Angela Merkel bouc émissaire idéal

Le bouc émissaire Merkel détourne l’attention populaire des vrais responsables de la crise.

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Merkel credits lea leamm (licence creative commons)

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Angela Merkel bouc émissaire idéal

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 juillet 2015
- A +

Par Guy Sorman.

Merkel credits lea leamm (licence creative commons)
Merkel credits lea leamm (licence creative commons)

 

Quand l’Europe tangue, Angela Merkel est le bouc émissaire idéal. Elle est allemande, elle est inflexible (avec un caractère qui rappelle Margaret Thatcher) et elle n’est pas de gauche. Par chance, elle est une femme, fille de pasteur et ancienne résistante sans faiblesse à la dictature soviétique, ce qui la protège contre des attaques personnelles trop indécentes. Sauf en Grèce, où certains caricaturistes la métamorphosent en Adolf Hitler, ce qui est ignoble.

On ne connaît que trop la fonction du bouc émissaire dans toute société : déporter la colère populaire contre les véritables responsables d’une catastrophe réelle. Dans l’affaire grecque par exemple, il est évidemment plus commode d’accuser Angela Merkel d’intransigeance que de s’interroger sur les origines de la crise financière de l’État grec, sur l’identité de ceux qui l’ont provoquée et plus encore sur l’identité de ceux qui en ont  personnellement profité. Pour connaitre cette vérité-la, on ne saurait compter sur les socialistes de Grèce et du reste de l’Europe : eux ne nous rappelleront pas que l’économie grecque est un désastre parce qu’elle est massivement nationalisée et extrêmement corrompue par les fraudeurs légaux (les armateurs et l’Église orthodoxe exonérés d’impôts) et le clientélisme politique.

On ne saurait pas plus compter sur tous ceux, banques françaises et allemandes en particulier, qui ont prêté imprudemment à l’État grec, sachant pertinemment qu’au cours de ses deux siècles d’existence, cet État de pacotille aura été plus souvent en faillite qu’il n’aura honoré ses dettes. Il est plus facile pour les prêteurs comme pour les débiteurs de s’indigner quand Angela Merkel exige du gouvernement grec un strict minimum de garanties concrètes, sachant que la Grèce honore rarement sa signature. Il est tout aussi grotesque d’accuser Madame Merkel d’imposer « l’austérité » à toute l’Europe alors qu’elle rappelle seulement que la base de toute croissance économique est la bonne gestion des finances publiques et le respect élémentaire des règles du marché. Ce terme d’austérité ne veut strictement rien dire.

Au risque de surprendre, nous affirmerons que tout au long de ce mélodrame grec, Angela Merkel n’aura cessé de soutenir les humbles contre les puissants. Les Grecs fortunés, la ploutocratie locale, la classe politique, la très prospère Église orthodoxe n’ont jamais souffert de la crise : soit parce que leurs fortunes sont ailleurs, soit parce qu’ils ne payent pas d’impôts, ou qu’ils en sont exonérés. Les plus modestes en revanche, ont tout perdu ou tout à perdre parce qu’ils sont les victimes depuis longtemps, de gouvernements incapables, corrompus, démagogiques ou absolument fantasques comme l’actuel. La seule protection qui subsiste pour les pauvres Grecs est l’appartenance de leur pays à l’euro et la permanence de quelques règles juridiques et économiques élémentaires qui protègent leur dignité et leur pouvoir d’achat.

http://www.contrepoints.org/wp-content/uploads/2015/07/Contrepoints-A. Merkel René-Le-Honzec.jpg
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On a dit, entre autres, qu’Angela Merkel exigeait une réduction des retraites ! Elle n’a exigé à bon droit, ce fut aussi le cas en Espagne et au Portugal, qu’une modération de dépenses de l’État, dans le domaine militaire par exemple qui, en Grèce aura échappé à la crise de manière à préparer une prochaine guerre fantasmatique contre la Turquie, l’ennemi historique.

Plus généralement, Angela Merkel nous rappelle, en Grèce et ailleurs, ce qu’est l’Europe, ce qu’est l’euro, ce que sont des institutions véritables et en quoi ils nous protègent de la violence et de la misère. Imaginons un instant que l’euro ne soit pas géré par la Banque de Francfort, sur le modèle de l’ex banque fédérale allemande, cela fait bien longtemps que les gouvernements en Europe se seraient lancés dans ce que l’on appelle des « dévaluations compétitives », c’est-à-dire une guerre commerciale et monétaire, au prix d’une inflation dont les plus pauvres auraient été les victimes. L’euro, parce qu’il échappe à la mainmise des gouvernements, protège les Européens contre leurs propres dirigeants. L’euro est comme le socle de notre Constitution économique, qui comme toute Constitution, protège le citoyen contre l’État.

Sans doute aussi parce qu’Angela Merkel a connu ces Constitutions virtuelles de l’ère soviétique et des fausses lois qui protégeaient le Parti communiste contre ses sujets, est-elle la mieux à même de nous rappeler l’importance de véritables institutions européennes. Dieu merci, elle est inflexible comme le sont à ses côtés les gouvernants des nations d’Europe centrale qui furent colonisés par l’Union soviétique. Eux savent, ce qu’à l’Ouest ou au Sud, nous avons oublié : l’Union européenne est un combat, le respect des institutions est un combat, l’euro est un combat. Transiger avec les lois, avec les principes, avec les textes, conduit inéluctablement au chaos, à la guerre. L’Union européenne est actuellement cernée par une ceinture de feu qui passe par l’Ukraine, la Russie, la Turquie, la Méditerranée. Cette Europe est un havre de paix et de relative prospérité, même en Grèce, parce qu’elle est une Union politique, économique, militaire, certes imparfaite mais en quête de perfection.

Il est regrettable qu’Angela Merkel se trouve si seule, autant agressée alors que ce n’est pas l’Allemagne qu’elle défend, mais tous les Européens. Hommage donc à la chancelière allemande et à ceux qui en ce moment font preuve de ce même courage, Donald Tusk, le Président du Conseil européen, les dirigeants baltes, tchèques et slovaques. Eux ont fait corps avec elle, ils ont fait écran à la démagogie, à la barbarie, sans états d’âme, sans quête de popularité à tout prix, sans concessions aux mensonges : à eux tous, un grand merci.


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  • « elle est inflexible (avec un caractère qui rappelle Margaret Thatcher) et elle n’est pas de gauche » pas d’accord, regardez un peu les concessions qu’elle a fait (je parle non seulement du cas grec mais aussi de sa coalition avec les sociaux démocrates). Si elle avait été comme Tatcher, il y aurait eu un Grexit. En plus quand on voit qu’elle a préféré Draghi à Weber comme président de la bce, on ne peut pas dire qu’elle est inflexible. Son ministre des finances (et une partie de sa coalition) était bcp plus dure qu’elle.
    En plus, je pense que dans le cas grec, c’est surtout une question de culture (culture germanique prônant le respect des règles et la discipline) pas tant de clivages idéologiques parce que si vous regardez la gauche allemande, celle ci s’est montrée très dure avec les grecs (je pense notamment à Gabriel et à schultz).

    Sur les dépenses militaires, si Merkel les a épargné c’est par intérêt. La Grèce est le plus gros importateur d’armes européen, ses fournisseurs principaux sont……la France et l’Allemagne.

    « ’économie grecque est un désastre parce qu’elle est massivement nationalisée et extrêmement corrompue par les fraudeurs légaux (les armateurs et l’Église orthodoxe exonérés d’impôts) et le clientélisme politique » la Grèce est le pays le moins libre de l’UE(130 position). contrairement, à ce que l’on pourrait croire, elle a chuté ces dernières années sous la troika, elle est devenu moins libre (malgré le fait wue c’était déja le pays le moins libre de l’UE), cela montre que les réformes en Grèce sont loin d’être libérales et d’être bonnes. L’une des premières mesures voté par le parlement c’est la hausse de la tva qui va augmenter le cout de la vie et qui va augmenter l’économie souterraine (déja très grande).
    Sur l’église ortodoxe, je pige pas trop, l’église paie des impots sur les revenus qu’elle tire, elle ne paie pas d’impots sur les dons et sur son patrimoine (qui est certes énorme mais qui se résume à des églises et des monastères). L’église orthodoxe vient justement en aidev aux plus démunis, c’est l’une des rares institutions auxquels les grecs font confiance. demandez un peu un grec s’il est de votre avis pour ranger l’église chez les puissants.
    la fraude fiscal est énorme en grèce mais c’est aussi parce que les services publics n’offrent pas grand chose aux gens (ils servent l’intérêt d’eux même et des partis politiques). pour bcp de choses, il faut payer un pot de vins. normal que vous n’allez pas et payer des impots et payer des pots de vins aux fonctionnares

    • j’oubliais sur le dossier militaire: vu l’instabilité politique en Grèce, réduire les dépenses militaires me parait pas très intelligent (le risque de guerre civile est réelle en Grèce (enfin surtout s’il y a un jour un Grexit)).
      La Grèce est confrontée à bien d’autres menaces que la turqie (à commencer par des menaces intérieures)

      • Pas besoin de Panzers pour mater la foule…
        De toutes façons, le stock est largement suffisant et vu l’état du pays, un stop de quelques années en achats de matériels neufs ne ferait pas de mal.

      • Votre raisonnement est pathétique. Pcq, il peut y avoir des troubles intérieurs,qu’il faut maintenir le budget militaire à 4% de PIB? Pour votre gouverne, l’armée sert à faire la guerre avec l’ennemi extérieur. Un pays qui au court des son histoire recente à fin faillite, n’est pas digne de
        Confiance.

  • « […] et elle n’est pas de gauche […] fille de pasteur et ancienne résistante sans faiblesse à la dictature soviétique ».

    Elle a quand même été aux jeunesses communistes et selon les dires de Ralf Georg Reuth et Günther Lachmann elle a même été responsable de l’agitation et la propagande dans l’organisation.

    Certes, comme tout le monde à son âge elle faisait partie des jeunesses communistes sans être vraiment très active ou militante, mais de là à dire qu’elle était résistante à la dictature il faut pas déconner non plus dans l’autre sens.

    Durant les années 2000 on a eu une flopée de gens à la commission européenne qui étaient d’anciens dirigeants communistes, soudainement devenus démocrates. Elle c’est probablement pareil. Ce qu’elle est c’est très simple: comme nombre de politicien, elle est opportuniste. Les gens qui veulent du pouvoir, quand le vent tourne, ils n’ont pas de problème à changer de casquette.

    Si elle n’était pas de gauche elle n’aurait pas concédé un salaire minimum pour rester au pouvoir et avoir une majorité.

  • marrant de voir les gauchistes se sont les premiers à combattre le racisme. pourtant, ils ne se gênent pas d’être racistes contre les allemands, d’être antigermains

  • Pas coupable la teutonne, d’ailleurs 80% des Européens l’apprécient dont 71% de Français.
    Sur les réseaux sociaux ce sont les permanents des associations de Gauche, qui financent ce Merkel-bashing..
    Associations de Gauche financés par nos départements de droite…

    Merkel n’a rien demandé ; pour l’accuser, il aurait fallu que ce soit elle qui force la Grèce.. Alors que c’est tout le contraire, ce sont nos camarades Grecs qui sont venus devant l’Europe, réclamer un sauvetage.

    Comment peut-on accuser Merkel d’avoir imposé un sauvetage ? Quand elle n’y est pour rien !

    Jamais on a autant demandé à un peuple (Grec) de se prononcer. Ils otn choisi d’aller demander un sauvetage.

  • au prix d’une inflation dont les plus pauvres auraient été les victimes.

    En somme, les plus pauvres ne se font pas plumer aujourd’hui, pour ne pas utiliser de mots plus crus, mais ce sera bien le cas demain, parce que les 500 milliards, il faudra bien les éponger. Ils auront l’Euro-PQ et pourront se torcher avec.

  • Merci pour cet article , ça fais du bien au milieu de la fange médiatique étatiste …

  • Le sentiment anti-allemand qui prévaut actuellement en France est nauséabond.
    Je sais que les français ont toujours eu un complexe d’infériorité vis à vis des allemands, mais, il faut savoir raison garder, que les français et leurs élites, aiment le laxisme,la gabegie,la coterie et le clientélisme, quand les allemands privilégient la discipline,l’abnégation, le travail et le mérite. Vous remarquerez, que tous les cancres de l’Europe du sud, hormis les espagnols, sont virulents contre les allemands. Par contre, tous les pays vertueux du nord de l’Europe sont pro-allemands.
    L’Allemagne a déjà payé son passé Nazi, et beaucoup oublient que sans Die Bundesrepublikdeutschland, certains pays du sud, comme la Grèce, le Portugal, voir l’Espagne seraient toujours en voie de développement. En 1939, l’Allemagne n’a pas déclaré la guerre à la France.

  • Wolfgang Schäuble la « bête noire » de « l’immonde stupide et bête extrême gauche Européenne » :
    Un super professionnel, qui se déplace en chaise roulante après avoir reçu des balles à bout portant d’un communiste fou…
    On aime cela : le fou : ceci, le fou cela…

  • « … ce qu’est l’euro, ce que sont des institutions véritables et en quoi ils nous protègent de la violence et de la misère… »
    Nous protège de la violence et de la misère, ouah rien que ça! C’est sûr, la Suisse qui n’en fait pas partie s’enfonce dans la misèreu-heu-et-la-violenceu-heu, tandis que l’Espagne peut la féliciter de son 25 % de taux de chômage.

    « L’euro, parce qu’il échappe à la mainmise des gouvernements, protège les Européens contre leurs propres dirigeants »
    LOL. Qui nous protège contre les dirigeants de l’UE? Oups pardon la question ne se pose pas, les technocrates et banquistes européens sont des modèles de réussite démocratique et libérale, on voit avec quel succès ils appréhendent le problème grec depuis le début. Sans parler de cette monnaie de singe que vous appelez euro, et qui prétend réussir le mariage monétaire hérétique de la carpe allemande avec la poule grecque.

    « Cette Europe est un havre de paix et de relative prospérité, […] est une Union politique, économique, militaire, certes imparfaite mais en quête de perfection. »
    Après le feu d’artifice, le bouquet final! Union politique? Avec qui, le gouvernements anglais? grec? allemand? hongrois? Havre de paix? Où ça, en France, où les fusillades, actes de vandalisme anti-France, voitures brûlées, et attaques diverses sont maintenant quasi-quotidiens? En Ukraine, où on entretient bien le feu de la discorde avec la Russie? Sans parler du conflit serbo-croate, que l’Europe a maîtrisé de façoni magistrale! Aux frontières maritimes italiennes où des envahisseurs débarquent à flots continus et exigent des repas hallal? A Calais, aux abord du tunnel de la Manche, où les camionneurs se font agresser, attaquer, ou carrément investir par les illégaux qui veulent embarquer dans leur remorque, au point que des entreprises britanniques cessent tout transport vers le continent?
    Union militaire? si vous parlez de l’inféodation à l’Otan, ce joujou américain, oui, l’Europe est unie dans le suivisme aux désirs de la Maison Blanche… et dans ce cas l’union militaire ne doit rien à l’Europe, mais aux USA, forcément non?

    Je clame mon émerveillement devant ce chef-d’oeuvre de propagande pro-européiste, où la langue de bois le dispute à la poudre aux yeux la plus blanche et la plus pure: mieux que de l’héro, c’est carrément de la bonne que vous prenez Mr Sorman, c’est qui votre fournisseur? Allez, ne me dites pas que c’est un afghan, ou un sud-américain, je ne le croirais pas!

    • Vous oubliez que la suisse , a une mentalité gestion allemande. D’ailleurs, ils majoritairement germanique, citez moi un seul pays du sud latin qui maîtrise son budget? Vous savez combien des français,portugais,italiens et espagnols qui travaillent en suisse?

      • Mon propos est que les pays européens quels qu’ils soient ne doivent leur prospérité qu’à eux-mêmes, l’UE n’a rien à voir là dedans. En revanche, je crois bien que l’UE et l’euro en particulier ne facilite pas l’économie des pays membres, et est autant un facteur de discorde que d’union. Bref, l’UE sert ses intérêts avant tout, et on pourrait très bien s’en passer pour continuer de faire aussi bien, sinon mieux.

  • Des politiciens au petit pied s’amusent à exciter des sentiments anti-allemands parce qu’ils pensent que c’est bon pour leur carrière ou que c’est nécessaire pour les alliances au second tour des présidentielles et des législatives (par exemple pour que le parti à Mélenchon reporte ses voix sur le candidat du PS). On pense que tout ça, ça ne mange pas de pain, ce n’est pas grave, c’est pour jouer…
    Il y a cent et quelques années, avant que l’on crée l’Union Européenne et que l’on ne découvre les dégâts que provoquent les guerres modernes, ce climat pestilentiel aurait conduit tout droit à la guerre. La presse d’un pays aurait répliqué durement aux insultes de celles de l’autre pays, les politiciens aurait fait de même. Les partis dits de gouvernement auraient compris que le chauvinisme nationaliste fait gagner des voix. On aurait accordé des crédits aux armées et la course aux armements se serait enclenchée. Une petite étincelle, comme la dépêche d’Ems en 1870, et c’était parti pour une guerre fraiche et joyeuse.
    En cas de défaite (avec un stratège comme Hollande, la victoire n’est pas sure), on n’aurait pas manqué de collaborateurs pour célébrer l’occupant teuton. Je vois bien Mélanchon dans le rôle de Marcel Déat. Il en a le style et certains penchants idéologiques.
    Bref, honte à ceux qui, pour des petits calculs d’épicier de la politique, jouent avec les passions chauvines et nationalistes. Nous vivons vraiment une basse époque.

    • Qui tire les ficeles ?
      Dans tous les cas on est manipulé.
      L Europe j y crois toujours mais va falloir qu il se bouge le cul sinon ca va imploser.

      Quant as la France avant les deux guerres mondiales elle était bosseuse après on voit le résultat des soviet …..

  • Les commentaires sont fermés.

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