Guatemala – France : 1 – 0

Au Guatemala, les citoyens dans la rue ont fait démissionner la classe politique. Et en France, qu’attendons-nous ?

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Guatemala – France : 1 – 0

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 13 juin 2015
- A +

Depuis plusieurs semaines, les Guatémaltèques manifestent pour dénoncer une corruption endémique. Et ça marche. Depuis l’interpellation mi-avril du responsable de l’administration fiscale, les démissions et arrestations s’enchaînent :

  • Vice-Présidente
  • Ministre de l’Énergie et des Mines
  • Ministre de l’Intérieur
  • Ministre de l’Environnement
  • Secrétaire d’État en charge du Renseignement
  • Ministre délégué à la Sécurité
  • Ministre de la Santé Publique et de l’Assistance Sociale
  • Président de la Banque Centrale
  • Secrétaire du Président

Les citoyens demandent désormais la démission du président, ironiquement arrivé au pouvoir sur la promesse de lutter contre le crime organisé. Tout a débuté avec la découverte de « La Ligne », un système de contrebande institutionnalisée : contre bakchich, les importateurs pouvaient réduire les droits de douane.

Au Honduras, les manifestants demandent également la démission du président, cette fois pour une affaire de détournements de fonds au bénéfice (entre autres) de son parti. Des sociétés fictives auraient bénéficié de contrats surfacturés, voire de fausses factures, au détriment de la Sécurité Sociale.

On ne peut que se réjouir de voir des citoyens manifester contre la corruption et pour l’État de droit, surtout quand ils obtiennent gain de cause. Mais on ne peut que regretter qu’il ne se passe pas la même chose chez nous, alors qu’un scandale chasse l’autre.

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Il y a quelques semaines, Agnès Saal démissionnait suite à la révélation de ses frais de taxi, utilisés à des fins personnelles par elle-même mais aussi par les membres de sa famille. À peine remis de ce détournement de fonds publics, les Français apprenaient que leur Premier Ministre utilisait un jet privé aux frais du contribuable pour assister à un match de football avec ses enfants. D’autres affaires s’ajouteront à une liste déjà longue mais loin d’être exhaustive :

  • La fraude fiscale de Jérôme Cahuzac
  • La fraude fiscale de Thomas Thévenoud
  • Le cireur de chaussures d’Aquilino Morelle
  • L’utilisation de fonds publics pour le déplacement en Falcon de François Hollande le soir de son élection1
  • La mise à disposition de Valérie Trierweiler d’un logement, de bureaux et d’un personnel dédié aux frais de la princesse alors qu’elle n’avait officiellement aucun lien avec le Président (et ne figurait pas sur la déclaration de patrimoine de François Hollande qui aurait dû faire mention d’un éventuel concubinage)
  • La mise à disposition de locaux à l’Élysée pour la société de production de Julie Gayet, ainsi que de gardes du corps pour son auguste personne (qui n’a cependant aucun statut officiel)
  • L’affaire Bygmalion, détournement de fonds publics via de fausses factures1
  • Les PV de Jean-Vincent Placé

Sans même évoquer les pieds nickelés du FN ou les persistants soupçons de détournements de fonds et de financement opaque du Front National et de l’UMP. Sans parler des montants bien plus importants pillés par les syndicats mafieux français, les élus locaux, les offices HLM, les mutuelles étudiants. Sans insister sur les gaspillages généralisés au sein des institutions publiques comme Radio France et l’Institut de France3.

Ce n’est pas comme si les Français n’avaient aucune raison de manifester. Ils manifestent d’ailleurs souvent – mais pour les mauvaises raisons.

Certains manifestent pour protéger leurs privilèges. Les taxis par exemple, qui ont commis l’erreur de payer plusieurs centaines de milliers d’euros une licence complètement artificielle et délivrée gratuitement. Ou les fonctionnaires, qui défendent bec et ongles un régime social qui les avantage outrageusement au détriment des salariés du secteur privé. Les professions réglementées, qui refusent la concurrence.

D’autres manifestent en réaction. Ils n’ont pas toujours tort, d’ailleurs, comme quand ils protestent contre l’écotaxe, la hausse de la TVA équestre, et toute la ribambelle de créations et hausses d’impôts dont nos gouvernants ont le secret. Et mènent parfois des combats moins légitimes, comme lorsqu’ils veulent que l’État soit le garant de leur vision de la famille et refusent aux personnes du même sexe le droit de se marier.

Quoi qu’il en soit, les manifestations, en France, sont défensives. Elles portent rarement d’autre projet que le statu quo et n’ont pratiquement aucun impact. 

Quand des scandales éclatent (à peu près chaque semaine), on en parle autour de soi, on fulmine intérieurement, et on passe au suivant dès que les médias médiocres et complaisants (subventionnés, faut-il le rappeler) en ont décidé ainsi.

Quand l’État arrose certaines entreprises d’argent du contribuable pour un Made in France à l’obsolescence prévisible, quand il renfloue des banques peu prévoyantes qui prennent des risques inconsidérés avec un argent qui n’est pas le leur, il y a de quoi manifester. Quand les élus s’enrichissent sur le dos du contribuable, utilisent leur pouvoir à des fins personnelles, il y a de quoi manifester. Quand les hauts fonctionnaires mènent grand train à nos frais malgré leur gestion calamiteuse, il y a de quoi manifester. Quand nos politiciens refusent la transparence mais imposent la surveillance, il y a de quoi manifester. Quand ils promettent la lune mais ne parviennent qu’à endetter la France, il y a de quoi manifester. Alors, pourquoi pas ?

Peut-être parce que malgré tout cela, les Français vivent encore dans un relatif confort. Ils ne sont pas (encore) aux abois et ont encore beaucoup à perdre. Sans doute aussi à cause d’une pyramide des âges défavorable aux révolutions : d’après les enseignements du ratio de Mesquida, il faudrait que le rapport entre la population d’hommes jeunes (15 à 29 ans) et la population masculine totale soit supérieur à 0,4. Il est aujourd’hui de 0,23. Les Français sont aussi habitués aux scandales, et on voit mal pourquoi ils manifesteraient pour la démission de Valls alors qu’ils n’ont rien fait pour qu’Agnès Saal soit licenciée.

Et surtout, les Français ne savent pas ce qu’ils veulent.

Depuis leur plus jeune âge, on leur apprend que l’État est la panacée et qu’il n’y en a jamais assez. Éducation, santé, prévoyance, emploi, infrastructures, protection du consommateur, diététique, environnement, économie, société : partout, la solution, c’est l’État. Et les Français ont tous leur idée sur ce que devrait faire l’État, même si ces idées appliquées l’une après l’autre échouent de plus en plus lamentablement.

Ils sont tous convaincus qu’on peut mieux gérer l’État, éviter les gaspillages, empêcher les abus ; que la solution, c’est « mieux d’État », mais l’État quand même, pour nous protéger d’un monde toujours plus dangereux et complexe. Ils pensent qu’on peut changer de politique, assainir la vie politique, faire de la politique autrement. Tout cela a déjà été essayé, et l’État continue de s’étendre et de grossir.

Il passe d’ailleurs son temps à se réformer. Réformer l’école, les retraites, la justice, l’assurance-chômage, changer de politique économique ; l’État passe son temps à résoudre les problèmes qu’il crée lui-même. Personne ne semble rien y trouver à redire, et les idées alternatives ne sont pas entendues. Les Français ne savent pas ce qu’ils veulent, mais ils savent ce qu’ils ne veulent pas, ce dont ils ont peur : se passer de l’État.

Offrir des solutions alternatives, moins chères et plus efficaces est possible, mais les Français ne semblent pas en vouloir. Les taxis manifestent, mais pas les utilisateurs d’Uber. Ni d’AirBnB. Ni du Bon Coin.

La solution, ce n’est pas de faire de la politique autrement. La solution, c’est de faire moins de politique, et reprendre nos vies en main. Mais cela demande bien sûr du courage, et c’est ce qui semble nous faire défaut.

Pas de bonheur sans liberté ; pas de liberté sans courage. – Périclès, traduit par h16

  1. Pour rappel, les partis politiques sont financés par le contribuable.
  2. Pour rappel, les partis politiques sont financés par le contribuable.
  3. Ces listes peuvent être complétées en commentaires de cet article
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  • Bon article, sauf la fin. Que savez-vous de ce que veulent et de ce que pensent les Français ? Le système électoral pourri ne permet pas de s’exprimer, mais seulement de choisir entre trois partis étatistes.
    Et puis économiquement, il y a au moins deux sortes de Français : ceux qui vivent du système, et ceux qui financent le système. Les uns sont occupés à préserver leurs privilèges et les autres à survivre malgré les impôts qui les écrasent. Les uns et les autres savent très bien ce qu’ils veulent : plus d’Etat d’un côté, moins d’Etat de l’autre.
    Pour l’instant, ce sont les larbins de l’Etat qui ont le pouvoir.

    • Pat « Le système électoral pourri ne permet pas de s’exprimer, mais seulement de choisir entre trois partis étatistes. »

      +1000

      Des référendums ou des initiatives avec des questions législative ou fiscale précises donnerait une tout autre image de ce que « veut le peuple français ».

      • « Des référendums ou des initiatives… » : pas sûr : trop de gens reçoivent d el’argent de l’état et ne sont pas prêts de changer quoi que ce soit.la France ou la Belgique ne sont pas la Suisse. moi, salarié,recevrai une pension moyenne de 1250€,un fonctionnaire 2400€(en Belgique),qq’un qui a vécu sa vie de l’aide sociale percevra 1170, un indépendant900.et si nous sommes conscient qu’une petite minorité (1sur 10) rapporte l’argent dans les caisses,on peut faire autant de référundum que l’on veut, les 9 autres ne voudront rienchanger de ce merveilleux système. d’où la question : que vaut une démocratie représentative quand un grand nombre d’électeur reçoit de l’argent de l’état ? comble de la forfanterie,nous sommes contraints de travailler plus longtemps,car les caisses sont vides nous dit-on,tout en sachant dès à présent que l’état nous laissera sur lapaille plus tard…nous sommes priés de continuer de payer nos impôts, mais eux,continuent de se gaver et ne doivent même pas se justifier.bandes d’abrutis.1250dans 4 ans,merde.alors que je ‘laisse’ au totalprès de 60kparan.remerde.seuls les yeux peuvent encorepousser un cri.mais bon,je me laisse aller. bien à vous.

        • Le probleme c’est donc bien l’état!

        • ferzi: « trop de gens reçoivent d el’argent de l’état »

          Des miettes pour la plupart. Ceux qui reçoivent le plus sont proche du pouvoir: administratif, haut fonctionnaires, corporations minoritaires.

          Si les français voulaient bien laisser tomber leur admiration pour la monarchie et tenter la démocratie je parierais ma chemise que des votations selon un système suisse donnerait à terme les mêmes résultats… Ou en tous cas, des résultats bien plus libéraux qu’actuellement ou quelques privilégiés se tiennent la barbichettes et se passent les plats.

          La dette et les déficits publics, priorités des Français selon un sondage:
          http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/10/29/la-dette-et-les-deficits-publics-priorites-des-francais-selon-un-sondage_1596136_823448.html

          Un sondage Ifop pour Le Figaro confirme le ras-le-bol fiscal éprouvé par les Français, partisans à 61% d’économies budgétaires, quitte à fermer certains services publics.
          http://www.lefigaro.fr/politique/2013/12/02/01002-20131202ARTFIG00522-les-francais-reclament-moins-de-fonctionnaires.php

          Réformer la retraite des fonctionnaires? Les Français sont pour à 75%
          http://www.challenges.fr/patrimoine/20130607.CHA0508/retraite-des-fonctionnaires-75-des-francais-favorables-a-la-reforme.html

          Trois quarts des Français hostiles au cumul des mandats local et parlementaire selon un sondage
          http://www.20minutes.fr/societe/1227667-20130925-75-francais-hostiles-cumul-mandats-local-parlementaire-selon-sondage

          78 % des Français jugent que le nombre d’élus est excessif.
          http://www.contribuables.org/2012/11/05/78-des-francais-jugent-que-le-nombre-delus-est-excessif-sondage-exclusif-csa-le-cri-du-contribuable/

          • « Si les Français voulaient bien … » : Que ne ferait-on pas avec des « Si » ?
            En attendant, les français démentent tous les sondages et mettent au pouvoir ceux qui maintiennent les privilèges du plus grand nombre – même s’il sont faits de miettes.

            • Claudec : « En attendant, les français démentent tous les sondages et mettent au pouvoir ceux qui maintiennent les privilèges du plus grand nombre »

              Parce qu’ils rejettent tour à tour la peste et le choléra, les seul choix possible depuis des dizaines d’années, vous en déduisez qu’ils aiment les maladies ?

              Pitié quoi. Le « choix » est totalement verrouillé, de connivence avec les médias arrosés de privilèges, et seul une minorité adhère aux décisions prises quand ils sont correctement informés des enjeux ou même des nouvelles lois (5 par mois). L’exécutif est à 19% d’approbation et continue de voter des lois comme si de rien n’était.

              Hollande a été élu par 39% des inscrits et Sarkozy a fait 36% – l’exécutif n’a PAS un mandat démocratique !!!
              http://www.contrepoints.org/2012/05/08/82394-hollande-le-president-dune-minorite-2

              • ma réalité : travailleur en 3pauses,j’entame ma 35ème année de travail de nuit,espérance de vie réduite,je perds ma vie à essayer de la gagner,contraint de continuer car les caisses sont vides pour nous,salariés. cet ‘état’ s’est arrogé le droit de nous faire payer toujours plus alors qu’il était sencé nous servir.et quand on parle impôts,il s’agit de travail que nous sommes contraints de laisser à d’autres sans pouvoir en jouir nous mêmes.par ses promesses et prodigalités envers à peu près tout lemonde,faites avec notre argent,l’état nous contraints à passer le peu de temps qu’il reste au travail.nous pouvons effectivement de temps en temps changer de mâitre,mais ils ne changeront pas notre condition.leurs revenus,avantages et privilèges en dépendent.et quand on parle de démocratie,il me revient que,tandis que tous ces brillants démocrates péroraient sur les vertus de la démocratie dans la Grèce antique,une armée d’esclaves s’activaient aux champs… et comme dirait un de nos élus »il y a de l’argent à prendre,si c’est pas moi, c’est un autre,et moi je le prends ». véridique.ces abrutis oublient juste de dire qu’il s’agit de notre travail. incompréhensible que l’on puisse manifester un tel mépris pour ceux-là mêmes qui rapportent l’argent dans les caisses.une manne céleste doivent-ils penser.mais le temps passéenfermé au travail n’est pas divin.c’est une aliénation de l’homme.nos ancêtres ont conquis le monde,nous,nous sommes enfermés le tiers du temps.700h un temps plein radiofrance?bon sang,nous prestons plus de mille heures en plus. rendez la vie aux travailleurs.et cessez de vivre sur notre dos.notre condition n’est pas de subir undiktat. mais cela n’a pas l’air d’émouvoir nos syndicats,chevalier blanc d ela justice sociale…

    • « Que savez-vous de ce que veulent et de ce que pensent les Français ? »
      Le savent-ils eux-mêmes ?

  • « (et là je songe p.ex. aux petites, oh combien petites bisbrouilles de la ‘politique’ française actuelle, intérieure comme extérieure) »

    voilà ce que je viens d’écrire à l’instant,

    http://www.contrepoints.org/2015/06/13/210825-pas-de-decollage-africain-sans-etat-de-droit#comment-1136708

  • Bon article sauf le passage sur le mariage pour tous.
    L’Etat devrait se cantonner à ses missions régaliennes et dans les domaines societaux et éthiques, suivre les évolutions sociétaires. Et les suivre en se hâtant lentement. Mais surtout ne pas les précéder et servir de guide. La république n’est pas une religion, comme le revendique Vincent Peillon !

    • Sociétales au lieu de sociétaires.

    • « L’État devrait se cantonner à ses missions régaliennes et dans les domaines societaux et éthiques, suivre les évolutions sociétaires. Et les suivre en se hâtant lentement. »

      Presque. Mais même pas.
      Le début de la phrase suffisait : l’Etat DOIT ses cantoner à ses missions régaliennes, les seules qui justifie (un peu, même ça peut être débattu) son existence et l’usage qu’il fait de la violence.

      Même « suivre prudemment les évolutions sociétales » est une prémisse à la dictature : si 99.9% des gens veulent que le mariage soit indissoluble, les 0.1% restant n’ont pas à y être tenu par l’usage de la violence (ou sa menace) par l’État. L’État ne devrait donc pas se mêler du tout de ce pour quoi il n’est pas compétent, car sinon -même et surtout si on a une démocratie- on observera de la tyrannie. Tyrannie des plus nombreux sur les autres, certes, mais tyrannie tout de même.
      Plutôt que « d’ouvrir le mariage » aux couples de même sexe (ce qui est une hérésie, d’ailleurs puisque la loi de la république si elle ne discrimine pas entre les citoyens peut tout à fait le faire entre les groupes, sur la base de leur utilité/capacité contributive supposée), il aurait fallu retirer totalement l’État du Mariage (et supprimer toute taxation sur les héritages, ce qui va avec, en laissant la filiation elle aussi uniquement entre les mains des gens concernés…

  • En France, il manque un leader charismatique pour faire descendre le peuple dans la rue. Il n’y a pas encore suffisamment de Français en difficulté pour soulever les foules, mais cela va venir dans quelques années !!!

    • Tant que l’Etat versera aides, RSA, et autres allocations, personne n’aura jamais de bonne raison de descendre dans la rue.
      Le jour où les français auront faim, il se passera peut etre quelque chose, mais l’Etat les gardera sous perfusion pour que cela n’arrive jamais (en augmentant le RSA ou en élargissant les allocations a plus de personnes…)

      • C’est clair, on ne crache pas sur la main qui vous nourrit. Les allocs c’est la paix sociale et la garantie qu’il n’y aura jamais de révolte.
        De plus le Français aime se faire entuber.

  • pour une partie des français , l’état c’est leur  » maman  » , ils ne vont donc pas mordre la main qui les nourrit ; pour une autre partie , quand vous bossez du lundi au samedi pour gagner de quoi survivre et qu’il vous reste une malheureuse journée pour vous reposer , l’envie de manifester est vite submergée par l’envie de vous reposer ; et les restant vivent grassement , pourquoi iraient ils manifester ? et puis la corruption en france , c’est devenu une habitude pour les zélus et je pense que tant que les assiettes seront garnis , les notres s’entend , les gens ne descendront pas dans la rue ; pour cela , il leur faut un autre charlie avec tout plein de dirigeants qui viennent en france , toutes affaires céssantes ….ça a plus de gueule …..

  • L’Etat-providence et Candy Crush Saga ont fait leur oeuvre.

    Il y a désormais trop de monde qui perçoit quelque chose de l’Etat. Le spectre des aides publiques est immense. Il passe par le RSA qui est justifié par l’absence de revenu pour finir par les aides familiales dont
    le versement n’est pas subordonné à un niveau de revenu insuffisant.

    Presque tout les Français reçoivent quelque chose qu’ils soient pauvres, chômeurs, retraités, parents, étudiants, locataires, immigrés en situation irrégulière etc… Sont à part les actifs jeunes et moins jeunes célibataires qui ont encore un emploi, ou pire qui ont eu l’idée folle de monter une société ; mais je me suis laisser dire que ces derniers quittaient le pays…

    Dans ces conditions, la révolution est pas prête de se faire, d’autant plus que tout ce petit monde assisté passe plus de 4 heures par jour devant la télé ou sur facebook…on peut même pas espérer une prise de conscience.

    • Exactement. Le Français est addict aux distractions.
      Le jeune au RSA a largement assez pour s’acheter tout le shit qu’il veut et se la péter sur les réseaux sociaux.
      Se révolter ? Pourquoi faire ?
      Ces gens là se reproduisent tandis que les entrepreneurs se cassent.
      J’ai hâte de voir comment cela va se finir. Un pays de drogués improductifs, soumis, sans esprit critique et sans aucune motivation.

    • Non, non.. vos actifs jeunes célibataires ayant monté une entreprise reçoivent aussi des subventions, des aides, de l’argent publique.

      Alors bien sûr, en moyenne ils sont encore plus contributeurs nets que les autres, mais vous seriez surpris par la quantité de gens qui sont finalement contributeurs nets. Ils oublient les taxes et les charges qui sont payées en leur nom et ne voient que ce qu’ils reçoivent. Mais s’ils se rappelaient les charges patronales, la TVA et les impôts et taxes à venir liés à la dette, etc. ils réaliseraient alors que probablement à plus de 70% les Français sont contributeurs nets.

      Mais hélas le système est bien conçu : tous croient vivre aux dépens des autres (ou presque) et donc se battent pour défendre un système qui leur coute cher et réduit leur liberté. Tous, sauf quelques groupes ou individus très minoritaires. Mais effectivement un poil moins minoritaires chez les hommes jeunes célibataires ayant fait des études supérieures en grande école payante et monté une entreprise. Mais il sont peu nombreux et on peut facilement les faire passer pour des vilains privilégiés qui se plaignent la bouche pleine quand d’autres…

  • Mince ! J’ai d’abord cru lire: Albanie – France: 1 – 0

  • Entierement d’accord. C’est une des raisons pour lesquelles je suis parti. Pour sauver l’avenir de mes enfants et le reste de mon âme. Il faut que les Français perdent encore beaucoup avant qu’ils ne se révoltent. En plus ce sera probablement dans la violence légitime et le sang.

    • bonjour Yannsolo,d’évidence les prochaines échéances électorales se dérouleront de façon identique ,dans les mêmes proportions que celles qui ramenèrent la gauche au pouvoir :soit par rejet des uns ou des autres ,soit par pruderie ou crainte de ce qu’ils ne connaissent pas ,ou que l’on souhaite écarter voir avilir par médias interposées . Pour ce qui est des enfants ,comme déjà indiqué ; une partie des miens à sauté le pas ,l’autre suivra probablement si la gauche se maintenait . votre serviteur restera pour sauvegarder un patrimoine remontant à fin 16 ème siècle ; archives familiales , départementales et du diocèse .

  • Non !
    LA solution c’est de se casser, et vite, de ce pays de merde (merci Zlatan de nous avoir soufflé cette sobre définition).
    De toute manière ceux qui aiment vivre dans la merde ne partirons pas, eux.
    Tandis que ceux qui en aurons eu assez de participer à la merde ambiante par leur vote ou leur abstention, leur travail surtaxé ou leur subsides d’inactif, bref leur vie misérable, seront partis, eux, pour de bon…

  • Désolé même si le fond de l article est excellent je ne peux partager la vision de l auteur lorqu’il ecrit que manifesté contre le mariage homo est un combat moins légitime. Bien au contraire c est le combat le plus legitime du monde qui a permi de rassembler 4,5 millions de personnes dans les rues. C est plutot ce mariage contre nature qui est illegitime, scandaleux, inique, voulu par une elite degenéré et surtout pas voulu par la tres grande majorité des homos (dont je fais parti). Il faut esperer que le prochaine gouvernemant anulera cette ineptie, il en va du salut de l’humanité toute entiere….

  • La pyramide sociale inversée, ou le triomphe de la pauvreté

    Lorsqu’ils ne réfutent pas la structure pyramidale de la société, il en est qui prétendent la renverser sur son sommet pour atteindre cet idéal d’égalité qui reposerait sur la disparition des riches. Fantasme des partisans d’un égalitarisme exigeant la mort des nantis, la base de la pyramide sociale doit ainsi écraser la société sous son poids, jusqu’à obtenir un nivellement généralisé, évacuant la richesse dans le triomphe des pauvres. Que ce triomphe, allant à contre courant du progrès, risque être celui de la pauvreté davantage que des pauvres, conduisant à la misère pour tous avant de sombrer dans l’inexistence sociale et la barbarie, n’est qu’un détail qu’il suffira de régler le moment venu. Quoi qu’il en soit, la pyramide inversée a ceci de remarquable qu’elle n’est plus une pyramide et tient davantage de l’entonnoir que de ce volume géométrique, universellement reconnu comme représentatif de toute organisation hiérarchisée et faite d’interdépendance entre ses membres. …

    Pour lire la suite :
    https://docs.google.com/document/d/1sTgi_LftCtTzklhY0mxkZMqPSy-xaj4hJnfsTcwhfE4/edit

  • Il semble que les peuples n’aient pas toujours eu autant à se plaindre de leurs dirigeants, en ceci que les révolutions n’avaient pas tant pour but le renversement de la pyramide sociale que de changer de maîtres.
    Tant que ceux-ci se souviennent que l’essentiel de leur tranquillité repose sur la fourniture « du pain et de jeux », ils ont peu à craindre pour leur pouvoir. Mais avec le nombre et la complexité qu’il engendre, vient le temps de l’ingouvernabilité.

  • Mais si ! en France, pendant que nous ronronnons dans le cercle enchanté des babils médiatiques, il y a des Français courageux :
    http://www.mouvement-14-juillet.fr/

  • Vous dites : La solution, c’est de faire moins de politique, et reprendre nos vies en main.

    J’en conclu que vous preferez laisser la porte ouverte a des Think tank comme Terra Nova, qui propose de faire payer aux proprietaires de leur logement qu’ils occupent, un loyer a l’etat pour le manque d’impot perçu?

  • Les commentaires sont fermés.

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