Manuel, tu nous emmènes où comme ça ?

Interdictions par-ci, loi Renseignement par-là, 49.3 à répétition : mais Manuel, toi et tes amis, vous nous emmenez où comme ça ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Manuel Valls à un meeting du PS (Crédits : Parti Socialiste, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Manuel, tu nous emmènes où comme ça ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 juin 2015
- A +

Par Nathalie MP.

Manuel Valls à un meeting du PS (Crédits Mathieu Delmestre-PS licence Creative Commons)
Manuel Valls à un meeting du PS (Crédits Mathieu Delmestre-PS licence Creative Commons)

 

J’aimerais beaucoup me tromper, et j’espère que de nombreux lecteurs viendront m’opposer leurs arguments pour me démontrer que je m’inquiète pour peu de choses. J’ai malgré tout la triste impression que le gouvernement nous prend pour des nouilles et que c’est en grenouilles que nous allons bel et bien tous finir, en grenouilles bouillies. L’histoire est connue. Si vous plongez une grenouille dans de l’eau bouillante, le changement brutal et douloureux de température va la faire réagir immédiatement et elle va sauter hors de l’eau. Par contre, si vous l’installez d’abord dans un bain à température ambiante, elle va se sentir à son aise, sans aucun besoin ni désir de bouger. À partir de là, si vous montez progressivement la température de l’eau, la grenouille va s’adapter à son nouvel environnement. Lorsque la température atteindra un niveau désagréable, la grenouille sera à la fois trop adaptée et trop faible pour réagir, jusqu’à finir ébouillantée. 

La réalité physiologique des grenouilles n’est peut-être pas parfaitement respectée, mais la parabole est frappante. La voici racontée en image (2′ 23″) :

 

De quoi suis-je en train de parler ? De mon sentiment de plus en plus persistant qu’une emprise autoritaire douce se met en place à notre insu et à nos dépens : elle concerne notre liberté de parole et de débat et vise également le contrôle quotidien de nos vies. Nous autres Français venons de vivre une grande séquence « Charlie » sur la liberté d’expression. À titre personnel, je l’ai vécue au premier degré. Mais force est de constater que la liberté d’expression subit de nombreux assauts et n’existe véritablement qu’en fonction de ses génuflexions envers les grands thèmes validés par les socialistes, qui s’énoncent « forces de progrès, SOS racisme, vivrensemble, minorités visibles, pas d’amalgame, sauver la planète, écologie citoyenne, liberté ordonnée, stop au Nutella et au fascisme » et j’en passe. Cela n’a pas commencé en 2014 avec l’arrivée de Manuel Valls à la tête du gouvernement, ni même en 2012 avec l’élection de François Hollande. Cependant, disons que depuis cette date on ressent une accélération formidable, et disons aussi que ces « progrès » sont hautement revendiqués par la gauche.

Je partage en tous points l’analyse de Philippe Nemo1 sur les méfaits des lois de censure de l’opinion et des lois mémorielles. Après le cataclysme de la Shoah et après les mouvements migratoires en provenance d’Algérie suite à la décolonisation, la bonne intention antiraciste s’est transformée en lois pénalisant non plus des actes violents, mais des paroles, c’est-à-dire des opinions. C’est ainsi qu’en 1972, la loi Pleven, du nom du Garde des Sceaux de l’époque, introduit un délit de « provocation à la haine raciale » assorti d’une nouveauté : en plus des personnes visées, les associations antiracistes ont désormais le droit de porter plainte et de se constituer partie civile. De telles dispositions aboutissent à faire comparaître au tribunal des personnes qui n’ont commis aucun acte criminel, mais qui ne pensent pas comme les associations antiracistes, lesquelles encaissent au passage assez régulièrement des dommages et intérêts plutôt coquets.

La loi Gayssot de 1990 conforte la loi Pleven et ajoute le délit de « contestation de l’existence des crimes contre l’humanité, tels que définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg. » Le négationnisme des chambres à gaz existe mais reste limité. Il me semble que la seule façon correcte d’y répondre passe par l’argumentation historique, pas par l’interdiction qui tend à instiller un doute et alimente les théories du complot. En 1993, l’article R.625-7 apporte une subtilité de plus, le caractère non public, ce qui veut dire que des propos tenus en privé peuvent être incriminés. Il étend de plus la provocation à la haine raciale, aux discriminations en raison de l’origine ou de la religion. En 2005, vient s’ajouter le sexe, l’orientation sexuelle et le handicap.

En 2001, la loi Taubira renforce la loi Gayssot sur son flanc mémoriel en actant comme crime contre l’humanité la « traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l’océan Indien d’une part, et l’esclavage d’autre part. » De nombreuses polémiques ont alors émergé, certains historiens ayant remis en cause la qualification de crimes contre l’humanité, ainsi que l’importance donnée à la traite atlantique par rapport aux traites arabo-musulmanes et intra-africaine. En effet, Christiane Taubira, esprit partisan s’il en est, souhaitait que la traite arabo-musulmane soit minimisée afin que les « jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes. » Compte-tenu de la vision extrêmement partielle, voire partiale, de cette loi, les historiens se sont inquiétés à juste titre pour la vérité historique et pour leur liberté de recherche du fait de l’intrusion du législateur et du juge dans leur domaine. L’historien Olivier Pétré-Grenouilleau en a fait les frais en étant attaqué en justice au nom de la loi Taubira, laquelle définit de fait une histoire officielle.

VallsAvec Manuel Valls ministre de l’Intérieur, toutes les expressions hors cadres sont impitoyablement pourchassées et interdites. À l’occasion de l’affaire Dieudonné en janvier 2014, dans laquelle l’humoriste, qui a fait de la provocation antisémite son fonds de commerce, s’était vu interdit de spectacle par la préfecture de Nantes avec confirmation du Conseil d’État, Manuel Valls a eu toute latitude pour expliquer ses thèses sur la liberté d’expression : « Je ne laisserai plus jamais, plus rien passer des mots qui divisent les Français » a-t-il déclaré à l’époque (cliquer sur la photo ci-contre, brève du Figaro du 11 janvier 2014). Il ne s’agit pas de lutter pénalement contre des actes de violence, mais contre des mots. Aux mots qui déplaisent, on ne répond plus par l’argumentation ou même l’indifférence, mais par une interdiction. Or ce type d’interdiction a prouvé mille fois sa contre-productivité dans la mesure où elle attire le projecteur sur ce que l’on veut voir disparaître.

Dans sa grande interview à GQ France de juin 2015, Najat Vallaud Belkacem, en ministre loyale, reprenait à son compte la croisade anti-mots de Valls. À propos des libertés individuelles, elle pense qu’avec la loi Renseignement « on va dans le bon sens ». À titre d’exemple, elle cite le cas d’internet : « Il ne faudrait pas qu’internet soit un no man’s land où toutes les idées pourraient s’exprimer. »  Elle vise explicitement tout ce qui relève de l’homophobie, de l’antisémitisme et du racisme. Des dessinateurs ont été tués parce qu’ils avaient fait des dessins qui dérangent, le gouvernement n’a pas économisé sa peine pour se montrer plus Charlie que Charlie, mais seulement imaginer que toutes les idées pourraient s’exprimer sur internet, quelle horreur ! On se demande pour quoi NVB a défilé le 11 janvier. Le sait-elle elle-même ? Bien sûr, elle a manifesté pour ses idées, pas celles des autres, qui ne lui conviennent pas. On est loin, très loin des philosophes des Lumières qui pensaient que les idées pour lesquelles il faut se battre sont avant tout celles des autres, celles qu’on ne partage pas. Se battre pour leur expression, bien sûr, car on peut, on doit les combattre sur le plan intellectuel dans le cadre d’un débat.

Avec Manuel Valls Premier ministre, on atteint plusieurs grades supplémentaires de coercition. Suite à l’affaire Charlie, la lutte contre le terrorisme est devenue le prétexte du vote d’une loi Renseignement particulièrement intrusive dans les ordinateurs et la vie de tous les Français, et dans des domaines qui dépassent largement le seul cadre du terrorisme. Les services de police pourront se livrer à des écoutes téléphoniques ou espionner les contenus des ordinateurs sans passer par l’autorisation d’un juge. Inspirée de textes américains similaires, notre loi Renseignement risque de se retrouver prochainement assez seule au monde, le congrès des États-Unis ayant récemment obtenu que les écoutes de la NSA soient suspendues. Il est prévu que le texte définitif de notre loi soit voté ce 24 juin. Une manifestation des nombreux opposants au texte est prévue le 21 juin devant la DGSI. Là encore, les moyens sollicités par le gouvernement risquent de n’avoir qu’un effet très limité sur l’objectif affiché de lutte contre les terroristes, ces derniers ayant vite compris comment éviter ou contourner les écoutes. Par contre, la surveillance des habitants va devenir parfaitement possible pour peu qu’un gouvernement juge nécessaire de faire surveiller tel ou tel citoyen déplaisant qui pourrait fort bien être un jour vous ou moi.

Manuel Valls s’est également illustré à deux reprises dans l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 de la Constitution afin de faire passer une loi sans vote, en l’occurrence la loi Macron en première et deuxième lecture à l’Assemblée nationale. Si les raisons invoquées la première fois mettaient en avant l’obligation de responsabilité et d’autorité du gouvernement, le Premier ministre a indiqué avant-hier avoir agi par souci d’efficacité :

nathalie mp

C’est simple, l’Assemblée nationale est un véritable obstacle à l’efficacité de la politique gouvernementale. Ce doit être pour ça que tout ne marche pas si bien. Si l’on suit le raisonnement, pourquoi garder une institution coûteuse et inefficace ? Ou plutôt, gardons-la, mais anesthésions-la. L’adoption de la réforme du collège par décret le 20 mai dernier relève probablement du même souci d’efficacité : les députés, les frondeurs et les opposants en tous genres sont des empêcheurs de tourner en rond dont les avis importent peu à quiconque est aussi sûr de son fait que Manuel Valls et tout son gouvernement. C’est pour notre bien, n’en doutons pas.

En parlant de notre bien, n’oublions pas les soins étouffants dont nous entourent Ségolène Royal et Marisol Touraine. Après avoir voulu interdire les feux de cheminée à Paris, la ministre de l’Écologie entend maintenant nous priver de Nutella, car c’est gras et mauvais pour la planète. Idem pour le Round-up en jardinerie.

Nathalie MP2

Quant à la ministre de la Santé, non contente de traquer les mauvais régimes alimentaires responsables de maladies cardio-vasculaires, elle souhaite faire interdire la cigarette électronique, non pas parce qu’elle serait nocive, mais parce que le geste, similaire à celui de la cigarette, pourrait constituer une incitation au tabac pour de malheureux citoyens très influençables. Il s’agit là de dérives hygiénistes qui dépassent largement le simple souci de santé publique, ainsi que l’expliquait Gaspard Koenig dans un article du Figaro. Il parle de maman Royal, et on ne peut guère lui donner tort. Il semblerait que Ségolène Royal ait fait machine arrière sur le Nutella, mais cette prétention acharnée à toujours tout régenter finit par constituer une entrave caractérisée à l’exercice du libre-arbitre de tout un chacun.

Maneul Valls Hollande Marianne René Le HonzecRemarquons également que lorsqu’il s’agit de projets portés idéologiquement par la gauche, tel que le développement éolien par exemple, le souci de santé publique est prestement oublié, alors que les médecins allemands viennent de mettre en garde leurs autorités politiques face aux risques que les vibrations des éoliennes font courir aux populations, ainsi que nous l’expliquait H16 il y a quelques jours.

On pourrait hélas allonger la liste de plusieurs dizaines de pages. Et on ne peut s’empêcher de regretter que l’opposition, qui est censée s’opposer, soit si manifestement aux abonnés absents, quand elle ne concourt pas purement et simplement à entériner les entreprises antidémocratiques du gouvernement. Je pense en particulier à la loi Renseignement.

J’ai été très impressionnée par une « politique friction » récente de Bruno Bertez :

« Pour toujours rester vigilant », disait-il, « je lis quasi quotidiennement une tranche des mémoires de Goebbels et je trace les parallèles. Cela me permet de comprendre que les fascistes ne sont, ni là ou on le croit, ni là où on le dit ; pour être fasciste il faut, c’est la condition nécessaire, mais pas suffisante, être socialiste. Il faut placer le groupe, la société, le collectif, la Nation au-dessus de l’individu et aller jusqu’à y sacrifier cet individu. Et c’est ce contre quoi je lutte. »

Dans le même temps, je lisais un entretien que Jean-Christophe Cambadélis, fraîchement renouvelé à la tête du parti socialiste, a accordé la semaine dernière à L’obs (n° 2639 du 4 au 10 juin 2015). À propos de ce qu’il appelle une idéologie antirépublicaine : « La liberté, sous-entendu le consumérisme individuel, est placée plus haut que la liberté collective, le droit de vivre ensemble. » Pas d’hésitation possible, je préfère être grenouille dans le petit bassin attentif aux individus évoqués par Bruno Bertez que sous les grandes eaux de la bien-pensance collective et indifférenciée de Cambadélis. 

Il ne me reste plus qu’à suggérer à nos ministres et à nos députés de réfléchir au sujet de philosophie proposé hier aux bacheliers de la filière S : « La politique échappe-t-elle à une exigence de vérité ? » Bien sûr que non, vont-ils répondre sur un ton offensé. La vérité, comme la réalité, est une notion si adaptable en politique…


Sur le web

  1.  Philippe Nemo, La régression intellectuelle de la France, Éditions Texquis, 2011.
Voir les commentaires (49)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (49)
  • Excellente réflexion, et je partage le ressenti, comme beaucoup ici je pense.

    Quelques points, à chaud :

    – Manuel Valls et son gouvernement ne sont pas les seuls responsables. Il y a bien toute une assemblée et un sénat derrière qui depuis un moment entérinent ces lois idiotes moyennant une logique de parti plus qu’un vote d’adhésion, et une pelletée d’électeurs derrière eux qui ont le même comportement. Tout le monde a applaudi lorsqu’il s’est agit d’interdire Dieudonné. D’ailleurs, il faudra qu’on m’explique quelque chose. La justice française est-elle la même sur tout le territoire? Hier, un tribunal a interdit un spectacle de Dieudonné à Nice; alors que plusieurs tribunaux (dont le conseil d’état) ont autorisé ce spectacle dans d’autres villes. Qu’est ce qui justifie cette différence?

    – Bien regarder les discours qu’ils utilisent, par exemple pour justifier le 49.3 : « Les français veulent… » « Les français ont demandé ceci… ». Mais à quel moment lesdits français ont-ils été consulté? Il me semblait que les dernières élections en date étaient plutôt une fessée pour le pouvoir en place.

    – Ce gouvernement tend à remettre d’actualité le délit d’opinion, tout en se drappant derrière Charlie. Très fort. Ce n’est pas nouveau, et ce n’est pas propre au gouvernement : même au quotidien les gens ont de moins en moins tendance à respecter l’opinion d’autrui pour ce qu’elle est. « Comment oses tu penser ceci? », « t’as pas le droit de dire cela », insulte par ci, etc. Les débats télévisés illustrent très bien le phénomène; alors que ce n’est qu’une question d’éducation de base. Les notions de démarche intellectuelle de qualité et de respect de l’opinion d’autrui deviennent des ressources rares, et cela va de pair avec une école en déliquescence.

    – Redonnons un peu du sens aux mots. On entend souvent « vous êtes fasciste ». Mais qu’est ce que le fascisme? Vous le précisez bien dans votre article : le fascisme, c’est une vision unique de la collectivité prête à aller jusqu’à la destruction de toute opposition pour atteindre son objectif. Et ben comme dirait Coluche, « quand on voit ce qu’on voit et qu’on entend ce qu’on entend… ». D’ailleurs, lorsque quelqu’un dit au sujet de la loi renseignement le fameux « si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez rien à cacher »; voyez le bug intellectuel lorsque vous lui dites qu’un des premiers à avoir utilisé cette phrase est Joseph Goebbels en 1938.

    • Alors sur le premier point. La seule façon d’interdire légalement un spectacle (avant janvier 2014…) est de démontrer une menace avérée à l’ordre public. C’est une mesure de police administrative exercée par le maire et qui ne permet en rien de censuré un artiste. Le tribunal administratif de Nice a considéré que le trouble à l’ordre public existait à Nice, pas les autres tribunaux qui ont pu autoriser le spectacle dans leur commune. Ce n’est pas anormal qu’il y ait alors de différence de jugement entre les communes. C’est intéressant de voir que le Conseil d’Etat a autorisé ce spectacle car l’année dernière il avait interdit à Dieudonné de se produire en raison de l’émotion que suscitait ses propos au sein de l’opinion publique qui pouvait laisser croire à un risque de trouble à l’ordre public (ou comment se raccrocher aux branches…). Il semble que contrairement à l’année dernière Manuel Valls n’ait pas réussi grâce au barnum médiatique à susciter cette fameuse émotion…

      Sur le second point, vous avez tout à fait raison, comment peut-on encore dire ou écrire que la France est un pays démocratique après le vote d’une loi comme celle sur le renseignement quand personne ne l’a demandé, personne n’a élu Hollande pour qu’il la prenne et sur laquelle les Français n’ont été consulté par référendum?

      Sur les troisième et quatrième point vous avez milles fois raisons. Le débat n’est plus possible en France et vous avez vite fait d’être taxé de fasciste, sympathisant d’extrême droite, raciste, déclinologue ou que sais-je encore. Autre point symptomatique de notre temps, il est saisissant de voir le nombre supposé grandissant de propos de haine qui nous ramènent brutalement aux heures les plus sombres de notre histoire…

    • Eh oui la dictature de GAUCHE c’est cela .
      Au début je n’y croyait pas mais voici 20 ans mon franc est tombé et aujourd’hui c’est pire avec le politiquement correct .
      Ces gens croient dure comme fer avoir la vérité infuse et en politique c’est vitale pour convaincre les peuples mou de voter pour eux.
      Cela étant j’ai une entière confiance dans ce meme peuple pour un jour s’éveiller et mettre ces gens dehors

  • Malheureusement il semble difficile de rassurer nathalie: non elle n’est pas la seule à constater cette dérive bien-pensante autoritaire qui c’est considérablement accélérée.

    Les prochaines victimes sur la liste des indésirables seront-ils les « climato-sceptiques » ?
    sans aller jusqu’à un « délit » de révisionnisme climatique, on imagine possible l’exclusion d’un professeur des écoles ,par exemple, pour non conformité avec les enseignements attendus par NVB , ou plus insidieusement l’éloignement systématique des promotions pour les chercheurs ou universitaires qui ne sont pas dans le rang.

  • je suis moi aussi assez effrayé des atteintes graves et quasi indolores dont les grenouilles françaises, semi-anesthésiées, sont l’objet.

    car non seulement ces atteintes sont comme Nathalie le décrit évidentes et incrémentales dans le domaine des idées, mais l’on assiste à la même chose dans le domaine financier : éradication du liquide, pouvoirs inquisitoires de l’administration, etc. (tels que décrits par Simone Wapler en ces murs il y a quelques jours).

    oui, ça commence à foutre les foies.

    et le silence de l’opposition est hallucinant. on se demande bien pourquoi.

    • Entièrement d’accord avec vous. L’opposition ne fait absolument pas son travail.

      Mais la droite en France se distingue malheureusement par une couardise prononcée. Elle n’ose pas être elle-même et surtout, surtout, sa grande crainte est d’être taxée de Lepénisme ou de libéralisme.

      Et c’est pour cela que, comme Nathalie MP, je suis particulièrement inquiet pour les libertés en ce moment. En fait, à chaque fois que la gauche est au pouvoir.
      Car quand la droite gouverne, le moindre écart en matière de liberté déchaîne toutes les associations, la quasi totalité de la presse, les intellectuels et autres « bonnes âmes » de gauche. Ce qui peut agacer mais constitue une forme de régulation.
      Quand la gauche est au pouvoir, tous ces braves gens se taisent et cautionnent les pires dérives (soit dit en passant, on observe le même phénomène en matière de scolarité).

      • Malheureusement, il ne s’agît pas de lâcheté mais bien d’approbation. Inutile de chercher un espoir au sein du spectre politique français.

        • Quand il s’agit d’augmenter l’importance et l’impact de l’Etat dans la vie de l’individu, toute la grande famille des professionnels de la politique est unanime.

  • Très bon article qui met en évidence la dangerosité de ces politiques. Je ne vois qu’une solution malheureusement, fuyez! Tout le spectre politique pense de cette façon aujourd’hui, et la majorité des français…

  • Merci d’avoir posé les mots justes pour mettre en avant cette triste réalité. Il y a beaucoup trop de grenouilles dans ce bain fétide…

  • J’apprécie vos articles mais, celui-ci relève tout de même d’une grande innocence. L’épisode « Charlie » que vous dites avoir vécu au premier degré en est l’illustration car, cette manifestation n’a reposé que sur le mensonge, l’hypocrisie, la morale… celle que nous assène tous les dirigeants (que nous élisons) à longueur de temps.
    Tenez, au sujet de Valls qui va voir un match en utilisant l’avion mit à sa disposition, ce n’est pas tant l’acte qui lui est reproché mais tout ce qu’il a dit précédemment vantant les vertus supposées de son idéologie politique si ce n’est de son étroite personne. En d’autre termes, comme un Cahuzac avant lui, il est tombé dans sa propre nasse.

    Les interrogations qui sont les vôtres (nôtres) quand à la perduration d’un tel système sont au cœur des débats actuels, je suis plutôt de ceux qui pensent que, tel l’exemple de la grenouille, les citoyens, sont atones, et sans aucun socle commun que celui reposant sur les illusions et les apparences d’un débat politique qui n’a d’intérêt que pour ceux, rares et seuls privilégiés, qui tirent avantage du système.
    Comme le phénomène est mondial, et que, interventionnisme et conflits géopolitiques aidant, il est probable que tout cela va aboutir à un désordre mondial sans précédent. mais de révolution au sujet du système il n’y aura jamais.

    En d’autres termes, et comme toujours, constatant la vacuité de leurs politiques, les états désignent des coupables, les défauts sont toujours exogènes. Ainsi, la « crise » est une émanation tombée du ciel (les propos et l’analyse de tous les dirigeants, notamment : Bush, Clinton, Obama, Hollande, etc, qui attendent sans ciller des jours meilleurs) qui n’est en rien imputable à une dérive de l’état. De même les interventions militaires ou politiques (notamment embargos) à la seule fin supposée d’exporter nos modèles démocratiques, ou dans l’illusion ou la prétention de les défendre, se sont soldées, et le présent nous le prouve, par des vagues d’immigrations massives mais, c’est la faute des terroristes. L’endettement ? la faute des banques, puis, selon l’humeur et l’opportunité : la faute à l’Europe, au capitalisme, au libéralisme, à tous les « ismes », chacun défendant sa chapelle.

    L’enfer, c’est les autres [Sartre], et cela arrange tout le monde.

    • Bonsoir,
      Quand je parle de la séquence Charlie, je pense avant tout aux attentats, pas à la marche du 11 janvier, même si j’y ai participé (le 10 comme beaucoup de provinciaux).
      Ces attentats, je les vois comme la conjonction du piétinement de la liberté d’expression (= piétinement des Lumières et de la société occidentale) et la consécration du bouc émissaire (les juifs).
      Les hypocrisies et récupérations sous-jacentes à la marche du 11 montrent que la liberté d’expression, la liberté tout court, est un acquis fragile, souvent remis en cause au sein même de nos sociétés ouvertes pour de fausses bonnes raisons. A protéger, donc.
      Ma vrai manifestation, c’est mon blog. Et votre remarque sur mon innocence me trouble car j’ai en effet souvent l’impression d’être trop simple.

      • La simplicité et une vertu, rare de nos jours.

        Les juifs ne sont pas de boucs émissaires, et de qui ? Ils sont victimes de la société française, comme la majorité anonyme dont je fait partie qui constate qu’en fait, le conflit israélo-palestinien c’est prolongé sur notre sol. Ainsi, le français que je suis, se voit traité de raciste à longueur de temps, par le seul fait d’être français. Rajoutez à ça, le culte de l’excuse permanent, la coupe est pleine.

        Je suis blanc, catholique, hétérosexuel, père de famille… et le bouc émissaire de service c’est moi.

        Comme le dit Finkielkraut, le débat sur le racisme ça suffit, il a assez occupé l’espace public, c’est le produit d’une gauche en perdition et d’une droite qui l’est tout autant. Ces gens ont détruit la Vème république, les habits sont trop grands pour tous ces petits hommes.

        Les seuls débats qui vaillent, sont ceux qui ont pour objectif le respect de la liberté individuelle car, sous peu, sa seule revendication sera suspecte, c’est ce qui a émergé de « Charlie » et c’était tellement balisé et évident…

        • « Je suis blanc, catholique, hétérosexuel, père de famille… et le bouc émissaire de service c’est moi » – – –

          …la « white guilt//culpabilité blanche » dans toute sa splendeur

          http://www.contrepoints.org/2015/06/17/211132-chere-najat-le-liberalisme-sinteresse-aux-questions-sociales#comment-1137681

          Venons-en maintenant à Dumas qui en son temps (dans: ‘La Dame de Monsoreau’, Coll. Gerfaut) pouvait sans être accusé d’ ‘homophobie’, écrire p.ex.

          « J’ai froid, et je voudrais être à mon hôtel pour me réchauffer. — Et comment s’appelle votre hôtel? — Hôtel de Bussy. — Comment! s’écrièrent les assistants, hôtel de Bussy! — Oui, qu’y a-t-il d’étonnant à, cela? — Vous êtes donc des gens de M. de Bussy? — Je suis M. de Bussy lui-même. — Bussy! s’écria la foule, le seigneur de Bussy, le brave Bussy, le fléau des mignons… Vive Bussy!
          Et le jeune homme, enlevé sur les épaules de ses auditeurs, fut empoerté en triomphe en son hôtel » (p. 34)

          « Leur parler et leur vêtement
          Se voit tel qu’une honnête femme
          Aurait peur d’en recevoir blâme,
          Vêtue aussi lascivement. » (p. 154)

          A quand l’interdiction des oeuvres d’Alexandre Dumas? ou mieux encore, la répétition en France de ce beau spectacle d’autodafé dont le Nationalsozialistischer Deutscher Studentenbund gratifia le public en ce jour de grâce le 10 mai 1933

          • René Fries : « …la « white guilt//culpabilité blanche » dans toute sa splendeur »
            réagissant à ma phrase : « Je suis blanc, catholique, hétérosexuel, père de famille… et le bouc émissaire de service c’est moi. »
            Dites, ou voyez vous de la culpabilité dans mes propos ?

            • …mes excuses (pas trop?) tardives: vous n’êtes peut-être pas familiarisé comme je le suis, avec la « narrative » des racistes américains comme le révérend Al Sharpton qui a ses entrées à la maison blanche;

              si vous connaissez l’anglais, ceci devrait suffire:

              « The much-hyped ‘black killed by whites’ stories sold to us over the past several years by the media and Race Industry have been either outright lies or grossly misreported. »

              http://www.americanthinker.com/articles/2015/05/interracial_crime_mediadriven_versus_statistical_realities.html

              Instructif aussi, un

              « Article on African-American living conditions in Franklin County (Valley Spirit, March 30, 1859). Editorial suggests African-Americans exhibit low morals and bad manners » (ce qui corrobore l’opinion de Hegel qui se trouve reliée au link repris dans mon intervention de 11h43min ci-dessous)

              http://valley.lib.virginia.edu/news/vs1859/pa.fr.vs.1859.03.30.xml#04

              • Un éclaircissement suffit. Je ne suis pas persuadé qu’il soit possible de tirer des parallèles entre les situations US et européenne.
                Ma réponse à l’auteur avait pour but de souligner l’utilisation d’un soit disant racisme qui rongerait la France et l’europe. L’évènement Charlie est d’autant plus hypocrite qu’il n’est que le prolongement de cette récupération politique.

                • « Je ne suis pas persuadé qu’il soit possible de tirer des parallèles entre les situations US et européenne »

                  d’autres le sont. Ils vont même jusqu’à carrément comparer « Baltimore » à certains « quartiers » français.

                  • Il y a du conditionnel dans mes propos. A priori, vous avez une meilleure maîtrise du dossier sur le racisme aux US, du moins nos abords semblent différents.

          • cet « …ooops » du 20 juin 2015 à 11 h 43 fut injustifié. En fait, le link mentionné dans l’intervention de
            11 h 33 était bon [« ‘…on peut se demander où nous en serions sans ce même apport’ ai-je écrit à l’instant. Réponse: Nous serions non pas 7 milliards mais tout au plus 600 millions d’êtres humains voyageant non pas en avion mais à cheval, nous éclairant à la bougie et à part ça, toujours soumis au bon plaisir des bacilles de la peste, du coléra etc. »]

  • Sur la dérive totalitaire de nos maîtres, et surtout pour ceux pour l’humour: un blogueur a plaqué le discours d’un dictateur sur la posture exaltée de PM.
    http://youtu.be/pkTl9MoGbFs

    • Un milliards de fois merci.
      Car Adolf était luI aussi SOCIALISTE mais chut l ne faut surtout pas le dire tout haut

      • Hannah Arendt: « Es stimmt, dass die Nazis gelegentlich die Sprache des Militarismus gesprochen haben, wie gelegentlich eben auch die Sprache des Nationalismus; doch sie haben sich der Sprachen aller existierender Ismen bedient – Sozialismus und Kommunismus eingeschlossen. Das hat sie nicht davon abgehalten, Sozialisten, Kommunisten, Nationalisten und Militaristen – allesamt den Nazis gefährliche Bettgenossen – zu liquidieren. Nur die Experten haben mit (…) ihrer Begriffsstutzigkeit in politischen Dingen diese Äußerungen der Nazis für bare Münze genommen (…) // Il est vrai que les nazis ont occasionnellement parlé la langue du militarisme, comme occasionnellement aussi, la langue du nationalisme; mais ils se sont servi des langages de tous les -ismes existants — y compris socialisme et communisme. Cela ne les a pas empêchés de liquider socialistes, communistes, nationalistes et militaristes — tous des compagnons de lit dangereux pour les nazis. Les seuls à être tombés dans le panneau, ce furent les experts avec leur façon obtuse de voir les affaires politiques » (dans: « Zur Zeit. Politische Essays »).

        [‘Begriffstutzigkeit’ est difficile à traduire, ‘Begriff’ = concept, « stutzig » = litt. s’arrêter en sursaut sans plus rien y comprendre]

  • Manu, vêtu de son tutu, nous emmène avec grâce en Grèce…

  • Non seulement l’eau s’échauffe, mais elle s’évapore et descend dans la casserole tandis que les parois sont progressivement surélevées. Il est donc de plus en plus difficile de s’échapper.

  • Merci pour cet exposé.
    La tentation de contrôler l’opinion publique, commune à tous les pouvoirs politiques, se heurte normalement à deux résistances: le garde-fou constitutionnel et l’esprit critique de la population.
    Ce qui est préoccupant dans le cas français est l’efficacité rapidement décroissante de ces deux résistances.
    – Ces lois que vous citez, restreignant la liberté d’expression et la sphère privée, ont pourtant bien été validées par un Conseil Constitutionnel qui rend la Constitution tellement élastique qu’on peut la considérer comme caduque ou juste décorative. Exit le garde-fou constitutionnel!
    – Quant à l’esprit critique de la population, il est évidemment lié à la qualité de l’Instruction qui n’a cessé de se dégrader depuis le Collège Unique façon Haby (1975?) sous l’emprise des pédagogistes décontructivistes. Mais au moins jusque récemment, il existait des contre-mesures limitant les dégâts (vieux professeurs dissidents, options sélectives, classes préparatoires, concours, …). Les derniers professeurs bien formés partent à la retraite, la réforme du Collège nivelle toute l’instruction pas le bas, le bac pour tous, Polytechnique condamnée à mort et à sa suite tout le système méritocratique d’excellence qui permettait jusqu’ici d’instiller un peu de bon sens dans une opinion publique convenablement instruite.

    Je crois qu’avant 2017 nous aurons atteint l’irréversible point d’ébullition du bac à « frogs » (comme nous appellent les américains).
    Mais je me garderais bien d’inciter à la révolte, c’est interdit.

    • A ceci près qu’en France la saisine du Conseil Constitutionnel est une saisine politique qui n’est pas obligatoire et dans les faits concentrée dans les mains d’un poignée de décideurs. Le Conseil Constitutionnel ne peut-être saisi que par le Président de la République, le Premier Ministre, le président de l’Assemblée Nationale, le Président du Sénat ou par 60 députés ou 60 sénateurs. Autant vous dire que la saisine par 60 députés ou sénateurs est une illusion…
      Difficile de parler de garde-fou. La seule chose qui sauve la face est le fait que la saisine ne peut pas restreindre le contrôle du Conseil Constitutionnel. Une fois saisi, celui-ci contrôle la conformité de chacune des dispositions d’une loi avec la Constitution mais également avec la DDHC et le préambule de la Constitution de 1946 qui concentrent l’essentiel des libertés individuelles (possibilité que c’est accordé le Conseil Constitutionnel lui-même dans les années 60). L’absence de garde-fou constitutionnel réel n’est pas tant le fait du juge constitutionnel que de la Constitution elle-même…

      • Merci d’avoir rappelé ces précisions.
        Il est déjà regrettable que le Conseil Constitutionnel ne puisse pas s’auto-saisir, mais quand bien-même il le pourrait, ses décisions seraient-elles plus judicieuses que quand il est saisi par les parlementaires?
        Il y a aussi depuis quelques années un autre mode de saisie a posteriori, la QPC (Question prioritaire de Constitutionnalité) à l’occasion d’une action en justice. Malheureusement, elle est soumise à un filtre préalable (Conseil d’Etat , Cour de Cassation) sans appel, de nature à éliminer des contestations parfaitement fondées.
        Bref, en effet, la Constitution française n’est pas aussi contraignante qu’elle le devrait pour faire respecter les droits fondamentaux.

  • Très bon article.

    Un petit bémol sur l’usage du 49.3.

    Quand un gouvernement y recourt, les députés peuvent le faire chuter, ce qui est un pouvoir considérable.

    Le seul problème c’est qu’en le faisant, ils risquent de perdre leur mandat.

    Et entre un mandat (bien rémunéré et avec tous les avantages qui y sont liés) et leurs principes, la plupart des députés arbitrent en fonction du premier.

    • Exact, ce qui a été pensé comme un outil de contre-pouvoir est devenu avec le complicité coupable des députés un formidable outil de contournement du Parlement. Encore heureux qu’il soit prévu dans la Constitution que le recours au 49-3 ne puisse se faire que pour un seul texte de loi par session parlementaire…

      • « Encore heureux qu’il soit prévu dans la Constitution que le recours au 49-3 ne puisse se faire que pour un seul texte de loi par session parlementaire… »

        A noter que cette limitation du recours au 49-3 est due à…. Nicolas Sarkozy.

        Comme quoi les choses ne sont pas toutes blanches ou toutes noires.

    • Trop de pouvoir dans les mains de l’executif qui rend le législatif bidon, juste de la pourdre aux yeux d’une majorité au service de son despote

    • « Et entre un mandat (bien rémunéré et avec tous les avantages qui y sont liés) et leurs principes, la plupart des députés arbitrent en fonction du premier. »

      Si ce n’est que cela, supprimons rémunération, défraiements et autres avantages des députés et sénateurs. Je ne me souviens plus chez quel auteur j’ai trouvé cette idée lumineuse? Quelqu’un s’en souvient-il ?

  • Malheureusement, je ne peux que partager votre inquiétude à tous et quand on voit le chemin parcouru vers la régime autoritaire depuis à peine 25 ans, on ne peut qu’être pessimiste quant à l’avenir du pays et on se dit que le basculement peut se faire très rapidement dans le temps…

    Comme le relève très justement l’auteure de cette article, ce phénomène de grignotage progressif des libertés fondamentales et de fascisation de la pensée n’est pas un fantasme et est bien plus ancien que les manifestations en soutient à Charlie Hebdo ou même que l’arrivée du Parti socialiste au pouvoir ; mais il est vrai aussi qu’il y a une accélération phénoménale de cette tendance depuis les attentats du 11 janvier, comme si le gouvernement socialiste actuel estimait avoir reçu un blanc-seing de la part des Français.

    Mais le pire dans tout cela est qu’il ne semble n’y avoir strictement aucune opposition ou pour le moins audible, ni au sein des politiques ni au sein de la population française. La Loi sur le Renseignement a été voté d’un seul homme par les deux chambres parlementaires. Il n’y a pas un seul parti qui s’y soit opposé. Les opposants à ce texte étaient minoritaires dans chacun de leurs partis respectifs (opposants qui selon Manu faisait le jeu des terroristes…). Certains se sont émus de ce que le FN pourrait faire avec une telle loi…mais il faut s’inquiéter sur ce que pourrait faire N’IMPORTE QUEL GOUVERNEMENT avec cette foutue loi. Qu’est-ce qui concrètement distingue un Nicolas Sarkozy, un Manuel Valls ou une Marine Le Pen dans la conception qu’ils ont chacun de l’exercice du pouvoir. Rien. Tous ont un mépris pour les idées contraires aux leurs et tous considèrent l’Autorité judiciaire et le Parlement comme des obstacles et non comme des éléments indispensables à l’effectivité de l’Etat de droit. Je me dis que le basculement totalitaire pourrait venir tout aussi bien du FN, de Manuel Valls que d’un Christian Jacob (qui a posté un tweet hallucinant au sujet du vote de la Loi sur le Renseignement du genre « il faut limiter les libertés pour sauver la liberté »…).

    De la même manière, la presse dite « mainstream » et les intellectuels les plus écoutés ne font plus leur travail de contre-pouvoir. C’est ahurissant, il faut que je vienne sur ce site qui, je pense, doit bénéficier d’un audience limité et dont il faut avoir recherché le contenu pour s’y rendre, pour que j’apprenne que NVB a déclaré que toutes les idées ne peuvent pas s’exprimer…Nul part dans les journaux les plus vendus, sur aucune chaîne d’information les plus regardés, je n’ai aperçu un journaliste, un éditorialiste ou un intellectuel relevé ce propos et s’en inquiéter. Concernant la Loi sur le Renseignement, il y a bien eu par ci par là, une émission de radio, un petit article de journal, un invité pour expliquer en quoi cette loi pouvait être dangereuse, mais nul part je n’ai vu un journal exprimer en Une sont opposition frontale avec ce projet de loi. Où est passé le pluralisme des idées dans ce pays?

    Comment est-ce possible à une époque où la moindre petite phrase est décortiquée et où on a vite fait de se faire traiter de tous les noms pour un tweet douteux, que de tels propos qui en disent pourtant long sur l’idéologie de nos gouvernants semblent bizarrement passer à la trappe? Il n’y a qu’une seule réponse possible. C’est une pensée de fond partagé par toute la population française. Après tout Hitler et son parti Nazi s’est fait élire démocratiquement pour son programme et son idéologie. Il ne faut pas croire que les Français seraient les otages d’une classe politique à la dérive et que leurs libertés feraient l’objet d’un hold-up sans qu’ils puissent bouger le petit doigt. Comme dit plus haut dans les commentaires, il n’y a qu’à essayer de discuter de cela avec des amis pour se rendre compte de plusieurs choses terrifiantes : une majorité des Français approuve ce glissement progressifs, une majorité de Français est incapable d’une réflexion digne de ce nom sur ce genre de sujet et ne sort que de vagues arguments d’une pauvreté consternante et le pire du pire j’ai l’impression qu’une majorité de Français « refuse » et ne fait pas l’effort de s’informer et de s’interroger, que ça les gonfle parce que ce serait des sujets de politiciens. Alors, on pourra discuter de savoir si c’est une majorité de 60, 75, 90 ou 51% mais il est difficile de dire que cette majorité n’existe pas.

    Depuis un an et demi maintenant, ce pays me désespère un peu plus chaque jour et je ne sais pas pour vous, mais moi, la seule solution pour l’instant que je vois et de demander un visa tant que c’est possible…

    • « Après tout Hitler et son parti Nazi s’est fait élire démocratiquement pour son programme et son idéologie », disons plutôt qu’il connaissait von Papen et savait d’avance comment il utiliserait cet imbécile. A part ça, il n’a jamais eu de majorité; 43,9% fut le maximum jamais atteint. Mais qu’à cela ne tienne, par le plus pur des plus heureux des hasards, il y eut cet incendie du Reichstag qui permit de promulguer cette « Reichstagsbrandverordnung » qui aplanit toutes les difficultés restantes.

      Heureusement et contrairement à ce qui se passait sous ces NationalSOZIALISTEN après ledit aplanissement, « il ne sera pas dit qu’en France justice n’est pas rendue »

      http://www.contrepoints.org/2015/06/19/211350-bac-2015-corrige-de-la-politique-echappe-t-elle-a-une-exigence-de-verite#comment-1138381

    • Pour arriver à cette situation, il suffit de placer une majorité de citoyens sous la dépendance de l’État en ce qui concerne leurs moyens pour vivre.

  • Il n’est que de voir l’air béatement auto satisfait du spécimen pour être bien persuadé qu’il baigne avec délices dans l’auto satisfaction et rejette toute idée de remise en cause. Je n’aurais pas mieux écrit cette analyse lucide.
    Toutefois, l’UMPS étant ce qu’elle est (pas la peine de changer de nom et d’en chercher un plus va-t-en guerre, ça ne change rien à votre état visqueux et collaborateur l’ump, enlevez votre nez rouge, on vous a reconnus), quelle solution politique reste-t-il autre que de former un parti des citoyens, libre de toute obédience autre que de se poser des questions sans a priori sur toutes les politiques en place pour les analyser afin d’éliminer vaillamment celles qui mènent le pays à la ruine et bafouent quotidiennement ses citoyens natifs ? Il y a semble-t-il assez d’associations sur la terrain pour constituer un gouvernement avec leurs meilleurs éléments. On n’évitera pas les effets de « ma grosse tête est bien meilleure que la tienne » ou « mon sujet de prédilection est bien plus important que le tien » mais on peut aussi trouver à positionner des personnes sincèrement occupées de l’avenir du pays et des français avant toute chose. Il faudrait d’abord instituer dans la constitution l’obligation d’un referendum populaire pour tout sujet qui sort de la profession de foi initiale des candidats, de telle sorte qu’ils ne puissent pas se faire élire sur de grandes idées fumeuses ou simplement par opposition à d’autres, et ensuite tricoter au fur et à mesure, dans le plus grand mépris du peuple français, toutes leurs inventions suicidaires tant pour le pays que pour les individus qui en sont citoyens. Chaque association spécialisée pourrait lancer dès maintenant (il n’est pas trop tard mais loin d’être trop tôt) des groupes informels de réflexion à partir de données factuelles, pour proposer des choix rationnels, en analysant les avantages et les inconvénients. A priori, il reste en France, et en nombre, pas tapageurs mais bien existants et dotés de raisonnement, nombre de Français qui souhaitent que leur pays reste leur pays et non pas le chewing-gum mâché de l’europe à la veille d’être recraché, et qui mettent les citoyens, humains de leur état, au cœur du dispositif, dans la droite ligne de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen. On nous en rebat les oreilles pour déguiser toutes sortes d’exactions, mettons-là en œuvre, vraiment ! Si ça s’organise, il y aurait déjà des postulants sur ce site et sur plusieurs autres, semble-t-il.

  • L’attitude de Mr.Valls (mimiques, ton de la voix…) oscille entre le ridicule et l’inquiétant (remember Mussolini…).

  • …ach so, der Herr Goebbels! Das war ein NationalSOZIALIST

  • Faut-il s’étonner de la sidération de l’opposition ? Après tout elle sort des même écoles et corps d’Etat. (Sarko n’est qu’un parvenu, mais plus doué pour parler) Elle mange à la même gamelle. Elle se cherche une chef (Sarko n’a pas abdiqué)

    Faut-il s’étonner du suivisme de la presse mainstream ? Pour changer d’air, dimanche dernier je me suis rendu à la Fête de Radio Courtoisie. Il y avait là tout le ban et l’arrière ban des écrivains contestataires du régime. Le folklore habituel des Algérie française, pétainistes (il y en a encore !), de nombreux islamo-septiques et euro-septiques, les néo-étatistes (non collectivistes). Des pro-vie, des réactionnaires (urgent) des chrétiens et même des libéraux !

    Je me suis procuré un des nombreux livres de Jean Sévillia « Le terrorisme intellectuel ». Eh bien d’après cet historien le suivisme de la presse n’est pas nouveau : procès Kravchenko, Guerre d’Algérie après 1960, Révolution culturelle, Guerre du Viet-nam, publication de l’Archipel du Goulag, Pol-pot, Castro, Arafat…
    A chaque fois cirer les bottes d’un dictature pourvue qu’ele soit du tiers-monde et anti-américaine ! En politique intérieure, esprit partisan et sectaire : giscardo-phobie, chiraco-phobie, sarko-phobie. Mitterrandolatrie, Hollando-suivisme.

    Nihil novi sub sole.

  • je pense que le ps a trés peur de perdre le pouvoir en 2017 , voire plus tôt si les français se mettent à ruer dans les brancards ; valls et cie vont , durant ces 2 années qui suivent , mettre tout et n’importe quoi en oeuvre pour favoriser leur parti pour les présidentielles ; le ps n’est apprécié que par 20% des citoyens ; c’est peu , ils le savent , et cela les rendra d’autant plus dangeureux et malfaisants ; certains citoyens préconisent de fuir la france , je dis qu’il faut au contraire se battre pour notre pays et surtout ne pas la laisser entre les mains des ces partis destructeurs droite gauche qui se tiennent par la main sans qu’on le voit ;

  • Désolé Nathalie, mais tu as raison … c’est d’une évidence …

  • La droite leur a donné la majorité absolue, pour ne pas voter pour un député FN.

    La droite a renouvelé dans tous les départements, gagnés, 97% des subventions à des associations de gauche -C’est grâce aux associations que l’on gagne ou perd des élections..Notre droite semble l’ignorer totalement. Il était pourtant simple de redistribuer les associations aux militants de droite, qui n’attendaient que leur tour..Non ! pour eux le bénévolat, pour les militants de gauche le pactole des subventions.
    En Italie, Pepe Grillo ne passe jamais à la Télé, mais grâce aux contrôles qu’il exerce sur un certain nombre d’associations, il est capable de réunir 1 millions de personnes dans les rues dans les 2 jours.

    La droite Française qui ne comprend rien à rien : est le seule responsable de ce désastre et de cette dérive autoritaire.

  • 5ans de sarko,dsk flingué en plein vol ,il ne restait que culbuto…on apprecie le resultat avec l idiote qui combat le nutella ..la degringolade …!!

  • C est dans le gaucho qu on trouve le meilleur du facho.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Robby Soave. Un article de Reason

 

L'année dernière, la comédie originale de Dave Chappelle, The Closer, a suscité l'ire de la communauté des activistes transgenres, et Netflix est devenu la cible de protestations. Ted Sarandos, co-PDG du géant du streaming, a d'abord défendu le droit de Chappelle à créer des comédies offensantes, mais il est revenu quelque peu sur ses commentaires dans le but d'apaiser "un groupe d'employés qui ressentaient certainement de la douleur et de la souffrance."

Il était donc diffic... Poursuivre la lecture

Les censeurs du monde entier retiennent leur souffle : Elon Musk a suspendu temporairement l’accord de rachat de Twitter, occasionnant une plongée en bourse de la célèbre entreprise à l’oiseau bleu. Avant de l'acquérir, le milliardaire voudrait évaluer le nombre de faux comptes et de spam sur le réseau, que ses administrateurs estiment à environ 5 %.

Elon Musk a bien précisé qu’il avait toujours l’intention de reprendre Twitter pour en faire une véritable zone de libre expression, au grand dam d’une improbable coalition de progressiste... Poursuivre la lecture

Donald Trump est de retour sur Twitter. Pas encore, mais presque. Elon Musk a en effet annoncé qu’il rétablirait le compte de l’ancien président Américain une fois l’OPA terminée, en ajoutant que le bannissement de Donald Trump était, selon ses propres mots : stupide, stupide et moralement condamnable.

Aussitôt, la planète libérale-quand-ça-m-arrange a hurlé au sacrilège et au loup en dénonçant un risque de perte de pluralisme et de dérive idéologique qui déboucherait sur la privation des libertés, dont la sacro-sainte liberté d’expres... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles