Des zombies de plus en plus difficiles à entretenir

La Guerre zombie se poursuit. C’est le grand conflit de notre époque. Il déterminera qui gère l’économie mondiale.

La presse parle de « confiance croissante ». Les investisseurs pensent que le capitalisme de copinage et de compères ont le contrôle de la situation. En Chine, ils ont pu arrêter la chute des marchés. En Grèce, ils ont repoussé le problème à demain de si nombreuses fois que la plupart des investisseurs ont perdu tout intérêt pour la question.

Mais la Guerre zombie se poursuit. C’est le grand conflit de notre époque. Il déterminera qui gère l’économie mondiale  : les marchés ou les compères aux commandes du capitalisme de copinage. Il décidera aussi si la population mondiale deviendra plus riche… ou plus pauvre. Ni les zombies ni les compères ne créent de richesse. Ils se concentrent sur la redistribution… à eux-mêmes. Tant qu’ils tiendront les rênes, les taux de croissance seront lents ou négatifs.

Voici les dernières nouvelles de l’économie zombie au Japon. Bloomberg :

« Le Premier ministre Shinzo Abe est arrivé au pouvoir en jurant de tirer le Japon de la déflation et de la stagnation. Selon sa logique, la hausse des prix mènerait à une hausse des salaires et de la consommation. Plus de deux ans après, les prix grimpent, mais les salaires ajustés à l’inflation ont chuté à leur plus bas niveau depuis 1990 au moins. »

Vous avez bien lu. Les Japonais, conseillés par Paul Krugman, ont effacé un quart de siècle de croissance des salaires.

Comme les pauvres, les zombies seront toujours parmi nous. Mais plus ils sont nombreux, plus il est difficile de les entretenir. Ils luttent avec acharnement pour garder leurs gains mal acquis. Mais à mesure que l’économie ralentit, il y a moins de gains sur lesquels mettre la main.

Nouvelle économie contre ancienne formule

Hillary Clinton, par exemple, est du côté des compères, ce qui n’a rien de surprenant :

« De nombreux Américains gagnent un revenu supplémentaire en louant une chambre vide, en concevant des sites Internet, en vendant des produits qu’ils ont conçus eux-mêmes chez eux, voire en conduisant leur propre voiture […] ce qui fait naître de profondes questions au sujet de la sécurité du travail et de ce que sera un bon emploi à l’avenir.»

Elle a continué en disant qu’elle avait l’intention de :

«… sévir vis-à-vis des patrons qui exploitent leurs employés en les classifiant comme sous-traitants, voire en volant leur salaire. »

La nouvelle économie (l’économie non-zombifiée) veut traiter les travailleurs comme des chefs d’entreprise indépendants, des sous-traitants et des partenaires, plutôt que comme des employés. Uber, Lyft, Airbnb, les consultants et les free-lance sur Internet, tout ça permet aux gens de travailler comme ça leur chante, sans pointer tous les matins. Protection du lieu de travail ? Les gens travaillent où ils veulent, quand ils veulent, et comme ils le veulent.

Mais les zombies et le capitalisme de copinage veulent y mettre fin. Ces nouvelles entreprises « violent la réglementation sanitaire, la réglementation du travail, la réglementation municipale », disent-ils. Et s’ils ne parviennent pas à trouver une réglementation qui soit violée… ils en écriront de nouvelles ; après tout, c’est pour ça qu’elles sont faites ! Et Hillary propose désormais de « sévir » pour pouvoir garder les travailleurs là où elle peut les contrôler, c’est-à-dire en esclaves de leur salaire.


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