Sommes-nous condamnés à l’indigence programmée ?

Les Français de demain vivront moins bien que les Français d’aujourd’hui. Que faire pour stopper cette indigence programmée ?

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Liberté économique (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

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Sommes-nous condamnés à l’indigence programmée ?

Publié le 20 juin 2015
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Le niveau de vie des pays développés qui négligent la liberté devrait diminuer. Selon les auteurs d’une étude récente, la raison en est simple : la liberté économique favorise l’augmentation du capital, qui à son tour favorise les augmentations de productivité. Il y a d’autres raisons à cela ; les transactions librement consenties créent plus de valeur que lorsqu’elles sont contraintes, et les décisions d’individus libres maximisent la création de valeur au lieu de servir les objectifs politiques, personnels et électoraux des dirigeants d’un pays.

Comme le progrès, le capital est cumulatif : les améliorations de productivité libèrent des ressources qui, à leur tour, viennent ajouter au capital existant et à l’amélioration du niveau de vie. Mais le capital est fragile ; pour prospérer, il a besoin d’un environnement propice que l’on peut décrire comme « liberté économique ».

L’environnement économique, facteur de prospérité ou d’indigence

Liberté économique (Crédits : René Le Honzec/Contrepoints.org, licence Creative Commons)

La corrélation entre liberté économique et amélioration du niveau de vie est claire. En analysant les évolutions des indices nationaux de liberté économique, Michael Cox and Richard Alm ont projeté le niveau de vie par habitant théorique de nombreux pays et l’ont comparé à son niveau actuel. Et anticipent ainsi des évolutions à la hausse ou à la baisse : les Chinois et les Indiens pourraient consommer plus (respectivement 56% et 29% de plus), mais les Américains devraient consommer 22% de moins. Concrètement, selon les auteurs, le niveau de vie des Américains devrait diminuer en conséquence de la baisse des libertés économiques depuis la fin des années 1990.

Il faut se méfier des prévisions à la virgule près d’indicateurs aussi théoriques ; mais le détail des chiffres compte moins que le raisonnement et les tendances identifiées. Il est évident que plus un pays met d’obstacles à la création de valeur et détourne des ressources de leur allocation optimale1, moins ses habitants s’enrichissent. La création de richesse a besoin d’un environnement propice pour se développer. Et en suivant ce raisonnement difficilement contestable, on peut anticiper un ralentissement de la croissance du niveau de vie dans les pays où la liberté économique se dégrade, et c’est le cas de la plupart des pays développés.

En l’occurrence, nombreux sont les pays développés pour lesquels une croissance même molle du niveau de vie sera difficile à atteindre ; il est plus que probable que les Français de demain vivront moins bien que les Français d’aujourd’hui.

Heureusement pour les habitants des pays les plus riches de la planète, ils ont des décennies de capital à grignoter pour adoucir la descente. Le hic, c’est que consommer ainsi le capital accumulé alimente le cercle vicieux de la baisse du niveau de vie.

Les premiers signes de l’indigence programmée

Les Français sont d’ailleurs conscients des difficultés qui les attendent : 86% d’entre eux pensent que les jeunes d’aujourd’hui vivront moins bien que leurs parents. Perspective peu réjouissante et nouvelle, alors que la hausse du niveau de vie est relativement continue depuis la Révolution Industrielle2.

Il y a des chiffres derrière cela. Difficile pour les jeunes actifs d’aujourd’hui d’habiter à Paris, sans même évoquer l’idée d’acheter à Paris. Au vu du nombre de lois, normes et règlements qui régissent l’immobilier en France, difficile d’attribuer ces difficultés au marché ; c’est plutôt son absence qui est en cause. La règlementation fait monter les prix, les impôts réduisent le budget, et après avoir réduit les surfaces habitées, les gens s’installent plus loin.

Au-delà des chiffres, il y a aussi ce que l’on entend aujourd’hui et que l’on n’entendait pas avant. Ces amis qui, cette année, ne partent pas en vacances. Ou qui partent moins longtemps. Ou moins loin. Ces jeunes au chômage, malgré de brillantes études ou un bon caractère. Et ces proches au chômage, jamais rappelés malgré leurs recherches sérieuses et leur CV convaincant.

L’amélioration du capital ne favorise pas les plus riches au détriment des plus pauvres. Les premiers touchés par l’indigence programmée, ce sont les plus pauvres. Ils sont naturellement plus fragiles ; une petite somme fait pour eux une plus grande différence. Réduire la liberté économique, par exemple en prétendant redistribuer à la place de chaque citoyen, c’est condamner les pauvres à plus de pauvreté, et les enfermer durablement dans cette pauvreté. Quand le coût du travail est élevé (mais pas les salaires nets), qui peut embaucher les moins qualifiés ?

Déprogrammer l’indigence

Ce n’est pas une fatalité. Nous pouvons inverser la vapeur, puisque nous connaissons les causes du mal qui nous ronge : le manque de liberté économique. Concrètement, qu’est-ce que c’est ? C’est simple : toute intervention de l’État dans l’économie réduit la liberté économique. Chaque nouvelle règlementation, norme, subvention, taxe nous approche un peu plus de l’indigence programmée. Pour changer de trajectoire, il faut empêcher le recul des libertés.

Comment empêcher le recul des libertés ? La première étape, c’est de reprendre le pouvoir, ou de le détruire. Nous, citoyens, pouvons reconquérir le pouvoir qui est le nôtre. Nous pouvons élire les bons représentants, qui prendront les bonnes décisions. Mais lesquels choisir, alors qu’ils sont tous plus liberticides les uns que les autres, alors qu’ils sont tous aussi convaincus non seulement que la façon dont ils veulent nous diriger est la bonne, mais aussi que nous diriger est la meilleure chose à faire ?

« Le pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument. » — Lord Acton

Nous pouvons détruire le pouvoir. Si un hobbit y parvient, pourquoi pas nous ? Les promesses n’engagent que ceux qui y croient ; il en va de même des lois, de l’autorité et du pouvoir. Imaginez, demain, un coup d’État, et un nouveau régime qui entend régir vos vies du berceau à la tombe. Vous dire quoi manger, comment travailler, vous donne des récompenses ou des punitions si votre comportement va dans le sens ou à l’encontre de sa volonté. Comment réagiriez-vous ? Le laisseriez-vous faire ? Prendrez-vous toutes ses décisions pour argent comptant ?

Il n’y a aucune raison de ne pas appliquer le même raisonnement au pouvoir en place. Aucune. Les événements l’ont mis là où il est, vous êtes né ou venu ici, et alors ? Quand a-t-il gagné le droit de prendre votre argent et le dépenser à votre place en vous disant que c’est pour vous ? Quand le lui avez-vous donné ? Si vous lui reconnaissez ce pouvoir, n’allez pas croire que votre choix engage quiconque autre que vous.

Nous pouvons inverser la vapeur, mais cela suppose de reprendre la main sur la politique pour reprendre nos vies en main. Sommes-nous prêts ?

  • Sommes-nous prêts à faire l’effort intellectuel d’aller au-delà des discours et des bonnes intentions pour nous intéresser aux faits et aux résultats ?
  • Sommes-nous prêts à nous mettre en quête de vérité plutôt que de certitudes, de convictions ?
  • Sommes-nous prêts à prendre des risques, même le risque d’échouer, du risque de réussir, du risque d’apprendre ?
  • Sommes-nous prêts à affronter les régulateurs, les fabricants de normes, les bureaucrates, mais aussi tous ceux qui entendent bien conserver leur pouvoir et leurs privilèges aussi longtemps qu’ils le pourront ?
  • Sommes-nous prêts à assumer les responsabilités que la vie nous impose ? À nous montrer généreux, même si personne ne nous le demande ? À nous montrer raisonnables, exigeants, curieux, sensibles ? À nous montrer humains, être le meilleur de nous-mêmes ?
  • Sommes-nous prêts à laisser autrui vivre sa vie et en être seul responsable, quitte à ce qu’il la vive autrement qu’on ne l’aurait fait ou qu’on aimerait qu’il fasse ?

Si nous sommes prêts, alors n’attendons plus. Si nous ne le sommes pas, qu’attendons-nous ?

  1. Au sens où elles maximisent la création de valeur perçue par les individus.
  2. Merci le capitalisme !
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  • je ne partage absolument pas ce pessimisme et ce fatalisme.

    J’ai tendance à préférer la vision d’un ideal de mme Taubira, hédoniste certes, à celui de bachar Valls, faite de privation des libertés, de toute responsabilité….

    Nous étions très heureux sans internet et le portable… nous nous passerons très bien d’une decroissance technologique et materialiste.

    si inquietude il y a, c’est sur l’innéluctable chemin vers la guerre

    • Encore un paumé qui n’a rien compris à l’économie, apprécier l’opinion de Taubira je ne croyait pas que ce fut possible.

      • Paumé moi ?

        l’économie n’a de sens qu’au service de l’homme, et actuellement c’est exactement l’inverse…

        Et ne détournez pas mes propos, qui ne portaient que sur une vision idéaliste du monde de Mme Taubira.

        Et la réalité française est bien pire que la vision de Mme Taubira…. des millions de français actifs, pressurés d’impots et de taxe, pressurés par le productivisme et la rentabilité… jusqu’à en souffrir… et d’autres qui souffrent de ne pas avoir accès à l’emploi…
        Bref, 100% de gens insatisfaits de demander l’aumone ou de payer pour des feignants

        Alors, faisant parti de ceux qui paient, bien naivement je me dis qu’il serait plus intelligent que le financement de l’assistanat servent mieux l’activité positive, et me soulage un peu de l’excès de boulot

        • L’indigence programmée par nos élites vous asservira encore davantage

        • L’économie en France est au service de l’Etat, qui n’a qu’un but tuer tous les emplois privés pour ne conserver que des emplois de fonctionnaire. Bien entendu le mur est au bout du parcours.

          La seule solution, c’est surtout de faire exactement l’inverse de ce que font nos gouvernements, réduire drastiquement l’assistanat et laisser les gens libres de travailler.

          Aucun membre de ce gouvernement ne connait quelque chose au travail et à l’économie (surtout pas Taubira qui veut détruire ce pays), aucun n’a travaillé dans la vie réelle.

        • Taubira un idéal… elle propose la semaine de 32h… Y en a qui ont déjà celle de zéro heure, youpi !

    • « Nous étions très heureux sans internet et le portable… nous nous passerons très bien d’une decroissance technologique et materialiste. »

      Je suppose qu’il faut lire « nous vivrons très bien avec une décroissance ».

      Seulement il y a un gros problème : on ne peut jamais revenir en arrière sur ce qui est fait. Si on ne bénéficie pas des progrès autant qu’on pourrait s’y attendre ou l’espérer, c’est que ce bénéfice a été confisqué par des détériorations en parallèle (par l’état, le productivisme ou le financement de la santé et la sécurité ? Peu importe).

      Impossible de tout inverser. C’est comme les gens qui attribuent l’augmentation des produits au passage à l’euro et qui s’imagine qu’on leur rendra leur pouvoir d’achat en restaurant le Franc. Au mieux, on devrait être moins naïf quand on envisage les bénéfices escomptés de n’importe quel changement – choisi librement ou imposé par l’état. Il y a toujours comme un effet de vases communiquants.

      La décroissance technologique est impossible sans catastrophe. Et comment évaluez vous le degré de « matérialisme » et sa variation ?

      • C’est un peu caricatural,

        La décroissance dans un monde libéralisé ça peut aussi être un couple d’ancien chomeurs, smicards, RMIste qui part s’installer à la campagne vivre en semi-autarcie car ce n’est pas rentable pour lui d’être dans le système. ou que le systeme n’a pas besoin d’eux.
        Franchement beaucoup de gens qui habitent en ville aujourd’hui avec 1000€ n’ont rien à y faire et vivraient beaucoup mieux à cultiver des poireaux, fumer des pétard et garder des chèvres à la campagne 🙂

        Si les terrains étaient constructibles par défaut, avec les prix qui en découlent, pour 15000€ tu peux te construire un confortable chalet quasi autonome avec tout le confort moderne.

        D’un point de vue économique et spécialement du PIB c’est de la décroissance, d’un point de vue libéral c’est bien plus sain.

  • la guerre nous avait liberes pendant 20 ans des fonctionniares et autres parasites politiques …mais celà n a pas duré …on voit le resultat…

    • Et les soldats n’étaient pas des fonctionnaires?!

    • @Canari
      Manifestement, vous ne savez pas de quoi vous parlez.
      Faut-il avoir vécu cette période pour savoir que les fonctionnaires et autres parasites (pas seulement politiques) étaient loin d’être absents du quotidien des Français. Bon nombre de fonctionnaires faits prisonniers ont même été libérés parce que nécessaires à l’administration du pays. Ajoutez-y les réglements et contrôles imposés par l’occupant et vous comprendrez combien vous êtes dans l’erreur.

  • l’auteur dit beaucoup trop de vérités ….c’est trés mal vu dans notre pays depuis quelques temps ….

  • Les transactions libres sont plus fécondes que les contrats étatiques ! Pourquoi ?
    Parce que,de toute façon,ce ne sont pas les mêmes,étant conçues comme positives pour les deux parties,dans un but socialement utile à chacun,celles de l’Etat n’étant prévues que dans le cadre de plans abstraits.

  • Les français sont majoritairement un peuple de Soumis certes ils ne sont pas les seuls !
    rien de génétique dans tout ça ils ne sont pas crétins de naissance ce sera très très difficile à inverser

  • Bel article et bel appel à l’action politique. Où sont les candidats libéraux? Ce serait un plaisir de voter pour eux s’ils se présentaient, ou de militer pour eux. Mais je ne vois point de candidat libéral dans mon secteur. Faut il se présenter soi même? La marche est haute!

  • Qu’attendons?!
    Rien.
    La Fin
    La Mort.

    Les nihilistes Russes avaient raison.

    Devant tant de bêtises et d’hypocrisie (je pense ici au règlement de l’histoire de la dette grecque) comment ne voir que la bêtise et l’hypocrisie domine le monde? S’en remettre à un dictateur qui a le droit de vie et de mort sur moi, mais qui me donne pour quelques temps la sureté de ma survie sans que j’ai à me battre finalement c’est pas mal.
    Il y a je crois un dicton du Caucase qui dit qu’il ne faut pas écouter son corps, parce que si je l’écoute je reste au lit.
    Eh oui il faut se battre, tous les jours, contre de multiples agressions extérieures à nous. Mais ce n’est pas grave, c’est la vie!

    Mais les idées Keynésiennes sur la consommation pour sauver l’économie n’aide pas vraiment.
    Ce n’est pas en consommant mais en bâtissant que nous nous construisons en tant qu’être humain.

    Bien sûr l’eau prend toujours le chemin le plus facile, malgré les obstacles, pour rejoindre la mer. Mais nous ne sommes pas l’eau et nous ne voulons pas retourner à la mer (quoique!) mais vivre et résister.

    Il y a une révolution intellectuelle à faire.

  • Deux points de désaccord :
    (1) « les transactions librement consenties créent plus de valeur que lorsqu’elles sont contraintes ». Cela me pose problème car cela sous-entend que c’est l’échange qui crée la valeur. Mais justement les individus échangent des marchandises parce que celles-ci ont de la valeur. La valeur précède l’échange, l’échange n’est que la validation, la constatation, la confirmation de l’existence de cette valeur préexistante à l’échange.

    (2) « Quand a-t-il [l’Etat] gagné le droit de prendre votre argent et le dépenser à votre place en vous disant que c’est pour vous ? » Cette question est mal posée, car elle repose sur la croyance erronée selon laquelle l’Etat prélèverait une partie de la richesse produite par les individus travaillant dans le privé, l’image est celle d’un gâteau produit par les travailleur du privé et dont l’Etat viendrait prendre une part. Mais c’est une conception trop linéaire, trop archaïque de l’économie. A cette conception, il convient de préférer une conception circuitiste de l’économie, c’est-à-dire se rendre compte que l’Etat participe à la production du gâteau (en passant des commandes à es entreprises privées, en fournissant lui-même des services qu’utilisera le privé, en versant des salaires qui permettront aux individus de consommer auprès du privé, en fournissant des allocations qui permettront aux individus de consommer auprès du privé), se rendre compte que dire que l’Etat prélève la richesse produite par le privé est la même chose que de dire que les entreprises prélèvent l’argent des consommateurs.

    • Bonjour antonino

      ‘l’échange n’est que la validation’
      Sans validation pas de valeur. Avec contrainte plus de validation. Le prix devient virtuel.

      ‘a-t-il [l’Etat] gagné le droit de prendre votre argent et le dépenser à votre place’
      C »est pourtant la strict réalité. Assumez ce fait, cela peut se défendre, s’argumenter mais que diable assumez cette violence.

      ‘les entreprises prélèvent l’argent des consommateurs’
      L’état prend par la contrainte (vol?) les entreprises échangent avec les clients librement.

      • Vous inversez la causalité. Sans valeur, pas d’échange et donc pas de validation (puisqu’on ne peut valider quelque chose qui n’existe pas). Pour qu’il y ait échange, il faut qu’il y ait de la valeur qui préexiste à cet échange.

        Concernant l’Etat maintenant. Tout d’abord se poser la question du drit de son existence n’a aucun sens, c’est comme si vous vous demandiez si une montagne a le droit de se trouver à cet emplacement géographique, c’est comme si vous vous demandiez si l’ouragan qui dévaste vos culture a le droit de faire cela. L’Etat préexiste à vous, puisque vous naissez dans une société qui s’est construite ainsi. La bonne question à se poser c’est la légitimité des politiques que celui-ci mène. Et là, pour le coup, la question est complexe. Car L’Etat fournit des services dont vous bénéficiez directement et indirectement, ne pas payer pour cela s’apparente à du parasitisme et donc du vol si on prend la définition de Rothbard (j’adore invoquer Rothbard pour défendre l’impôt….). La question de la légitimité est finalement très subjective, car certains vous diront qu’il est légitime pour un individu de voler du pain pour se nourrir ou nourrir sa famille, alors que cela va à l’encontre des principes libertariens. Quelle attitude est légitime ?

        Enfin, une entreprise prend par la contrainte également, allez au restaurant et essayez de partir sans payer, vous verrez s’il n’y a pas de contrainte….

    • (1) L’echange cree de la valeur car si j’echange mon velo contre un gsm c’est que JE prefere le gsm et que l’autre prefere le velo (au moment de l’echange et en fonction des circonstances propres a chacun). Sans rien produire (au sens creer de nouvelle chose), nous sommes tous les deux plus satisfaits qu’avant l’echange. C’est cela la creation de valeur.

      (2)
      L’etat participerait a la creation du gateau? Oui un tout petit peu: cela s’appelle les fonctions regaliennes. TOUT le reste pourrait etre fait (ou pas fait si les intervenants n’en voient pas l’utilite) par les entreprises, personnes, associations…
      Vos exemples:
      – acheter au prive: donc l’etat consomme des ressources pour son usage, pensez-vous que ces ressources soient restees a rien faire si l’etat n’avait pas achete?
      – fournir des services au prive: sans concurrence, impossible de savoir si l’etat le fait de maniere efficace ou non. De plus aucune incitation a le faire bien car souvent, il a le monopole.
      – fournir des allocations pour augmenter la consommation: mais pour cela, il a fallu puiser dans la poche d’autres personnes qui vont donc consommer moins… n’y voyez-vous pas un probleme?

      • 1. Donc la valeur existe avant l’échange, c’est bien parce que un des biens a plus de valeur à vos yeux que vous l’échangez. C’est au contraire une confirmation de ce que j’écris. la valeur préexiste à l’échange.

        2. La question n’est pas de savoir si cela pourrait être fait. je vous parle de ce qui se passe en réalité. J’ajoute que même les fonctions régaliennes peuvent être effectuées par le privé.

        « pensez-vous que ces ressources soient restees a rien faire si l’etat n’avait pas achete » Je ne fais pas dans la voyance, je regarde les faits et constate ce qui existe.

        Vous en êtes encore à croire au mythe de l’efficacité de la concurrence ? Sans blague ?

        « fournir des allocations pour augmenter la consommation: mais pour cela, il a fallu puiser dans la poche d’autres personnes qui vont donc consommer moins… n’y voyez-vous pas un probleme? » Faux. Vous avez une mauvaise vision du fonctionnement des impots et des dépenses. L’Etat commence par verser des allocations, grâce à ces allocations, il y a de la consommation et ensuite l’Etat prélève des impôts. Autrement dit, l’Etat gagne une partie de ce qu’il dépense. J’ajoute au passage que les individus n’ayant pas les mêmes habitudes de consommation, il peut être économiquement avantageux d’avoir des transferts entre individus (par exemple, la part des importations dans la consommation est plus importante chez les plus riches que chez les plus pauvres, il est donc efficace de transférer une partie des revenus vers les moins aisés).

        • « il est donc efficace de transférer une partie des revenus vers les moins aisés »

          Quand la part du PIB marchant (40%) est nettement plus petite que le PIB étatique (60%), ce mécanisme devient instable. On y est!

          Une petite goutte d’huile essentielle de libéralisme ne fera pas de mal à votre océanique ogre étatique.

          • pourriez-vous expliciter ? « Quand la part du PIB marchant (40%) est nettement plus petite que le PIB étatique (60%), ce mécanisme devient instable. On y est! » Ne me dites pas que vous avez cette vision primitive de l’Etat qui prélève la richesse créée. Vous n’avez toujours pas compris que l’Etat participe à la création du gâteau ?

            • Vous me tartez avec votre gâteau à la noix :mrgreen:

              Votre vision tripale du rôle de l’état amène le pays au chaos. L’état dans sa version actuelle ne fait que nuire. POINT.

        • « 1. Donc la valeur existe avant l’échange, c’est bien parce que un des biens a plus de valeur à vos yeux que vous l’échangez. C’est au contraire une confirmation de ce que j’écris. la valeur préexiste à l’échange.  »

          Vous n’avez toujours pas compris d’ou vient la valeur creee par l’echange. Elle vient de la difference de point de vue entre les acteurs de l’echange.
          Dans l’exemple, je valorise plus le gsm que le velo. Mais l’autre partie valorise plus le velo que le gsm, sinon l’echange n’aurait pas lieu.

          Autre exemple: j’ai un dechet dont je ne sais plus quoi faire, il encombre mon garage et je doit aller le jeter, c’est penible. Un passant voit cela et me dit « voudrais-tu me le vendre pour 5 euros? »
          Avant l’echange, le bien avait une valeur negative pour moi. C’est donc bien l’echange qui est important et cree la valeur.

          Je vous conseille de lire ceci (notamment l’histoire du pretre demarrant avec presque rien):
          http://antisophiste.blogspot.be/2009/02/lorganisation-economique-dun-camp-de.html

          « Vous en êtes encore à croire au mythe de l’efficacité de la concurrence ? Sans blague ? »
          Je n’idealise pas la concurrence, mais sans concurrence, je sais tres bien vers ou l’on va.

          « il est donc efficace de transférer une partie des revenus vers les moins aisés »
          Efficace selon quelle mesure? Le nombre de voix recuperee sans doute.

          • « sinon l’echange n’aurait pas lieu. ». Autrement dit, la valeur existe bien avant l’échange. C’est exactement ce que je dis, mais vous allez finir par comprendre, fermez les yeux quelques secondes.

            Il me semble que vous faites la confusion déjà mise en évidence par Marx entre valeur d’usage et valeur d’échange. Un bien peut avoir aucune valeur d’usage pour un individu, cela ne change pas sa valeur d’échange.

            Si vous ne comprenez pas pourquoi il est plus efficace pour un pays de réduire ses importations pour mieux augmenter la production du pays, je ne peux pas grand chose pour vous.

    • « La valeur précède l’échange, l’échange n’est que la validation, la constatation, la confirmation de l’existence de cette valeur préexistante à l’échange.  »

      C’est une négation de l’utilité du commerce. La base de l’utopie collectiviste. La valeur d’un produit, d’un service, d’un savoir est faible la où il y a abondance etélevée la où il y a rareté ou pénurie. Tout le problème est que quand les transactions sont forcées, il n’y a plus de levier et de régulation. Même les pays disposant de ressources pétrolières qui les rendent très riches arrivent à faire faillite à force de nier ce principe.

      • Ce n’est en rien une négation de l’utilité du commerce, c’est simplement remettre les choses à l’endroit. la valeur existe avant l’échange et c’est parce que des marchandises ont de la valeur qu’on les échange. En quoi cela vous choque ?

        Je suis d’accord avec vous, plus un pays est riche, plus la valeur des marchandises est faible.

    • « Les Français de demain vivront moins bien que les Français d’aujourd’hui. Que faire pour stopper cette indigence programmée ? » – Il n’y a pas que les Français, tous les pays du monde sont concernés (à l’exception peut-être de ceux dont le niveau de vie actuel ne peut être pire que ce qu’il est). Nous sommes tous dans le même bateau, le progrès et la mondialisation aidant.
      L’indigence sera une conséquence de la décroissance, elle-même imposée par le nombre : Plus nous serons nombreux à nous partager des richesses qui croissent moins vite que la population, plus la part de chacun sera réduite. La seule façon de favoriser la poursuite du progrès est donc d’être moins nombreux – et plus raisonnables – à en profiter. C’est ce qui s’appelle l’écologie dénataliste (pour rassurer ceux qui vont hurler à la mort, au génocide et à l’extermination du surnombre).

      « Nous, citoyens, pouvons reconquérir le pouvoir qui est le nôtre. Nous pouvons élire les bons représentants, qui prendront les bonnes décisions. » – Utopie du renversement de la pyramide sociale. C’est méconnaître que lorqu’un pouvoir en chasse un autre, il devient à son tour un pouvoir comme un autre.

      Pour approfondir cette réaction, voir :
      http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

      • C’est ce qui s’appelle l’écologie dénataliste

        C’est surtout ce qui s’appelle le malthusianisme, théorie qui a été maintes et maintes fois contredite par l’histoire économique.

        Allez donc parler de décroissance aux peuples d’Afrique et d’ailleurs. Les trois quarts de l’humanité ont besoin de se développer.

        • A vous lire, vous devez être l’un de ces philanthropes que le sort de ces pauvres Africains et autres miséreux empêche de dormir.
          Faites un petit effort et vous admettrez que ces trois quarts de l’humanité qui ont besoin de se développer, peuvent très bien le faire – avec notre aide – sans pour autant proliférer. Il est même probable que les femmes de ces pays ne verraient pas d’un mauvais œil de ne plus devoir accoucher 3 à 4 fois plus souvent que les femmes des pays riches. Ce serait cela aussi le progrès.

          • Qui êtes vous pour décider à la place des trois quarts de l’humanité de quelle manière ils doivent se développer? Etes-vous le porte parole des femmes pour déclarer qu’elles seront plus heureuses avec moins d’enfants?

            Le progrès n’est pas ce que Claudec ou d’autres théoriciens décident pour les peuples. Le progrès est ce que les peuples décident par eux-mêmes.

    • Que faites-vous de la « Valeur ajoutée », la seule qui compte dans un développement économique et le progrès qui en résulte.
      Le capital lui-même n’a de sens et de valeur que dans la mesure où, allié au travail – valeur ajoutée – il génère du profit – valeur ajoutée.

      • Bien sûr, ça n’est que vérité, mais enfoncer les portes ouvertes suffira-t-il? Notre pays a besoin en premier lieu de réarmement moral pour croire en un autre avenir que le mur qui nous attend avec les socialistes. Relisez le camp des Saints de Jean RASPAIL écrit en 1973!!! ou encore, « Soumission » d’Hellebeque. Prophéties en cours dans l’indifférence des bovidés attendant le boucher…Tout le reste n’est que baratin , paroles, paroles pendant qu’une tsunami se prépare. Souvenez vous des années 30 et de la suite!

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Par Thibault Serlet.

 

Des dizaines de villes dans le monde mettent en œuvre des programmes pour attirer les startups. Ces programmes comprennent toutes sortes de formations professionnelles, de subventions et de programmes d'infrastructure parrainés par le gouvernement.

Mais ces programmes réussissent-ils réellement à attirer les startups ?

Nous avons décidé de faire nos devoirs et de répondre à cette question.

Il y a quelques semaines, mon équipe de recherche a publié la Startup Cities Map, une carte ... Poursuivre la lecture

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