Les nouveaux monstres latino-américains et le pape François

Le Pape François en personne vient de faire montre d’une complaisance surprenante envers un régime castriste.

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Le Pape François au Vatican (Crédits Catholic Church (England and Wales), licence Creative Commons)

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Les nouveaux monstres latino-américains et le pape François

Publié le 13 octobre 2015
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Par Fabio Rafael Fiallo.

Le Pape François au Vatican (Crédits Catholic Church (England and Wales), licence Creative Commons)
Le Pape François au Vatican (Crédits Catholic Church (England and Wales), licence Creative Commons)

Avec la vivacité intellectuelle et le trait d’esprit qui plaçaient l’Italie de l’après-guerre au sommet du cinéma mondial, une triade de metteurs en scène de ce pays – Mario Monicelli, Dino Risi et Ettore Scola – produisirent en 1977 un succès de box-office intitulé Les nouveaux monstres. À travers une douzaine de sketches, le film mettait à nu l’hypocrisie de la société italienne de l’époque, en particulier de ses intellectuels et des membres du clergé.

La charge contre le clergé catholique fut des plus mordantes. Un des tableaux dépeignait les manigances d’un curé hypocrite passé maître dans l’art de jouer avec les sentiments de ses ouailles. Un jour où son prestige, voire sa réputation, étaient sur le point de s’écrouler, le rusé pasteur d’âmes utilisa la messe dominicale pour prononcer un sermon émouvant suivi d’une procession du Saint Sacrement pendant laquelle des enfants de chœur répandaient de l’encens et les paroissiens entonnaient le Tantum ergo, un captivant chant en latin.

La manœuvre fut une réussite : les fidèles s’agenouillaient au passage du Saint Sacrement, baissant la tête et faisant le signe de la croix, certains ayant même laissé échapper des larmes de leurs yeux devant tant de beauté. Par ce tour de magie, les vilenies du prélat furent oubliées.

À l’instar de l’Italie du film, l’Amérique latine de nos jours a engendré ses nouveaux monstres. Ils pullulent dans le domaine de la politique. On peut leur donner le qualificatif de nouveaux, car il ne s’agit plus de dictateurs militaires comme au siècle passé, lesquels n’hésitaient pas à tuer leurs opposants, ni de hauts dignitaires de l’Église catholique qui avaient vilement soutenu ces dictateurs-là. Mais sans pour autant aller jusqu’à l’assassinat systématique des opposants, les nouveaux monstres n’en méritent pas moins l’exécration.

Ces personnages de notre temps appartiennent à la gauche radicale latino-américaine : Hugo Chávez (Venezuela), Daniel Ortega (Nicaragua), Néstor et Cristina Kirchner (Argentine), Evo Morales (Bolivie), Rafael Correa (Equateur), et dans sa variante clownesque, l’actuel président du Venezuela, Nicolás Maduro, histrion erratique et sans éclat.

Pour eux, il n’y a qu’une idole qui compte : Fidel Castro, chaînon encore vivant entre les despotes d’hier et les gouvernants arbitraires d’aujourd’hui.

Ils n’hésitent pas – certains plus que d’autres – à déformer, voire à prostituer, des valeurs pour lesquelles tant de Latino-américains se sont battus, souvent au prix de leur vie. Justice sociale, respect de la souveraineté nationale, liberté d’expression et d’association, autant de principes brandis par ces figures de la gauche radicale, avant de les enfreindre une fois arrivés au pouvoir.

Invoquant le principe de la non-ingérence dans les affaires d’un autre pays, les épigones du castrisme sont parvenus à détruire l’indépendance de la justice, harceler la presse indépendante, pourchasser ou emprisonner l’opposition, et truquer les élections, sans que d’autres gouvernements et des institutions du sous-continent ne daignent bouger le petit doigt pour demander le respect des normes internationales en matière de droits de l’homme.

Et à l’instar des dictatures militaires que cette même gauche radicale avait combattues, se perpétuer au pouvoir est devenu l’objectif prioritaire et ultime des nouveaux monstres de la politique latino-américaine.

Tout cela amène le directeur pour l’Amérique latine de l’ONG Human Rights Watch, José Miguel Vivanco, à dénoncer la tendance, cultivée par les gouvernements de la gauche radicale latino-américaine, « à justifier ou à minimiser les restrictions aux libertés publiques selon l’idéologie » du régime qui impose celles-ci.

Parmi les complices éminents des nouveaux monstres au pouvoir, on doit signaler l’actuelle présidente du Brésil, Dilma Roussef. Après avoir subi dans sa propre chair les tortures infligées par la dictature militaire qui avait sévi dans son pays de 1964 à 1985, Mme Roussef a montré une indolence totale envers la souffrance des prisonniers politiques qui sont dans les geôles de Cuba et du Venezuela.

Castro enfant de choeur rené le honzecLes nouveaux monstres comptent également dans leurs rangs de hauts prélats de l’Église catholique. Naguère, des membres du clergé s’étaient ralliés au fascisme et au franquisme, les préférant au libéralisme économique au nom de la doctrine sociale de l’Église, énoncée entre autres dans l’encyclique Quadragesimo Anno du Pape Pie XI. Aujourd’hui, c’est le tour du cardinal cubain Jaime Ortega – pour des motivations inavouées qui font l’objet de bien des spéculations – de ménager par tous les moyens le régime castriste et de taire, occulter ou minimiser les crimes de celui-ci.

Pour compléter le tableau, le Pape François en personne vient de faire montre d’une complaisance surprenante envers un régime castriste dont la cruauté n’a rien à envier à celle du tristement célèbre Augusto Pinochet.

Après avoir prétendu qu’il n’était même pas au courant des dizaines d’arrestations de dissidents qui avaient essayé de lui parler de droits humains durant sa récente visite à Cuba, comment le Pape François pourra, dans ses futurs sermons, critiquer un Ponce Pilate qui, comme lui à l’égard des dissidents cubains, se lava les mains face au martyre de Jésus ?

Pourquoi le Pape François, durant son séjour aux États-Unis, sut plaider pour l’abolition de la peine de mort, condamner le commerce des armes, critiquer les prisons de ce pays et défendre les sans-papiers, mais n’ouvrit pas la bouche face aux violations systématiques des droits de l’homme à Cuba, refusant même de s’entretenir avec un seul dissident, ou de demander la libération des prisonniers politiques, lors de son séjour dans l’île des frères Castro ?

Comment expliquer ce deux poids, deux mesures sans l’attribuer au fait qu’aux États-Unis on peut formuler des critiques sans courir aucun risque, alors qu’à Cuba, n’importe quelle phrase controversée peut déclencher une réaction redoutable de la part du régime ?

Il faut reconnaître qu’en matière de complicités papales, il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Rappelons en guise d’exemple que Pie XI –celui-là même qui avait promulgué l’encyclique Quadragesimo Anno sur la doctrine sociale de l’Église – n’hésita pas à bénir les troupes de Mussolini qui partaient pour l’Abyssinie (ancienne Éthiopie) tuer des Africains ayant comme seules armes leurs lances et leurs boucliers. Aujourd’hui, c’est aux dissidents cubains, ayant pour uniques armes la parole et le courage, d’endurer l’indifférence papale.

Or, tout bien pesé, ce n’est pas plus mal que l’indifférence du Pape François envers la répression à Cuba ait été totale. Car s’il avait daigné ne serait-ce que serrer la main de tel ou tel dissident, histoire de sauver la face moyennant un service minimum, lui et ses porte-parole auraient pu riposter plus aisément aux critiques qui lui sont et lui seront faites à ce sujet. Mais de par un tel agissement, les arguments pour se défendre brillent et brilleront par leur absence – comme fut le cas pour Pie XI après sa fâcheuse bénédiction des troupes mussoliniennes.

 

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  • D’accord avec vous sur le pape Francois mais totalement en désaccord sur le pape Pie XI et le fascisme. C’est la propagande communiste qui a fait croire cela. Lisez l’historien Giovanni Maria Vian sur le sujet qui réfute cette thèse d’une soi disante proximité entre le pape et le fascisme. Ce n’est pas pour rien si certains pensent que Pie XI a été assassiné par le professeur Francesco Petacci, médecin du Vatican sur ordre de Mussolini

    • Tout à fait d’accord. Le pape Pie XI est celui qui a condamné tous les totalitarismes : le communisme dans « Divini Redemptoris », le nazisme dans « mit brennender sorge » (qui fut rédigé par le futur Pie XII), et le fascisme dans « Non Abbiamo bisogno ».

    • Question numéro 1: Pie XI a-t-il béni les troupes de Mussolini partant pour l’Ethiopie? La réponse est oui.

      Question numéro 2: L’encyclique Quadragesimo Anno était-elle une charge contre le libéralisme en économie? La réponse, encore une fois, est oui.

      Le reste n’est que des interprétations plus ou moins fondées.

      • Vous tombez dans le simplisme le plus total.
        « Question numéro 1: Pie XI a-t-il béni les troupes de Mussolini partant pour l’Ethiopie? La réponse est oui » Facile de sortir un événement de son contexte, il ne suffit pas de prendre un événement pour prouver la soi disante proximité entre Pie XI et le fascisme. L’histoire est bcp plus complexe que vous avez l’air de croire.
        « L’encyclique Quadragesimo Anno était-elle une charge contre le libéralisme en économie? La réponse, encore une fois, est oui » Encore une fois, vous tombez dans le simplisme. Un examen attentif du sens que le Pape donne au mot libéralisme montre que la vision de la vie en société dégagé par le Pape dans cette encyclique s’éloigne manifestement du dessein imputé à l’encyclique de condamner le libéralisme. Sur le sujet, lisez « Freedom with Justice: Catholic Social Thought and Liberal Institutions » de Michael Novak, l’un des plus grands théologiens catholiques américains.
        Un autre bon livre: « Les Papes et le Capitalisme : De Léon XIII à Jean-Paul II » de Maciej Zieba
        D’ailleurs, comme le montre « L’ ordolibéralisme allemand: aux sources de l’économie sociale de marché
         » de Patricia Commun, Wilhelm Röpke, père de l’ordolibéralisme allemand, a été très influencé par la doctrine sociale de l’Eglise et notamment par l’encyclique Quadragesimo Anno bien sûr, il y a des divergences mais il y a aussi bcp de points en communs. Wilhelm Röpke considérait l’encyclique Quadragesimo Anno comme libérale

        • Argument trop facile, celui de dire que je sort de son contexte la bénédiction de Pie XI aux troupes de Mussolini. C’est exactement le même argument utilisé par le PCF pour justifier le fameux « bilan globalement positif » énoncé par Georges Marchais sur le socialisme réel, c’est-à-dire que l’on avait sorti sa déclaration de son contexte. Aussi bien la bénédiction de Pie XI que le bilan de Georges Marchais sont, en soi, malencontreux et condamnables.
          Indépendamment du contenu de l’encyclique Quadragesimo Anno, le fait est que le clergé franquiste avait, des années durant, brandi cette encyclique pour défendre la politique économique de Franco, disant que le Caudillo s’en était inspiré, et l’opposant au libéralisme économique.

  • Je n’aime pas du tout le pape Francois mais je pense que l’auteur se trompe. Il regarde juste la face visible de l’iceberg et ne regarde pas du tout la partie immergée de l’iceberg. L’auteur regarde juste ce qui se passe en publique sans regarder ce qui se passe en coulisse. Le pape Francois (comme les autres papes avant lui) a un devoir de réserve et de prudence (perso, je trouve qu’il a tendance à agir de manière bcp trop politique, je pense qu’il devrait faire preuve de plus de réserve), cela ne veut pas dire qu’il n’agit pas en coulisse pour faire changer les choses. Ces actions en coulisse sont bien plus utiles que des déclarations publiques. L’église a déja montré à plusieurs reprises que parfois, il faut mieux ne rien dire en publique et agir en coulisse que l’inverse.
    Il est vrai que l’attitude du pape dénote avec celles des politiciens dont on a l’habitude (où ils font des déclarations publiques qui ne produisent aucuns effets et ne font rien concrètement pour bouger les choses).
    Il me semble que des prisonniers politiques ont été libéré à la venue du Pape.
    J’aimerais quand même rappeller que l’église catholique n’est pas juste en Occident où démocratie et droits de l’homme sont naturels mais elle est partout (y compris dans des pays où la démocratie et droits de l’homme ne veulent pas signifier grand chose).

    • Trop facile. Votre raisonnement relève de la pure spéculation. Sur le terrain, les arrestations de dissidents ne diminuent point. Rien que dimanche passé, plus d’une centaine en ont été tabassés ou arrêtés, ou les deux choses à la fois.

      Par ailleurs, Dilma Roussef, présidente du Brésil, a brandi un argument similaire, c’est-à-dire qu’elle travaille en coulisses pour améliorer le sort des prisonniers politiques vénézuéliens. Et encore une fois, rien n’est sorti de cela.

      • Une chose est de donner un conseil « moral » sur le plan de « chef de l’Église Catholique », une autre chose est de la part du chef d’état du Vatican, d’intervenir dans la politique et la justice du pays qui vous accueille!

        La première est bien tolérée, la seconde est agressive et souvent mal tolérée.

        Les conversations entre chefs d’état (ou avec son frère Fidel) sont toujours secrètes! C’est évident! De là à dire que rien n’a été plaidé par le pape est pour le moins, osé!

        Si les politiciens étaient guidés dans leurs actions, par leur spiritualité ou leur morale, cela se saurait! depuis longtemps! Même les guerres de religion n’en avaient que le nom, l’enjeu restant évidemment le pouvoir!

  • Moi ce qui m’inquiète avec ce pape c’est justement qu’il séloigne de la doctrine sociale de l’église et qu’il semble influencé par ses origines (l’argentine est un pays à nette tendance anti capitaliste) ainsi que par la théologie de la libération.
    Je ne suis pas d’accord avec les critiques de l’auteur sur la doctrine sociale (elle rejette quand même le socialisme)

  • Sur le franquisme, j’ai quand même un peu de mal à reprocher à l’église d’avoir soutenu Franco. Je rappelle que les républicains (loin d’être démocrates) étaient des extrémistes voulant mettre en place une dictature du prolétariat et détruire le catholicisme. Les répulicains se sont livrés à des massacres de masse contre le clergé, ils ont brûlés les monastères. Dans ces conditions comme peut on reprocher au clergé d’avoir soutenu Franco. Ils étaient sensé faire quoi ? se laisser gentilement massacré par les républicains ?
    Il faut arrêter avec la désinformation sur la guerre d’espagne. Franco a refusé à plusieurs reprises de participer à des coups d’état, ce n’est que quand il a vu qu’il n’avait pas le choix qu’il est intervenu (c’était de la légitime défense).
    Lisez ceci sur le début de la guerre d’espagne: http://www.contrepoints.org/2014/04/01/19527-fin-de-la-guerre-despagne

    D’après l’historien Guy Hermet, « le massacre des prêtres espagnols représente la plus grande hécatombe anticléricale avec celles de la France révolutionnaire ».
    Eglises incendiées, vandalisées, prêtres brûlés vifs, castration et éviscération de curés, tout y passe !
    La purge catholique par les groupes « républicains » est systématique en cette année 1936: les historiens s’accordent sur le chiffre sur 55.000 morts (il y a d’autres estimations plus hautes) pour les seules persécutions religieuses contre les membres du clergé (sans compter les meurtres de catholiques non membres du clergé).

    Lisez « LA GUERRE D´ESPAGNE – L´HISTOIRE FACE À LA CONFUSION MÉMORIELLE » de l’historien Stanley Payne, l’un des grands spécialistes du sujet (ses ouvrages étaient interdits dans l’Espagne franquiste donc on ne peut certainement pas l’accuser d’être favorable à Franco)

    • P.S les estimations dont je parle ne concerne que l’année 1936, il y en a eu avant et après

    • Ce n’est pas parce qu’il y avait des Républicains fanatiques et criminels qu’il faut pardonner à Franco le fait d’avoir rempli des fosses avec de cadavres d’Espagnols innocents. Si l’on veut avoir l’autorité morale pour dénoncer les crimes du communisme, et il faut les dénoncer (on les compte par dizaines de millions), alors il ne faut pas trouver des circonstances atténuantes (il n’y en eut pas) aux crimes du franquisme.

      • De deux maux, il faut choisir le moindre!
        Mais l’autorité imposée par le franquisme n’avait évidemment rien de tendre et une guerre, surtout civile, n’est jamais propre!

        • C’est exactement ce que l’on entendait à l’époque chez les représentants du Cambodge de Pol Pot interviewés à la TV française: on ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs. Je condamne l’argument, qu’il soit brandi pour justifier des régimes dictatoriaux de gauche ou de droite.

          • En toute franchise, moi aussi, je condamne l’argument!
            Rien ne justifie de tuer, à peine la légitime défense.
            Tout conflit armé est haïssable et les guerres civiles sont les pires!
            En cela la guerre froide, pourtant longue, est un exemple exceptionnel: montrer sa force pour ne pas devoir l’utiliser!
            C’est cette guerre qui a fait naître le « téléphone rouge », celui qu a servi pour su’une erreur ne soit pas prise pour une agression.
            Depuis, les conflits armés se sont souvent montrés vains: Vietnam, Koweit, Irak, Afganistan!
            Et le terrorisme actuel qui ne tue quasi que des civils, ou les massacres du Rwanda qui a vu les militaires abandonner le combat aux civils: tout cela est vain puisqu’il n’y a, au bout du compte, que des perdants!
            Si nous progressons dans cette voie, même en causant entre (presque) tous les pays du monde d’un très hypothétique réchauffement climatique qui nous menacerait tous, ça vaut mieux que de se faire la guerre et tant pis si ça sert la pub de Fr.Holla,de!

        • De deux maux, il faut choisir le moindre!
          Tout à fait mais ce choix ne peut rester qu’ individuel et ne peut être un appel ni a l’ un ni à l’autre.

  • Les commentaires sont fermés.

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