Désolé, mais ça va de mieux en mieux

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Désolé, mais ça va de mieux en mieux

Publié le 14 juin 2015
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On le sait, c’est évident, on ne peut plus le nier, c’est comme ça, il faut se résoudre à l’évidence, pas moyen d’y échapper : le monde court à sa perte, et c’est, obligatoirement, la faute au libéralisme débridé, au capitalisme sans foi ni loi qui règne partout dans le monde. Il suffit pour s’en convaincre de lire les journaux, d’écouter la radio ou de regarder la télé pour avoir une idée précise de l’état cataclysmique du monde.

Quelque part, c’est rassurant de savoir qu’avec ces informations, nos politiciens se mobilisent, nous mobilisent pour corriger les effets catastrophiques des passions destructrices de l’Homme sur la Terre et lui-même, le gros méchant.

Malheureusement, tout ceci est faux.

Certes, il semble assez clair qu’en France, la situation économique et politique se dégrade tous les jours à vue d’œil, mais si l’on prend un peu de recul et qu’on regarde plutôt le reste du monde, si l’on regarde tant l’état de la planète que celui de l’humanité en général, la conclusion incontournable s’impose : ça va de mieux en mieux.

capitalism

Bien évidemment, ceux qui vivent et prospèrent du malheur des autres, ceux qui ont fait carrière sur la peur et le besoin atavique de sécurité que nous exprimons tous à divers degrés, ceux-là n’entendront pas laisser passer ce message. Ce qui explique au passage pourquoi, lorsque les journaux, la télévision ou la radio évoquent la question, lorsqu’il y a quelques excellentes nouvelles à diffuser, … on ne voit guère ces médias s’investir.

Par exemple, alors qu’il est assez souvent difficile d’échapper à l’hystérie médiatique lorsqu’une famine se déclare, qu’il est impossible d’ignorer le message relayé sur tous les supports et toutes les ondes que les inégalités sont insupportables et n’arrêtent pas de grandir (à tel point que certaines ONG se laissent aller à des statistiques carrément grotesques) ou que la Terre est trop petite pour toute notre population, qu’il y a des affamés, des pauvres, des nécessiteux et des malades par centaine de millions, il est en revanche bien plus rare de voir diffusé le message pourtant récent et circonstancié que la famine recule encore et toujours, et que le nombre de personnes en souffrant a été divisé par deux sur les 15 dernières années.

En revanche, lorsqu’il s’agira d’évoquer le sujet, on se flagellera, on battra sa coulpe, et on dégotera quelques viles raisons (La méchante spéculation sur les prix agricoles, pardi ! Le réchauffement climatique, pour sûr !) expliquant tour à tour les famines et les catastrophes naturelles.

Oui, pour les médias et les politiciens, c’est décidé : le monde va, quoi qu’il arrive, toujours plus mal et la racine du mal est au plus profond de l’Homme lui-même. C’est cette soif idiote de liberté qu’on nomme libéralisme, cet appétit insatiable de richesses qu’on englobe dans le terme fourre-tout de capitalisme.

Pourtant, qui, à part des individus libres, résolvent tous les jours des problèmes économiques, technologiques ou scientifiques jusqu’alors trop complexes ? Et quel principe, sinon celui du capitalisme, motive ces individus et leur donne les moyens de réaliser leurs expériences, leurs recherches, leurs développements ? Quel principe, sinon celui du commerce, de la catallaxie, assure en lui-même toujours plus de création de richesse, et toujours moins de conflits ?

Ceci n’est pas une affirmation gratuite : selon plusieurs recherches dont celle de Steven Pinker, le nombre de guerres et de conflits dans le monde n’arrête pas de baisser, et notamment parce qu’il est maintenant plus économique, plus rentable, d’obtenir ce qu’on veut par le commerce que par la violence.

pinker thesis world wide battle deaths per 100K people

Un autre aspect évident est qu’à mesure que la pauvreté diminue, que la richesse par tête de pipe augmente, le capital humain augmente lui aussi. Très concrètement, cela se traduit par une augmentation du nombre de personnes lettrées dans le monde, et un doublement du nombre d’étudiants dans le monde depuis 2000. Oui, chaque année qui passe, des millions d’êtres humains s’extraient de la pauvreté, des millions d’autres accèdent au savoir, à l’enseignement et à des diplômes.

Mécaniquement, le capitalisme et le libéralisme, en permettant directement ces révolutions silencieuses, augmentent la valeur du capital humain. Tout aussi mécaniquement, la guerre dont le but ultime est de détruire du capital humain devient alors de plus en plus coûteuse.

Tout cela est bien beau, mais rassurez-vous : les politiciens et tous ceux dont j’ai déjà parlé, ceux qui prospèrent sur le malheur des autres et se nourrissent de notre besoin mal contrôlé de sécurité, ceux-là n’ont pas dit leur dernier mot. Peut-être, la famine disparaît rapidement. Peut-être la pauvreté diminue-t-elle. Peut-être l’illettrisme recule-t-il, et peut-être est-ce grâce au capitalisme. Mais, s’empresseront-ils de dire, à quel prix ?

Combien de catastrophes écologiques ces humains de plus en plus nombreux, de mieux en mieux nourris, de mieux en mieux éduqués provoquent-ils donc en trottant à la surface du globe ? De combien de dérives insupportables se sont-ils rendus coupables ?

Qui, sinon le capitalisme, est à l’origine de la disparition inexorable des abeilles ? Sauf qu’elles ne disparaissent pas.

Qui, sinon le capitalisme, est à l’origine du réchauffement climatique ? Après tout, il est prouvé que la pause n’a pas existé ! Sauf qu’aux affirmations péremptoires d’un Huet de Libération toujours au taquet, on peut noter la tornade de conditionnels louches et d’erreurs méthodologiques rédhibitoires qui ont entaché cette étude de la dernière chance pour les hystériques réchauffistes.

Eh non : la Terre ne s’assèche pas. Elle reverdit, même. Eh non : les glaces des pôles ne disparaissent pas, Al Gore s’est planté. Eh non, l’humanité n’est pas vouée à l’extinction rapide dans les flammes d’un enfer climatique, ni même dans des inondations bibliques.

Oui, le méchant ultra-libéralisme et le turbocapitalisme, ceux-là même qui grignotent du chaton mignon, ont fait plus en dix, vingt ou cent ans pour sauver l’Humanité et la Terre que dix, vingt ou cent années de collectivisme et de politiques étatiques brouillonnes et désordonnées. Désolé pour vous, messieurs les alarmistes, mais en dépit de vos efforts, ça va de mieux en mieux.

Comparaison socialisme - capitalisme

—-
Et si vous souhaitez approfondir en fouillant dans d’excellentes collections de données, je vous recommande Max Roser et Our World in Data ou Google Gapminder.

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  • Demain 15 juin 2015 ce sera le 800e anniversaire de la Grande Charte (Magna Carta) rédigée par les Barons anglais pour protéger leurs privilèges. Ce document servit à rédiger la Constitution Américaine et inspire encore la Constitution (non écrite) de la Grande-Bretagne. Qu’en reste-t-il aujourd’hui ? L’organisation du monde entre les 99 % non détenteurs de richesse (les serfs de l’époque du Roi John et de Philippe-Auguste) et le 1 % qui gouverne le monde, les Barons du XIIIe siècle. Rien n’a changé en 800 ans …

    • Rien ? Vraiment ?

      • Si. Enormément.

        Je suis né en Allemagne (de père luxembourgeois) et j’ai eu le privilège d’y vivre de 1946 à 1954; l’histoire familiale telle que je la connais est une suite de désastres commençant en 1914 (les 8/10èmes des garçons tués au front, les bombardements à p. de 1942) et ne finissant que lors de la « Währungsreform » de 1948 avec, comme cerise sur le gâteu, ce « Lastenausgleich » dont j’ai déjà parlé

        (http://www.contrepoints.org/2015/05/29/209107-entretien-avec-un-libertarien-thierry-falissard).

        Le terme ‘privilège’ ci-dessus n’est cependant pas de l’ironie mais va exactement dans le sens du titre (‘Désolé, mais ça va de mieux en mieux’); en effet pour quelqu’un qui se souvient comme moi des ruines noircies partout et des restrictions de toute sorte [oranges et bananes + un cheval en bois, c’était Noël; nos jouets à part ça, c’étaient des châtaignes+allumettes], la panoplie de gadgets électroniques et autres mis à la disposition de ‘notre jeunesse défavorisée’, la surconsommation de ‘popcorn/CocaCola’ par cette même jeunesse…

        c’est du cynisme pur que de dire que ‘rien n’a changé’

    • Bonjour,

      J’ai toujours eu du mal les affirmations péremptoires dans le genre que vous avancez. Sur quoi repose ces propos ? Qui sont ces fameux 1 % qui gouvernent le monde ?

      Surtout si votre hypothèse est la bonne, avez vous l’impression de vivre plus mal qu’auparavant ? L’accès à l’information, l’éducation,etc… Est il restreint ?

      • Sachant que les têtes de gondole des fortunes mondiales sont des nouveaux arrivants, comprenez des fortunes qui viennent de se constituer, ça réduit à néant votre argument.

      • En 1914 , le chancelier allemand Betmann Hollweg estimait que 100 personnes dirigeaient le monde …avec la multitude d’états nouveaux et impuissants au niveau mondial , crées depuis 1914 et la mise en place du capitalisme de connivence , je ne pense pas que ce chiffre ait beaucoup augmenté …

    • Le 1% par hasard, même zazard, ce ne seraient pas des capitalistes de connivence ❓
      Il est plus facile d’amasser quand on est de mèche ou à la source contrôlée par les socialistes divers et avariés…

  • Les photos de la havane c’est un peu hors contexte, c’est l’embargo américain qui est en grande partie a l’origine de leur difficultés economiques. Et les hotels des années 50 sont en grande parties financés par l’argent sale de la mafia américaine de l’epoque.

    • Dites pas de bêtises : selon les chiffres officiels, les US ont fait, par exemple, pour 710 millions USD de commerce avec Cuba en 2008, et plus de 2 milliards sur la dernière décennie. Les US sont le plus gros exportateur de nourriture vers Cuba, et le 5ème plus gros importateur. Les US ont été les plus gros donateurs en fonds et en matériels humanitaires et médicaux depuis des décennies. A ceci, il faut ajouter les 2 milliard d’USD par an renvoyés par les Cubains installés sur le sol américain (ce qui place les Etats-Unis entre la Chine et le Venezual vis-à-vis de Cuba.

      Autrement dit, embargo ? Wtf ??

    • Bien que la photo de la Havane soit un peu facile, elle n’enlève rien à l’argument de fond : le socialisme (au sens large) détruit le capital humain et aboutit à une situation sociale et économique pire qu’avant son arrivée dans un pays (Venezuela par exemple).

    • simple-touriste
      14 juin 2015 at 13 h 40 min

      « c’est l’embargo américain qui est en grande partie a l’origine de leur difficultés economiques »

      Ce que vous nous dites, c’est que le socialisme ne peut marcher que s’il fait des échanges commerciaux libres de contraintes avec … avec …

    • Cet embargo fut pris en représailles contre la Nationalisation des entreprises Américaines par le régime Castriste. Cela n’a jamais empêché le régime Castriste de commercer avec les autres pays de la planète, et notamment, dans le cadre du COMECON, et de bénéficier de zones franches, comme le Panama par exemple, fournissant ainsi les dirigeants Cubains en produits de haute technologie « made in USA ». D’autant plus que jusqu’en 1991, le régime Castriste fut financé et équipé par sa « société mère » Soviétique, de manière ininterrompue. Cet embargo n’a pas empêché non plus les frères Castro, d’envoyer des troupes militaires (toujours avec le soutien matériel et financier de l’U.R.S.S.) « Communiser » entre autres, des pays d’Afrique. » Cet embargo ne concerne pas les produits alimentaires (les USA sont les plus gros importateurs de produits alimentaires à cuba).
      Cuba n’a survécu à l’effondrement de son économie que grâce aux subsides de l’ex-URSS, qui lui accorda 65 milliards de dollars sous forme de « prêts et aides » jusqu’à 1990. Je ne parle même pas de l’aide des autres pays d’obéissance communistes. Si il y aujurd’hui un dégel des relations entre cuba et les usa c’est grace au fait que le vénézuela est ruiné. Or le vénézuela apporte de l’aide à Cuba sans l’aide vénézuélienne cuba s’effondre

      • la russie a annulé 90% de la dette cubaine envers l’Union soviétique, soit $29 milliards. En 2010, La Havane est parvenue à restructurer sa dette d’un montant total de $6 milliards envers la Chine. En 2012, le Japon a accepté d’annuler 80% de la dette cubaine envers Tokyo ($1,4 mds).

    • fidel castro a publiquement reconnu que le modèle cubain ne marchait pas. je ne sais pas ce qu’il vous faut de plus

    • Moui… Si le communisme ne fonctionne jamais, c’est toujours la faute aux Ricains…

  • Merci H16 pour ce rappel ,
    la photo parle d’elle même effectivement : le poids des mots , le choc des photos comme dirait l’autre (lol )

  • De toutes les informations fournies par l’article, la seule qui m’a surpris est la non disparition des abeilles. Je n’ai rien trouvé de tel sur le web francophone.
    Merci beaucoup H16 pour cet article à la fois drôle et bien construit.

  • ça va de mieux en mieux et cela va de plus en plus mal pour nos politiques , plus personne ne les écoute alors ils nous écoutent, pas pour notre bien mais pour nos biens .

  • Tres bel article !

  • Très bel article.

  • Voila!
    Ça c’est de la pédagogie ^^

  • Bonjour H16 et bravo pour vos articles qui sont délectables. Celui-ci en fait partie bien sûr. Juste une précision sur la photo de HK illustrant le capitalisme. HK c’est la Chine et à ma connaissance et si je ne trompe pas c’est communiste, non?
    Ok, la Chine c’est politiquement communiste et économiquement capitaliste…

    • HK est comme une zone autonome. C’est une « région administrative spéciale ». L’une des zone les plus libérale au monde alors que la Chine est l’un des pays les moins libéral.
      Il n’y a pas de « économiquement capitaliste », tous les pays du monde sont capitaliste, la différence entre les pays c’est le niveau de liberté économique.

    • Justement.
      Une goutte de capitalisme dans un océan de merde communiste suffit à obtenir ce résultat. Alors que l’inverse (une goutte de communisme dans un océan de capitalisme), ça donne le crony capitalism américain et quand on passe à des mélanges moins favorables, on arrive à la France …

    • Déjà, HK c’était la Grande Bretagne jusqu’en juillet 1997, le trou avait été plus que creusé avec Cuba à cette date là. Et la Chine a sagement gardé pas mal de choses en termes de libertés de la période British… Spécial ça veut dire ça : c’est la Chine, mais vous faites comme vous voulez pourvu que vous payez bien vos impôts qui financent la non-liberté du reste de la Chine…

  • le modèle Cubain ne fonctionne pas ! Cela semble dur à avaler par nos idéologues, qui ont préféré ruiner un peuple durant des années , plutôt que d’abdiquer leur utopie meurtrière et leur encouragement d’une dictature sanguinaire.
    Ces intellectuels, zappent et passent à autre chose…Irresponsables de Gauche, tu survis et pourra continuer à être catalogué de Philosophe.. De droite, tu aurais été sacrifié et expulsé des élites depuis longtemps. On comprends, pourquoi, celui qui a un « plan de carrière » se « dit de gauche ».. Il peut survivre de nombreuses années.

  • Le discours convenu sur l’accroissement toujours positif de la population, en prenant des périodisations limitées, me semble critiquable.
    Pour exemple, le fait que la population se soit nettement accrue en France depuis 1970, et la richesse avec, nous conduit à des embouteillages dans de plus en pus de villes et concernant une part croissante de la population, ainsi que des problèmes de logement (coût), générés par une rareté physique que seule la construction type Hong Kong pourrait contrer.
    Et là, je ne suis pas convaincu de leur richesse…

    • Tout de même !
      Passer de 250 millions à 7 milliards en 20 siècles, où est la limitation de la « périodisation » ?

  • Bel article 🙂 On dirait que h16 se lance dans un nouvel exercice: alterner articles optimistes et pessimistes. Merci pour les deux!

  • Sans être anti capitaliste, il est évident que les excès du capitalisme sont néfastes.
    Pourquoi personne n’investit en Afrique dans de réels solutions énergétiques à votre avis si ce n’est parce que cela ne rapporte pas ?
    Qui s’engouffre dans n’importe quelle brèche, peu importe le produit à vendre du moment que cela rapporte ?
    Après avoir légèrement fait trop de nucléaire en France, on est en train de faire pire avec les moulins à vent et les exemples ne manquent. Nous allons trop vite parce que le système nous le permet.
    Aujourd’hui on est capable de déplacer des milliards en quelques secondes, ça représente quoi dans la réalité de tels mouvements ?

    Le capitalisme oui mais en évitant les excès.
    Personnellement cette image d’Hong Kong ne me fait vraiment pas rêver …

  • Il faut savoir que selon la Banque Mondiale « Les pays en développement doivent relever le défi de l’emploi à deux niveaux : 1° – Créer quelque 40 millions d’emplois par an pour faire augmenter les taux d’emploi et absorber les jeunes de plus en plus nombreux qui entrent sur le marché du travail, surtout en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud. 2° – Améliorer la productivité des emplois dans toutes les activités.». Or 40 millions d’emplois créés par an en représentent 110 000 par jour. À quoi mène dès lors la création de 110 000 emplois (sans parler des effets d’une amélioration de la productivité) quand plus de 200 000 demandeurs se pressent dans le même temps pour les occuper ? Car il faut savoir aussi que chaque jour la population mondiale augmente de 200 à 250 000 êtres humains.
    Dans ces conditions, la réduction du nombre de ceux qui ne mangent pas à leur faim ne revient-elle pas à promettre à tous de partager leur sort ?

  • H16 mentionne GapMinder créé par Professor Hans Rosling, de l’Institut Karolinska (sciences médicales á Stockholm) pour informer la population des évolutions extrémement positives sur les questions de pauvreté dans le monde.
    Tout lecteur qui serait désarconné par ces évidences doit se rendre compte qu’il ou elle a été l’objet d’un lavage de cerveau qui est une honte dans une société ou l’information est accessible par internet pour le bénéfice de tous.
    Voir par exemple, Hans Rosling sur l’évolution du développement dans le monde.

    • Il serait bon de préciser ce qu’il y a lieu d’entendre par « pauvres » et « pauvreté ».
      Et avant de proposer une vidéo à laquelle la grande majorité des internautes français – dont les habitués de ce site –, ne comprendra rien, pour de simples raisons de langage, voyez donc :
      http://www.oecd.org/site/progresskorea/44129244.pdf

      Ne restera plus à ceux qui sont véritablement désireux d’étudier l’épineuse situation – des pauvres plutôt que de la pauvreté –, qu’à admettre, avant de s’en remettre à telle ou telle source d’information, fut-elle estampillée Internet, voire « Contrepoints » :
      1° – Que pauvreté et richesse sont des conditions se définissant l’une par l’autre et qu’en conséquence ni l’une ni l’autre ne peut être éradiquée.
      2° – Que chacun sur terre est et sera toujours le riche ou le pauvre de plus pauvre ou plus riche que lui (y compris dans l’hypothèse d’une indigence généralisée).

      Quoi qu’il en soit, les inquiets peuvent se rassurer, « Tout va bien pour les ultra-riches, merci.
      Le nombre de millionnaires a en effet progressé de 16 % sur un an, à la faveur  de la bonne tenue des marchés financiers. Ils sont au total 17 millions de foyers dans le monde à disposer d’un patrimoine financier (hors immobilier) supérieur à 1 million de dollars, selon une étude dévoilée par le Boston Consulting Group. Si les Etats-Unis concentrent toujours le plus grand nombre de riches (7 millions), l’Asie (hors Japon) dispose désormais d’un patrimoine cumulé supérieur à celui de l’Europe. A noter : l’excellente résistance de la Suisse, qui concentre toujours le plus de millionnaires par habitant (13,5 % de la population).» – Les Echos.fr – 15/06/2015

      Partant de 17 millions de foyers comptant en moyenne ne serait-ce que 4 personnes, avec une progression de 16 % par an, nous n’aurons pas longtemps à attendre pour être tous des millionnaires. Un rapide calcul indique qu’une quarantaine années – soit deux générations – sera suffisante pour que le nombre de millionnaires atteigne plus de 7 milliards, soit la population actuelle de la planète. C’est bien court, il faut le reconnaître, à l’échelle de l’histoire de la société. Que chacun se réjouisse donc, pour soi-même ou pour sa descendance, en espérant que les marchés financiers continueront de se bien porter.
      Deux sujets d’inquiétude toutefois :
      1° – Quelle sera la population de la planète dans 40 ans ?
      2° – Quid de l’évolution du nombre de milliardaires ?

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