Déflation : le double jeu des banques et des politiques

Politiciens et banquiers aggravent la déflation qu’ils prétendent combattre.

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Déflation : le double jeu des banques et des politiques

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 7 juillet 2015
- A +

Par Pascal Comas.

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Hantise affichée des banques centrales et des gouvernements, la déflation est la raison principale invoquée pour justifier la création monétaire insensée de ces dernières années.

Mettons d’abord les choses en perspective, contrairement à ce que font les banquiers centraux, le nez dans leurs statistiques macro-économiques et appliqués à ne surtout pas émettre un signal clair.

Comme l’expose Larry Edelson, économiste américain du groupe Weiss Research, la planète est prise dans une spirale déflationniste à cause de l’excès de dettes. Nous en sommes a 200 trillions (milliards de dollars – dette publique et privée excluant les ménages). Cette dette est insoutenable et aucune impression monétaire ne peut balancer les effets du nécessaire désendettement. Pour se faire une idée, les QE de la Fed et des autres banques centrales ces dernières années totalisent à peine 5,4 trillions $ d’impression monétaire. Comparé aux chiffres ci-dessus on comprendra que l’effet inflationniste recherché est une plaisanterie.

Par ailleurs l’endettement censé avoir diminué avec la crise de 2008-2009 a en fait augmenté depuis cette date. L’endettement public a augmenté de 25 trillions $, soit plus de 3 trillions $ par an, et la dette globale de 57T$, soit plus de 7T$ par an. La dette globale rapportée au PIB mondial a augmenté de 17% depuis 2007. Parmi les pays les plus endettés, le Japon 517%, Espagne 401%, Allemagne 258%, USA 269%…

Si on ajoute une estimation raisonnable de 200T$ de dette non comptabilisée (« securitization », « leverage upon leverage » et « shadow banking »), nous avons une dette globale de 400T$, qui ne peut être que profondément déflationniste. Larry Edelson considère par ailleurs que la plus grosse menace pour l’économie mondiale est l’Europe et sa monnaie unique vouée a l’échec, qui vont entrainer le plus grand effondrement déflationniste de l’histoire et préparera le terrain pour de nombreux conflits… Selon lui seule la Chine et l’Asie du Sud Est échapperont aux conséquences de cette déflation historique.

Face à cette pression déflationniste considérable, il conviendrait de prendre toute une série de mesures exceptionnelles et d’envergure afin de pouvoir contrebalancer l’effet déflationniste du désendettement par une croissance alimentée par des créations de richesses réelles.

Les créations de richesses réelles – et d’emplois – venant toutes des entreprises (nous savons aujourd’hui qu’un emploi public coûte au moins 1,5 emploi privé), il faudrait donc avoir pour priorité de faciliter autant que possible le travail de celles-ci.

Le propos de cet article est de montrer que politiques et banquiers centraux font exactement le contraire, aggravant en cela la déflation qu’ils prétendent combattre, tout en procédant à des créations monétaires dont les effets pervers aggravent la situation.

Nous avons évoqué plus haut avec Larry Edelson deux des principales causes de la déflation actuelle : d’une part l’endettement, favorisé par des politiques keynésiennes et l’absence de réformes ou de remises en cause de modèles sociaux insoutenables ; d’autre part l’utopie de la monnaie unique européenne dont l’actualité éloquente nous évitera plus de développements.

Une autre cause est la suppression de tous les signaux de navigation, les boussoles, et autres radars ayant tous été rendus inutiles voire dangereux par les banques centrales.

Citons ici Charles Gave : « Comme la monnaie n’a plus de prix de marché (taux de changes et taux d’intérêts sont partout manipulés), il n’y a plus de prix de marché pour aucun bien ou service, puisque ces deux prix sont à la base de tous les autres prix.  Nous sommes donc en train de rentrer dans un système où la croissance économique s’arrête et où la pauvreté gagne partout puisque les entrepreneurs n’ont plus de système d’information (…) Avec le redoutable monsieur Bernanke, les USA se sont essayés à une politique de dévaluation compétitive, et les effets n’ont pas tardé à se faire sentir. Comme le dollar n’est pas à un prix de marché, plombé qu’il était par des taux d’intérêts à zéro, le commerce international qui est libellé en dollar ne connait plus aucune croissance tandis que les entrepreneurs cessent tout investissement puisqu’ils savent que tous les prix sont faux. Et tout le monde de se demander pourquoi les taux de croissance de nos économies sont aussi faibles. »

Non seulement les banques centrales ont cassé les instruments de mesure, mais elles ajoutent à la confusion avec de supposées « forward guidance » qui, censées donner une visibilité aux investisseurs, sont en fait une véritable plaisanterie. Janet Yellen est capable sans sourciller de dire une chose et son contraire en l’espace de quelques jours. De plus, les injections monétaires étant devenues le seul moteur des marchés, ceux-ci sont la plupart du temps uniquement corrélés aux discours de Yellen, Draghi et aux actions annoncées ou anticipées des banques centrales US, européennes, japonaises et chinoises. Les fondamentaux économiques ou les multiples historiques n’ont plus qu’une importance marginale.

Pour Zerohedge « Les actions collectives des banques centrales les plus influentes du monde ont fait des merveilles quand il s’agit de gonfler des bulles d’actifs, mais ont fait très peu pour relancer une croissance économique robuste. En fait, loin de lisser le cycle économique et de ressusciter la demande (…) après la crise , la politique monétaire a effectivement eu l’effet exactement inverse : elle a ouvert la voie à un effondrement encore plus spectaculaire tout en créant un surplus d’offre déflationniste dans le monde entier. »

Comme si cela ne suffisait pas, les autorités bancaires ou gouvernementales aggravent la pression déflationniste a travers de multiples causes dont voici une liste malheureusement non exhaustive :

  • régulations envahissantes (sauf là ou elles seraient indispensables comme sur les produits dérivés) avec des textes de lois qui, eux, n’ont aucun problème d’inflation
  • taxes omniprésentes au moindre mouvement… profitons tant qu’il est temps que la respiration – qui est une consommation d’oxygène – ne soit pas encore taxée !
  • impôts en augmentation constante
  • répression financière tous azimuts
  • incertitude législative et fiscale, avec des milliers de pages de textes de lois qui changent chaque mois
  • taux de changes en état de volatilité extrême à cause là aussi des actions des banques centrales, la moindre parole de Yellen, Draghi, Carney, pouvant provoquer des mouvements d’amplitude considérable
  • flicage de plus en plus intrusif et chronophage de tous les mouvements financiers
  • restrictions croissantes à l’usage du cash
  • soupçon de délinquance financière, ou évasion fiscale, ou moindre virement passant par des centres financiers comme la Suisse, Jersey…
  • statistiques économiques complètement manipulées aux USA, en Chine, en Europe pour l’inflation au moins…
  • épée de Damoclès permanentes sur l’avenir économique de régions entières à cause de la gestion calamiteuse des affaires par les technocrates et politiques (en Europe, avec la Grèce et l’Euro, aux USA avec les sub-primes et QE, au Japon avec le QE, en Chine avec le shadow banking, la corruption, le système de financement des régions et à présent les montagnes russes de la bourse encouragées par les autorités… )
  • sans évoquer les guerres favorisées par des intérêts géostratégiques ou financiers (liste trop longue et en augmentation exponentielle…)

Aux USA comme dans de nombreux pays la complexité des textes fiscaux rend indispensable les services d’un conseiller fiscal. Selon l’Union Nationale des Contribuables américains (NTUF), la charge financière liée aux déclarations d’impôts coûte 233,8 milliards en productivité à l’économie chaque année ! Elle additionne pour cela les 31,7 milliards dépensés en softwares et assistance à la déclaration, et le coût de 202 milliards que représentent les 6,1 milliards d’heures de travail perdues pour être en conformité avec le code fiscal (données 2015 pour exercice 2014). Le NTUF prend la peine de mettre en perspective ces 6,1 milliards d’heures de travail annuelles : elles représentent 696347 années, soit le travail de 59580 américains à partir de l’âge de 18 ans et qui travailleraient chaque semaine sans un seul jour de congé jusqu’à l’âge de leur retraite a 67 ans !!

Ajoutons que les frais de fonctionnement de l’IRS (le Bercy américain) sont de 20% des montants collectés.

Apparait ici la question de l’œuf ou de la poule. Est-ce la complexité des textes qui justifie le nombre de fonctionnaires ou le nombre de fonctionnaires qui explique la multiplication et la complexité des textes ? Considérant là aussi qu’un emploi public détruit au moins 1,5 emploi privé, le nombre d’employés fiscaux (pour ne parler que de ceux-ci) est aussi une charge pour l’économie et un élément déflationniste de plus dans la balance  (US 129000, Bercy le mammouth 140000, UK 80000…).

À la lumière de tous les éléments évoqués, on comprendra qu’il faut être fou à lier ou optimiste béat pour se lancer dans un projet d’entreprise dans le contexte actuel ! Entreprendre a de tout temps été une chose difficile. Mais aujourd’hui monter sa société et assurer sa survie est un véritable parcours du combattant, rendant les statuts de petit employé ou d’assisté infiniment préférables sur l’échelle des rapports efforts/récompenses.

Face à l’échec cuisant et non avoué de leurs politiques keynésiennes, banquiers centraux et pouvoirs politiques complices cherchent à présent à prévenir toute résistance à leurs politiques ruineuses, par la suppression du cash et la limitation ou l’interdiction des mouvements libres de capitaux. Ce faisant, ils contribuent à accentuer la déflation qu’ils prétendent combattre, ils creusent les inégalités en faisant porter la faute au capitalisme, tout en préparant le terrain pour une hyper-inflation future ainsi que des conflits meurtriers.

L’Histoire, si elle existe encore dans quelques décennies (on peut en douter vu le peu d’intérêt des générations actuelles et l’application des gouvernements à en travestir les faits), parlera des actions des banquiers centraux comme d’une folie suicidaire ou criminelle ayant conduit la planète à la tragédie…

Fidèles à la tradition de l’école d’économie autrichienne, dont les analyses et prévisions sont chaque jour vérifiées de manière éclatante dans le déroulement actuel des événements, nous appelons de nos vœux la suppression des banques centrales et le rétablissement d’un système monétaire basé sur l’or.

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  • D’où sort l’idée étrange que le montant des dettes serait déflationniste ? C’est le contraire : les dettes sont potentiellement inflationnistes, si elle ne sont pas remboursées. Dans la situation idéal elles sont simplement neutre, puisque par définition le montant des créances est égal à celui des dettes.

    On ne reviendra pas à l’or. On a pris l’habitude de s’en passer, et personne ne comprend plus d’où il tirait sa valeur.
    Il faut un autre actif physique, qui ait un sens dans notre monde moderne. le baril de pétrole ou son équivalent en électricité, par exemple. Ou le boisseau de riz.
    Et on ne supprimera pas les banques centrales : elles sont nées parce que « le marché » (les banquiers eux-mêmes) l’a voulu. Mais c’est pas si grave : si les monnaies sont adossées à un bien physique, les banques centrales n’ont plus de capacité de nuisance

    • En effet.
      D’autant que la déflation renchérit les dettes et permet un transfert de richesse de l’endetté (l’imprévoyant, dirons nous) vers l’épargnant (le prévoyant) ce qui est « moralement plus acceptable » que ce qui se passe en régime inflationniste où un transfert de richesse se fait des épargnants vers les emprunteurs.

      Mais comme les États et les grosses entreprises sont structurellement demandeurs de fonds et les ménages structurellement offreurs de fonds (ils épargnent, pour la retraite, les accidents de la vie, etc.) il est plus souvent expliqué que l’inflation c’est génial, ça crée de la croissance et que la déflation c’est très très mal (d’ailleurs USA, UK et France, entre autres, ont eu un régime durablement déflationniste pendant le gros du XIXè siècle. Comme par hasard la période de croissance, de développement et de création la plus importante de l’histoire…

      • Franz et P, vous avez raison, le texte est peu clair :

        Face à cette pression déflationniste considérable, il conviendrait de prendre toute une série de mesures exceptionnelles et d’envergure afin de pouvoir contrebalancer l’effet déflationniste du désendettement par une croissance alimentée par des créations de richesses réelles.

        Au contraire, c’est l’éviction du secteur privé qui contraint ce qui en reste à la déflation. Et pendant ce temps, une inflation de taxes et d’impôts lui tombe dessus.

        La dette et l’état en excès conduit toujours à l’instabilité.

    • De toutes façons notre problème n’est pas de nature technique (monétaire) mais politique (socialisme vs capitalisme).
      Que la dépense publique et la réglementation (l’emprunte de l’État) baisse et la prospérité reviendrait en peu de temps. Un État régalien consommant 5% du PIB pourrait se financer par création monétaire sans aucun impôt.

      L’Étalon-or est un moyen de forcer la qualité de la monnaie (l’or est une monnaie naturelle), donc d’empêcher le socialisme, donc de revenir au capitalisme.
      Mieux vaudrait comprendre que le capitalisme est la solution, qu’il est harmonique et ne conduit à aucun désastre quand il n’est pas tempéré d’une bonne dose de socialisme

    • On ne reviendra pas à l’or.

      Si 100 euro = 1 gramme d’or + 1 g de palladium + x g d’argent + x kWh + x kg de riz, + x M3 d’eau + …
      alors pourquoi pas même si ce n’est pas parfait ❓

      Un panier de biens tous consommables ce n’est pas malsain me semble-t-il.

  • La croissance est par nature deflationiste d apres la theorie quantitative de la monnaie MV=PQ. Le probleme inherent au systeme de central banking est qu il ne permet pas de discriminer entre croissance réelle (cote droit de l identite) et croissance artificielle cree par manipulation de la monnaie (cote gauche de l identite).

  • C’est une blague le manque de régulation sur les produits dérivés et la nécessité de cette régulation ? Parce qu’il y a des pages et des pages de régulations tatillonnes, et s’il y a bien un domaine où on pourrait penser qu’il ne faut pas de régulation étatique c’est bien celui là.
    Normalement le régulateur a un train de retard sur ce qu’il cherche à réguler et ça cause des problèmes.
    Sur un marché aussi dynamique, créatif et quasi uniquement peuplé d’experts extrêmement bien formés et pointus, le régulateur à 3 trains de retard au moins et ce ne sont pas des problèmes qu’il cause mais des crises systémiques.

    • La réglementation (et non régulation) n’a aucun sens.
      L’erreur est de croire pouvoir compenser la mauvaise qualité de la monnaie par la réglementation.
      C’est stupide et dangereux:
      – Les fonctionnaires ne sont pas des surhommes
      – La réglementation entraîne tout le monde en même temps dans la même erreur

  • « régulations envahissantes (sauf là ou elles seraient indispensables comme sur les produits dérivés)  »
    Je ne crois pas qu’une réglementation quelconque soit utile dans aucun domaine.
    Si l’étalon-or était rétabli, comme vous le prônez, ce serait superflu.

    Le terme régulation est inapproprié, c’est de réglementation qu’il s’agit.
    La régulation, c’est le marché qui la fait – malgré la réglementation…

    Le bruit actuel empêche l’économie de marché de fonctionner, entreprendre devient impossible sauf pour les plus brillants – le socialisme est une calamité pour les petites gens.
    Plus la monnaie est fiable et la liberté respectée, plus les petites gens peuvent discerner les occasions de profit. L’économie est un système d’information.

    Rappelons que dans le capitalisme pur, le profit est à l’avantage des travailleurs plus qu’à celui des capitalistes. En effet un gain de productivité résulte toujours d’une réduction du travail, et la valeur du capital qui le permet est inférieure à celle du travail ainsi éliminé (sans quoi il est mis au rebut et ne vaut rien). Proportionnellement, la part du travail est donc accrue.
    => Le capitaliste ne peut pas s’enrichir sans enrichir les travailleurs plus que lui-même.

    Nos économies étant de plus en plus administrées et de moins en moins capitalistes (le taux de dépense publique le démontre alors qu’il n’en rend compte que partiellement) il est logique que les inégalités augmentent.
    L’économie planifiée ne réduit pas les inégalités, puisqu’elle ignore les prix de vente qui seuls permettent de produire plus de satisfactions pour moins d’efforts .
    Seul le capitalisme pur réduit les inégalités.
    Notre dérive vers le communisme se traduit donc logiquement par l’inégalité croissante.

    Le risque de conflit provient de l’obstination dans l’erreur socialiste, qui consiste à croire le contraire. L’augmentation des inégalités conduit à réduire encore le capitalisme, ce qui augmente les inégalités.
    La spirale réduit les hommes à la misère puis à la violence.
    Ne comprenant pas qu’ils ont fait eux-mêmes leur malheur, ils se lanceront dans la chasse aux sorcières.

  • Croire que tout cela était planifié, est un peu complotiste ?? N’est-ce pas ? Non évidement c’est la main invisible qui nous a conduit à la déflation, plus on intervient, plus le mécanisme se défend.

    L’épargnant ici étant sans aucune défense : je m’explique.
    -Il a un bon bas de laine, dégagé à force d’économies et sacrifice. Argent sur lequel il a payé ses impôts.
    -Il lui arrive un pépin, perte d’emploi, maladie…
    -Il puise dans son bas de laine, et le vide
    -Puis se remet de ses problèmes, recommence à travailler, et veut reconstruire ses économies
    -On lui demande alors de payer des impôts sur ses nouveaux revenus, et il ne peut économiser.
    -Quand il était malade ou sans emploi, personne ne lui venait en aide et il a mangé ses économies, il devrait exister un système qui permette d’être exonéré d’impôts, pour reconstituer des économie (il suffirait de montrer les dépenses, pendant les périodes basse, qui ont forcé à détruire son patrimoine…

    • Oui, aligner la fiscalité personnelle sur celle des entreprises. Tout foyer fiscal est une entreprise qui passe des contrats (de travail ou autre), contracte des dettes, investit, produit des richesses et est taxé sur cette base. Il y aurait quelques taxes basiques, peut-être, et ensuite un impôt sur les bénéfices, c’est à dire sur la sur-valeur produite après enregistrement des dépenses nécessaires au maintien en l’état du capital productif installé (ça c’est le travailleur et sa capacité à travailler, plus le développement de ses enfants… qu’on pourrait considérer comme des amortissement sur 18 ou 20 ans). Quand on fait des pertes, on ne paye pas d’impôt et même on a un « impôt négatif » qu’on peut absorber pour réduire les impôts sur 5 ans une fois le retour à la profitabilité réussi.

      Évidemment les gens payeraient en général moins d’impôts, seraient plus responsabilisés, le calcul serait plus complexe, pour les charges etc. et ça ferait une flat tax (l’IS est de 33.33%, hors suppléments « temporaires » pour toutes les entreprises, indépendamment de leur taille, richesse, âge, valeur de marché, etc.)

      Ça prendrait, immédiatement et sans difficulté, en compte la charge qui va avec le fait d’avoir des enfants… et il n’y aurait, en contrepartie, plus la moindre aide.

      Pas hyper dur à mettre en place, mais les foyers fiscaux se trouveraient responsabilisés, les bidouilles de « redistribution » passeraient à la trappe, la corruption active des électeurs par les partis et les politiques, ainsi que la corruption active du reste de la population par la fonction publique ne pourrait plus avoir lieu…

  • Les commentaires sont fermés.

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