Crise grecque : où est Dick Fosbury ?

La Grèce est au bord du chaos. Il n’y a rien à perdre et tout à gagner à entreprendre des réformes structurelles audacieuses.

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Dick Fosbury - Saut - Crédit photo : C-reel via Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)

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Crise grecque : où est Dick Fosbury ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 juillet 2015
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Par Patrick de Casanove

Dick Fosbury - Saut - C-reel (CC BY-NC-SA 2.0)
Dick Fosbury – Saut – Crédit photo : C-reel via Flickr (CC BY-NC-SA 2.0)

 

La crise grecque a éclaté le 21 octobre 2009 quand le ministre grec des Finances a annoncé un déficit public de 12,5% du PIB au lieu des 3,7% attendus.

Deux plans de sauvetage qui furent des échecs se sont succédé. « La dette grecque s’élève à plus de 315 milliards d’euros soit 175% du PIB grec. Un PIB qui est passé de 237 milliards en 2009 à 179 milliards en 2014 (…) les gouvernements successifs ont dû diminuer les salaires d’un tiers dans la fonction publique et le secteur privé. Le revenu des ménages a chuté de 35%. Le nombre de fonctionnaires a été réduit d’un tiers de 2009 à 20014. Un quart des entreprises grecques a dû fermer ». La Grèce est en défaut de paiement depuis le 3 juillet. Le chômage atteint 25,7% et celui des jeunes 50%. Le FMI estimait le 3 juillet à 55,42 milliards d’euros les besoins d’aides de la Grèce dans les 3 ans à venir. Les gens souffrent et pleurent devant les distributeurs de billets fermés.

C’est l’échec des constructivistes européens et grecs. Ce sont les politiciens grecs qui, par des politiques étatiste et clientéliste, ont conduit le pays au bord de l’effondrement. Ce sont les politiciens européens qui ont mis en place une Europe dont les objectifs sont inconnus ; une Europe qui se fissure sous l’effet de la crise économique, la crise grecque étant la plus patente. Obnubilés par leur obsession de bâtir une Europe de la réglementation, des subventions, du super État et de l’uniformité, ils ont accepté pour des raisons idéologiques n’importe qui, n’importe quoi, n’importe comment. Quand la crise a éclaté ce sont ces constructivistes qui ont d’un côté proposé et de l’autre accepté de prétendues réformes qui n’étaient que des mesures paramétriques. Comme d’habitude elles ont, d’une manière ou d‘une autre, consisté à ponctionner davantage les individus pour sauver l’État.

Les Grecs sont épuisés. Le 5 juillet, une majorité d’entre eux a dit « non » aux mesures exigées par l’Europe. Les contribuables européens sont, pour beaucoup, dans une situation à peine moins mauvaise que les Grecs et ils sont à peine moins épuisés. Mais personne ne leur a demandé leur avis.

Les Grecs pensaient qu’un étatiste pouvait les sauver. C’est la douche froide. Malgré un rejet massif du plan européen par sa population, Alexis Tsipras a décidé et fait accepter par le parlement grec ces mêmes mesures d’« austérité » exigées par les Européens avant le référendum. C’est de la spoliation légale dans toute sa splendeur. On trouve pêle-mêle augmentation de la TVA, fin des avantages fiscaux pour les îles, recul progressif de l’âge de la retraite, suppression progressive du complément retraite, cotisations santé des retraités portées de 4 % à 6 %., hausses de taxes et d’impôts sur les sociétés, sur les compagnies maritimes ou le luxe, réforme du marché du travail. Cela en échange, espère-t-il, de liquidités et d’une restructuration de la dette. Grâce à quoi Alexis Tsipras veut pouvoir augmenter la dépense publique pour une relance par la consommation. Parmi les dizaines de milliards dont la Grèce a besoin, Alexis Tsipras en demande 35 « pour la croissance ».

Après de telles concessions qui méprisent le référendum, les Grecs pensaient que l’accord Européen serait relativement aisé à obtenir. Or, la seconde douche froide pour les Grecs est que les Européens renâclent et exigent encore plus de garanties. La confiance n’y est plus.

Que les Européens acceptent ou non ce que le gouvernement grec met sur la table ne résoudra pas le problème de manière durable. Si une politique de ce genre est mise en place, la catastrophe sera immanquablement au rendez-vous et tout cela n’aura servi à rien. Elle ne sauvera pas la Grèce tout au plus retardera-t-elle l’échéance. La relance par la dépense publique n’a jamais fonctionné. La fuite dans la dette, restructurée ou pas, non plus.

Nous assistons à une fuite en avant. Quelles que soient les décisions prises, personne ne sait vraiment ce qui va se passer.

Christian Noyer, Gouverneur de la banque de France et membre de la BCE affirmait sur Europe1 le 8 juillet qu’il fallait une réforme économique qui remette la Grèce sur la voie de la croissance et une aide financière. Christine Lagarde, Directrice générale du FMI, dit la même chose différemment, le même jour lors d’une conférence de presse à Washington.

La bonne question est : qu’entend-on par réforme structurelle profonde ?

Si l’on regarde l’Index of economic Freedom 2015, la Grèce figure au 130ème rang mondial en termes de liberté économique, entre le Surinam et le Bangladesh. Avec 54 points, elle perd 1,7 point par rapport à l’an dernier et 6,3 points depuis 2011. Or les faits montrent que plus le pays est économiquement libre plus il est prospère. Perdre 6,3 points de liberté économique ne peut que conduire à un drame. La Grèce est considérée aujourd’hui comme « plutôt non libre ». Elle s’enfonce dans le socialisme. Elle suit « la route de la servitude »

Il y avait pourtant une opportunité extraordinaire à saisir avec le résultat de ce référendum. Cette chance consistait à prendre acte que les Grecs ne voulaient plus se faire spolier, piller, pour sauver l’État grec en se couchant devant le super État européen, alors qu’eux-mêmes auraient sombré dans la misère. Elle consistait à prendre acte que les Grecs ne voulant pas se laisser imposer quoi que ce soit, surtout pas des mesures spoliatrices, il fallait qu’ils se décident à titre personnel. Elle consistait à leur proposer de prendre directement leur destin en main, d’assumer la responsabilité de leur vie et de leurs choix. Cela serait revenu à organiser le repli de l’État et le retour des libertés individuelles. C’est-à-dire remette réellement l’Homme au cœur du système puisque chaque individu redeviendrait propriétaire et décideur de sa vie.

Tsipras et les Européens ont choisi une autre voie.

Ces politiciens sont perdus dans les constructions artificielles. Ils ont choisi « ce qu’on voit »  et pensent qu’en augmentant les impôts et taxes, en particulier en taxant les riches on remplit les caisses. Ils sont adeptes de la spoliation légale, de l’État-providence tout-puissant et des systèmes par répartition. Ils ne connaissent pas la courbe de Laffer qui démontre que « trop d’impôt tue l’impôt ». Ils évoquent le peuple mais oublient les gens qu’ils n’aiment pas. Ils détruisent les incitations et font fi de « l’action humaine ».

La Grèce est au bord du chaos. Il n’y a rien à perdre et tout à gagner à entreprendre des réformes audacieuses. Pour s’en sortir les Grecs doivent reprendre directement en main leur vie et recouvrer leur liberté confisquée.

Au-delà des chiffres qui ne sont pas toujours fiables, comme ceux grâce auxquels la Grèce est entrée dans la zone euro, au-delà des prévisions qui ne sont souvent que des plans bâtis sur la comète ou des vœux pieux, au-delà des intentions véritables de chacun, la seule réforme structurelle véritable est de mettre fin à l’État-providence. De toute façon, il est en faillite. La seule véritable réforme structurelle est de rendre aux individus leur liberté de choix, la libre disposition de leur vie. C’est le retour de l’action humaine et des incitations. Toutes les personnes sensées savent ce qu’il faut faire.

« Se conserver, se développer, c’est l’aspiration commune à tous les hommes, de telle sorte que si chacun jouissait du libre exercice de ses facultés et de la libre disposition de ses produits, le progrès social serait incessant, ininterrompu, infaillible. » — Frédéric Bastiat « La Loi »

C’est la réduction de l’État aux fonctions régaliennes et au filet de sécurité pour les plus démunis. Tout le reste est du domaine de la liberté individuelle.

Ce n’est pas ce que fera Tsipras, ni ce que préconisent les Européens.

Pour appliquer Bastiat, la politique attend toujours son Dick Fosbury : celui qui sort des cadres de référence, qui agit différemment et qui gagne.

Cela vaut aussi pour la France.

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  • Il n’y aura pas de Dick Fosbury de la politique. Contrairement au sport où l’objectif est de gagner, l’objectif de la politique est le pouvoir. Diminuer son pouvoir n’est pas gagnant pour un politique. Dans le contexte actuel, personne ne se présente à une élection pour perdre le pouvoir dont disposent les étatistes.

  • « Cela vaut aussi pour la France. »
    C’est bien pour ça que François Hollande se bat pour Tsipras, et l’Etat grec, contre l’avis du peuple grec. Deux milliards d’euros par mois, au frais des contribuables européens, aucune importance, tant que le statu quo peut être maintenu.
    Un jour, il faudra piocher dans les économies des Français, pour maintenir ce même statu quo dispendieux de l’Etat. Il est certain que François Hollande, ou son successeur plus probablement, n’hésitera pas une seconde.
    Tout plutôt que remettre en cause les fonctions de l’Etat et les privilèges de ses fonctionnaires.

  • En France, les politiques ont bien organisé leur pouvoir. Ils ont fait en sorte que les retraités dépendent de l’Etat, que les fonctionnaires dépendent de l’Etat, que les chômeurs dépendent de l’Etat, que les étudiants dépendent de l’Etat, que de puissantes corporations dépendent de l’Etat (rajouter ici les catégories que j’ai oublié) comme les élus.
    Pour permettre ces dépendances, l’Etat demande aux plus débrouillards, à ceux qui n’ont pas besoin de lui de contribuer un maximum à entretenir les dépendants. Le pari étant que les débrouillards sont prêts à tout pour s’en sortir parce que ce sont les plus responsables et que se sont ceux qui ont le plus d’espérance.

  • Il eut été très judicieux de répondre au référendum grec par un référendum national à l’échelle européenne…
    on a pu croire un instant à un sursaut de démocratie, mais c’est bien parce qu’il était dans les cordes que m. Tsipras, perdu, à imploré le peuple plus qu’il ne l’a consulté (pour, au final, le trahir). De même, comment vont-ils nous vendre la faillite de la France dans quelques années ?

  • En gros, si je comprends bien l’accord obtenu au petit matin, ils se sont mis d’accord pour … négocier !

    • Pire ils se sont mis d’accord pour qu’on paye

      • 100 milliards de plus, au bas mot. Sans demander l’avis au peuple.

        Normal, on est tous des abrutis… Enfin, c’est ce que pensent les zélites

      • Ils se sont mis d’accord pour que les contribuables payent (mais c’était prévu dès le départ). Mais ils n’ont pas vraiment décidé qui payerait quoi. Les politiciens (grecs, français, allemand …) jouant tous leur boulot de dans x ans dans l’affaire, j’ai comme dans l’idée qu’on va repartir pour un tour car personne n’a pris le moindre engagement réel.

  • Le blablabla de la dogmatique libertarienne !

  • Article sans concessions et très lucide. La trahison de Tsipras était annoncée, le monsieur est un coutumier du fait, encore une fois, la référence à l’histoire (sa petite histoire) aurait évité à beaucoup « d’auteurs » de se répandre inutilement.

    l’UE entend imposer un modèle économique à toute la zone euro, pour y parvenir, ce super état, n’hésite pas à distribuer généreusement l’argent des contribuables européens à des pays candidats et à arroser de subventions ceux qui sont déjà membres (la Bretagne, au seul exemple !).

    L’UE n’est qu’un vaste système redistributif qui s’appuie sur un endettement croissant des états membres. Une fuite en avant, une pyramide de Ponzi à l’échelle d’un continent.

    La Grèce est en faillite, comme la plupart des états européens, le tout tenant en l’air par une réécriture permanente des règles comptables. Le thermomètre est regradué en permanence.

    Le pire étant de constater la foison d’articles sur des modèles que certains rêvent de voir appliquer à la France avec pour seul argument que ça serait moins pire… (le taux de chômage, le PIB, n’étant déterminants que si la qualité de vie est réellement meilleure)

    Ainsi, on en vient à repousser l’âge de la retraite, à augmenter les prélèvements, à diminuer la protection sociale, bref ! on touille dans le même pot à la seule fin de préserver la main mise étatique. Que la plupart des « libéraux » défendent de telles propositions, est bien le signe de l’aveuglement général. Agnès Verdier-Molinié étant apparemment, avec ses propositions anti libérales (pour ne pas dire stupides), un des fers de lance de cette mouvance molle…

    La Grèce, en restant dans l’UE n’a aucune chance de se réformer ni de remonter son économie (sauf à redéfinir, encore et toujours, les règles comptables), seuls les économistes de connivence voudront y voir des progrès comme en Espagne actuellement, faisant ainsi perdurer un système étatique et la rente de situation de certains financiers.

    La Grèce est effectivement le révélateur de l’échec de l’UE et le dénonciateur d’un capitalisme de connivence (et financier) des plus délétère.

    • La Grèce, en restant dans l’UE surtout dans la zone Euro.

      • La zone euro est soit disant régentée par des critères tel que déficit <3% , dette publique <60% de PIB, etc. Des critères respectés par absolument personne.
        Lorsqu'on bâtit des modèles qui dès le départ acceptent (pas prévoient, ce qui n'est pas la même chose) que le déficit et l'endettement, si faibles soient-ils, apparaissent comme acceptables, la messe est dite ! Aucune structure privée ne peut fonctionner avec de tels critères.

        DANS CE CONTEXTE : la Grèce a sa place dans la zone euro, c'est du reste une des solutions que celle consistant à un retour à la Drachme tout en conservant l'euro, qui reste la plus cohérente.

        Toujours dans le même contexte, il est délicieux de constater que d'une part les Grecs veulent s'assoir sur le règlement de leur dette tout en votant massivement (86%) au maintien dans l'UE. Tout comme il est curieux qu'aucun "auteur" prétendument libéral (surtout pas, et pour cause, Agnés Verdié-Molinié), ne se soit opposé aux mesures imposés par le FMI, notamment au sujet des retraites.
        Tous s’empêtrent dans des calculs comptables de bas niveau, sans ne jamais remettre en cause le système par répartition des retraites (!).

        L'état qui défend l'état par l'entremise de ses petits soldats…

        A l'instant, les infos relatent la satisfaction de Junker et Hollande, fiers d'avoir "sauvé" la Grèce en injectant de nouveau notre pognon dans un puits sans fond. Ils n'ont sauvé, pour un temps bref, que leur vision dogmatique de l’Europe.

        Comme le relate avec justesse l'auteur de l'article, la Grèce et les Grecs sont exsangues, peu (plus) importe les causes, c'est un fait. Les mesures qu'on leur impose ne pourront pas être tenues et ne produiront que d'avantage de dégâts dans "l'économie" Grecque. Il y avait une réelle opportunité de réforme, notamment libérale (retraites par capitalisation notamment) tous ont choisis le contraire ! De la part de Tsipras il n'y a pas de surprise, mais du FMI, c'est assez révélateur pour qui aurait encore un doute…

        L'UE est bel et bien le plus grand système socialiste en marche vers le plus grand désastre économique.

        • L’OCDE est tout aussi socialiste.

          Que voulez-vous, on persiste à démonter le mur de parpaings devant la Grèce, puis à le remonter 20 mètres plus loin.
          Ce n’est pas la solution, c’est coûteux et pour des prunes.

  • A l’annonce de l’accord de principe de ce matin, les marchés font la fête. Attention toutefois à ne pas se fracturer la guibolle en dansant un sirtaki endiablé, enivré d’ouzo frelaté. L’affaire grecque est en effet loin d’être terminée, car si la Grèce évite temporairement le Grexit, il s’agit seulement d’un accord sur le principe de négociations futures. Parallèlement, se profile à l’horizon le cas espagnol où Podemos, encouragé par ce qui pourrait être interprété comme un succès relatif de Tsipras, ne manquera pas d’amuser la galerie avant la fin de l’année.

    Pendant ce temps, la dette joyeuse de la Grèce va augmenter de 80 milliards supplémentaires. Quand la fraîche sera cramée, d’ici quelques mois, la dette grecque redeviendra odieuse. C’est tellement pratique…

    • Il faudra remettre à coup la compresse dans 6 mois une année, le privé restant étouffé par l’impôt imposé par le monstre étatique. Qui voudra prendre le moindre risque quand la plus grande part du bénéfice part en fumée, cramé par l’état ❓
      Mais c’est trop compliqué pour des gens de l' »élite » comme Hollandouille ».

  • Vos solutions seraient valables si elles ne reposaient pas sur un indicateur erronée et une courbe théorique jamais validée empiriquement. Concernant l’indicateur erroné, voici ce que je faisais remarquer à D. Theillier qui en parlait sur ce site :

    La valeur scientifique de l’indice de liberté économique de l’Heritage Foundation (lobby droitier) laisse très sceptique. En jetant un coup d’œil à la méthodologie, on se rend compte qu’il est orienté idéologiquement. Par exemple, un des indicateur concerne le niveau de prélèvement, cet indicateur se décompose en trois dimensions (le taux d’imposition marginal supérieur sur le revenu pour les particulier, le taux d’imposition marginal supérieur sur les bénéfices pour les entreprises, la part des prélèvements dans le PIB). Plus ces nombres sont élevés, plus le score à cet indicateur est faible, ce qui revient à avantager les pays à faible fiscalité. Mais on peut se demander, en quoi une fiscalité forte est un signe de faible liberté économique. Si on lit l’étude de T. Brand et A. Barilari, « Le paradoxe de Montesquieu », in Revue française de finances publiques, n° 108, octobre 2009, on s’aperçoit que les pays ayant un fort de taux de prélèvement sont aussi des pays parmi les plus libres, alors que les pays ayant un faible taux de prélèvement sont des pays où la liberté est quasi inexistante, ce sont bien souvent des dictatures. Il est alors assez absurde de pénaliser les pays ayant une forte fiscalité puisque visiblement il y a une corrélation positive entre fiscalité et liberté. Ensuite, un autre indicateur concerne les dépenses publiques, le mode de calcul est sensiblement le même que celui pour les prélèvements, c’est-à-dire que plus les dépenses publiques sont élevées plus le score est faible. Autant, je comprends pourquoi un haut niveau d’impôt pourrait être considéré comme une atteinte à la liberté (bien que je ne partage pas cette opinion), autant je vois mal en quoi un haut niveau de dépenses publiques serait une atteinte à la liberté. Certains me répondront « ben pour qu’il y ait des dépenses publiques, il faut qu’il y ait des impôts ». Certes, mais c’est le rôle de l’indicateur précédent. En fin de compte ces deux indicateurs sont quasiment les mêmes, ce qui ne poserait pas de problème si on n’en comptait qu’un seul, mais là on les compte tous les deux, ce qui donne un poids important au budget public alors que comme je l’ai dit plus haut c’est contradictoire. Un autre exemple, le taux d’inflation. Là encore, le mode de calcul conduit à pénaliser ayant une forte inflation. Chacun a son avis sur les bienfaits ou les méfaits de l’inflation sur l’économie mais je vois mal en quoi une inflation important (ou faible inflation voire de la déflation) serait une atteinte à la liberté ! Ces 3 exemples mettent en exergue un biais idéologique évident compréhensible lorsqu’on regarde qui est à l’origine de cet indice : des individus défendant politiquement une faible fiscalité, une faible inflation, de faibles dépenses publiques.

    En plus de ce biais idéologique, on peut s’interroger sur la scientificité des indicateurs. Par exemple, concernant l’indicateur sur la fiscalité, il apparaît évident que regarder uniquement le taux marginal d’imposition n’a pas grand intérêt si on ne regarde pas en même temps l’assiette sur lequel l’impôt est prélevé, ou encore les seuils à partir desquels ces taux sont pratiqués. Ainsi, pour The Heritage Foundation, un pays ayant un taux marginal de 50% à partir de 2 millions de revenu sera « moins libre » qu’un pays ayant un taux marginal de 45% à partir de 50 000 euros de revenu ! Le mode de calcul du score pose également problème. Voici la formule score=100-0,03*(niveau de prélèvement par rapport au PIB)². Ce qui conduit à augmenter les écarts. Exemple : une pays A a un taux de prélèvement de 40%, B de 45%, C de 50%. La formule donne un score de 52 pour A, 39,25 pour B, 25 pour C. L’écart entre A et B passe de 5 à un 12,75, entre B et C de 5 à 14 (on remarque qu’un même écart au départ n’est nécessairement le même après conversion) et entre A et C de 10 à 27. Cette formule est reprise de manière analogue pour d’autres indicateurs et conduit donc à la même critique. On trouve également un autre formule pour certains indicateurs par exemple le nombre de jours pour créer une entreprise, celle-ci pose également problème : score du pays=50*nombre de jours moyens/nombre de jours pour le pays. La même remarque que pour la formule de conversion précédente peut être faite. Mais à cela s’ajoute un autre problème, le fait que le calcul fasse intervenir une moyenne. En effet, cela signifie que le score d’un pays ne dépend pas uniquement de son degré de liberté mais aussi de celui des autres. Ainsi, entre deux années, et cela même si tout reste pareil dans ce pays (exemple nombre de jours pour créer une entreprise), son score peut changer ! Pire, l’ordre entre deux pays peut même varier alors que ces pays restent identiques entre les deux dates considérées ! Tout cela uniquement parce que la moyenne a changé du fait de changements dans d’autres pays ! Voilà qui finit de montrer le peu de valeur scientifique de cet indice.

    Bien entendu, certains me répondront : « ce n’est parce que vous cassez le thermomètre que vous n’avez pas de fièvre ». Certes, mais pour savoir si j’ai de la fièvre ou non il convient d’utiliser un thermomètre correctement gradué ou étalonné. Si ce n’est pas le cas, ma mesure ne m’apporte rien. Je ne peux ni savoir si j’ai de la fièvre ni si je n’en ai pas. On est exactement dans ce cas avec cet indice.

    Concernant la courbe de Laffer, aucune donnée empirique ne vient la confirmer, même pas les années Reagan que certains pourtant prennent en référence. Je les invite à regarder les données.

    • « en quoi une fiscalité forte est un signe de faible liberté économique » :
      En quoi le vol est-il un crime, se demande le voleur.

      « il y a une corrélation positive entre fiscalité et liberté »
      D’ailleurs, l’URSS était ce pays à la liberté légendaire, à condition de ne pas finir fusillé, affamé ou gelé. Les Soviets ont même dû ériger un mur pour empêcher les Occidentaux dégoûtés par le capitalisme de venir rejoindre en masse ce pays de cocagne. C’est dire l’ampleur du « bonheur national brut » produit par une fiscalité à 100%, par une collectivisation totale.

      « biais idéologique »
      REVEL : « Les socialistes se figurent que le libéralisme est une idéologie. Elevés dans l’idéologie, ils ne peuvent concevoir qu’il existe d’autres formes d’activité intellectuelle. »

      • « ils ne peuvent concevoir qu’il existe d’autres formes d’activité intellectuelle. »

        Ils pratiquent aussi massivement la masturbation sauf qu’à la fin, ils n’ont jamais rien à montrer à leurs amis.

      • Commencez déjà par nous expliquer ce qu’est la liberté économique et ensuite vous nous expliquerez pourquoi les pays ayant de forts prélèvements sont aussi les pays les plus libres. Au fait, ce qui est du vol c’est de ne pas payer d’impôts. Pourquoi ? Tout simplement parce que c’est comme si au restaurant vous partez sans payer l’addition. Vous bénéficiez des services fournis par l’Etat, il est donc normal que vous payiez. Vous n’êtes pas un parasite tout de même !

        Si vous aviez quelques connaissances en mathématiques vous sauriez qu’un seul exemple ne permet pas nécessairement d’infirmer une corrélation.

        Où ai-je écrit que le libéralisme était une idéologie ? Soyez honnête de ne pas me prêter des propos que je n’ai pas tenus. Ne jouez donc pas à l’homme de paille.

        • Antonov, de mauvaise foi pour changer. Au fait, ce qui est du vol c’est de ne pas payer d’impôts. Très peu de personnes affirment qu’il ne faut pas payer d’impôts. Les services régaliens de l’état doivent bien être financés.

          Si vous aviez quelques connaissances en mathématiques Ah bon vous en avez?

          • donc l’impôt n’est pas du vol sinon combien de personne affirmeraient qu’il faut être volé ? quel comique !

            • Le comique est celui qui confond les divers impôts en refusant de reconnaître aux individus la capacité de juger de leur pertinence en fonction de leur objet et de leur destination. Refuser aux individus cette forme de sagesse, c’est nier leur capacité effective de consentir à l’impôt. Mépriser les individus au profit du collectif borné, c’est nier toute la construction juridique, économique et sociale, d’abord constitutionnelle, qui soutient la société. Le socialisme et ses impôts abracadabrantesques mènent la France à sa déchéance. On ne peut laisser les socialistes saccager la France sans les punir conformément à leurs crimes.

              « Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. Tous les Citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi, et d’en déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée. La Société a le droit de demander compte à tout Agent public de son administration. »

              • Un peu de sérieux. Personne n’empêche quiconque de juger de leur pertinence etc, les individus ont même le pouvoir de s’exprimer pour défendre moins d’impôts, moins de dépenses publiques et peuvent même accéder aux postes décisionnels pour accomplir ce qu’ils jugent bon.

                La citation que vous donnez colle parfaitement avec ce qui se passe aujourd’hui en France. Relisez-là bien.

                • Un peu de sérieux, les individus sont naturellement en mesure de juger de la pertinence des impôts. Cette compétence n’a rien à voir avec le régime politique qui les y autoriserait ou non. Pour le reste, la situation de pouvoir de la population que vous exposez est l’idéal que le régime essaye de nous vendre au prétexte d’élections régulières. Mais d’élections truquées en votes méprisés, la majorité des Français n’ignore plus que cette démocratie-là est frelatée. La situation de la France aujourd’hui est bien celle décrite par Montesquieu cité plus bas : « l’effet de ces tributs excessifs est de produire à leur tour la servitude ». L’excès d’impôts détruit tout à la fois l’économie, la liberté et la démocratie elle-même.

                  Mais ne sortez pas du sujet, à savoir le constat factuel que l’étude sur laquelle s’appuie le premier message est pure idéologie et, qu’en conséquence, elle n’a aucune valeur.

                  • Vous avez mal lu ce que vous citez. On parle bien des REPRESENTANTS. Quant à la citation de Montesquieu j’ai répondu dans un autre commentaire en réponse au vôtre.

              • Un peu de sérieux. Personne n’empêche quiconque de juger de leur pertinence etc, les individus ont même le pouvoir de s’exprimer pour défendre moins d’impôts, moins de dépenses publiques et peuvent même accéder aux postes décisionnels pour accomplir ce qu’ils jugent bon.

                La citation que vous donnez convient parfaitement avec ce qui se passe aujourd’hui en France. Relisez-là bien.

            • Tiens, un troll qui se prend au sérieux…

              • en tout cas vous n’êtes pas un libéral. Je vous explique un libéral accepte la contradiction et le débat et ne se contente pas d’attaque ad personam, signe de faiblesse de votre part, ce que je comprends aisément étant donné vos faibles capacités d’argumentation et votre niveau de connaissance ras des pâquerettes. Vous avez raison de venir ici, on nivelle par le haut. Vous en avez grandement besoin. Je n’imaginais pas que la baisse de niveau était à ce point importante….

        • « Vous bénéficiez des services fournis par l’Etat » : on ne peut bénéficier que de services explicitement demandés et volontairement financés. L’esclave ne bénéficie pas de ses chaînes, sauf du point de vue de l’esclavagiste immoral qui prétendra que les chaînes sont posées pour le bien de l’esclave. Mais ce dernier point de vue, parce qu’immoral, ne compte pas. On ne débat pas avec les esclavagistes, pas plus qu’avec les braqueurs socialistes collectivistes. On les empêche de nuire, tout simplement.

          Les seuls services explicitement demandés par la population sont les fonctions régaliennes. Tout le reste est du vol en bande organisée.

        • Brand (commissariat général à la stratégie et à la prospective) et Barilari (inspection des finances), avauglés par leurs dogmes ridicules, en voulant à toute force prêcher pour leur chapelle collectiviste, ont trahi la pensée de ce pauvre Montesquieu qui ne méritait pas une telle insulte posthume, avant de trahir la vérité en bidonnant les données statistiques (les crimes vont souvent par paire, l’un étant destiné à dissimuler l’autre).

          Quelle pathétique décrépitude intellectuelle ! Pervertir la pensée de leurs adversaires est décidément une sale manie des socialistes qui, face à la pénurie de penseur crédible, en sont réduits à les piller en leur faisant dire le contraire de ce qu’ils ont pourtant brillamment démontré. Les idéologues espèrent ainsi abuser les faibles d’esprit. Mais au fur et à mesure que les crimes socialistes se font plus évidents, les rangs des gogos s’éclaircissent dramatiquement.

          Quelques citations de Montesquieu pour bien situer sa pensée, aux antipodes de l’idéologie collectiviste socialiste :
          « Tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser. »
          « L’effet naturel du commerce est de porter à la paix. »
          « Un homme n’est pas pauvre parce qu’il n’a rien, mais parce qu’il ne travaille pas. »
          « Une chose n’est pas juste parce qu’elle est loi, mais elle est loi parce qu’elle est juste. »
          et surtout, la plus fondamentalement libérale d’entre toutes :
          « Chacun va au bien commun croyant aller à ses intérêts particuliers. »

          Montesquieu, en bon libéral classique, avertit ses lecteurs qu’on « peut lever des tributs plus forts, à proportion de la liberté des sujets ; et l’on est forcé de les modérer, à mesure que la servitude augmente. » En clair, quand le pouvoir augmente les impôts, il se trouve bientôt contraint de les réduire. On ne peut jouer sur les taux sans détruire les assiettes fiscales. En creux, Montesquieu anticipe l’exil fiscal consécutif aux enfers fiscaux et, d’une certaine manière, la nécessité impérative de la flat tax, à taux uniformément faible à assiette large.

          Pour Montesquieu, aucune doute, l’impôt est synonyme de servitude et la hausse des impôts synonyme de perte de liberté, l’exact contraire de la démonstration des deux playmobils collectivistes. Finalement, Montesquieu hier et Laffer aujourd’hui, une seule et même logique à quelques siècles de distance, éternelle démonstration jamais démentie, partout et toujours vérifiée.

          « un seul exemple ne permet pas nécessairement d’infirmer une corrélation » : pas en économie, malheureusement pour les idéologues socialistes, où un seul contre-exemple permet de rejeter à raison leurs théories, surtout quand cette théorie est émise par des idéologues qui se croient des économistes. En outre, l’échec absolu de l’URSS n’est pas le fruit d’un exemple isolé, l’échec regrettable d’une théorie juste, mais la résultante logique à chaque fois renouvelée dans le temps et l’espace de l’immoralité intrinsèque des socialismes et des collectivismes.

          • Et Montesquieu d’enfoncer le clou, voire le trépan pour les défavorisés du neurone :

            « Ces grands avantages de la liberté ont fait que l’on a abusé de la liberté même. Parce que le gouvernement modéré a produit d’admirables effets, on a quitté cette modération; parce qu’on a tiré de grands tributs, on en a voulu tirer d’excessifs ; et, méconnaissant la main de la liberté qui faisait ce présent, on s’est adressé à la servitude qui refuse tout. La liberté a produit l’excès des tributs; mais l’effet de ces tributs excessifs est de produire à leur tour la servitude ; et l’effet de la servitude, de produire la diminution des tributs. » (Livre XIII, chapitre XV, « Abus de la liberté »)

            La main de la liberté… Adam Smith n’était pas loin. L’impôt excessif produit à son tour la servitude. Eh oui, dommage pour les collectivistes, Montesquieu les a vu venir de loin et a jugé nécessaire de nous prévenir de la survenue de ces nouveaux esclavagistes. 57% de dépenses publiques, ce n’est pas liberté mais bel et bien un état de servitude. 57% de dépenses publiques ne sont pas le fait d’un gouvernement modéré mais d’un Etat obèse assujettissant la population. L’effet de la servitude est de produire la diminution des tributs, nous révèle enfin Montesquieu. Arthur Laffer, bien inspiré, a sagement écouté les prescriptions du Maître.

            Les impôts élevés sont le contraire de la liberté.

            • Bien sûr que si vous pouvez bénéficier de services non explicitement demandés, par exemple le don ! je vous ai bien collé.

              Vous n’avez rien compris à la citation de Montesquieu sur les impôts (ce qui est drôle étant donné que c’est le reproche que vous me faites à chaque fois). Il n’a jamais écrit que lorsque le pouvoir augmente les impôts il se trouve contraint de les réduire. Relisez bien la citation. Ce qu’elle veut dire c’est qu’on peut augmenter les impôts dans une société qui respecte la liberté des individus (c’est-à-dire une société où on peut débattre du niveau, de l’assiette des impôts, des dépenses faites avec ces impôts, de la nature de ces dépenses, une société dans laquelle les emprisonnements arbitraires n’existent pas, où celui qui ne paie pas ses impôts a droit à un procès équitable, etc). ne tordez pas les propos de Montesquieu pour servir votre idéologie d’un autre âge.

              Quant à la citation de Montesquieu, les faits lui ont donné tort, notamment la première guerre mondiale à l’issue d’une forte période de commerce, d’échanges et de mondialisation. Sans compter que le commerce s’est souvent fait grâce à la colonisation (on ne peut pas véritablement dire que la colonisation a été apaisée….

              Il ne s’agit pas d’économie mais de mathématiques : un contre-exemple n’invalide pas une corrélation. L’exemple URSS est cependant intéressant car il confirme Montesquieu : pas assez de liberté.

              Vous citez Montesquieu qui évoque des gouvernements despotiques qu’il combat justement pour l’avènement d’un Etat moderne comme celui dans lequel nous vivons. Là encore vous déformez ses propos. Voici la suite : « en Europe, les édits des princes affligent même avant qu’on les ait vus, parce qu’ils y parlent toujours de leurs besoins, & jamais des nôtres. » Je vous cite également le chapitre plus haut : « ON peut augmenter les tributs dans la plupart des républiques ; parce que le citoyen, qui croit payer à lui-même, a la volonté de les payer, & en a ordinairement le pouvoir par l’effet de la nature du gouvernement. ».

              • Bien sûr que si vous pouvez bénéficier de services non explicitement demandés, par exemple le don ! je vous ai bien collé.

                C’est vous vous qui vous vous collez le nez sur la fenêtre, Antonov…
                Un don n’est pas forcé, sinon, c’est ❓ : question pour un champion :

                a) un impôt
                b) un impôt
                c) un impôt
                d) un impôt

                Insurmontable hein ❓

                • Oui, vous avez bien résumé le don socialiste : généreux avec l’argent des autres, balancé de force dans la tronche du SDF, SDF qui ne l’aurait jamais été si les socialistes n’avaient pas usurpé le pouvoir.

                  Ah, pas à dire, que c’est beau la générosité des socialistes !

                  Ils aiment tellement les pauvres qu’ils les fabriquent à la chaîne.

                  • +1000 et même plus, hélas…

                  • vous n’avez rien compris; je vous démontre qu’on peut bénéficier de quelque chose qu’on n’a pas explicitement demandé. Quelqu’un qui reçoit un don peut en bénéficier sans l’avoir explicitement demandé, ce qui contredit votre proposition. L’admettez-vous ?

                    • Le don pur ne relève pas de l’économie à proprement parler. Le don pur n’est pas un échange économique. Si on veut à toute force faire entrer le don dans l’économie, l’économiste constate qu’il s’agit d’une modalité particulière de consommation personnelle. En l’absence d’échange économique, il est impropre de parler de service ou de bénéfice. La principale structure sociale d’exercice du don est évidement la famille. Ce qui s’y passe échappe totalement à l’économie car l’intime n’est pas le sujet de l’économiste. La confusion des domaines d’activité humaine est une erreur fréquente de débutant mais, l’expérience venant, vous ne la commettrez plus.

                      Sinon, il existe les pseudo-dons, par exemple de qu’on appelle de manière hasardeuse l’économie du don, alors qu’il s’agit le plus souvent d’une économie de troc, où celui qui donne attend un retour, même relativement incertain et décalé dans le temps. L’économie du don ne peut que rester marginale, confinée à des secteurs économiques étroits où elle fait la preuve d’une certaine efficacité (logiciel libre, encyclopédie collaborative…), car elle est en général confrontée à la tragédie des biens communs, comme n’importe quelle situation où la propriété privé n’est pas ou peu reconnue.

                      Pour revenir au sujet, les services publics ne sont pas des dons. En outre, les services publics non régaliens qui prétendent donner ce qu’ils ont d’abord volé commettent la pire des ignominies. Pourtant, l’obèse socialiste s’y adonne sans vergogne. Le collectivisme socialiste est parfaitement immoral.

                    • Votre discours sur le don me fait rire. En gros, vous vous débattez pitoyablement en affirmant ce qui vous arrange pour essayer de ne pas passer pour un pitre. Mais le fait est là. Vous écriviez : « on ne peut bénéficier que de services explicitement demandés et volontairement financés. » Le don est un contre-exemple à ce que vous écrivez, qu’on considère le don comme faisant partie du domaine économique ou non.

                      Ce qui signifie qu’on en revient au point de départ, vous bénéficez de services publics même si vous ne les avez pas explicitement demandé. je vous signale au passage que lorsque vous achetez des biens privés, vous payez également des services que vous n’avez pas explicitement demandés (par exemple la pub). Votre distinction ne tient donc pas du tout.

                • vous n’avez rien compris ! Ici on parle de celui qui reçoit. Qulequ’un qui reçoit un don en profite sans l’avoir explicitement demandé !

            • 57% de dépenses publiques

              Cela c’est le chiffre officiel. En officieux, c’est largement au-dessus de 60%.

    • on s’aperçoit que les pays ayant un fort de taux de prélèvement sont aussi des pays parmi les plus libres,

      Contre-exemple,au moins un : la fRance, dictature molle.

      • Il a raison le cuistre : les voleurs sont plus libres en France. Ils peuvent prendre 60 % de la richesse là où d’autres ne peuvent qu’en prendre 30 ou 40.

      • Prétendre que la France est une dictature finit de vous décrédibiliser ! Juste une remarque, je connais vos lacunes en mathématiques, je vais donc vous expliquer qu’un contre-exemple n’infirme pas une corrélation.

        • Visiblement, vous ne savez pas lire et vous n’êtes même pas crédible.
          J’ai bien écrit le suffixe « molle ». Et quand les politiciens le disent eux même, pourquoi ne les croire, puisque c’est une des rares fois qu’ils disent la vérité. Et pas qu’eux d’ailleurs, puisque récemment j’ai entendu la phrase « dictature limitée dans le temps ».

          Vous Antonov, vous les croyez quand ils mentent, au gré de leurs respirations, et vous ne les croyez jamais quand ils disent la vérité.

          Quel manque de flaire et d’intelligence 🙁

        • « On asservit les peuples plus facilement avec la pornographie que par des miradors »
          (Alexandre Soljenitsyne)

          Culture, confiture, crétinure…

    • Dans votre premier paragraphe, vous critiquez l’indicateur de niveau de prélèvement comme indicateur de liberté ; pour vous, si je résume, plus le taux de prélèvement est élevé, plus la liberté est assurée. En clair, si je vous prends tout, vous êtes dans l’absolu de liberté ? Le biais idéologique, je ne vois pas bien où il se situe là.

      En se basant sur les écrits critiques de MM. Barilari et Brand, qui ont introduit un indice rigolo appelé « Indice de développement humain » pour quantifier l’aspect social et le comparer d’un pays à un autre, vous démontrez avec grâce que le bonheur absolu se situe en Corée du Nord.
      Comment dire…
      lol ?

      Le second paragraphe est également curieux. Vous considérez qu’un taux brut n’a pas de sens s’il n’est pas mis en regard de l’assiette sur laquelle il s’applique. En cela vous vous inscrivez exactement dans les pas des destructeurs de richesse pour qui plus on est riche et plus on doit être taxé. Ceci est la servitude, monsieur. Et non la liberté.

      Quant à la courbe de Laffer, je laisse les économistes vous répondre.

      Les socialistes / étatistes considèrent que la redistribution par l’état apporte plus de liberté qu’elle n’en retire. C’est consternant. C’est gentil de tenter de le démontrer.

      • Vous l’avez mal lu. J’explique qu’il y a une corrélation positive entre forte fiscalité et liberté. Il est donc absurde de désavantager les pays ayant une forte fiscalité.

        Vous nous expliquerez votre raisonnement qui consiste à prétendre que la conclusion à ce que j’écris est que le bonheur se trouve en Corée du Nord. J’ai hâte.

        Vous m’expliquerez également en quoi un pays ayant un taux marginal de 50% à partir de 2 millions de revenu sera « moins libre » qu’un pays ayant un taux marginal de 45% à partir de 50 000 euros de revenu . ou encore en quoi un pays ayant un taux marginal de 50% uniquement sur les revenus du travail (ou de l’épargne l’un des deux comme vous voulez) sera moins libre qu’un pays ayant un taux marginal de 45% sur tous les revenus ! J’ai hâte également.

        « Quant à la courbe de Laffer, je laisse les économistes vous répondre. » De toute façon, vous ne pouvez répondre grand-chose.

        La redistribution n’enlève aucune liberté, il n’y a que des idéologues élevés au biberon par Rothbard, Nozick, Rand, Mises, Rueff, Salin qui peuvent le croire.

        • Et vous vous biberonner chez Marx et Trotski… Du lourd quoi…

        • La redistribution n’enlève aucune liberté

          Mais bien sûr. Quand l’Etat viendra se servir sur votre compte en banque et que vous ne pourrez plus vous payer des vacances, vous la sentirez cette absence de liberté.

          • quand vous aurez compris que la redistribution participe à la création de votre revenu nous en reparlerons. Ce sera le signe que vous comprenez le fonctionnement de l’économie

        • C’est bien jolie d’affirmer des choses mais il faudrait démontrer un peu aussi. Donner des exemples ça pourrait servir. Donnez nous des exemples de pays démocratique à faible fiscalités ou l’on est moins libre que des pays à forte fiscalité.
          De plus il faudrait aussi définir ce qu’est pour vous la liberté. Si la liberté c’est juste ne pas être physiquement persécuté alors même les pires dictatures pouvait prétendre que la plupart de leur population était « libre ».
          Pour les libéraux la confiscation d’une part importante des revenus des individus est une atteinte à leur liberté car cela limite leur possibilité de choix et de développement. De la même manière lorsque l’état, après avoir voler les individus à travers l’impôts impose des monopoles étatiques (transports, santé, énergie…) il s’agit là encore d’une réduction des liberté car vos choix sont limités. Enfin lorsque l’état, à travers la fiscalité se permet de vouloir orienter vos choix (écologie) il s’agit là encore d’une diminution de votre liberté.
          La liberté c’est le fait de pouvoir agir comme bon vous semble sans imposer de contraintes aux autres individus, toute action étatique qui n’a pas pour but de garantir cette liberté (police, justice, armée) est mécaniquement attentatoire à la liberté des individus.

  • Beaucoup en Europe font de la crise grecque une question politique. Les gauchistes soutiennent les pauvres grecs par idéologie ou intérêt mais ne rendent pas service au grecs eux-mêmes qui sont finalement en faillite et quand même forcés de courber l’échine.

    Mais ce qui m’épate le plus, c’est qu’il faut 6 mois de marchandages, de pressions, de menaces, la mise en faillite d’un pays et une ardoise de 80 milliards pour forcer (sauf que c’est pas encore fait …) un gouvernement néocommuniste à mettre au pas … l’église et les riches armateurs.

    Ce débat droite-gauche me parait du coup un peu surréaliste …

  • Bon ben c’est reparti pour un tour.
    Dans combien de temps on va revoir la même comédie ?

  • Les grecs sont à la merci des technocrates zeropeen, ils sont obligés de se faire enc…. ou de s’effondrer, c’est la liberté de choix du libéralisme zeropeen mais il faut bien comprendre que la dette grecque va vous retomber serieusement sur la gueule un jour ou l’autre, de plus ce jour là il n’y aura plus personne pour vous aider.

  • BFMTV bien servile présentait l’accord avec la Grèce comme un succès de François Hollande.
    6 pays doivent passer cet accord à leur parlement , ah qu’il est beau notre roi ! ..qui n’ a qu’une voix au chapitre, un seul parlement décidant que NON, il faudrait tout recommencer.
    Il y a obligation d’aider un membre de l’Euro, mais pour cela, ne pas accepter n’importe quoi, comme des idiots utiles.
    Ce qui ne change pas la volonté de l’Autriche de sortir de l’Euro par Référendum : plus de 471 000 signatures (quand il n’en faut que 100 000 pour un référendum).

    Ce n’est pas Tsipras qui a mis la pré-retraite à 45ans pour certaines profession.
    Ah ! Pardon @ FRED il n’y a pas de retraité à 45 ans en Grèce, je parlais d’ailleurs de pré-retraités dans certaines professions… Et il y a mieux dans certaines professions en Grèce (et dans d’autres pays de l’Euro) il y a des pré-retraités à 40ans, oui Mr @FRED : 40 ans la pré-retraite…pour 1800Euros, et à 45 ans ils passent à 2200Euros… Cela c’était il y a 2 ans en Grèce.. donc il y a des gars en pleine forme qui ont 42ans et touchent 1800Euros de retraite en 2015 dans ce pays, ruiné.
    D’ailleurs c’est le problème de la Grèce payer : ses pré-retraites et ses retraites.

    Aujourd’hui c’était la déception dans la gauche Européenne, devant l’agenouillement de Tsypras : et quand on ne sait plus quoi dire : on insulte ..dont Tsypras plié par la MAFIA européenne.
    Il sont vraiment sans raisonnement : LEurope ne lui a rien demandé : c’est Tsypras qui est venu demander un prêt à l’Europe : qui lui a dit oui a condition que….
    A tergiverser, il a ruiné son pays en seulement 6 mois, avec des conditions incroyables comme la mise sous tutelle des biens de l’État Grec et des conditions très dures.

  • La Grèce va s’en sortir grâce à une bonne politique de transition énergétique !

  • #Se conserver, se développer, c’est l’aspiration commune à tous les hommes,#
    MDR. Va falloir dire ca a tous les veaux vautres devant leur tele.
    Il faudrait quand meme eviter de s,appuyer sur ce genre de citations douteuses alors que tous les jours, on ne les voit que se complaire dans leur mediocrite et leur ignorance. Rien de bon a attendre de l’homme

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