Libéraux et conservateurs dans le même bateau ?

Bette Davis credits Elena lu via Flickr ( (CC BY-NC 2.0) )

Doit-on se passer des conservateurs ?

Par Benjamin Guyot.

Bette Davis credits  Elena lu via Flickr ( (CC BY-NC 2.0) )
Bette Davis credits Elena lu via Flickr ( (CC BY-NC 2.0) )

 

La floraison d’un certain nombre de personnalités, associations et media auto-proclamés « libéraux-conservateurs » ces dernières années a de quoi surprendre et dérouter dans une France où le progressisme a longtemps régné sans partage dans le monde intellectuel et politique. C’est ainsi que beaucoup d’esprits brillants sont face à ce phénomène comme une poule qui aurait trouvé un couteau, et y réagissent de manière parfois un peu gauche. C’est le cas d’Emmanuel Bourgerie, le French Libertarien, qui dans un article publié sur Contrepoints le 21 Juillet dernier, récuse catégoriquement que les « libéraux conservateurs » puissent servir d’autre chose que d’alliés pour les libéraux. La thèse semble un peu trop rapide pour ne pas mériter une réponse détaillée.

Qui sont les libéraux-conservateurs français ?

Une étiquette nouvelle

Avant toute autre considération, de quoi parlons-nous quand, en France, nous qualifions quelqu’un de libéral-conservateur ? La question est d’autant plus importante que les libéraux-conservateurs sont généralement autoproclamés. Ils forment ainsi une nébuleuse, un nuage de points que peu de chose semble relier. On y trouve des libéraux de droite bien sous tous rapports, comme Patrick Simon ou Jean-Philippe Delsol ; on y trouve aussi d’horribles personnages que je ne citerai pas pour ne pas leur faire de publicité et me garder de dire tout le mal que j’en pense ; on y trouve enfin entre les deux une galerie de politiciens comme Charles Beigbeder, Philippe Herlin, ou des organisations comme l’Institut de Formation Politique. Ce qui les réunit, c’est une hostilité profonde et frontale envers les socialistes au pouvoir. En effet, l’étiquette a commencé à sortir de l’ombre et à être revendiquée par des personnalités dans le sillage de la Manif Pour Tous, qui signe ainsi peut-être l’acte de naissance d’une nouvelle famille dans l’échiquier politique du pays1. Toutefois, il ne suffit pas d’être anti-socialistes pour être libéral… Ni pour être conservateur, d’ailleurs.

Dans cette masse, il nous faut opérer quelques distinctions et dégager différentes catégories. La première catégorie, ce sont les libéraux avec une authentique affinité conservatrice (quoi que ce mot veuille dire, nous le verrons). Deuxième catégorie, les opportunistes qui récupèrent une étiquette délaissée, et se positionnent dans une niche vide du marché des idées (ce n’est pas le rôle de cet article que de donner des noms ; qui plus est,  je ne sonde pas les reins et les cœurs). Troisième catégorie, les gens vaguement à droite et sans profonde culture politique, dont les opinions ne sont pas issues d’une tradition politique particulière, et qui associent et limitent « libéral » à « moins d’impôt » (c’est peut-être la catégorie majoritaire parmi les foules qui se sont déplacées pour manifester). La quatrième catégorie est constituée de ceux parmi les préfascistes qui veulent profiter de ce que cette nuance politique n’est réclamée ni définie par à peu près personne pour repeindre leur devanture.

Quel conservatisme ?

Mais se réclamer du « libéral-conservatisme » en France, c’est s’exposer à un écueil de taille : il n’existe tout bonnement pas de conservatisme français (en tout cas jusqu’ici). Entendons-nous bien ; j’entends le conservatisme comme un mouvement à la fois intellectuel et politique, relativement structuré, et qui est issu d’une tradition passée de génération en génération, comme on peut en voir dans les pays anglo-saxons, en Suisse, en Pologne, dans les pays baltes, au Japon, au Maroc, aux Pays-Bas et dans de très nombreux autres pays dans le monde.

On voit assez vite que « le conservatisme » n’existe pas en tant que tel : il existe plutôt un conservatisme par pays, attaché à conserver ce qu’il voit comme constituant l’essence du pays où il existe. Cela peut être la royauté, la famille, la constitution, la langue, ou de nombreuses autres choses parfois contradictoires. En effet, un conservateur britannique sera très attaché à la Couronne et à la noblesse anglaise, tandis qu’un conservateur américain prolongera la tradition antimonarchique des Pères Fondateurs. Et selon les pays, le conservatisme peut fort bien être compatible ou non avec le libéralisme. En Pologne, Droit et Justice est un parti clairement autoritaire, hostile aux homosexuels2, et favorable à davantage d’État-providence. Mais aux États-Unis, les conservateurs3 (comme ceux autour de la National Review ou de The American Conservative) sont plutôt opposés à l’extension des pouvoirs de l’État fédéral, favorables à l’application de la Constitution dans son esprit originel (qui garantit des droits individuels très étendus), et attachés à l’économie libre.

Le problème du conservatisme en France, c’est qu’à l’opposé de ces pays, il n’existe plus de tradition conservatrice ni en politique ni chez les intellectuels. J’y vois une double cause. D’une part, et pour suivre le raisonnement d’un François Huguenin, les intellectuels de droite en France ont toujours été divisés en deux familles : les libéraux et les réactionnaires4. Historiquement, ça a été Constant contre de Maistre ; Tocqueville contre Bonald ; Aron contre Maurras. Pas de conservateurs entre les deux, tout simplement parce que les traditions intellectuelles ont été plus ou moins forcées de se positionner pour ou contre les principes de la Révolution, et que les positions nuancées ont été ainsi inaudibles. Nous n’avons donc jamais eu de Edmund Burke, de Russell Kirk, de William Buckley ni de Michael Oakeshott. D’autre part, l’autre cause est plus directement contingente : conserver quoi, au juste ? Ce qui aurait pu être historiquement conservé, c’est en gros « le trône et l’autel ». Or, pour ce qui est du trône, sa légitimité a été sérieusement entamée par la douzaine de changements de régimes que la France a connu en deux siècles5 ; et les derniers royalistes s’écharpent pour savoir quel héritier soutenir – des prétendants au trône connus au mieux d’une petite minorité, et reconnus comme légitimes par une minorité encore plus faible –. Il n’y a donc plus de trône qui puisse être restauré. Quand à l’autel, je ne suis pas certain que mélanger à nouveau l’Église et l’État soit une bonne idée, bien au contraire.

Que faire des libéraux conservateurs ?

Boycott

On peut concevoir quatre grandes stratégies possibles face à la naissance d’un tel mouvement. La première consiste simplement à refuser tout contact avec eux. Si l’on considère que la droite est la source de tout le mal sur Terre, que ces gens sont tous des dingues extrémistes, qu’ils ne seront jamais assez libéraux, que la droite c’est le passé et la gauche le futur, alors c’est la stratégie la plus naturelle.

Sauf que ces prémices sont fausses. Une bonne partie de ces nouveaux conservateurs est fréquentable6, et l’on peut même dialoguer avec eux. Par ailleurs, le conservatisme n’est pas une chose du passé : j’en prends pour témoin la composante conservatrice de la vague populiste qui balaye l’Europe ces dernières années (UDC en Suisse, UKIP outre-Manche, Droit et Justice en Pologne, Vrais Finlandais en Finlande, FPÖ en Autriche, Vlaams Belang outre-Quiévrain…)7 pour le meilleur comme pour le pire. Les jeunes notamment (donc les électeurs des cinquante prochaines années) émettent de plus en plus souvent des opinions assez peu progressistes (sur la peine de mort et l’avortement par exemple). Même sur le plan des idées, donc sur le long terme, les choses évoluent dans ce sens. Quelques intellectuels français commencent, en ordre dispersé, à élaborer des critiques plus ou moins radicales de la modernité. Ils ont été qualifiés à tort, il y a quelques années de cela, de « néo-réactionnaires », preuve de l’incapacité d’une bonne part des progressistes de comprendre que l’on peut s’opposer à eux de mille manières différentes. Parmi ces intellectuels, on pense à Pierre Manent, Alain Finkielkraut, Chantal Delsol, Pierre-André Taguieff ou Rémi Brague, qui sont peut-être en train de construire de toutes pièces une forme française de conservatisme. Encore une fois, c’est là un mouvement relativement récent, peu influent, et sans tradition intellectuelle préalable.

Je n’accuse pas Emmanuel Bourgerie de défendre une telle stratégie, je le sais plus fin que ça. Mais dans un camp politique comme le notre, qui se bat pour des idées avant de se battre pour des intérêts ou des places, grande est la tentation de garder les mains impeccablement propres, quitte à ne jamais les sortir des poches.

Intégration

Deuxième stratégie envisageable : aider à la constitution d’un conservatisme à la française, en s’y intégrant pleinement. Je crois cette stratégie à la fois néfaste et inapplicable. Néfaste, parce qu’elle signifierait une renonciation à ce qui fait notre identité de libéraux, et des compromis d’autant plus démesurés que nous sommes peu nombreux, et peu habitués aux intrigues de couloir. Au mieux, nous influencerions leurs positions économiques, nous pourrions les pousser à davantage de tolérance sociale ; mais pour cela, il faudrait qu’ils soient demandeurs de nos idées. La stratégie est tout aussi inapplicable, parce que somme toute, il est déjà trop tard. Le remplacement de Frigide Barjot par Ludovine de la Rochère à la tête de la Manif Pour Tous (et la création par Béatrice Bourges du Printemps Français à la suite de son exclusion) a signé la prise de contrôle et le verrouillage d’une organisation au départ sans idéologie par des factions dont l’héritage intellectuel est radicalement antilibéral. Ils nous considèrent comme leur principal ennemi, dans le même panier que Hollande, Valls et Taubira. Encore une fois, pour ce qui est de la masse, ce mouvement est presque uniquement moral et social : il n’avait au départ aucun soubassement idéologique clair, et n’a pas de traduction politique univoque (à part peut-être Sens Commun, et encore). On voit là toute la différence avec les mouvements conservateurs des pays anglo-saxons. Qui plus est, dans ces pays où les conservateurs sont demandeurs, les libéraux ont joué un rôle non négligeable (quoiqu’insuffisant). Et les efforts de Rand Paul pour renouveler le conservatisme américain sont encourageants.

Donc, s’intégrer à une nouvelle force politique conservatrice est sans doute voué à l’échec : soit le greffon sera rejeté, soit il perdra ce qui fait son originalité.

Coalition

La troisième stratégie est sans doute la plus classique : il s’agit de monter des coalitions ad hoc avec les conservateurs, un peu dans l’esprit de la « Leave Us Alone Coalition » de l’ère Reagan. Il s’agit de faire taire les différends entre les camps, pour avancer ensemble sur les points d’accord. Ce qui pourrait ressembler à « Laissez-nous la liberté de nous enrichir et d’enrichir la société ; la liberté de fonder nos propres associations d’entraide sociale ; la liberté d’éduquer nos enfants comme nous l’entendons ; fichez-nous la paix ! ».

En fait, cela pourrait même être un peu plus profond que ça. Il y a un point commun absolument crucial entre les vrais libéraux et les vrais conservateurs : une méfiance viscérale envers le constructivisme social, l’idée que la société pourrait être construite de toutes pièces ou modifiée par décret du gouvernement ou du législateur. C’est un thème qui est omniprésent chez Hayek (c’est l’idée centrale de son dernier livre, La Présomption fatale), mais que l’on retrouve déjà de manière lancinante chez Edmund Burke par exemple. De plus, il est évidemment inconcevable de convaincre tous les Français de la justesse de l’intégralité du libéralisme ; mais il est nettement plus accessible à nos forces d’infuser chez des alliés potentiels l’esprit du « vivre et laisser vivre ». Avec un peu de chance et d’ouverture d’esprit, nous pourrions aussi trouver chez eux des choses intéressantes, qui enrichiraient notre proposition de société.

Il faut avouer que le libéralisme est incomplet. C’est parfaitement normal, d’ailleurs : la liberté se trouve dans les trous des théories, et une théorie totale risque fort de finir totalitaire. En effet, le libéralisme est une doctrine d’application exclusivement politique (et qui vise à limiter le politique au strict nécessaire)… Or, la vie s’étend bien au-delà de la politique. Sauf qu’une telle perspective est souvent intellectuellement insatisfaisante. Notamment, « on ne peut pas prévoir le résultat des processus sociaux » est une vérité très frustrante et pas très entraînante d’un point de vue électoral. Mais une vision qui dépasse le seul libéralisme peut donner du corps au message, sans le trahir. L’important, c’est que la vision conservatrice soit indicative8, et non impérative ; qu’elle indique les vertus à encourager individuellement, sans criminaliser les vices qui leur sont opposés.

Dans une coalition, le facteur premier est le rapport de forces entre ses composantes. Si les libéraux dominent la coalition, on pourra appliquer cette dernière idée, consistant à teinter de conservatisme le libéralisme. Si ce sont les conservateurs qui dominent, alors il faudra plutôt infuser à nos alliés le principe de vivre et laisser vivre.

Influence

La dernière stratégie envisageable consiste à développer notre influence, ou pour le dire différemment, développer notre propre forme de conservatisme. C’est celle qui nécessite le plus de constance dans l’effort, une véritable professionnalisation et spécialisation des militants, mais c’est aussi la plus prometteuse, et celle qui correspond sans doute le mieux à la manière dont les militants libéraux tendent à raisonner. L’idée centrale est la suivante : à chaque question légitime9, il existe une réponse libérale. L’écologie libérale existe déjà depuis des décennies (on peut penser au travail énorme que font le PERC outre-Atlantique, et l’ICREI en France) ; le féminisme libéral aussi (Wendy McElroy y œuvre depuis trente ans, et Cathy Reisenwitz est en train de reprendre le flambeau pour la génération suivante). Pourquoi ne pas laisser se développer un conservatisme libéral sur le même modèle, pour ceux des libéraux qui ont des préoccupations conservatrices ?

En termes de marché des idées, il s’agit d’une diversification dans chaque niche pertinente. Prenons deux exemples qui intéressent particulièrement les conservateurs : la cellule familiale, et le mariage homosexuel. Pour la question de la cellule familiale, on peut invoquer les travaux de Gary Becker sur l’économie de la famille, dans lesquels il démontre que les allocations familiales dissolvent les liens de parenté et déstabilisent les familles. Pour le cas du mariage des homosexuels, on peut aussi entrevoir une solution ; d’une part, la privatisation de l’institution du mariage (n’importe qui devrait pouvoir signer un contrat définissant filiation et transmission patrimoniale devant un professionnel du droit) ; d’autre part, l’idée que l’union stable de deux homosexuels les incitera à mener une vie bourgeoise, ou pour le dire autrement, conservatrice, fondée sur la stabilité, l’accumulation d’un capital et sa transmission… quitte à nommer cette union d’un autre mot que « mariage ».

Au final, il s’agit de retrouver l’usage de ce que des libéraux américains ont appelé le « pivot de Ransberger ». L’idée est relativement simple : écouter son interlocuteur, comprendre ce qui lui pose réellement problème, trouver un objectif commun avec lui, et expliquer que la manière libérale est la meilleure manière (la plus rapide, la plus fiable, la moins coûteuse, la moins tyrannique, la seule…) d’atteindre son objectif. Évidemment, on ne peut l’appliquer que si la préoccupation de son interlocuteur est légitime… Mais si ce n’est pas le cas, alors c’est sans doute que continuer à tenter de le convaincre est peine perdue.

C’est en convainquant les gens de bonne volonté que leurs idéaux peuvent au mieux être atteints par la voie libérale, que la liberté conquerra les cœurs et les esprits, et qu’il apportera aux Français la paix et la prospérité, et l’accomplissement qu’ils méritent. La France commencera alors sans doute à ressembler à ce que Robert Nozick nommait un « canevas d’utopies » : chacun poursuivra son idée du bien, et la société pourra faire coexister des valeurs plurielles sans pour autant nier leur importance. Le respect des valeurs de chacun, sans relativisme, et dans la concorde civile : quelle personne honorable pourrait être contre ?

  1. Pour être exact, la Manif Pour Tous signe aux yeux de Gaël Brustier l’émergence d’un mouvement social conservateur, qui prend ainsi une étiquette politique qui était délaissée jusque-là.
  2. Au moins un nombre important d’élus de ce parti. On relèvera notamment des commentaires comme « les homosexuels sont socialement inutiles », ou une comparaison de l’homosexualité avec la pédophilie, la nécrophilie et la zoophilie.
  3.  Je parle ici des conservateurs qui s’expriment par exemple dans la National Review ou The American Conservative, et non des néoconservateurs qui forment un mouvement à part d’un point de vue idéologique. Il serait trop long pour un tel article de retracer les différences et les frictions entre ces deux groupes. Son Histoire intellectuelle des droites a en effet porté pour titre, dans sa première édition, Le Conservatisme impossible.
  4. Je m’éloigne ici de l’analyse classique de René Rémond dans Les Droites en France. D’une part, la troisième famille que Rémond isole, à savoir les bonapartistes, n’a jamais produit d’intellectuel majeur du niveau de ceux que je cite. D’autre part, l’analyse de Rémond perd sa pertinence à partir de l’Affaire Dreyfus, qui entraîne une recomposition complète du paysage politique français, comme le rappelle Philippe Nemo dans Les Deux Républiques françaises.
  5.  L’on est passé de la monarchie à la république, puis à l’empire, puis à la monarchie restaurée, puis à nouveau à l’empire pendant une brève césure, avant le retour de la monarchie, qui a laissé la place à une autre monarchie, qui a cédé la place à une république devenue empire, qui fut succédée par la première république durable, détruite pour construire un État Français, puis deux républiques successives.
  6. Quels conservateurs sont fréquentables ? Ceux qui, par leur caractère ou par leur réflexion, sont ouverts au principe de « vivre et de laisser vivre ». Inversement, les infréquentables sont les plus idéologiquement antilibéraux d’entre eux, et ceux pour qui le « libéral-conservatisme » est une façade cachant mal le racisme le plus crasse, l’esprit de tyrannie ou la volonté d’en finir avec les minorités.
  7.  Je n’y classerai pas le Front National. Qu’il appartienne à la vague populiste, c’est évident ; mais qu’il soit conservateur, c’est nettement moins sûr. En effet, son programme économique est désormais de gauche, et même son programme sociétal est en train de pivoter. Sa faction « catho tradi » a été marginalisée par la défaite de Bruno Gollnisch ; et le FN commence à utiliser comme prétexte la défense des femmes et de la République pour justifier son hostilité à l’islam.
  8. Si la vision choisie est conservatrice, naturellement. Un libéral qui veut s’adresser à la gauche pourrait très bien choisir une vision progressiste de la société, pour peu qu’elle obéisse aux mêmes critères de compatibilité.
  9. Exemple : « Comment renforcer la structure familiale » est une question légitime, tandis que « Comment se débarrasser définitivement-des rouquins » n’est pas une question légitime.