h sur les 30 secondes encadrant la mesure doppler.

              Le tachymètre consulté au moment du flash indiquait 93km/h toujours en excès de 2km/h selon étalonnage avec l’usure des pneus actuelle.

              Donc je sais pour ces deux raisons que je ne pouvais pas aller à plus de 91km/h, et je ne conteste d’ailleurs pas l’excès de vitesse.

              Mais je sais aussi que le doppler est bien, trop précis pour ne pas avoir pu commettre une erreur de 5km/h.
              C’est cette falsification qui me pose problème et rien d’autre.

              • Merci pour cette précision. Cela jette un peu plus de lumière sur la fourberie étatique.

              • je ne vois pas comment vous pouvez douter de la mesure prise par un radar , étalonné et vérifié ! .
                et puis , 5% d’erreur , n’est ce pas normal pour une mesure prise sur un objet de forme quelconque selon un angle imprécis ?

        • En cas de contrôle de radar mobile, à un emplacement que rien ne justifie (ligne droite sans intersection) et que 1/ j’en ai le temps 2/ que je puisse me garder discrètement et sans danger à proximité : je remonte à pied en amont du radar pour indiquer le moins discrètement du monde aux gens de ralentir. Il y a danger de mort imminent (oui les radars sont placés dans des zones dangereuses et il est de mon devoir de citoyen de prévenir un accident mortel à cet endroit dangereux)…résultat des courses au bout de quelques minutes, le radar est déplacé de quelques mètres et je n’ai jamais (mais alors jamais) constaté que les forces de l’ordre effectuant le contrôle de vitesse sortaient pour refaire toutes les mesures d’étalonnage du radar…mesure pourtant indispensable pour que la mesure du radar soit fiable et que les contraventions soient valides.

        • Vous devriez vous informer sur la définition d’une incertitude. Cela vous fera du bien.

      • Encore un avis passionné.

        Cela me rappelle une anecdote. J’étais derrière une auto se mouvant à 70km/h sur une portion à 90km/h. Impossibilité de dépasser soit car pas de vision soit à cause du trafic en face. Je prenais mon mal en patience tant bien que mal. Peu avant d’arriver sur un lieu-dit, j’ai commencé à ralentir. D’abord à cause d’une succession de virages mais aussi à cause d’un radar fixe flashant au-dessus du 50km/h juste à l’entrée. Et bien, c’est pas croyable mais mon escargot devant moi n’a pas ralenti et a été flashé lol. Je me suis dit « mais dans quel monde de fous vivons nous? »
        Non, ni moi, ni ce conducteur flashé sommes des chauffards. Si vous prenez la définition de ceux qui nous « gouvernent » pour argent comptant autant que leurs paroles, on continuera de passer à côté des vrais problèmes et des vraies solutions.

      • en effet , belle démonstration, pourquoi donc ralentir lorsqu’il y a un chantier…et tant pis si ton carrosse expédie un ‘travailleur de la route’ a l’hosto parce que tu l’as déséquilibré ou tu lui as envoyé un belle petite pierre pointue entre les 2 yeux , c’est pas de ta faute mais seulement de la malchance 🙂

        • @reactitude, qui définit quelle vitesse est adaptée ? Y a-t il des hommes sur les chantiers 24/24 alors que le radar lui est opérationnel 24/24 ? Comprenez vous que l’adaptation de la vitesse aux éléments extérieurs est bien plus complexe qu’un chiffre sur un simple panneau ? (un exemple : la première cause de mortalité sur autoroute est la somnolence !!!!!!!!!!!!!!!! )

          • en effet , qui décide de la ‘bonne ‘ vitesse ?
            facile , le bon sens , il y a autant de danger pour les ‘travailleurs’ que pour l’automobiliste en cas de travaux . une autoroute passant de 3 voies a 2 n’est plus une autoroute mais ..une 2 voies pas trop normale donc ça dépend de la densité de circulation et du type de travaux mais 80 parait tout a fait acceptable voir moins si les voies sont rétrécies

            • Qui décide de la bonne vitesse ? A Bruxelles du moins, les politocards locaux. Voyez plus haut ce que j’ai dit sur le long (environ 2,5 km, et en ligne droite) tunnel Léopold II : un organisme chargé de la sécurité routière, et qui est une émanation d’un Ministère, non d’une ligue d’automobilistes, estime que la bonne vitesse est 70 km/h. Lesdits politocards, qui évidemment ont la science infuse, sont bons et miséricordieux, savent mieux que tout le monde ce qui convient aux petites gens du bas peuple motorisé, ont mis la limitation, quasi impossible à respecter compte tenu du dénivelé, à 50 km/h. Pourquoi croyez-vous, si ce n’est pour faire cracher au bassinet les automobilistes ?

            • « facile , le bon sens »
              Et le bon sens est inscrit sur un panneau ?
              Ces 3 dernières années j’ai fait plus de 50’000 km par an et je peux vous assurer qu’aucune limitation n’est valable tout le temps. Prenez le cas des travaux que vous citez, je vous le répète mais ces travaux ne comportent pas d’homme 24 sur 24 mais le radar fonctionne lui tout le temps (J’ai d’ailleurs un cas très précis en tête où le préfecture de mon département a annulé tous les PV d’un radar automatique).
              Je vais être un peu extrême mais si vous voulez que le bon sens prennent le dessus, supprimons toutes les limitations de vitesse et ne conservons que la notion de vitesse inadaptée à la situation ou si vous préférez des limitation variables.

  • « 40 % des accidents mortels restent liés aux infrastructures » Quelqu’un aurait il une source fiable pour ce qui ressemble à une bonne grosse bêtise bien dodue…

  • ils trouvent que les radars actuels ne « produisent » pas assez.
    Donc…
    Ca va finir soit avec 20/30 km/h généralisés soit une explosion sociale.
    Qui prend des paris ?

    • Boum les 6 et 13 décembre, les automobilistes en colère seraient négligeables. Nos élus vont voir le résultat, nous allons rouler en prenant un virage serré très à droite, avec un risque d’accident électoral. Et puis ZUT.

      • Toujours la même rengaine de la fessée électorale qui va tout faire rentrer dans l’ordre. C’est fou ce que cela fonctionne…

  • D’accord avec La Ligue, sécurité routière à revoir et l’axer sur la prévention pour tous et la répression des vrais délinquants.

    http://www.monbestseller.com/manuscrit/radars-et-justes-sanctions-texte-integral?page=1#comment-16990

  • Je pense qu’il y a un moyen de lutter contre l’insécurité lors de nos déplacements.
    Ce n’est pas la vitesse qui tue, mais la vitesse EXCESSIVE, et certains comportements .
    Et aujourd’hui il est possible de mettre la technologie au service de la securité lors de nos déplacements.

    Uberisons notre securité, pour une approche collaborative, entre inconnus qui partageons le même objectif.

    – sortir d’un systeme de limitation de vitesse statique et rarement comprise, pour un systeme de vitesse RECOMMANDEE en fonction de la voie de circulation bien sur, mais aussi du conducteurs, du véhicule, des conditions de circulation et méteo, etc..
    – sortir d’un systeme uniquement répressif et sanctionnant la moindre non respect d’un règle à un moment donnée, pour une analyse comportementale, des sanctions éducatives, des mises en observation ciblée et probatoire.( et des sanctions ciblées sur des non respects répétés ou flagrants de la vitesse RECOMMANDEE )

    – etre classé bon conducteur ( testez les outils smartphones de certains assureurs par curiosité) rapporte aux conducteurs, d’un niveau de vitesse RECOMMANDEE supérieur, à une plus grande tolérance des force de l’ordre devant les petites erreurs, jusqu’au bonus d’assurance, et ce indépendamment de l’ancienneté ou de l’âge,
    – et le systeme permet bien évidement de signaler les dangers : présence de véhicule ne respectant pas les distances de sécurité, doublant n’importe comment, à la conduite erratique. Attention, etre collaborateur de la sécurité de tous, en signalant de manière authentifié, n’est pas une délation anonyme ! mais les Force de l’ordre seraient plus efficace pour traiter les cowboys de la route qui agissent en toute impunité.

    L’ubérisation de notre sécurité via nos smartphones est une belle utopie. Elle fonctionnerait aussi parfaitement dans les transports en commun.

    Le seul bémol à cette innovation collaborative ( que la plupart des conducteurs confie aujourd’hui à coyotte ou waze/google) c’est l’absence totale de confiance dans l’état, et de son administration, qui n’auront de cessent d’utiliser nos données pour inventer des taxes, des nouvelles formes de répressions.

    Nous avons la technologie qui permet de franchir un palier significatif, rendant complètement obsolète et ringarde l’approche ultra répressive et stupide en vigueur.
    Qui osera s’en servir ?

    • Bien d’accord de creuser de tels filons. Là nous parlons bien de sécurité, hors pompe à fric inscrite au budget de l’État.

      • Ne pas oublier aussi le role des associations de victimes, qui joue assez facilement sur les émotions…
        c’est le jour où ces associations souhaiteront vraiment la sécurité routiere plutot qu’une vengeance vainement compensatrice de la douleur ( légitime et compréhensible elle) d’avoir perdu un être cher ; que des solutions intelligentes pourront etre discutées…

        allez parler de vitesse recommandée en remplacement de vitesse limitée à ces ayatolah de la répression routière ?
        il n’y a qu’à voir leur complaisance vis à vis des médicaments comparativement au cannabis 1 mois après la prise du produit

  • Afin de remédier à une situation de plus en plus tendue, où les forces de l’ordre sont décrédibilisées et méprisées par les usagers, parce qu’elles ne sont plus à leur service mais transformées au mieux en percepteurs de taxes, et surtout redonner son sens véritable au code de la route afin qu’il ne soit plus contestable et, dans les faits, contesté, un gouvernement devra tôt ou tard revenir aux vitesses conseillées généralisées et réserver les vitesses limitées, comme il se doit, aux cas extrêmement rares, sorties d’écoles, voiries dégradées, zones de travaux…

    De même, il conviendra de s’attaquer aux aménagements routiers délirants qui ruinent les routes (ralentisseurs, ronds-points, feux et sens interdits superfétatoires, sans oublier la complète déresponsabilisation des piétons et les criminels vélos jetés à contre-sens des automobiles) et empêchent la circulation, afin de redonner sa fluidité au trafic.

    Après des années de violences politiques ayant dévoyé le code de la route, le temps de l’apaisement est désormais venu. Le temps est venu de remettre la loi au service des honnêtes citoyens afin qu’elle ne soit plus définie contre ceux-ci, par criminalisation de la vie quotidienne.

    • Les ronds points sont, au contraire, de puissant outils afin de fluidifier une circulation.

      Encore faudrait-il qu’un certain nombre d’automobilistes apprennent à utiliser cet outil correctement plutôt que de s’y arrêter systématiquement comme des tocards alors qu’un 36 tonnes aurait largement le temps de s’y insérer sans causer dommage à autrui.

      • Un rond-point de temps en temps, oui. En revanche, la multiplication des ronds-points sur des routes en ligne droite à la visibilité excellente, jusque sur des 4 voies, certainement pas. De même, l’élévation de monticules de terre destinés à empêcher les conducteurs de voir la circulation venant en sens inverse et les empêcher en conséquence de prendre les bonnes décisions de conduite ne fluidifie aucunement la circulation. Enfin, il faudra expliquer comment l’implantation de feux tricolores en sortie des ronds-points pourraient jamais fluidifier la circulation.

        Bref, c’est l’excès poussé jusqu’à l’absurde d’un code de la route dévoyé qui justifie de remettre en cause nombre de ces aménagements, notamment lorsqu’ils sont employés non pour fluidifier la circulation (utiles) mais au contraire pour casser la vitesse (nuisibles).

        • On est entièrement d’accords.

          Je suis plutôt contre, d’où mon message, le « rond point bashing » parce que ce sont, en général, de très bon outil pour fluidifier la circulation.

  • Punition supplémentaire à Rennes :
    La rocade passe à 70 km/h, dans le but évidemment de moins polluer.

    Pour l’instant en terme de bouchons, c’est plutôt la cata (ça l’était déjà quelque peu) et pourtant Rennes est la ville la plus fluide du monde d’après Waze, 7 jours après le passage à 70, coïncidence ou on se fou de nous ?

    • A Rennes, ce qui est dingue, c’est que la décision a été prise par des gens peu concernés: les élus de l’agglomération de Rennes
      la majorité utilise ce périf’ en transit et en subit les conséquences, mais n’a rien à dire.

  • je serais curieux de connaitre le nombre de conducteurs qui se font retirer le permis de conduire en cumulant des petits excès de vitesse et qui ont par ailleurs 50 % de bonus sur leur prime d’assurance. sont ils des bons conducteurs ou des chauffards ?
    et puis retirer le permis de conduire à quelqu’un, l’empêcher d’aller travailler, le mettre au chômage, c’est sans doute très bon pour l’irpp de l’année suivante, il fallait absolument le piéger pour lui piquer 90 euros…

    • les derniers chiffres que j’ai en tete faisait état de 80% des automobilistes disposant des 12 points…
      le retrait de permis pour une succession de petits dépassement est pour moi un mythe.

      Sur la perte d’emploi des uns, il fait sans doute le bonheur des autres…. transparent pour l’IRPP.

      Par contre la proportion de vehicule professionnel dans la mortalité est elle suffisament importante pour organiser la délation.

      • La perte d’emploi pour une raison qui n’a rien à voir avec la manière dont cet emploi est rempli est encore un gâchis, puisqu’il va falloir dépenser pour trouver et former un remplaçant alors que la personne compétente doit rester l’arme au pied par décision préfectorale.Il est exact que nombre de véhicules d’entreprise circulent de manière dangereuse, mais la vitesse n’est habituellement pas en cause. Arrêtons de stigmatiser et dénoncer le non-respect de règles inefficaces, en revanche responsabilisons à mort, celui qui cause un accident avec la voiture de l’entreprise doit en répondre comme si c’était la sienne.

        • Les conducteurs dans le cadre de leur activité professionnelle ne sont pas au dessus des lois, et bel et bien responsable de leurs actes en cas d’accident.

          Aux sanctions penales, s’ajoutent généralement les sanctions professionnelles.

          Les entreprises forment leurs conducteurs, ne serait ce que pour les sensibilités à l’image qu’ils véhiculent, pour les économies d’énergie, et pour les risques d’absentéismes, sans commune mesure entre une conduite responsable et une conduite dangeureuse.

      • Ce n’est pas si simple. Il faut par exemple distinguer les conducteurs qui font moins de 10000 km par an presque exclusivement dans leurs quartiers de ceux qui en font plus de 100000 un peu partout. Les seconds sont évidemment désavantagés par le système répressif hystérique et obtus ayant dénaturé le code de la route. Dans ce domaine comme dans d’autres, il apparaît sans aucun doute possible que l’état du droit n’est plus compatible avec l’Etat de droit. L’exemple du traitement automatique des amendes qui est organisé pour décourager systématiquement les recours est parfaitement contraire avec l’Etat de droit bien compris par n’importe quel honnête citoyen correctement éduqué.

    • 90% des amendes pour excès de vitesses sont dû à des excès de vitesse de moins de 10 km/h. Prend-t-on les gens pour des cons ?

      Sans doute.

      • Si on ne réprime qu’à partir de 20 km/h d’excès, les gens vont rouler systématiquement 10 km/h au-dessus de la vitesse limite.
        Si on ne réprime qu’à partir de 30 km/h d’excès, les gens vont rouler systématiquement 20 km/h au-dessus de la vitesse limite.
        Si on ne réprime qu’à partir de 40 km/h d’excès, les gens vont rouler systématiquement 30 km/h au-dessus de la vitesse limite.
        Etc…

        • Donc on ne réprime pas des chauffards. On prend bien les gens pour des cons.

          CQFD.

        • Oui mais un système plus juste serait de ne pénaliser un dépassement de moins de 10km/h qu’au bout de 5 flashs, sans évidemment que l’automobiliste n’en soit informé. Bien entendu, au 5 eme il peut demander les 5 photos . Et des gens pas bête peuvent imaginer tout un tas d’autres méthodes par exemple pour feux rouge etc…

        • Si les gens roulent systématiquement à + 30 Km/h, il faut alors se demander si la limitation en question n’est pas simplement conne. Je ne vis plus en France mais y revenir est un enfer. Nulle part dans le monde la conduite est stressante sauf en France avec ce délire de panneaux tous les 10mètres, ces limitations de vitesses qui varient sans arrêt et cette hystérie de contrôle.

    • « je serais curieux de connaitre le nombre de conducteurs qui se font retirer le permis de conduire en cumulant des petits excès de vitesse et qui ont par ailleurs 50 % de bonus sur leur prime d’assurance. sont ils des bons conducteurs ou des chauffards ? »
      Ils sont évidemment de bons conducteurs. Le système de point actuel ne réprime absolument pas les mauvais conducteurs mais tout le monde sans faire de différence entre le bon ou le mauvais. Une solution serait d’enlever des points uniquement à des responsables d’accidents et non à des conducteurs responsables qui roulent en adaptant leur vitesse à la situation (Si je roule à 150 km/h sur une autoroute déserte sans aucun risque d’accident, en quoi suis je dangereux pour les autres, puisqu’il n’y a pas d’autres ? ).

      • certains vous diront sans doute qu’en roulant à 150 au lieu de 110, vous surconsommer du carburant, et donc que vous vous rendez coupable de crime contre l’environnement…

        • Ce discours existe déjà dans l’épreuve du code de la route.

          • Exact, et une nuit d’été, arrêté sur une autoroute quasi déserte par un contrôle policier de grande envergure (papiers d’identité, du véhicule, contrôle d’alcoolémie, etc.), je discutais quelques minutes avec les agents chargés du contrôle, très courtois, qui me dirent que même ma vitesse avait été contrôlée deux ou trois kilomètres en amont du « barrage » policier. Je ne dépassais pas les limites, mais malgré tout, je demandai pourquoi les limitations de vitesse étaient contrôlées sur cette autoroute quasi déserte, et qu’est ce que cela pouvait bien faire de rouler à 140 ou à 150 km/h sur une autoroute dégagée, sèche, sans bretelle d’entrée ni de sortie avant de nombreux kilomètres : « Mais enfin, et le C02 excessif, vous n’y pensez pas ? » « Ah non, en fait… »

  • Les radars automatiques font mourir certainement plus de gens par les somnolences et distractions supplémentaires qu’ils causent, qu’ils n’en sauvent par baisse de vitesse. Depuis qu’ils sont en nombre, en 2004, la mortalité routière baisse moins vite qu’avant.

    • Les radars ( trop nombreux, presque toujours mal placés…) sont responsables d’accidents car le cerveau du conducteur fait une fixation sur la vitesse: il regarde alternativement son compteur et le bord de la route au lieu de regarder tout le reste. Les tests de cécité cognitive démontrent l’incapacité du cerveau à voir ce qui est devant ses yeux lorsqu’il est concentré sur un seul point ( c’est le principe des magiciens et des pickpockets). On évite donc le radar mais pas l’enfant qui traverse la route!

  • La sécurité pour les automobilistes n’est qu’un alibi comme l’est la défense de la démocratie pour justifier l’accaparement des ressources ou le terrorisme pour le contrôle social des masses.La route n’a jamais été si sûre avec ses 4O millions d’automobilistes hexagonaux plus les millions d’ étrangers qui se rendent dans notre pays.En 1972 avec un parc automobile moindre les victimes étaient 4 fois plus nombreuses. Les raisons sont certes fiscales mais surtout plus subtiles.Un gouvernement en perte de légitimité qui régulièrement se couche devant les plus forts,corporations ou lobbys ayant un pouvoir de nuisance collectif (taxis, agriculteurs,industriels forains etc…) a besoin de retrouver un semblant d’autorité avec les plus faibles, le citoyen ou artiste individuel,isolé,mal défendu. Ci aprés un copié collé du site boulevard voltaire qui conforte cette analyse du totalitarisme du détail:De même, il se pourrait bien que la Sécurité routière se moque des facteurs d’accident. Ne serait-elle pas plutôt soucieuse d’habituer les Français à obéir jusque dans le moindre détail ? Inutile de fonder sérieusement ses ukases, puisque son rôle social est d’accoutumer par le menu le citoyen à l’assujettissement. Quand a pris le pli de s’incliner sur les petites choses, on se courbe dans les grandes. Quand on est heureux qu’un smiley vert récompense nos 49 kilomètres/heure à l’entrée d’une agglomération, quand on se fait un devoir de ne plus fumer sur les quais de gare, on finit par trouver naturel de ne plus dire ce qu’on pense, sur les choses de la vie courante comme sur les grands sujets de société. Manger trop gras, aborder trop vite un ralentisseur… tenir des propos qui pourraient être jugés islamophobes, antisémites, homophobes, que sais-je encore. Tout se tient.

    Ce totalitarisme de détail est d’une efficacité autrement plus redoutable que celle de nos antiques éphores. La dictature moderne sait contre-productives les formes agressives et voyantes de la contrainte. Notre meilleur des mondes s’y connaît à merveille pour soumettre les hommes par une foule d’infimes vexations arbitraires. Elles nous maintiennent immobiles et tremblants comme le mirmillon dans le filet du rétiaire. La moustache soigneusement rasée. Et c’est ainsi que Plutarque est grand.

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Les politiques n’aiment pas l’innovation. Ils la tolèrent si celle-ci se fait dans des laboratoires agréés, avec marqué « innovation » au-dessus de l’entrée et sur les papiers à en-tête, et avec des subventions décidées en commission et un planning bien défini : janvier, définition des objectifs ; février, rédaction du rapport préliminaire destiné aux politiques ; mars, échanges avec les politiques ; avril, mai, juin… décembre (des années à venir), remise du ou des prototypes et du rapport final aux politiques.

Le lamentable exemple ré... Poursuivre la lecture

diesel
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Le premier juillet marque assez logiquement le début de la seconde moitié de l'année et constitue souvent une occasion pour les administrations de revoir leurs barèmes et pour le gouvernement d'introduire de nouvelles mesures pas toujours très populaires. Il faut dire que, ça tombe bien, à partir de ce mois, l'esprit des Français est résolument orienté sur leurs prochaines vacances ce qui explique sans doute que c'est pendant ces périodes que les pires crasses leur sont infligées.

L'année précédente, on se souvient que ce même mois ava... Poursuivre la lecture

Par Henry Bonner.

Les débats sur un possible reconfinement permettent d’occulter les dégâts économiques. La reprise économique est pleine de surprises, pas nécessairement bonnes, loin de là.

Le sujet du jour dans les médias : le confinement qui revient dans un certain nombre de pays.

Les élus démentent toute possibilité de retour en arrière ici en France…

Pourtant, ils avaient aussi écarté la possibilité du passe-vaccinal. Voici un extrait de LCI de décembre 2020 :

Non, le vaccin contre le coronavirus ne ser... Poursuivre la lecture

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