Le plus gros problème de la Grèce : sa culture anticapitaliste

La Grèce s’en remettra si elle abandonne sa culture anticapitaliste.

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Tsipras credits Lorenzo Gaudenzi (CC BY-NC-ND 2.0)

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Le plus gros problème de la Grèce : sa culture anticapitaliste

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 août 2015
- A +

Par Russell Lamberti.

Tsipras credits Lorenzo Gaudenzi (CC BY-NC-ND 2.0)
Tsipras credits Lorenzo Gaudenzi (CC BY-NC-ND 2.0)

Il est considéré comme politiquement incorrect de critiquer la culture ces temps-ci. Pourtant, plutôt qu’utiliser des euros ou des drachmes, dans l’Union Européenne ou en dehors, la Grèce doit, d’une manière ou une autre, régler son dysfonctionnement culturel. Je ne parle pas de ses coutumes, de ses traditions, de son architecture ou de sa musique, et je ne parle pas non plus de sa nourriture. Je parle de sa culture anticapitaliste. Les négociations, les accords, les contre-accords, les référendums, les manifestations et tout ce qui tourne autour ne servent pas à grand-chose si les Grecs, dans leur ensemble, n’abandonnent pas l’étatisme en vogue et ne redécouvrent pas l’exceptionnel capitalisme grec.

L’Argentine en est un bon exemple. Un défaut de paiement et une crise souveraine amènent normalement une nation à se réorienter vers une attitude raisonnable et plus favorable au « marché » puisque la folie d’un État obèse, drogué à la dette et au socialisme bureaucratique, est alors totalement discrédité. C’est en tout cas une théorie intéressante. Dans la pratique, treize ans après le défaut de paiement de 2002, et après des années de très forte hausse de l’inflation, de pénurie de dollars, de crise économique, l’Argentine continue à s’accrocher à ses responsables socialistes incapables et hyper-inflationnistes qui continuent d’envoyer l’économie dans le mur. Cet état de fait s’explique par le noyau culturel de l’Argentine qui n’a jamais changé. Quand votre culture est toxique, vous confondez le jour et la nuit, le noir et le blanc, l’échec du socialisme avec l’échec du capitalisme.

Dans La Mentalité Anticapitaliste, Ludwig von Mises décrit cette culture anticapitaliste :

« Cet anonyme pense que toutes ces nouvelles industries, qui lui fournissent des équipements de base et n’existaient pas à l’époque de son père, apparaissent grâce à une sorte de pouvoir mythique appelé le progrès. L’accumulation du capital, l’entrepreneuriat et l’ingéniosité technologique n’ont pas contribué du tout à cette production spontanée de prospérité. Si un homme a favorisé ce que cet anonyme appelle l’augmentation de la productivité du travail, alors cet homme est celui qui est sur la ligne d’assemblage… »

Les auteurs de cette description de l’industrie capitaliste sont considérés dans les universités comme les meilleurs philosophes et bienfaiteurs de l’espèce humaine. Leurs enseignements se sont répandus avec émerveillement et admiration dans les millions de foyers qui sont équipés de postes de radio et de télévision, en plus de tous les autres gadgets.

Le plus gros risque de la Grèce n’est pas l’austérité, la faustérité, le défaut de paiement, l’euro ou la drachme. Ce n’est certainement pas non plus le fait d’être tenu à l’écart des marchés de la dette souveraine. Le plus gros risque de la Grèce est le maintien de sa culture hostile aux marchés libres et non règlementé et sa manière d’être continuellement dépendante de l’État.

Prenons en second exemple un autre pays d’Amérique latine : le Venezuela. Après avoir souffert de taux d’inflation handicapants tout au long des années 1980 et 1990, le peuple a voté en 1998 pour la planification centralisé et inflationniste d’Hugo Chavez. Ce même peuple l’a réélu en 2000, 2006 et 2012, et son successeur Nicolás Maduro en 2013, alors même que le pays était dans une spirale hyper inflationniste, meurtrière et allait tout droit vers un effondrement de son économie. Le problème du Venezuela n’est pas sa mauvaise gestion budgétaire en fin de compte, c’est sa culture anticapitaliste.

Il en est de même pour la Grèce. Après avoir obtenu une aide financière et avoir été autorisée à faire défaut en restructurant sa dette sur les cinquante prochaines années à des taux d’intérêt subventionnés – et après avoir vraiment réussi à retrouver une croissance économique en 2014 grâce à une baisse des impôts et une réduction de la taille de son administration boursouflée et sclérotique – cette désastreuse culture grecque a encore une fois été la plus forte et a permis l’élection d’une équipe d’extrémistes socialistes qui traine le pays dans une nouvelle galère. Bien entendu, de l’autre côté de la table des négociations, l’équipe de planificateurs centraux de l’Union Européenne, du FMI et de la Banque Centrale n’aide pas. Néanmoins, si la Grèce est bloquée entre deux camps de négociateurs adeptes de la planification centralisée, c’est parce son peuple a été trop occupé à demander des petits cadeaux plutôt qu’à reprendre sa liberté.

La plupart des pays se mettent en difficulté – mais certains remontent la pente mieux que d’autres

N’importe quelle nation souveraine peut dépasser son budget et se retrouver avec des difficultés financières, et la plupart a fait cette expérience. Il n’y a pas très longtemps, en 1976, la Grande-Bretagne a été forcée de quémander de l’aide au FMI et a cédé sa souveraineté budgétaire à ce dernier. À la fin de la seconde moitié des années 1970, la Grande-Bretagne était en très mauvais état. De leur côté, les États-Unis ont fait discrètement défaut à leurs obligations internationales en 1971 et ont souffert d’une crise économique inflationniste retentissante pendant le reste des années 1970. Ces deux pays se sont vite remis, tout comme l’ont fait le Chili, l’Uruguay et les Philippines après leurs tourmentes financières et fiscales des années 1970 et 1980.

Cependant, certains pays ne s’en remettent pas aussi rapidement, et je crois que c’est le cas lorsque la culture nationale est – ou devient – fondamentalement anticapitaliste et se résigne de manière pathétique à dépendre de l’État du berceau au tombeau. En plus de l’Argentine et du Venezuela, nous voyons des malaises économiques et financiers se prolonger suite à des crises douloureuses dans des pays comme le Zimbabwe, le Ghana, la Bolivie, le Nigeria, la Russie, la Turquie et maintenant l’Europe du Sud. Ces pays ne semblent pas avoir appris de leurs erreurs puisqu’ils semblent ne pas vouloir ou ne pas arriver à comprendre la leçon au milieu du brouillard intellectuel inhérent à la culture du moment.

En fait, la leçon est claire. Une crise économique peut faire cahoter une nation fondamentalement pro-capitaliste (ou essentiellement pro-capitaliste) qui s’est perdue en chemin. Par contre, il n’y a aucune garantie de rétablissement quand la culture nationale s’est abaissée à de l’anticapitalisme infantile, de l’étatisme dysfonctionnel et de l’aversion envers la dynamique entrepreneuriale et l’indépendance. Pour elle, une crise n’est pas le signe avant-coureur d’un rétablissement mais plutôt d’un long et profond déclin national. Seul un changement de culture résultant d’une propagation d’idées saines peut amener à la Grèce (et aux autres pays) une base fertile afin d’accepter des solutions réelles. La nécessité de propager de bons messages sur la liberté et les marchés libres est clairement plus urgente que jamais.


Traduction Contrepoints de « Greece’s Biggest Problem Is Its Anti-Capitalist Culture »

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  • Intéressante analyse. Mais les exemples retenus peuvent être utilisés dans l’autre sens. Par ailleurs l’Allemagne n’a jamais remboursé ces dettes de guerre.
    C’est comme pour la monnaie forte ou faible : il y a tout les cas de figures dans l’histoire. Pays fort/faible monnaie forte/faible et toutes les combinaisons .

    • Vous pourriez étayer vos assertions ?

    • l’Allemagne n’a jamais remboursé ces dettes de guerre

      Ce n’est pas seulement l’Allemagne, mais toute l’Europe qui a été massivement aidée par les USA après la la guerre de 39-45. Et heureusement ! C’est le plan Marshall qui a donné le départ de la reconstruction.

      L’Allemagne en 1945 était dévastée par les bombardement alliés, par l’élimination des « indésirables » (selon le pouvoir nazi), par les dépenses massives de l’économie de guerre.

      Sauf erreur de ma part, la Grèce ne sort pas d’une guerre, mais au contraire de plusieurs décennies de développement. L’Argentine est un pays en paix depuis plus de 30 ans. Le Vénézuela n’a jamais été agressé par ses voisins (et ce malgré les spoliations opérées par Chavez à l’encontre des entreprises étrangères).

      Comparer la dette de ces pays avec les dettes de l’Allemagne en 1945 est indécent.

    • « il y a tout les cas de figures dans l’histoire » : donnez quelques cas de figure d’économie socialiste qui aient fonctionné.

      • ça va être vite fait…

      • Le « libéralisme » est loin de n’être que financier! Si il perd sa face de défense de la Liberté individuelle, comme quasi philosophie de vie et de gouvernement, il restera condamné à participer bon gré, mal gré, à « la lutte des classes ».

        On ne peut défendre le capitalisme, de manière absolue, on en connait trop les excès qui sont violences pour autrui, ce que ne tolère pas le libéral. C’est bien pour cela que la situation économique réelle actuelle doit dénoncer un ultra-libéralisme qui, sous prétexte de libération, ne voit plus aucun obstacle ni aucune limite à son enrichissement personnel, quelque soit la méthode plus ou moins légale utilisée, tant que la justice légale ne l’a pas empêchée, alors que la trahison du libéralisme est déjà consommée depuis longtemps!

        L’appât du gain sous un prétexte libéral trop mal respecté, nuit foncièrement à l’image du libéralisme vrai!

    •  » Mais les exemples retenus peuvent être utilisés dans l’autre sens. Par ailleurs l’Allemagne n’a jamais remboursé ces dettes de guerre.  »

      Mais les allemands n’ont pas racontés des bobards sur leur comptes publiques et n’ont pas été aux crochets des autres pays pendant des années. Les allemands n’ont pas non plus demander aux autres pays de financer la réunification de l’Allemagne.

      D.J

    • C’est quoi une dette de guerre? des papiers avec marqué dessus « bon pour une guerre contre x Mark? ». L’Allemagne à été détruite à 90% pendant la deuxième guerre mondiale + 10 millions de morts, c’est pas suffisant comme dette de guerre? La France, par comparaison était dans un bien meilleur état, quasiment aucune destruction, relativement peu de mort et au final qui s’en sort le mieux? Non cet article à raison, la culture économique fait beaucoup dans les résultats d’un groupe d’individus.

  • Les récentes mesures libéralisant le commerce donnent un peu d’espoir pour la suite.

  • pas très rassurant pour un autre pays anti capitalistes que nous connaissons bien mais , ne soyons pas bisounours , toute les grecs ne se portent pas aussi mal qu’on le dit , il y en aussi qui résistent en utilisant le système a leur profit et qui n’ont aucune raison pour que celui ci change , tout le monde politique les connait , ce sont leurs copains et c’est ainsi qu’en France personne ne s’étonne qu’un premier ministre aime le foot jusqu’à compromettre ses enfants et qu’une courtisane adore s’offrir et offrir des taxis .

  • Très bon article en tout cas, c’est très vrai.

  • De ce point de vue la France n’est pas sortie de l’auberge, c’est le pays le plus anticapitaliste du monde. Selon un sondage Ifop, si 65% des Chinois considèrent qu’il faut conserver le capitalisme, 15% seulement des français ont la même opinion:

    tribune.fr – Les Français champions du monde de l’anti-capitalisme

    • Ca date un peu, entretemps les Français ont pu s’essayer à l’excellentisisme socialisme municipal de Potiron 1er. On commence à voir des sondages qui disent que les Français commencent un peu plus à croire en l’entreprise. L’espoir fait vivre …

  • Le plus gros problème de la Grèce : sa culture anticapitaliste
    =>
    Le plus gros problème de la France : sa culture anticapitaliste

    La Grèce s’en remettra si elle abandonne sa culture anticapitaliste.
    =>
    La France s’en remettra si elle abandonne sa culture anticapitaliste.

    Même racine, même mal.

    On peut disserter sur la grèce, mais il est plus que temps de se regarder dans le miroir. La grèce n’est que la france dans 20 ans, c’est un pays qui vit dans le futur pour un français, c’est ce qui nous attend.

  • Uniformité de la pensée, uniformité des solutions, uniformité des états, uniformité du monde.

    Voilà la panacée qui est proposée.

    • Encore une affirmation gratuite ? C’est une contagion ?

    • « uniformité des solutions »

      Quelque-soit le lieu ou vous vous trouvez 2+2 font toujours 4…

    • Mais vous oubliez l’impression industrielle de rouleaux de PQ 😉

    • Pour l’instant on a juste une uniformité socialiste, un petit essai de libéralisme ne fera pas de mal.
      Quand vous jeter une pierre elle finit par retomber sur le sol et bizarrement vous pouvez faire la même chose de toute les manières que vous voulez avec tout les type de cailloux vous obtiendrez le même phénomène « uniforme ». L’économie c’est comme les pierres, certaines chose ne marche jamais comme par exemple le socialisme. vouloir s’ingénier à faire voler les cailloux voilà le mythe socialiste et ça finit toujours de la même manière on se prend le cailloux dans la gueule…

  • J’ajouterais que la France est doublement remarquable, car outre son esprit majoritairement anti capitaliste – en tous cas étatiste et manquant de dynamisme entrepreneurial – elle est de surcroît handicapée par un manque de culture scientifique particulièrement démonstratif dans le microcosme politico médiatique qui nous gouverne, en témoigne la manière délirante de traiter la question du réchauffement climatique ou de la transition énergétique. ..
    Ce qui amène à supposer que nous avons un grave problème éducatif à résoudre!

    • Comme disait Alfred Sauvy :

      « Des hommes éduqués et bien informés sont des citoyens, des hommes mal informés sont des sujets »

    • Eh oui, c’est tragique de constater comment dans notre monde moderne de plus en plus technique les politiciens (et les media) sont de plus en plus rapidement dépassés à cause de leur incompétence. (Scientifique, économique, linguistique, culturelle, militaire …)

  • Excellent article. La Grèce a juste 15 ans d’avance sur la fRance.

  • Bonjour
    « Un autre monde est possible » fera tjs rêver les enfants.
    TINA est moins sexy.

  • Le gros problème avec ce type d’assertions, c’est que au yeux des personnes restant à convaincre, c’est à peu près du même niveau que « C’est la faute au turbo-ultra-néolibéralisme débridé ».

    Je pense qu’il faut revenir au source du problème, sans sauter directement aux conclusions : capitalisme, anticapitalisme, collectivisme…

    Par exemple :
    Pour moi les causes réelles sont que les principes suivants ont été reniés :
    – il faut faire avec ce que l’on a
    = plus de moyens, plus de confort, moins de moyen moins de confort…
    – il ne faut pas mettre les générations futures dans la merde
    = on emprunte pour gagner et pas pour satisfaire un niveau de confort
    – avec le pouvoir vient la responsabilité
    = plus le pouvoir est important, plus la sanction doit être proportionnée en cas de mauvaise décision

    après analysons toutes les décisions de nos gouvernants et voyons celles qui respectent ces principes, on en trouvera peut être une ou deux…

    • et voyons celles qui respectent ces principes, on en trouvera peut être une ou deux…

      L’espoir fait … vivre ❗

  • La Grèce : l’avenir de la France !!!!!!!

  • Les problèmes de la Grèce actuelle remonte à sa création en tant qu’état moderne, il est plus que temps de s’en débarrasser. Les problèmes de la Grèce sont avant tout culturelles.
    Lisez La Grèce contemporaine d’Edmond About, son livre date de 1854 et est tjs d’actualité.
    La crise Grecque est profonde. http://carnegieeurope.eu/strategiceurope/?fa=58826&mkt_tok=3RkMMJWWfF9wsRonvKXNZKXonjHpfsX67OkoWq6g38431UFwdcjKPmjr1YIGRcR0aPyQAgobGp5I5FEIQ7XYTLB2t60MWA%3D%3D

  • Je fais des affaires avec la Grèce, cela n’a jamais autant marché que depuis 2 ans.
    Ceux qui ne connaissent de la Grèce que les plages.. Il y a aussi une Grèce des quartiers de Luxe, des Porsche Cayenne (dans les quartiers de Luxe, la Porsche Cayenne a la plus forte concentration des quartiers riches d’Europe CE et non CE- Même Ouchy est battu d’une large distance).
    Si la Grèce tient tellement à ce que l’Allemagne rembourse ses dettes, qu’ils n’oublient pas de se l’appliquer.

    Et cette pauvre France que nous avons quitté ce Dernier 25 Juillet, elle donne vraiment l’impression que je pensais depuis l’extérieur : des politiques : une bande de « charlot » donnant des leçons au reste du monde : qu’ils ne sont même pas capables d’appliquer à leur pays. On serait considéré, si nos dirigeant ne s’occupait que de la France et arrêtaient de se croire investis d’une mission ?? Dont ils ont oublié de quoi il s’agissait !

  • Bof, la Grèce est moribonde. L’Allemagne prépare son plan B pour l’Europe, et ce sera alors le coup de grâce pour la Grèce. Le plus gros tort des Grecs est d’être totalement à côté de leur sandales et incapables de voir qu’il n’y a pas d’issue pour eux sans changement d’attitude radical. Sur le fond, je ne vois pas la différence entre Tsipras et ses prédécesseurs de droite ou de gauche.

  • Autrement dit : la stratégie du pire ne fonctionne jamais.

  • Quand on a tué l’espoir, la niaque, le plaisir de gagner son pain, et qu’on a tout remplacé par du servage, l’esprit d’entreprise meurt, et toute sortie de crise en même temps.

    Peu de gens réalisent que « l’argent public » signifie avant tout le leur … et se ruent dans une prédation qui a pour but de se servir avant le voisin.

    Onn ne construit pas une maison si chaque maçons n’a comme seule idée fixe que de voler les briques 🙂

  • Les commentaires sont fermés.

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