Climathon, semaine 28 : Nicolas Hulot, inlassable prophète

Pas de trêve estivale : les compétiteurs du climathon ne prennent pas de vacances !

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Nicolas Hulot - Crédit photo : Fondation Nicolas Hulot via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Climathon, semaine 28 : Nicolas Hulot, inlassable prophète

Publié le 19 juillet 2015
- A +

Par Benoit Rittaud et le jury du Climathon

Nicolas Hulot - Fondation Nicolas Hulot (CC BY-NC-ND 2.0)
Nicolas Hulot – Crédit photo : Fondation Nicolas Hulot via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Les compétiteurs du climathon ont démontré une fois de plus qu’ils n’avaient pas l’intention de prendre des vacances. Ceux qui craignaient une baisse de régime estivale en sont donc pour leurs frais : le climathon reste au plus haut niveau, et il n’a pas été facile de choisir entre les splendides réalisations offertes.

C’est finalement un vieil habitué du climathon qui, inspiré par le formidable vainqueur de la semaine 25 qu’a été le pape, emporte le titre de cette semaine grâce à une interview dans La Croix. Nicolas Hulot fait ainsi aujourd’hui son grand retour dans une compétition dont il a déjà dit tout le bien qu’il pensait. Le jury se flagelle à cette excessive espérance intérieure qu’il ne parvient pas à réfréner : que Sa Sainteté Multireligieuse, Omnisachante et Très Morale, daigne à nouveau abaisser Son regard sur nous autres humbles rapporteurs admiratifs des quelques bribes de Sa lumineuse pensée collectés par La Croix à l’occasion de l’indispensable « Sommet des consciences » qu’Il veut bien organiser pour le salut de nos âmes imméritantes :

« Les autorités morales qui seront réunies à Paris les 20 et 21 juillet prochains vont nous aider à retracer un chemin dans un monde caractérisé par une profusion de science et un déficit de conscience. »

Les exégètes réfléchiront à la question de savoir si, dans Sa bouche, « profusion de science » réfère à la multitude de modèles climatiques annonçant l’Apocalypse que nous autres, méprisables insectes, ne faisons que mériter un peu plus chaque jour.

Conscient de sa responsabilité, et sans verser dans le catastrophisme, le Prophète rapporte ce qu’un Marocain Lui a glissé à l’oreille : « à Paris, vous allez décider de qui va mourir ou non ». L’Envoyé, à jamais au-dessus de la mêlée des vils moucherons que nous sommes, n’hésite pas à préciser :

« La technologie nous happe, nous entraîne dans le mouvement, mais on ne sait plus vers quoi. Nous avons besoin de prendre de la hauteur, de nous extraire du bruit de fond de notre société qui ne sait plus discerner l’important du superficiel. »

Ces nobles pensées, sans doute trop hautes pour être accessibles au vulgaire, amènent notre Berger à s’élever encore davantage, vers les vraies questions qui comptent, les questions authentiquement réelles et importantes qui doivent nous aider à tenter, avec Son aide, de nous extraire de notre triste condition :

« L’homme doit aussi se reposer des questions essentielles. Quel est le sens du progrès ? Où sont les priorités ? L’économie est-elle au service de l’homme ou l’homme est-il au service de l’économie ? L’homme fait-il partie de la nature ? »

À ceux qui ne seraient pas encore subjugués par le caractère évidemment indispensable des réflexions hulotiennes, à côté desquelles même les fulgurances d’un Jean-Claude Van Damme paraissent bien ternes, le Messie propose en introduction à Son entretien une vidéo où la lenteur de l’élocution est l’indiscutable marque de la sagesse. Dans cette vidéo l’on trouve notamment asséné ce qui, au vu de l’orientation de l’Éducation nationale et notamment du baccalauréat, pourrait fort bien constituer le sujet de dissertation de philo de l’an prochain :

« La planète peut se passer de l’humanité, l’humanité ne peut pas se passer de la planète. Qu’est-ce qu’il y a de plus important que de ne pas trahir nos enfants ? »

L’Épître de Nicolas se termine par une petite maxime toute en mesure et en nuance qui lui donne son titre : « Le réchauffement climatique, c’est l’injustice ultime ». Une nouvelle fois, notre vainqueur de la semaine prouve donc sa capacité à relativiser les enjeux, tout autant que sa conscience aigüe des malheurs de ce monde.

Les conditions de la victoire de Nicolas Hulot ont donné au jury l’occasion de préciser un élément de jurisprudence suite à une QPC (Question Préalable de Climathonicité) : en suçant ainsi la roue du pape, le vainqueur de cette semaine ne s’est-il pas mis de fait hors-jeu ? Voici la réponse du Conseil Climathonique :

« Considérant que seule la victoire est belle et que le climathon a pour seules règles « citius, altius, fortius » et « no limit », c’est à bon droit qu’un compétiteur peut choisir de se placer dans la continuité, le prolongement direct, voire l’inspiration servile d’un vainqueur antérieur. C’est en effet aussi en se faisant géants sur des épaules de géants que les compétiteurs donnent au climathon sa pleine mesure. »

La mièvrerie sous-intellectuelle enrobée de moraline du vainqueur de la semaine est donc pleinement validée. Les catholiques qui encensent encore l’encyclique Laudato Si et son instrumentalisation grossière sa réinterprétation audacieuse de leur religion sont invités à demander au plus vite l’assistance secourable du Ministère de la Vérité.

Les accessits de la semaine

Les artistes ne pouvaient rester insensibles au fléau climatique, ils s’attellent donc à leur tour à la lourde tâche de la mobilisation des consciences. Gad Weil, multirécidiviste de la conception d’événements citoyens à Paris, s’est inspiré de l’esprit biblique qui souffle sur le championnat d’été pour concevoir une vaste arche de Noé contenant 140 représentations animales, chacune de 2,6 m de long sur 2,15 de haut, qui va partir à la rencontre des Français durant l’automne avant une arrivée dans la capitale, qu’on imagine triomphale, par la Seine. Le symbole est particulièrement léger, tout à fait en ligne avec l’hyperréalisme soviétique dans lequel cette œuvre s’inscrit :

« Dans l’arche de Noé biblique, hommes et animaux sont confrontés au déluge ; avec cette arche XXI, c’est au réchauffement climatique que notre bestiaire appelle à résister. »

Bien sûr, compte-tenu du caractère religieux moral de l’affaire, son financement ne saurait être que vertueux. On apprend ainsi que cet événement est financé grâce à une « logique d’économie circulaire alliant les organismes publics, les collectivités et les entreprises de toute dimension ». On n’en saura hélas pas plus sur cette ingénierie financière innovante, et c’est bien dommage, tant les montages et recyclages d’argent sont, comme chacun sait, toujours à la hauteur des annonces. Pour cet accessit enfin, petit salut amical à Ségolène Royal, qui semble s’être remise de son faux-pas nutellien de la semaine 25 : la dame patronnesse de l’événement voit dans celui-ci « un mouvement festif et populaire qui va donner un élan à la mobilisation de la société civile ».

L’élévation spirituelle, décidément l’élément le plus marquant des dernières semaines du climathon, a donné l’occasion à Jean-Louis Étienne, « explorateur spécialiste des changements climatiques » selon RTL, de s’illustrer lui aussi en profitant des températures élevées de ce début d’été de la terrible canicule alerte orange qui a ravagé le pays en semant misère et désolation partout pour lancer le concept de changement climatique « lancinant », tout en rassurant le bon peuple sur le bide annoncé de la conférence Paris Climat de décembre les efforts de tous pour faire de la COP21 un succès dans le monde tout joli que les gentils gouvernements nous préparent :

« Même si le message à Paris n’est pas enthousiasmant, espérons qu’il va y avoir des solutions claires d’encouragement. N’oublions pas que nous sommes chacun un acteur du climat. Si l’ensemble des habitants de la planète prend ses responsabilité, il y aura des solutions. »

En plus de cette naïveté confondante ce bel optimisme entraînant, Jean-Louis Étienne ne dédaigne pas d’utiliser son expérience de navigateur pour faire passer un mensonge particulièrement éhonté sur la fonte de l’Antarctique, mensonge qui lui vaut les encouragements du jury pour la suite de la compétition :

« J’ai fréquenté et je fréquente toujours les régions polaires, conclut Jean-Louis Étienne. C’est la glace qui trinque. (…) J’ai traversé l’Antarctique en 1989, les 600 premiers kilomètres ont aujourd’hui disparu.« 

Précisons que les caractères gras sont dans l’original : un mensonge n’est jamais si vrai que lorsqu’il est asséné.

Parallèlement, la route du ridicule continue à être vaillamment suivie par des compétiteurs eux aussi soucieux de la haute tenue de la compétition. Ainsi, conscients de leur écrasante responsabilité, les maître-queux des 530 Relais & Châteaux ont signé en grande pompe un Manifeste pour réduire l’impact de la consommation alimentaire sur le climat. Au menu, une « cuisine légère en gaz à effet de serre », qui nous titille d’avance les papilles et permettra peut-être d’éviter le désastre culinaire qui avait fait l’objet d’une victoire en semaine 16.

Le ridicule a aussi brillamment été atteint, là aussi probablement de façon involontaire, par Hervé le Treut dans L’Humanité. Celui qui est l’un de nos climatologues d’État les plus respectés a en effet, dans l’une de ses sorties occasionnelles dont il a le secret, expliqué ceci :

« C’est bien sûr aux citoyens, aux élus de prendre des décisions. La science est seulement là pour les éclairer. Mais elle est nécessaire : sans elle, on ne saurait même pas que la planète se réchauffe. »

On ne remerciera jamais assez la climatologie de nous informer des choses dont il faut avoir peur : sans elle, si ça se trouve, on parlerait bêtement d’autre chose que du temps qu’il fait.

Autre accessit récompensant le ridicule : un quotidien quelque peu confidentiel mais toujours méritant appelé Libération publie une tribune de ces grandes personnalités politiques françaises que sont Cécile Duflot et Pascal Canfin. Ces phares de la pensée ont eu l’idée originale de proposer d’« Inscrire la lutte contre le dérèglement climatique dans la Constitution ». Motif :

« Il s’agit là de signifier que le souci de l’écologie n’est pas une mode ou une simple conjoncture, mais bel et bien au XXIe siècle une condition indépassable du projet républicain et de notre vivre ensemble dans un monde en paix. »

Vient ensuite un passage particulièrement puissant qui montre que la mode du pipotron n’est pas morte :

« L’horizon écologique, parce qu’il reformule l’intérêt général, est bien la jouvence du combat républicain. En somme, l’actualité de la République est écologique, comme l’avenir de l’écologie est républicain. »

Aussitôt après, la boule de cristal de nos deux pipoteurs signataires se met en marche :

« Des conservateurs des deux rives ne manqueront pas de crier au loup pour plaider l’immobilisme mais nous ne doutons pas un instant que le plus grand nombre adhérera à cette idée. »

La boule de cristal du jury du climathon, quant à elle, soupçonne plutôt que le plus grand nombre n’en aura strictement rien à carrer de cette « idée » sera peut-être dépassé par l’audace de la proposition. Mais rien n’est sûr.

Ridicule toujours avec Science et avenir, que l’on voit trop peu au climathon mais qui se fend cette semaine d’un bel article intitulé « Un lézard change de sexe pour faire face à la canicule », opportunément publié au moment de la chaleur de ces jours derniers (vous savez bien, cette canicule de début juillet et son cortège de terribles désolations qui a laissé le pays en ruines). L’article n’a rien à voir avec la canicule mais en parle dans son titre. Il n’a pas davantage à voir avec le changement climatique mais le place quand même à la fin… bel effort, donc. Continuez, vous êtes sur la bonne voie.

Au sujet de la Terrible Canicule qui a semé la mort partout, le jury décerne un accessit d’ensemble à tous ceux qui ont complaisamment posé la question d’un lien avec le Réchauffement Climatique. Le raisonnement, masqué ou explicite, tient en deux implications : réchauffement implique plus de canicules (qui l’eût cru ?), plus de canicules implique que l’homme est coupable (ceux qui doutent sont invités à relire l’Apocalypse selon St Jean). Un grand bravo, en particulier, à Jean Jouzel (qu’on ne présente plus), et à François de Rugy (qu’on ne présentera pas).

En semaine 25, le jury avait eu le plaisir d’évoquer le lancement d’Opération climat par la chaîne de télévision Arte. Le jury est heureux de constater l’avancement de ce « projet poétique et combatif », illustré par trois vidéos de très haute tenue mises en ligne cette semaine, où il est question de gros sorbets ramollis qui noient une piscine, d’une randonnée à vélo Berlin-Copenhague menacée par le changement climatique et de gens de la forêt. NB : Le jury décline toute responsabilité en cas d’énervement de spectateurs insuffisamment préparés à recevoir une forte dose de bêtise et de bons sentiments.


Sur le web.

Voir les commentaires (48)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (48)
  • Excellent, vous faites fort cette semaine!

  • allez tiens dans la presse régionale : l’opportunisme climatique dans sa betise la plus bouleversante :

    articles parus en pleine canicule hein, a déguster avec des glaçons :

    http://www.leprogres.fr/rhone/2015/06/30/rechauffement-climatique-un-risque-de-choc-enorme-en-rhone-alpes
    http://www.leprogres.fr/actualite/2015/07/17/secheresse-et-canicule-est-ce-les-premiers-signes-du-rechauffement

    absolument démentiel.

    • ce qui m’amuse dans le premier lien, c’est qu’elle dit à un moment que 5 degrés de plus représentent 120 m de hausse du niveau de la mer en 200 ans, puis, un peu plus loin, elle dit 80 cm de hausse de niveau de la mer d’ici la fin du siècle « dans le scénario le plus élevé »…

  • Notre Savonarole à nous !

  • Ce qui me dérange beaucoup c’est précisément le consensus dans cette histoire de climat.
    Toutes les références dites « scientifiques » ne vont que dans le sens de la pensée unique. Tous les scientifiques qui approuvent la position des politiques sont seuls dans la vraie vérité vraie les autres scientifiques qui osent ne pas adhérer aux thèses des politiques sont ignorés et voués aux gémonies.
    There is no alternative surtout parce que nos si génial président prépare sa grand messe historique qui marquera les siècles des siècles. Alors chaque jour à chaque journal papier, radio ou télé « ON » vous serine un petit couplet sur le fameux « réchauffement » au cas où, complètement obtus, vous n’auriez pas encore compris.
    Autant je suis conscient que l’humanité ne peut continuer à faire tout et n’importe quoi azutant je me sens manipulé dans les grandes largeurs par le politique ou la supposée « pensée » des politiques, pensée qui ne dure que ce que dure un mandat.
    La solution qui nous sera présentée comme incontournable c’est une bonne petite taxe et miraculeusement tout rentrera dans l’ordre …
    Etonnant !!! Non ??? aurait dit Desproges

  • Il y a encore peu notre « la Hulotte » (dixit Duflot) nous prédisait les affres du « pic pétrolier » qui n’a jamais eu lieu (depuis ses pleurs, les USA sont même devenus autonomes en pétrole…)

    Quelle prescience entièrement ratée !
    Mais ça ne l’empêche pas de parader avec les mêmes affres pour le climat…
    « Allons-nous saccager toute la planète pour extraire jusqu’à la dernière goutte de l’or noir…
    « Combien de guerres et de millions de dollars faudra-t-il encore pour que chacun essaye de faire main basse sur les reliques du précieux liquide ? » disait-il*

    Qui peut lui donner la liste des 200 études peer-reviewed récentes (depuis 2010) qui nous prédisent le contraire soit un REFROIDISSEMENT de la planète à cause de la faiblesse de l’irradiance solaire actuelle (cycle 24) pour qu’il nous foute la paix et pas la guerre ? :

    http://hockeyschtick.blogspot.fr/2015/02/over-200-peer-reviewed-papers.html

    * http://www.lejdd.fr/Ecologie/Pollution/Actualite/Hulot-Maudit-soit-le-petrole!-198160
    ou encore
    *http://www.reporterre.net/Maudit-soit-le-petrole

  • Pour renchérir sur ce pamphlet mérité, quelqu’un pourrait nous dire quelle légitimité scientifique a Nicolas Hulot ? D’après sa bio, aucune. Mais il a l’audimat pour lui, alors c’est pratique. Sa seule légitimité est dans les sketchs des Inconnus. Et pour Jean Etienne, c’est tout pareil.

    Je lis les déclarations de tout ce que le monde politique français compte de bouffons, c’est à chaque fois en novlangue creuse et inepte qu’on nous trouve toujours plus de causes humaines au réchauffement, ça ressemble de plus en plus à un monstre chimérique ridicule fait de bric et de broc.

    Quant à la « canicule », depuis quand l’été est-il une catastrophe climatique? Depuis Al Gore et le GIEC, et grâce à la propagande médiatique, qui, a chaque fois qu’il fait chaud, déclare que c’est encore la preuve du réchauffement.

    Ils en font des tonnes ces derniers temps, ça communique à tout va sur le réchauffement, peu importe qu’ils disent des conneries, le tout c’est de bourrer le crâne jusqu’à atteindre l’engourdissement général. Après cela, ils pourront nous enfiler de nouvelles taxes et règlements contraignants, ça passera comme une lettre à la poste.

    • Quand il fait froid en été, quand il fait très froid en hivers, les critiques relèvent que ça va contre les prédictions (ou projections?) qu’on aurait des étés toujours plus chauds (au moins très chauds une année sur deux) et qu’on ne verrait plus de neige en hivers (ou beaucoup moins).

      A chaque fois, les péteux de réchauffement pontifient « la météo n’est pas le climat, bande d’ignares! » (le « bande d’ignares » n’est pas dit explicitement mais il est compris quand même).

      Mais dès qu’il fait chaud en été, là bizarrement la météo pendant 3 jours d’affilé devient climatique!

      • Oui, mais là, la propagande s’est considérablement intensifiée !
        En 2003, les météorologues parlaient d’une répétition fréquente de la canicule en … 2050.
        Aujourd’hui, le RC est devenu une cause de fond de tous les événements terrestres possibles.

        Il ne faut pas nier les événements qui peuvent être exceptionnels, authentiquement climatique, mais tout réduire au RC est soit de la paresse intellectuelle, soit de la propagande.

        Le pire finalement – et ce qui devrait poser même problème aux réchauffistes – est l’absolu inconnu de l’augmentation des températures. Les modèles actuels sont faux (ou extrêmement imprécis), ce qui exclue toute réflexion pour savoir le JUSTE investissement à faire. Des prédictions entre +2° à +6° sont tout bonnement inutile si ce n’est à agir dans l’urgence, n’importe comment et – surtout – forcément sous la conduite des états plutôt que laisser à l’initiative privée !

        • « soit de la paresse intellectuelle, soit de la propagande »: les deux ensemble le plus souvent, avec en sus une bonne dose d’idéologie rouge-anticapitaliste-décroissance-malthusianisme.

  • En parlant d’inepties et de bourrage de crâne, voici un chouette lien, histoire de rigoler un peu:

    http://www.meteosuisse.admin.ch/home/actualite/meteosuisse-blog.subpage.html/fr/data/blogs/2015/7/l_ete-fait-fondre-les-glaciers.html

    Scoop! L’été fait fondre les glaciers! Et les commentaires, tous plus crétins les uns que les autres, méritent le détour. En matière de propagande, nous n’avons rien à envier aux disciples de l’oncle Adolf.

  • Les grands penseurs de ce siècle : Nicolas Hulot, Georges Clooney et Angelina Jolie.
    Cités à titre d’exemple bien-sûr, s’ils étaient les seuls….

  • « La planète peut se passer de l’humanité, l’humanité ne peut pas se passer de la planète. »

    C’est le plus grand sophisme des écologistes. La « planète » n’existe que dans la mesure où l’homme lui donne un sens. Si l’homme n’existe pas ou retourne à l’état de singe, la planète n’existe plus.

    On peut en outre espérer que l’homme survive à la planète et au système solaire – pourquoi lier notre destin à un caillou ? A quoi bon vouloir établir des colonies sur mars si l’humanité ne peut se passer de la planète (même si l’utilité présente est fort discutable) ?

    La planète est comme notre maison ou notre voiture : indispensable et elle doit rester telle qu’elle est parce que l’on y est attaché émotionnellement. Mais si un jour on fait des travaux ou on en change, on s’aperçoit que cet attachement n’était pas fondé. Les escrologistes font donc appel à l’émotion pour renforcer leur pouvoir – la logique aurait en effet l’effet contraire et les renverrait à ce qu’ils sont : le néant.

    • Le genre homo n’existe que depuis environ 2 millions d’années et est donc, d’après vous, issu du néant vu qu’en son absence il n’existait pas de « planète ». Très étonnante logique qui consiste à confondre le mot et la chose…

      • Qui a parlé de planète?

        Qui a donné la définition du concept de planète?

      • La planète n’existe que depuis Galilée (et encore) et ne survivra pas à l’obscurantisme. Avant et après, il n’existe rien. Le mot se confond effectivement avec la chose et quand le mot n’existera plus, la chose aura aussi disparu.

        Votre vision de la Terre est quasi religieuse et peut parfaitement être échangée avec celle d’un monde plat bordé de précipices. Seul l’aspect pratique justifie la définition du monde ou de la planète – et comme on peut en faire le tour, la version « plate » ne convient plus. (Mais si les créationnistes prennent le pouvoir, vous êtes bons pour le bucher avec vos 2 millions d’années – d’où le danger des imbéciles médiatiques qui mélangent la science, la philosophie, la religion et la morale …)

        • Ma vision du monde (et donc de la Terre) est parfaitement matérialiste et nullement mystique, contrairement, par exemple, à celle de l’évangéliste Jean : « Le Verbe était au commencement, Il était auprès de Dieu ».
          Celle-ci me semble assez en adéquation avec votre volonté de confondre le mot et la chose. Si les créationnistes prennent le pouvoir, comme vous dites, vous serez épargné.

          • « Le Verbe était au commencement, Il était auprès de Dieu »

            Je n’ai jamais bien compris le sens que les croyants donnaient à cette phrase (peut-être pouvez vous m’expliquer). En tant que Athée (ou du moins agnostique), je n’ai jamais cherché à approfondir.

            Toujours est-t’il que la représentation du monde est essentiellement culturelle. Et la culture très imbriquée avec la sémantique. La sémantique est elle-même dérivée de notre perception du monde (mais pas de la réalité).

            La science doit nécessairement s’élever au-dessus de ces limitations pour éviter les impasses. Ma vision de la science d’un autre côté est qu’elle n’a pas de sens sans matérialisme. De ce fait, le matérialisme est pour moi central à la raison : la sémantique, la culture, la religion ne sont (ou ne devraient être) que des conséquences du matérialisme. La science est un outil. Le détournement de la science, les utopies religieuses et culturelles et la manipulation sémantiques sont des non-sens.

            Je serais totalement incapable de vivre dans un système culturel/religieux/sémantique différent de celui que je connais. Mais cela regarde les générations futures et j’espère pour elles (si la génération actuelle ne le comprend pas) qu’elles sauront faire la part de la futilité de vouloir imposer un mode de pensée.

            • Pour le sens de la phrase « Le Verbe était au commencement, Il était auprès de Dieu », voir la bible/Genèse. Dans le premier chapitre on trouve à 6 reprises : « Dieu dit.. ». Toute la création du monde par le dit Dieu se fait donc par le verbe (la parole).
              Moi-même athée (sans majuscule) je n’ai jusqu’à assez récemment pas cherché à approfondir le pourquoi et le comment des textes sacrés des croyants. Balivernes. Sauf qu’en m’arrêtant là, je n’étais qu’un assez piètre matérialiste.
              Puisque, comme vous le dites fort justement, la religion ne pouvait être qu’une conséquence de problématiques bassement matérielles non maîtrisées, il n’était pas raisonnable de continuer à ignorer plus longtemps ces fameux textes. Surtout que ceux-ci restent, contre toute attente, très prégnants.
              Lisez les, comme je les ai lus, guidé par les mêmes outils que vous maîtrisez (matérialisme, raison , science) et vous comprendrez les origines des « utopies religieuse et culturelles ».
              Indice : sans une certaine formation ou culture d’écologue (et pas écologiste, canal Hulot ou pape François) je pense que cette compréhension est impossible.
              Sinon, ravi de votre dernier post (celui auquel je réponds présentement). Le niveau s’élève considérablement et je partage l’essentiel de son contenu, notamment sur la question de la réalité et de sa représentation.

          • En effet, vous êtes purement matérialiste. Et le matérialisme est aussi une question de foi…
            En attendant, la Terre et la nature ont de la valeur uniquement parce qu’il y a des hommes pour lui donner cette valeur…
            Sans homme, que la Terre cesse d’exister, soit détruite par une supernova n’aura pas plus d’importance qu’un pet dans une baignoire…

    • « « La planète peut se passer de l’humanité, l’humanité ne peut pas se passer de la planète. » »

      La planète elle même n’est pas éternelle. Il se pourrait donc bien qu’il faudra que la vie puisse la quitter pour ne se pas se terminer dans au plus 500 millions d’années, avec comme derniers représentants des bactéries !

      Or si on pense que les dinosaures et leurs descendants directs (les oiseaux modernes et les crocodiles entre autres) ont été incapables au bout de 300 millions d’années de la moindre évolution de la pensée, l’Homme (et non l’humanité) est une pierre angulaire de la Vie.

  • Nicolas Hulot est à l’écologie ce que sont les hommes politiques à l’état.

    Véritable privilégié au comportement de marquis, lui sait, lui peut profiter. Déplacements en jet, avions, ballons, bateaux, navires, ainsi qu’une foultitude d’engins motorisés afin de parcourir la planète, mais, pour défendre la bonne cause et la seule qui vaille : la sienne.

    • La téléconférence est bien suffisante, d’après l’ivrogne ministre de Sarkozy.

      Il était allé voir la fonte de la banquise pour pouvoir sortir ça.

  • NH n’a aucune formation scientifique, il semble avoir fui la difficulté au cours de ses études. C’est un marchand de chaussettes.

  • Merci de votre humour et des bons moments que je passe à vous lire !

  • 🙂 l’article est effectivement assez drôle. En parfait candide, je m’interroge sur le fait suivant, quelles sont les forces, groupes d’intérêts qui poussent institutions et gouvernements à « adhérer » aux conclusions du GIEC? Je sais bien que pas mal d’ONGs subventionnées ont atteint un pouvoir d’influence (de nuisance) gigantesque mais fondamentalement qu’est-ce qui pousse politiques, élus, médias et même chefs d’entreprise à entrer dans la surenchère réchauffiste? Le ‘marché’ des quotas/puits de carbone? Pressions des sociétés de la nouvelle économie ‘verte’? Je lis avec intérêt tout ce qui peut contrer le dogme écolo-catastrophiste mais l’affaire semble tellement entendue que j’ai parfois l’impression de faire partie des amateurs de théories complotistes…

    • Ce qui pousse les médias, les politiques, les industriels à s’associer à la grand messe climatique ? Le sens du vent. Il faut en être, sinon on disparaît. Que seraient, Hulot, Duflot, Segolen sansle réchauffement climatique ? Rien. C’est dur de ne rien être quand l’air du temps vous permet d’être un peu quelque chose. Idem pour les politiques, Hollande voit dans la grand messe de la fin de l’année, organisée par la France, une occasion unique de se refaire. Les autres suivent sous peine de ne plus exister. Idem pour les industriels; ce qu’ils veulent c’est faire du business, gagner de l’argent et des parts de marché. Si c’est possible dans l’éolien et plus dans le nucléaire, on fait de l’éolien, sans états d’âme, même si on n’y croit pas. Bien triste, bien facile à comprendre, mais terriblement inquiétant.

      • merci pour la réponse…mais ma question était plus globale, à l’échelle de la planète entière. Qu’en France il en soit ainsi, avec tous nos crétins marxiens et marxistes recyclés chez les verts et/ou dilués dans la gauche, l’explication est suffisante mais c’est la même chose dans tous les pays développés. Faut-il y voir la volonté délibérée d’empêcher les émergents de croître? Dans le style, NOUS avons fait l’expérience de l’industrialisation, ne faites pas comme nous et …restez pauvres? Une sorte de nouveau colonialisme/paternalisme drapé de bonne conscience?

        dernière requête: j’explore Contrepoints depuis assez peu de temps, y-a-t-il un article/dossier avec des arguments bien nets (et accessibles, sans être une bille, ma formation est assez éloignée de physique/chimie et bio) pour contrer le délire sur le CO2? merci d’avance

    • Ce qui pousse les médias à suivre les prévisions catastrophistes, c’est tout simplement l’audience. Les bonne nouvelles ne font pas vendre beaucoup de papier. Les mauvaises nouvelles, si.

      Pour les politiques c’est un peu la même chose. C’est plus facile de mobiliser les troupes autour d’une « grande cause » ambitieuse (voir inatteignable) que sur les détails du quotidien. George Orwell dans 1984 a parfaitement démonté le mécanisme grâce auquel, en désignant un « ennemi », on peut maintenir la pression sur la population.

      Pour les chefs d’entreprise c’est un peu plus mystérieux… Certains sont directement impliqués dans le business vert. D’autres y voient une opportunité de faire des affaires, sans doute?

  • Logorrhée ridicule, voire délirante.

    Quant aux commentaires, si c’est là toute l' »argumentation » des anti-climatologiques , elle en révèle surtout la nature haineuse et malsaine.

    Pas étonnant, quand on sait qu’elle est confrontée, quasi quotidiennement, à un démenti cinglant de ses thèses…

    • A vous lire, on a comme la vague impression que vous n’êtes pas d’accord avec le contenu de l’article. Est-ce le cas ? Si oui, pourriez-vous développer un rien ce que vous nommez « démenti cinglant  » ?

      • Si vous voulez : il suffit de prendre connaissance des informations en provenance de la quasi-totalité des sources désintéressées, du genre de la NOAA…

        « En effet, la quasi-totalité des climatologues soutiennent l’existence d’un réchauffement climatique d’origine anthropique, et à ce jour aucun argument permettant de soutenir la thèse inverse n’a résisté à la critique scientifique. »

        Citation du « Le Monde Economie » du 28 mai 2015, dans un article qui tente d’élucider pourquoi, dans de telles conditions, 37% des français pensent encore qu’il y a un débat entre les scientifiques à propos du réchauffement climatique d’origine anthropique.

        Pour moi, j’y vois l’efficacité des lobbies industriels, puissants, bien introduits, disposants de gros moyens financiers, et se payant les services de spécialistes compétents mais sans scrupules de la manipulation des esprits.

        Si on peut encore parler d' »esprit ».

        • Ah ! Si les journalistes du Monde le disent, c’est que ces vrai.

          • Oups « c’est vrai ».

            • En tout cas, il va falloir pédaler pour réchauffer les 5 milliards de kilomètres-cube d’air de notre planète en 85 ans (5 milliards de milliards de mètres-cube) que ce soit de 1, 2 ou 4 degrés. Et sans l’aide du soleil…

              • En effet, c’est minuscule, très fragile, et l’effet de serre est déjà largement actif.
                Continuons à le renforcer, cela ne va pas assez vite.

        • « Pour moi, j’y vois l’efficacité des lobbies industriels, puissants, bien introduits, disposants de gros moyens financiers, et se payant les services de spécialistes compétents mais sans scrupules de la manipulation des esprits. »

          C’est ballot parce que les industriels ont pris à fond le train du réchauffement climatique qui leur permet entre autres de palper des subventions, de créer de nouveaux marchés, de se refaire une image écolo, etc.
          Bref vous êtes à coté de la plaque.

        • Effectivement, la NOAA est très désintéressée. La preuve, cette réfutation par la climatologue Judith Curry de ses tripatouillages de données:
          http://judithcurry.com/2015/06/04/has-noaa-busted-the-pause-in-global-warming/

          • Elle dit surtout – je ne la connaissais pas, mais je suis allé voir – que même les cinglés climatosceptiques (le mot est d’elle, rapporté sur Wiki) devraient être écoutés, quelques-uns enrichir l’étude du climat…

            • « je ne la connaissais pas »

              C’est bien dommage quand on prétend tout savoir de la climatologie et quand on a des idées aussi affirmées que les vôtres : Judith Curry est une « repentie » du catastrophisme du RCA. Elle a toujours validé et valide toujours le principe du RCA, mais elle reconnait l’échec de la modélisation et en particulier la mauvaise prise en compte de l’océan qui fausse totalement les évaluations de la sensibilité climatique.

              Alors il faudrait faire abstraction ici du langage politique visant à discréditer ceux qui demandent un peu plus de rigueur au GIEC et un peu moins de manipulations de la part des politiques. Vous ne pouvez pas classer dans le même fourre-tout « climatosceptique » ceux qui croient que la terre et plate et ceux qui montrent que les calculs sont erronés comme J. Curry.

              J. Curry tente de faire revenir un temps soit peu le monde à la raison en montrant que la politique mondiale de « l’effet de serre » est totalement disproportionnée par rapport à notre connaissance scientifique et la réalité observée. Et il y en a une bonne dizaine de son niveau dans le même cas.

        • « 37% des français pensent encore qu’il y a un débat entre les scientifiques à propos du réchauffement climatique d’origine anthropique. »

          Compte tenu de la propagande lyssenkiste pour laver le cerveau des citoyens, c’est un bon score.

        • « En effet, la quasi-totalité des climatologues soutiennent l’existence d’un réchauffement climatique d’origine anthropique, et à ce jour aucun argument permettant de soutenir la thèse inverse n’a résisté à la critique scientifique. »

          1) Vous êtes comique: il appartient au GIEC de prouver ses thèses hypothétiques, ce qui n’a pas été fait.
          2) La quasi totalité des physiciens soutenaient l’existence de l’éther. Hé bé zut, ils avaient tous tout faux.
          3) Peu importe ce que soutiennent certains scientifiques. Ce qui compte, c’est ce que nous dit Dame Nature: « mes pauvres petits climatologues, vos modèles numériques se plantent lamentablement, il n’y a plus de RC depuis près de 19 ans et le CO2, quelle que soit son origine, n’a aucune action mesurable sur la température, comme l’a montré le passé climatique de la planète, tout comme le climat récent. Bref, mettez vos hypothèses à la poubelle et revoyez votre copie, en vos désengageant du politique et de l’idéologie onusienne ».

    • @ xenos Les liberaux ne sont pas plus intelligents que les les socialos Le moderateur a laisse passer un message haineux sur l’un de mes commentaires Il semble que dans ce blog certaines n’ont que l invective comme argumentation

      NOTE de la MODERATION :
      1/ Figurez-vous que la modération ne lit (de loin) pas tous les commentaires. Des centaines/jours avec 2/3 bénévoles en face et leur temps libre.
      2/ à quel commentaire faites-vous allusion ?

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
Greta Thunberg
3
Sauvegarder cet article

Cet automne, dans toute l'Europe, les soi-disant activistes climatiques ont mené des actions qui non seulement ont enfreint la loi mais ont également consisté en des actes de vandalisme et de violence physique.

À la National Gallery de Londres, deux femmes ont jeté de la soupe sur un tableau de Vincent Van Gogh ; dans un musée allemand, d'autres activistes ont badigeonné un tableau de Claude Monet avec de la purée de pommes de terre ; et bien sûr l'activiste belge Wouter Mouton a sévi l'été dernier à la fois à Bruges, sur une œuvre de ... Poursuivre la lecture

photo de Greta Thunberg au milieu d'une foule
1
Sauvegarder cet article

L’écologisme comme idéologie illibérale avait trouvé son égérie avec Greta Thunberg, mais il semblerait, autant par commodité que par opportunité, que sa rhétorique ait glissé de l’antiscience au scientisme le plus étroit.

Pour Jean-Paul Oury, qui signe un essai au titre évocateur Greta a ressuscité Einstein, c’est désormais au nom du « progrès scientifique » bien compris que les écolos cherchent à imposer leur vision du monde à l’ensemble de la population.

 

La « science » comme idéologie

La « science » dont se récl... Poursuivre la lecture

8
Sauvegarder cet article

Le suicide par écologisme

Il faut que les choses soient claires : l’empreinte carbone qu’il s’agit de réduire, c’est vous ! Et c’est tellement vrai, tellement évident qu’une récente tribune du journal Le Monde revient sur ce qui est maintenant un but affiché de l’écologie de combat, à savoir la réduction active de l’humanité.

Peu importe que les dernières projections raisonnables montrent une réduction naturelle drastique (plus de 50 %) de la population d’ici 2100 ; pour les activistes malthusiens du climat, pas de doute : éliminer rapidement une partie de la p... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles