Chômage : le gouvernement se rassure sans rassurer

Les chiffres du chômage sont mauvais, mais le gouvernement ne change rien…

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Manuel Valls en août 2013 (Crédits : Claude Truong-Ngoc, licence CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia.

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Chômage : le gouvernement se rassure sans rassurer

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 31 juillet 2015
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Par Luc-Éric Krief.

Manuel Valls en août 2013 (Crédits : Claude Truong-Ngoc, licence CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia.
Manuel Valls en août 2013 (Crédits : Claude Truong-Ngoc, licence CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia.

Inutile de s’appesantir sur les motifs de cette dégradation tant ils semblent évidents. Les entreprises sont en panne de compétitivité, en panne de commandes et le moral des entrepreneurs est en berne. Les charges et prélèvements n’ont fait qu’augmenter au cours de ces 5 dernières années avec une accélération depuis 2012, année de prise de fonction de François Hollande et de ses amis.

La France a perdu et continue de perdre environ 64.000 entreprises par an. Ce sont autant d’employeurs qui disparaissent et des dizaines de milliers d’emplois qui sont détruits.

La technique de l’écran de fumée

Les carnets de commandes sont exsangues pour bon nombre d’entreprises et la rentrée de septembre risque de dévoiler l’étendue du sinistre. Avec à la clé, probablement, une augmentation du nombre de demandeurs d’emplois. L’exemple de notre compagnie aérienne nationale (Air France) est révélateur qu’embaucher en France est source de non compétitivité. Il faudrait abroger certaines obligations du Code du travail et revoir, en profondeur, les bases de notre système social.

Pendant ce temps-là, on nous explique que les chiffres doivent être analysés avec beaucoup de circonspection, car Pôle Emploi comptabilise de manière différente la répartition des personnes sans activité depuis le mois de juillet. Donc, si la barre fatidique de 6 millions de demandeurs d’emploi risque d’être atteinte avant 2017, on nous expliquera, probablement, que les chiffres ne sont pas le reflet d’un mal endémique.

Mais il est vrai que le gouvernement s’attelle à des choses particulièrement pertinentes, comme la simplification du bulletin de paie. Voilà un beau projet et un grand objectif qui galvanisera les Français. Mais de qui se moque-t-on, tant la pertinence du sujet laissera plus d’un chômeur dubitatif. Car n’en doutons pas, c’est en s’attaquant à des sujets mineurs que l’on fait oublier les sujets majeurs et qu’on fait croire, aux Français, que nos gouvernants travaillent. Dans le bon sens ? Laissons la question en suspens. Mais le sujet ne mobilise-t-il pas trois de nos éminents ministres (Sapin, Rebsamen et Touraine), sans compter les conseillers qui gravitent autour d’eux, à commencer par le DRH de Solvay ?

Une valse-hésitation

Alors que la gauche de la gauche remet sans cesse sur le tapis le Pacte de Responsabilité et le CICE, que le serpent (un boa ?) de la baisse des impôts pour les ménages ressort du placard et que les recettes fiscales sont en baisse, on peut s’interroger sur la capacité à vouloir réformer la France, 2 ans avant les élections présidentielles. Les chefs d’entreprises sont « ballotés » entre des annonces qui semblent pertinentes et d’autres qui creusent un peu plus la baisse de leurs marges. Au point, qu’aujourd’hui on parle plus de survie que de développement, de restrictions plus que d’investissements, de licenciements plus que d’embauches.

Mais pourquoi Hollande, Valls et consorts refusent-ils d’entendre ? Après un « J’aime l’entreprise » tonitruant l’an passé, Valls est devenu inexistant et inaudible ! Lui qui était un thuriféraire de l’entreprise il y a peu, semble être muet dans les choix qui s’imposent. Par contre, s’il est un point sur lequel tous se rejoignent, c’est bien celui de la création d’impôts nouveaux. Ne parle-t-on pas de mettre en place une taxe sur l’électricité pour combler le déficit budgétaire ?

Notre Président (ministre du Budget qui s’ignore ?) fait preuve d’une très grande imagination pour taxer. Ne devrait-il pas se souvenir de ce que disait Laffer sous Reagan (un chantre du libéralisme !) : « trop d’impôts tue l’impôt », ou tout du moins ses effets à moyen terme. Mais non, le rythme effréné des dépenses s’accélère, on refuse d’alléger là où il serait bon de le faire, on taxe à outrance en espérant que le citron a encore du jus et on cajole les Français avec des propos lénifiants qui laissent béat de crédulité.

La France se rassure, les Français désespèrent (voir l’explosion du nombre d’appels au 115) mais pendant ce temps, nos ministres font comme si l’avenir était radieux et que la France pouvait être encore, donneuse de leçons ! Affligeant et consternant…

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  • l’état s’occupe de lui même et ce n’est pas facile , tout le monde veut des sous pour mener grand train , il n’a pas le temps de s’occuper des français , qu’ils se débrouillent .

  • Et ce pseudo système démocratique nous empêche de débarquer ces incapables!

  • Le gouvernement s’occupe de la vitesse sur les routes et du vivrensemble… peuvent pas être partout. ???

  • Quand la fièvre monte trop haut …
    ou
    « ON » casse le thermomètre
    ou
    « ON » change le thermomètre
    Génial … non ???

  • https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Loi_d%27Okun

    Extrait:
    Aux États-Unis, par exemple, la loi prend la forme : , c’est-à-dire que l’augmentation de 4% du PIB effectif réduit le taux de chômage de seulement 0,5%, d’après les estimations.

    … la croissance ne fait diminuer le taux de chômage que si elle dépasse un seuil critique, de 3 % dans le cas de l’estimation d’Okun. En dessous de ce seuil, le chômage, au contraire, augmente.

    Si on suppose que les gains de productivité sont de 1,3 % par an, et que la population augmente de 1,7 %, comme aux États-Unis[4], la production doit donc croître de 1,3 % + 1,7 % = 3 % pour maintenir stable le taux de chômage.

    • Et 3%, c’est hors inflation. Dans l’€zone, le Q.E. a entrainé une baisse du change € / $ et donc augmenté le prix de tout ce qui s’achète en $, c’est donc une « relance » de l’inflation qui était quasi nulle: conséquences: aide au commerce extérieur hors €zone et diminution de coût de la dette en €.

      Ce qui est complètement anormal, c’est l’obstination française à ne pas appliquer de plan pour remplir les conditions des critères de convergence: ce sont pourtant des critères de bonne gestion qui permettent aux gouvernements d’envisager des politiques, alors qu’espérer vendre des marinières Armor-Lux à tous les vacanciers, par patriotisme, est une douce illusion débile.

      Ce gouvernement est castré et impuissant, par manque de moyens et toute nouvelle initiative (malheureuse) entraine des frais pérennes à payer par la dette: c’est absurde et de moins en moins compétitif! La vie n’est que changement permanent et l’intelligence, une perpétuelle adaptation, si pas anticipation!

      • Ce gouvernement ne manque pas de moyens mais de couilles. Fort avec les automobilistes, faible avec les taxis et les paysans.

        Les critères de convergence, ce n’est pas de la bonne gestion, c’est juste de la grosse connerie : quel investisseur aurait envie de prêter du pognon à une entreprise ayant une dette cinq fois supérieure à son CA et en déficit chronique depuis 40 ans ?

  • n’oublions pas de rajouter, au hasard, 1.2 milliard de compensation à la Russie, 0.8 milliard pour Ecomouv’, 0,08 milliard pour un hôtel de région à Clermont inauguré en 2014 et vidé de sa raison d’être….le redécoupage des régions qui n’entraine aucune réduction de dépenses publiques, etc, etc…, sans parler de l’incitation à rouler sans permis. Triste gouvernement que celui qui prétend relever notre Pays !

  • Les libéraux sont les rares personnes à avoir compris ce qu’il se passe vraiment.
    Au lieu de se plaindre de l’inexorable dépression qui frappe l’économie française et d’autres (à juste titre), il faut tirer profit de cet avantage sur les autres (innombrables) en vendant tout ce qui peut l’être sachant que les keynésiens aux commandes vont tenter de déclencher l’illusion monétaire grâce à l’inflation produite par plus d’impression monétaire.

  • Effectivement, affligeant et consternant … mais si « nos ministres font comme si l’avenir était radieux », c’est qu’il l’est pour eux.
    A l’instar d’un parasite, tant que l’hôte n’est pas mort, ils vivent au paradis.

    Concernant les cas Valls et Hollande, ils méprisent tout le monde sauf leur petite personne mesquine, cynique et incompétente.

    https://youtu.be/fXzChQAFt3A

    • Les chefs d’entreprise n’ont visiblement pas encore compris qu’il ne fallait pas discuter avec un communiste. Pour tuer un parasite il faut le priver de bouffe, ici de pognon. Mais comme tous les bons clébards, ils envoient les chèques à l’Obèse à l’heure. Le supplice continuera jusqu’à leru mort. Quand ils seront un million à ne plus payer, Valls et sa clique de parasites commenceront à les écouter.

  • depuis 20 ans en France on utilise la méthode Coué pour réduire le chômage. Manque-t-on à ce point d’imagination ?

  • Les commentaires sont fermés.

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