Chômage : une courbe qui peine à s’inverser

François Hollande (Crédits : Mathieu Delmestre/Parti socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0, via Flickr)

Inverser la courbe du chômage : la promesse de François Hollande est bien loin.

Par le Parisien Libéral.

François Hollande (Crédits : Mathieu Delmestre/Parti socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0, via Flickr)
François Hollande (Crédits : Mathieu Delmestre/Parti socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0, via Flickr)

 

Comment le président Hollande peut-il envisager qu’il y ait encore matière à réflexion au sujet de la prochaine présidentielle en 2017 ? En ce qui concerne sa candidature, les choses sont claires : il ne devrait même plus y penser ! Explications.

Souvenons-nous. Lors du débat du 2 mai 2012, le candidat Hollande avait reproché, à juste titre, à l’ancien président de la République, de se trouver des excuses (la crise, m’sieurs dames !) pour expliquer pourquoi il n’avait pas fait diminuer le chômage :

« Avec vous c’est très simple, ce n’est jamais de votre faute, vous avez toujours un bouc-émissaire », accuse François Hollande qui charge le bilan de Nicolas Sarkozy en matière de chômage.

Une fois élu, pour en finir avec le sarkozysme (guerres de l’OTAN, bling bling, échec en économie, scandales politico-financiers), le président Hollande avait fait une promesse très claire, le 9 septembre 2012 : « inverser la courbe d’ici un an ».

Cette promesse a été réitérée le 3, le 21 et le 31 décembre 2012, puis le 23 février et le 3 mai 2013. Mieux : le 6 novembre 2014, le président Hollande disait qu’à moins d’une baisse du chômage, il ne se représenterait pas.

Preuve, s’il en fallait, qu’il croyait (?) en ses propos ?

Nous sommes en juillet 2015. Pour les guerres de l’OTAN, c’est raté, la France est engagée dans un nombre record de théâtres d’opérations, sans que cela ne fasse l’objet du moindre débat au parlement, alors qu’il y a 7 ans, François Hollande déposait des motions de censure contre la politique de son prédécesseur en la matière.

Pour le bling-bling, n’en parlons pas. La Lanterne est désormais un squat présidentiel, Air Sarko One tourne à plein régime au lieu d’avoir été revendu, l’Élysée, un bâtiment public, sert toujours à régler des affaires privées,

Les scandales politico-financiers ? Ils seront la marque de fabrique du quinquennat. Faut-il rappeler Cahuzac, Andrieux, Guérini, Augier ou Morelle ?

Mais en matière d’économie, et plus particulièrement sur le chômage, les chiffres sont encore plus implacables. Il y avait 2,9 millions de chômeurs catégorie A en France en mai 2012, ils sont actuellement 3,5 millions, toujours en catégorie A (6 millions toutes catégories confondues) et ce malgré les radiations de Pôle Emploi, ou malgré les révisions des méthodes de calcul.

le parisien libéral

Autrement dit, toujours pas d’inversion de la courbe, et à moins qu’un minimum de 600 000 emplois soient créés en France d’ici 2017, il n’y en aura toujours pas d’ici là.

Dans ce contexte, comment le président Hollande peut-il avoir l’outrecuidance de penser qu’il pourrait être candidat à la présidentielle de 2017 ? On se rappelle ce que disaient les socialistes avant 2012, un peu à l’image de ce tweet de Ségolène Royal.

Puisque la France n’est ni présidée, ni gouvernée, peut-être que celles et ceux qui jouent aux ministres et au président de la république devraient démissionner ?


Sur le web