Victoire des indépendantistes en Catalogne

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Catalogne - Herminio Alcaraz (CC BY-NC-ND 2.0)

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Victoire des indépendantistes en Catalogne

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 28 septembre 2015
- A +

Par Éric Verhaeghe

Catalogne - Herminio Alcaraz (CC BY-NC-ND 2.0)
Catalogne – Herminio Alcaraz via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

 

D’après les premières estimations livrées par les médias espagnols, les indépendantistes catalans ont remporté les élections régionales et détiennent une majorité absolue des sièges à l’issue du scrutin de ce dimanche 27 septembre (entre 74 et 79 sièges sur les 135 que compte le Parlement catalan). Mariano Rajoy, qui a beaucoup bataillé pour éviter cette victoire, a subi une défaite personnelle dans ce scrutin avec un score probablement très favorable des conservateurs espagnols.

Si les indépendantistes tiennent leurs promesses, la Catalogne devrait entrer sur la voie de l’indépendance. Elle serait la première région de l’Union Européenne à remettre en cause des frontières postérieures à 1815, des frontières de cette Europe dessinée à la serpe par la coalition des monarchies hostiles à la Révolution Française. Le précédent mérite évidemment une réflexion attentive pour ceux qui, dans les départements de Sambre-et-Meuse et de l’Ourthe, imaginent que la terrible malédiction du congrès de Vienne pourrait enfin être conjurée.

L’ironie de l’histoire veut d’ailleurs que la Catalogne ait vécu, en 1812, le même sort salutaire que la principauté de Liège et les Pays-Bas espagnols en 1792 : celui du rattachement à un grand projet politique européen fondé sur le droit, la liberté et la fraternité. C’est par le seul effet du congrès de Vienne que la Catalogne fut pour deux siècles rendue au joug des monarchies légitimistes.

Les mois à venir nous montreront si oui ou non il est possible, au sein de l’Union Européenne, de contester de manière pacifique et démocratique ces frontières imposées par un traité d’Ancien Régime. De façon tout à fait saisissante en effet, l’Union européenne a favorisé la remise en cause des frontières héritées des traités postérieurs au naufrage nazi : non seulement la réunification allemande fut adoptée à la hâte, mais la carte de l’Europe soviétique fut largement remaniée par des adhésions expéditives, notamment des États baltes.

Toutes ces indulgences géostratégiques ont permis à l’Allemagne de retrouver la grandeur dont la Prusse rêvait, au détriment de ses voisins qui se sont tous paupérisés depuis que Berlin est devenu le centre de l’Europe.

Mais il y a deux poids deux mesures dans cette Europe. Lorsqu’il s’agit de reconstituer le Reich prussien, rien n’est trop beau ni trop juste. En revanche, lorsqu’il s’agit de remettre en cause le traité scélérat qui a démembré la France révolutionnaire, l’Europe pourtant démocratique ne trouve jamais assez d’arguments pour dire non.

L’attitude de la Commission Européenne vis-à-vis de la Catalogne constituera donc un test tout à fait instructif. Jean-Claude Juncker, le protégé d’Angela Merkel, venu d’un grand-duché fantoche maintenu artificiellement en vie en 1815, maintiendra-t-il la traditionnelle opposition bruxelloise à une remise en cause du traité de Vienne ? Ou bien aura-t-il l’intelligence de comprendre que l’on ne peut interdire aux anciens territoires français ce qu’on admet pour les anciens territoires prussiens ?

Pour les peuples français regroupés dans une Belgique fantoche, la réponse à cette question éclairera la meilleure façon de revenir sur le sentier de la prospérité. Car de deux choses l’une, soit Bruxelles, l’ancienne capitale de Charles Quint, roi d’Espagne, perpétue la tradition pro-castillane et démonstration sera faite que les frontières de la démocratie s’arrêtent là où la tradition monarchiste de l’Europe commence. Et chacun devra en tirer les conséquences qui s’imposent sur la révision des frontières de 1815. Soit l’Europe comprend et laisse le mouvement indépendantiste catalan œuvrer, ce qui serait salutaire, et le moment vient, des Fourons à Tournai, de se mobiliser pour reconquérir son destin.


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  • Moi, je demande l’indépendance de l’Auvergne, dont la culture a été mise à mal par la république jacobine. En suivant le raisonnemznt de l’auteur, n’importe quelle région pourrait proclamer son indépendance…. Bah voyons…

    • @ Alfred :

      bon, alors quelles frontières adopter alors si on n’écoute pas les peuples ?

      L’Alsace, ce n’était pas la France en 1600, la martinique, c’est la France ? aucun argument rationnel ne peut soutenir votre post.

      Si une communauté d’être humains veut être libre, vous trouvez cela anormal ?

      Bienvenue en dictature (même si elle se veut « douce »)

    • Et pourquoi pas? La résistance à l’oppression autorise même les individus à se séparer.

  • Honnêtement je pense que l’auteur va chercher des explications trop loin. L’Espagne s’opposera à l’indépendance de la Catalogne en accusant les catalans « d’égoïsme fiscal » et l’UE ne fera rien pour aider la Catalogne pour éviter tout un tas de critiques.

  • les indépendantistes sont en tete, avec 37% des catalans… mais ils ne sont pas majoritaires.

    Au delà des considérations mathématiques, le pouvoir élu avec ce niveau de participation est légitime pour exécuter le programme pour lequel il a été élu.

    Je maitrise mal l’histoire de cette région… il ne me semble pas qu’elle soit niée dans l’organisation territoriale et administrative de l’Espagne de 2015. Culturellement, la catalogne est déjà reconnue en Europe.

    L’option catalane chamboule notre europe d’aujourd’hui,
    – sortir d’une europe des états-nation
    – sortir des structures décisionnelles obsoletes

    un beau défi pour tous

    • Cette affaire serait réellement intéressante si les Catalans voulaient « vraiment » leur souveraineté… Or comme tous les gauchistes… ils aiment être les esclaves… de Bruxelles.

      Les Catalans veulent absolument rester dans l’UE (comme les Grecs, et tous les autres peuples victimes etc.)

      Exiger l’indépendance de Madrid, tout en se couchant devant Bruxelles… voilà le paradoxe qui fait que les Catalans sont de simples matamores… sans rien dans le slip.

      Bref, c’est du théâtre, du folklore. Une affaire de gros sous, les « dirigeants » Catalans voulant simplement un peu plus de pognon pour eux.

      Pour la vraie souveraineté, le débat essentiel en ce 21ème siècle dégénéré… on repassera.

      • « vraie souveraineté »

        C’est quoi ? ça a l’air d’être la solution à tout nos problèmes mais on sait toujours pas ce que c’est…

        • Le Venezuela est « souverain » et peut faire ce qu’il veut, et pourtant le pays va bien plus mal que LA fRANCE Dans tous les domaines. Comme quoi l’UE c’est pas si mal.

          • @ sweeping : la suisse, hong kong, singapour, la norvège, la NZ, l’australie, les USA sont souverains, et vont bien mieux que la France dans tous les domaines. Comme quoi l’UE c’est vraiment pas bien.

            vous avez de vrais raisonnements argumentés ?

        • Ah bon ? Vous ne savez pas ce que c’est ? C’est pourtant très simple.

          -refuser d’être « dirigé » par une mafia bruxelloise
          -refuser les diktats de politiciens professionnels, à la fois affidés et caste
          -refuser les délires constructivistes d’une pseudo élite
          -redécouvrir le sens du mot « liberté »
          -en clair : arrêter d’être un esclave… volontaire

          Manifestement, au vu de votre réaction… y’a du boulot.

      • La France est aussi souveraine à l’origine de ses problèmes économiques. Ce n’est pas l’UE qui lui a imposé les 35 heures, un code du travail qui sclérose l’embauche et des dépenses publiques et sociale plus élevé en comparaison internationales.

        D.J

    • Non ils sont en tête avec 72 sièges (+6 par rapport à la majorité absolue), mais ne totalisent « que » 48% des suffrages exprimés, ce qui est déjà énorme comparé à il y a 10 ans, et ce avec une participation de 77%, mais ça ne suffit pas à prendre des actions vers l’indépendance. Par contre ça peut mettre la pression pour une réforme constitutionnelle des autonomies, d’autant plus que le parti populaire au pouvoir à Madrid s’est pris ne gifle hier soir.
      Historiquement la Catalogne existait en tant que comté de Barcelone et de Gérone avec ses propres institutions dignes d’un Etat, avec une existence autonome au sein d’un royaume indépendant d’Aragon dans lequel elle tirait les ficelles et qui s’étendait vers Saragosse à l’ouest, au nord Toulouse puis repoussés à Perpignan par les français, Alicante dans le sud, sans compter les Baléares, Naples et la Sardaigne. Suite au mariage d’Isabelle la catholique avec Ferdinand d’Aragon, ce royaume d’Aragon s’est ensuite allié à la Castille en fondant une sorte de confédération que l’on appellera l’Espagne mais dont le nom officiel était Royaume de Castille et d’Aragon. Le tout a ensuite appartenu à l’empire des Habsbourgs qui s’étendait aux pays-bas espagnols, en Autriche et dans toute l’Amérique latine, mais toujours en gardant une fortedose d’autonomie chacune de ses composantes.
      C’est en 1714 suite à la guerre de succession d’Espagne que l’Aragon et la Catalogne incluse perdent leur autonomie au profit d’un pouvoir centralisé. Une bonne partie des catalans (mais aussi des castillans) soutenait les Habsbourgs réputés plus libéraux que les bourbons soutenus par les castillans et les français.
      Au XIX ème siècle le catalanisme surgit et revendique une identité propre à la région. Hormis l’intermède rapide avant la guerre civile espagnole, la Catalogne ne recouvra son autonomie qu’avec le retour à la démocratie en 1978, et ce négocié de manière bilatérale avec Madrid, laquelle lui transfère au compte-goûte des compétences sans nécessairement le financement. Par exemple aujourd’hui la Catalogne gère la police, l’éducation, les hôpitaux et d’autres.

  • Le sens de l’histoire c’est le regroupement des peuples dans une Europe unie. Quel serait l’avenir de la Catalogne toute seule face au reste du monde? Les tentations indépendantistes sont passéistes et vouées à l’echec.

    • @ Fm06 : le sens de l’histoire, cela n’existe pas, c’est une invention de Hegel qui n’arrange que l’idéologie socialiste et qui sert à tout expliquer en un raisonnement circulaire.

      Pourquoi ? parce que c’est le sens de l’histoire, on a tout dit sans rien dire ni aucune démonstration.

      Le sens de la Liberté et de la prospérité et justement l’inverse, une multitude de petites communautés, qui permet de limiter le pouvoir des gouvernements grace aux citoyens qui votent avec leurs pieds.

      L’URSS d’Europe échouera comme sa glorieuse ainée, en ayant au préalable ruiné tous ses citoyens …

      • Si l’expression sens de l’histoire vous gêne oublions la un instant et regardons les sociétés humaines évoluer. De la tribu au village, du village a la province, de la province au pays, et maintenant du pays au continent. Si les peuples se regroupent c’est bien parce que l’union fait la force. Le séparatisme est une régression.

    • @ fm06 :

      sue pourrait faire la pauvre petite catalogne devant le reste du monde ?

      Ah bon, la Catalogne est en guerre contre le reste du monde ?

      Les grands pays (URSS, Europe) s’en sortent mieux économiquement que les petits (suisse, luxembourg, Norvège, NZ, singapour, Chili, etc …) ?

      première nouvelle …

    • « Le sens de l’histoire »

      Vade Retro, kamarade.

      « Quel serait l’avenir de la Catalogne toute seule face au reste du monde? »

      Que valent la Suisse, Singapour, Hong Kong ?

      • « Le sens de l’histoire »

        Je ne serait pas enclin à jeter si vite ce concept à la poubelle. Le « sens » de l’histoire, au sens marxiste du terme, ressemble beaucoup à une adaptation au communisme du concept religieux de la victoire finale du bien sur le mal.

        Quand on y réfléchit, cela fait que l’énorme majorité des intellectuels croyait que l’histoire avait un sens, qu’il soit religieux ou socialiste. Même en mettant de coté ces deux choses, il semble « instinctif » pour un humaniste de se dire que l’humanité apprend petit à petit et se dirige sans cesse vers le « mieux ».

        C’est aussi ce que l’on observe. Même si je suis sceptique face à certaines évolution de nos sociétés il faut reconnaitre, en lissant sur 50 ans (pour éviter les tristes accros) et en regardant sur plusieurs milliers d’années, que la condition humaine s’améliore.

        Je ne prétend bien sur pas connaitre l’avenir et me garderait de rentrer dans le déterminisme du marxisme et de l’adapter au libéralisme. Cela m’attriste, mais je ne vois incapable de certifier que l’histoire va vers plus de liberté.

        Toutefois, si l’histoire n’a pas de sens. Est elle circulaire ? L’homme répète il sans cesse les même erreurs, quelque-soit sont niveau de connaissances ? L’histoire est elle dégénéré ? Sans but, presque aléatoire, voir nihiliste ?

        Quelle est la « forme » de l’histoire ? Quand on y réfléchit, il est excessivement compliqué de répondre à cette question.

    • Si « Le sens de l’histoire c’est le regroupement des peuples dans une Europe unie », ce qui se discute, alors le démantèlement des pays actuels en participe !

  • Français de souche et de culture , étant né et ayant vécu 20 ans à Barcelone, je n’ai pas une opinion tranchée sur la question de l’indépendance de la Catalogne.
    D’un côte, je répugne à souscrire à un mouvement qui semble plus opportuniste que nationaliste, et il s’agit bien d’opportunisme fiscal. Par ailleurs, l’Indépendance poser un problème moral aîgu pour tous ces Espagnols qui , de bonne foi, croyaient vivre en Catalogne comme dans une Région Espagnole et qui demain pourraient se voir ostraciser s’ils n’adoptent pas la nouvelle Nationalité Catalane. IL seront étrangers dans ce qu’ils pensent être leur Pays.
    D’un autre côté, la Nation Catalane n’est pas une chimère. Il y a bien une histoire , une géographie, une culture, une langue directement dérivée du Latin, et une mentalité, oh oui !, bien Catalanes. Voir des gens ayant de nombreuses choses en commun vouloir diriger eux-mêmes leur destin ne peut que réjouir le Nationaliste que je suis.
    Finalement, c’est peut-être la seconde option qui emporte mon adhésion. Si elle pouvait s’accompagner de l’exclusion de la Catalogne de l’Europe et de la Naissance d’une nouvelle réussite hors l’Europe, à la manière Norvégienne ou Suisse ,ce serait parfait.

    • @ Lionel : le but économique de toute indépendance est, bien sûr, la baisse des impôts, sinon, personne ne voudrait l’indépendance !!

      une indépendance régionale permet de lutter contre l’oppression fiscale d’un gouvernement central trop important.

  • Il y a une chose qui me dépasse ce vote est considéré comme un référendum. Or dans un référendum, ce qui importe c’est le nombre de voix. Or les indépendantistes sont minoritaires en nombre (48-49 % de voix). En plus, en nombre de sièges, ils en ont perdu par rapport à avant (sauf qu’avant ils étaient tous séparés et il n’y avait pas eu une unification d’une partie des indépendantistes).

    « Pour les peuples français regroupés dans une Belgique fantoche » l’auteur vient de Liège. Or, il est vrai qu’à Liège, il y a une forte proximité avec la France (ils fêtent le 14 juillet) mais ce n’est pas du tout le cas du reste de la Belgique francophone. Un belge francophone a plus en commun avec un flamand qu’avec un Francais (idem pour les flamands et les néerlandophones). La Belgique est bien un pays avec sa propre culture. Une minorité de la population veulent la séparation de la Belgique (on parle de l’indépendantisme flamand mais il ne représente que 15 % de la population flamande). En cas de séparation de la Belgique, je doute que les francophones veuillent aller avec la France, ils préfèreront créer leur propre pays. Bcp de francophones en Belgique n’aiment pas les Francais

    • « néerlandophones » néerlandais

    • Pour être précis, les indépendantistes ont fait 47,8 % (Junts pel Sí, arrive en tête et obtient 39,6 % des voix et celle du parti de gauche CUP qui obtient 8,2 % des voix).
      Le score de Junts Pel Sí est assez décevant puisque ses deux principaux partis, ERC et CDC, avaient 68 députés en 2012 contre 62 aujourd’hui.

  • La Catologne est certes très riche mais elle est aussi très endetté. En cas d’indépendance, ils seront perdants tout comme les Ecossais,….
    En plus, une indépendance les ferait automatiquement sortir de l’UE. Je doute qu’ils arriveront à y revenir (L’Espagne y a opposera son veto ce qui empêchera la Catalogne d’y rentrer)

    • Ce qui les forcerait à se créer une nouvelle monnaie, changer leur législation, faire face à des barrières tarifaires pour leurs exportations, créerait un exode des Espagnols et donc perte de capital et de talents…Il y a énormément à perdre pour la Catalogne.

      • Rien de tout ça n’est compliqué. Nul ne peut interdire la circulation de l’euro conjointement à la nouvelle monnaie, prétendre à des royalties sur le texte des lois, ni instaurer des barrières douanières contraires aux règles de l’OMC. Ceux qui ont à perdre dans l’affaire sont les Espagnols, et la Catalogne va probablement négocier bien des avantages en échange de son non-départ.

        • Faux, il est clair que les Catalans y perdront le plus. Vos arguments sont peu développés et pas convaincants, désolé de vous le dire. Si vous voulez vous bercer d’illusions allez-y.

          • @ sweeping : trouvez nous des arguments pour nous expliquer ce que la France a gagné avec l’Europe ?

            à part le très shadokien :

            « ce serait pire si on l’avait pas fait »

            •  » @ sweeping : trouvez nous des arguments pour nous expliquer ce que la France a gagné avec l’Europe ?  »

              Peut-être d’avoir été obliger à suivre les directive européennes pour libéraliser les services publiques. ça peut-être évité à la France d’être le seul en Europe à avoir encore le monopole des PTT.

              D.J

              • @ D.J :

                ok, mais en comparaison d’un endettement étatique devenu fou, c’est bien peu non ?

              • Le monopole des PTT ? Sans l’Europe, il n’y aurait plus de monopole non plus (c’est quoi l’alternative pour le courrier ordinaire, d’ailleurs ?), mais ce serait parce qu’il serait mort de sa belle mort. On nous présente comme des apports de l’Europe bien des choses qui auraient été résolues, et mieux, autrement, tout simplement parce que leur survie était impossible.

          • Je ne pensais pas avoir besoin de développer que dans un système redistributif, la séparation des plus riches pénalise d’abord les plus pauvres. Vous semblez mettre dans le même sac les indépendantistes corses et catalans, pauvres et riches. La Catalogne, c’est 20% du PIB espagnol, 25% de ses exportations, pour seulement 16% de sa population. Expliquez-moi comment arrêter de payer pour les régions moins favorisées ferait partir les talents.

    • A court terme, le coût de la transition -car ces cons de politiques vont monter des structures étatiques-, les taxes douanières, le départ peut-être de quelques sièges sociaux par peur,tout cela sera un coût à l’économie. A moyen et long terme, si le personnel politique catalan se rend compte qu’il faut mieux être une Suisse, un Andorre plutÔt qu’un pale copie de toutes les autres social-démocratie , effectivement ça n’ira que mieux. J’ai des doutes.

  • Qu’est-ce que c’est que cet article ? Surtout la fin…Vous en avez pas marre de vouloir retoucher aux frontières ? Vous croyez qu’on a pas autre chose à faire en France que de vouloir récupérer des territoires autrefois français ??? On vit dans l’UE je vous signale, avec Schengen, n’importe quel Belge francophone peut venir vivre en France s’il sent qu’il est surtout français…Hors c’est loin d’être le cas, les Belges francophones ont l’air bien chez eux, dans ce pays qui est le leur (la Belgique) et où il fait bon vivre…D’ailleurs c’est surtout les Français qui s’installent en masse en Belgique, pas l’inverse. Quant à la Catalogne c’est d’un ridicule, l’Espagne est très bien comme elle est, pourquoi vouloir démembrer un si beau pays avec un bel avenir ?

    • On eut aussi vouloir une Europe type Association Européenne de Libre Echange à la britannique ( AELE) qui fonctionnerait sur un modèle avec états nationaux , donc frontières , politiques de sécurités nationales et accords économiques en Europe et pas cette actuelle Europe incompréhensible , fonctionnarisée et que d’aucuns appellent UERSS …

  • L’Union Européenne est un si beau projet, je ne comprends pas pourquoi quiconque voudrait s’en séparer, il faut être idiot ou ignare pour vouloir une séparation. Ce n’est pas comme si la France serait mieux sans l’Ue, surtout elle..Une France faisant ce qu’elle veut ce serait une France qui pourrait s’endetter davantage (adieu la règle des 3%), augmenter davantage les impôts, créer des barrières tarifaires, utiliser l’arme monétaire à un niveau plus élevé que ce que fait la BCE, favoriser les entreprises publiques et privées proches du pouvoir en place….Bref, une catastrophe sans fin !

    • @ sweeping : soit c’est un gros lol, soit vous avez une certaine incompréhension des phénomènes économiques.

      vous êtes sérieux ou vous rigolez, dites ?

      • SI être en désaccord avec vous c’est être un troll alors je suis un troll, j’assume 😀 D’ailleurs ce n’est que la vérité, pas besoin d’être Einstein pour comprendre ça.

        • @ Sweeping :

          Sauf que c’est l’euro qui a permis à la France de s’endetter tant et plus.

          Sinon, il se serait passé ce qui s’est toujours passé : l’état français s’endette à tort et à travers, la monnaie de l’état français est attaquée, l’état français doit dévaluer pour se remettre à flot, il ruine la majorité des français, qui votent pour l’opposition aux prochaines élections, qui se tient tranquille avec la monnaie.

          Tant qu’il y a la démocratie et une monnaie « libre », le n’importe quoi étatique ruine les électeurs qui votent ensuite l’alternance.

          pas besoin d’être Einstein pour comprendre cela, qui n’est que la réalité, je suis d’accord.

          • @ Stéphane,

            Sauf que c’est l’euro qui a permis à la France de s’endetter tant et plus.

            Le problème de la France et de ses problèmes d’endettement et de finances publiques ont été enclenché bien avant l’Euro.

             » l’état français doit dévaluer pour se remettre à flot,  »

            C’est le même discours du Front national qui accuse l’Euro fort d’être la source des problème français. On se demande pourquoi l’Allemagne avec ce même Euro fait bien mieux que la France.

            D.J

            • @ D.J :

              je ne dis pas que c’est l’euro qui est à l’origine de l’endettemetn français, mais que c’est l’euro, avec des taux bas malgré les déficits français qui a encouragé et encourage encore aux déficits.

              Je dis que l’état français doit dévaluer pour se remettre à flot, mais je ne dit pas que c’est la solution pour les français et que cela va nous enrichir, affirmation du front national absurde.

              Les dévaluations appauvrissent les individus pour aider les irresponsables, en premiers lieu les élus.

              Je suis pour l’euro, ou l’étalon or, en bref pour une monnaie libre, cad sans BCE ni taux d’intérêts commun pour une zone entière et fixé par une BCE.

              Si on avait cela, la France aurait été déjà puni par les marchés.

              Jouer sur la valeur d’échange de la monnaie n’a jamais permi à quiconque de s’enrichir. C’est la liberté et l’accumulation de capital qui permet à une économie de se développer.

  • Trouver des raisons historiques à l’indépendance de la Catalogne implique que toutes les régions peuvent faire de même. Et puis pourquoi ne pas revenir à l’époque des Platagenêts???? Tout l’ouest de la France formera avec l’ Angleterre et l’Irlande un empire. Et puis la Savoie et Nice deviendront Italien, l’ Alsace allemande etc etec….Et puis quoi encore ???

    • @ Bernard : et si l’alsace devenait l’alsace, la savoie la savoie, Nice Nice etc ?

      Le concept d’état nation est tout récent, issu de la révolution française, avec son corollaire collectiviste meurtrier : la nationalisme.

      « Penser l’état, c’est penser la guerre » Machiavel.

      Un état, cela ne sert qu’à répandre l’esclavage et à faire la guerre, et on le sait depuis le livre 1 de Samuel dans la Bible.

      • « Le concept d’Etat nation est tout recent »

        Tout dépend de quel pays vous parlez:

        Allemagne italie pays d’europe centrale oui effectivement.

        France, Angleterre Espagne non

        Si le terme etat nation a ete théorisé au 19eme la realité qu’il decrit varie selon l’histoire de chaque pays. Italie et l’Allemagne sont des Etat nationaux depuis 1870 et 1971.

        On peut dire que la france est un Etat depuis Philippe le Bel ( reconquete des fief mise en place d’une protobureaucratie, 1ers Etat generaux du royaume au 14eme, edit de villers coterêt par Francois 1er au 16eme) l’angleterre depuis VIII/Elisabeth

        L’Italien avt l’unification italienne etait napolitains, genois, milanais, florentins, etc. Le terme italie n’etait qu’une expression geographique sans connation politique
        Pareil pour l’allemand qui etait avant 1871 prussien, bavarois, autrichien.Ce n’est qu apres Bismark que l ‘allemand peut se definir comme un habitant et citoyen de la nation allemande.

        Les pays qui se sont unifié au 19eme siecles n’etait pas des Etats mais des espaces geographiques multinationaux (Empire) ou morcellé (Cite-Etat, principauté).

    • Restez réalistes.
      Le jour où 48% des habitants de l’ouest de la France voudront leur indépendance comme les catalans, alors oui il faudra commencer à se poser des questions. Et pourquoi ces 48% ne pourraient pas se constituer à part et subir le vote majoritaire?
      D’autre part, point n’est besoin de revendiquer une identité différente pour réclamer son indépendance (Saint-Marin, Monaco, Andorre etc…).

  • Le nationalisme n’est-il pas incompatible avec le libéralisme ? On peut y voir bien sur une opportunité de s’affranchir mais n’est-ce pas une alliance avec le diable ?

    • C’est incompatible évidemment, le nationalisme amène à un renforcement de l’Etat et de son emprise, tout l’inverse du libéralisme.

    • Vous faites bien de poser la question, gardons à l’esprit que les nationalistes catalans revendiquent ni plus ni moins que la même soupe offerte par les autres nationalismes qui les entourent. A savoir une éducation nationale unique pour tous, des régulations sur la langue dans l’administration et les commerces, un budget de la culture conséquent pour valoriser la nation etc…

  • Bientôt Valls Président ?

  • Le 93 peut donc demander l’indépendance????

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