Réforme du collèges : la volée de bois vert de Najat

Le regard de René Le Honzec.

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On ne pouvait trouver mieux pour la volée de bois vert pour la petite Najat, celle qui s’est obstinée dans son mépris des critiques, au point d’afficher un cynisme détestable, parlant de « pseudo-intellectuels » quant à ses détracteurs (genre Finkelkraut, Pascal Bruckner, D’Ormesson…) Mais là, c’est la totale : 40 pseudo-intellectuels se sont encore démasqués sans aucune vergogne : rien de moins que l’Académie Française, gardienne du temple, à l’unanimité. Et l’unanimité, à l’Académie, ce n’est pas gagné, traversée qu’est cette honorable et vénérable institution de courants très divers et parfois farouchement opposés. Et la petite Najat ne pourra plus prétendre qu’ils n’ont pas lu, ou qu’ils ne savaient pas lire ses textes, ces honorables personnes ayant fait leurs humanités bien avant la dévalorisation du bac. Je ne vais pas revenir sur les horreurs et les errements de cette réforme, passée au forceps du 49-3 pour accoucher d’un monstre politique, idéologique, totalitaire. C’est pour la dénoncer que, un peu tard, hélas, ces académiciens ont sonné la charge. Il fallait en (re)parler, car on reparlera de cette réforme. Elle a même réussi à faire s’effondrer le « pourcentage d’opinion favorable » envers Hollande chez les enseignants, enseignants qu’il avait achetés avec ses fameux 60 000 recrutements. Il est certain qu’une des premières tâches d’un gouvernement de redressement sera de mettre à la poubelle ce texte. Je ne suis malheureusement pas sûr que la suivante sera beaucoup mieux. Je n’oublie pas que l’effrayante succession de réformes qui ont abouti au déclin de notre éducation nationale fut le produit des délires de nos gauches et de nos droites successives. « Errare humanum est, perseverare diabolicum » : nous sommes dans le diabolicum depuis un bout de temps !