Bicentenaire : l’Europe naquit à Waterloo

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Napoléon credits Ahmad Alnusif via Flickr ((CC BY-NC-ND 2.0)

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Bicentenaire : l’Europe naquit à Waterloo

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 juin 2015
- A +

Par Guy Sorman.

Napoléon credits Ahmad Alnusif via Flickr ((CC BY-NC-ND 2.0)
Napoléon credits Ahmad Alnusif via Flickr ((CC BY-NC-ND 2.0)

 

Un poème de Victor Hugo que connaissent bien des Français, commence ainsi : « Waterloo, morne plaine »« D’un côté c’est l’Europe, et de l’autre la France ! » Bien peu se souviennent des vers suivants… C’était il y a deux siècles, le 18 juin 1815 : au sud de Bruxelles, une coalition de Prussiens, Anglais et Russes mit un terme à l’épopée de Napoléon. Son armée « impériale » comptait autant de Suisses, Italiens, Polonais que de Français : Victor Hugo s’est trompé.  Deux cent mille combattants s’affrontèrent, cinquante mille morts en une seule journée : dès le lendemain, des touristes britanniques visitèrent le champ de bataille de Waterloo, conscients peut-être de l’importance du lieu et du moment.

Deux siècles plus tard, la bataille de Waterloo est commémorée dans toute l’Europe, sauf en France : Napoléon y reste bizarrement une idole. Que devrait-on célébrer exactement ? Historiens et opinions publiques restent divisés. En témoignent les ouvrages sur Napoléon, dix mille environ, recensés et collectionnés à la Bibliothèque Marmottan à Boulogne-Billancourt, près de Paris : cette collection ne cesse de s’enrichir, le bicentenaire de Waterloo suscitant une nouvelle vague, dans toutes les langues de l’Europe. Si la controverse se poursuit, c’est en raison de l’ambiguïté du personnage. Napoléon était un ogre, dont les armées, en dix ans, firent six millions de victimes. Mais aussi il était porteur des idéaux du Siècle des Lumières, libérant les peuples (Pologne, Pays-Bas, Italie) de leurs colonisateurs étrangers, instaurant partout des Républiques et des Constitutions. Partout, en commençant par la France, il substitua aux coutumes féodales et au bon plaisir de l’aristocratie, l’État de droit et la tolérance religieuse. Voici pourquoi Napoléon effrayait les princes, parfois, plus que les peuples : les Polonais l’accueillirent en libérateur, tandis que les Espagnols mirent au point la guérilla pour se débarrasser des occupants français.

À Waterloo, ce ne fut pas le Napoléon des Lumières qui fut vaincu par une coalition de princes réactionnaires, bien que l’on enseigne encore cela aux écoliers français. L’Empereur, ce jour-là, fut essentiellement vaincu par sa folie des grandeurs : la stratégie de ses victoires anciennes, Austerlitz en particulier, fondée sur l’effet de masse et l’effet de surprise, avait été comprise depuis longtemps par ses adversaires. Mais Napoléon, atteint par cette pathologie des dictateurs, l’hybris, est incapable de s’adapter à des temps nouveaux : s’il n’avait pas été battu à Waterloo, il l’aurait été inévitablement en un autre lieu. Par-delà les considérations militaires, on notera une raison plus profonde de l’échec inéluctable de l’Empire français, dont Napoléon fut aussi le fossoyeur : lorsqu’il s’empara du pouvoir absolu en 1801, la France était le pays le plus peuplé et le plus riche en Europe. Quand il partit en exil, en 1815, les Français étaient saignés par les guerres et par l’appauvrissement économique, une conséquence directe du Blocus continental, l’interdiction de commercer avec les Anglais et leurs alliés. Napoléon haïssait les « entrepreneurs » (un terme français créé par Jean-Baptiste Say à qui Napoléon interdit de publier et d’enseigner) et le libre-échange qu’il percevait comme des pathologies anglaises : ennemi des « économistes » (le terme dans sa bouche était une injure), il identifiait le génie français, avec la gloire de l’État, derrière des frontières closes.

Eh bien, deux siècles exactement après Waterloo, voici l’Europe unie comme le rêvait Napoléon, mais selon des principes tous opposés aux siens. Il l’aurait voulue française, la voici multinationale et même multirégionale : nous sommes tous Européens, mais chacun dans sa langue et à sa manière. Nous sommes devenus globalement prospères parce que l’entrepreneur est reconnu, même en France, où une centaine de lycées portent le nom de Jean-Baptiste Say, comme le moteur de toute l’économie, et grâce au libre-échange qui bénéficie à tous les partenaires. Au lieu d’une Europe dominée par une puissance impériale, nous sommes en paix entre nous, parce que l’Europe est une fédération de gouvernements indépendants.

Cette vision d’une Europe en paix grâce à la concertation est née directement d’une réaction contre l’impérialisme napoléonien : le Congrès de Vienne, qui mit en forme ce « Concert des nations », avait commencé avant Waterloo, poursuivit ses travaux pendant la guerre et paracheva son accord après la défaite de Napoléon. Waterloo peut être interprétée comme la dernière bataille d’un monde ancien, et le Congrès de Vienne comme l’inauguration d’une ère nouvelle, la nôtre. Certes, l’histoire n’est pas linéaire : cet ordre de Vienne a satisfait les princes plus que les peuples, mais aussi il abolit la traite des Noirs et ce « concert européen » procura à notre continent un siècle de paix relative. De 1914 à 1991, l’Europe de nouveau fut le champ de bataille d’impérialismes et d’idéologies napoléonides. Et nous voici revenus, par épuisement autant que par raison, au temps de la concertation « viennoise ». Peut-être devrait-on commémorer Waterloo non pas comme une défaite française ni une victoire anglaise, mais comme une mise en garde constante contre le militarisme et contre les idéologies impériales : commémorer Waterloo pour éviter Waterloo.

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  • « le Congrès de Vienne, qui mit en forme ce ‘Concert des nations »’ …oui mais, n’oublions pas quand-même le traité de Westphalie (Münster & Osnabrück 1648) qui mit fin à la guerre de trente ans, autrement plus dévastatrice, elle, que les guerres napoléoniennes; lequel traité donc instaura pour la première fois ce que plus tard on appelait « concert des nations ». Les dites dévastations d’ailleurs furent telles que la très juste observation, dans l’aricle, « en 1801, la France était le pays le plus peuplé » résulte directement des dites dévastations dans le Saint-Empire qui, ne l’oublions pas, était 3 à 4 fois plus grand que l’Allemagne actuelle.

    C’est vrai que les chiffres de 1801 peuvent paraître aujourd’hui incroyables, mais, et je cite de mémoire, la France avait 26 millions d’habitants, l’Angleterre environ 10, et la Russie 21.

  • La remarque selon laquelle les polonais et les italiens le virent comme un héro est uniquement dû au fait que les populations vivaient cela comme une libération des structures féodales. Mais cela ne veut rien dire en soi, les ukrainiens applaudirent l’arrivée des nazis parce qu’ils vivaient le joug soviétique d’une manière encore plus dure, dans les sudètes les populations estimaient qu’ils étaient allemands et que la Tchécoslovaquie était un Etat illégitime. On a d’autres exemples de populations qui préfèrent leur envahisseur qui est un dictateur par opposition à d’autres structures oppressives déjà en place, mais ça ne dit rien sur la nature supposément éclairée de l’envahisseur, sinon il faudrait dire également qu’Hitler était un être éclairé….

    • « es ukrainiens applaudirent l’arrivée des nazis » il n’y a pas que les ukrainiens mais aussi bcp d’autres peuples de l’est (par exemple pays balte). Si vos allez dans les pays baltes, vos verriez qu’encore aujourd’hui ces gens ont une toute autre vision du nazisme qu’en europe occidentale. Des ministres n’hésitent à aller à des commémorations d’anciens combattants ayant combattus dans l’armée allemande

  • « Napoléon y reste bizarrement une idole »

    J’ai bondi ! Napoléon symbolise la puissance de la France (enfin la puissance passée de la France), c’est conquête fut impressionnantes (9 pays conquis !!).
    Serte ses guerres eux un impact économique très néfastes, mais il y eu énormément d’innovation. Qui plus est la création des provinces illyriennes ont permis l’expansion de la francophonie, et beaucoup de gens brillant venant de ces provinces finissent leur études en France et s’y installent.

    Napoléon n’a pas perdu la guerre a Waterloo, mais en Russie, si il n’avait pas épuisée/décimé son armée. Si il n’avait pas attaquée la Russie, l’Europe serait aujourd’hui Française.

    • « c’est conquête » « Serte » « eux » … Mes yeux saignent.

      • ce qui n’enlève rien au fait que Strongagain n’a pas tort (qu’il n’ait pas tout à fait raison non plus n’entre pas ici dans mes considérations)

  • La réaction anglaise (par là je parles du parlement anglais, pas des classes populaires anglaises saignées dans la contre-révolution) a provoqué un grave crise par ses manipulations monétaires, justement au moment du Congrès de Vienne.

    Napoléon n’a pas été le vil méchant tout pas beau. Qui déclenchait ces guerres à répétition ?
    Pour la campagne menant à Waterloo, il s’agit d’une déclaration de guerre des plus étranges, de la part de la coalition bien sur. Le nabot avait remporté la bataille de Ligny juste avant et la dernière confrontation s’est joué à des hasards.

    Bonaparte était un assoiffé de pouvoir comme tous les politiciens mais inutile de sortir les insultes simplement parce que Monsieur s’est fait élire empereur. Rappelons tout de même que l’on s’est tapé Louis XVIII juste après.

    En 1801 la France n’est pas riche. Ce sont les années de la Révolution qui ont détruit le pays : infrastructures détruites ou non entretenues, complet effondrement monétaire et retour au troc, pillages (bien plus que les armées coalisées en 1814)…
    L’Empire n’était certainement pas une utopie mais inutile de sortir des âneries sur la douce France de 1801 pour faire un avant/après Napoléon.
    D’autre part l’estimation des pertes dans l’article est particulièrement élevée.

    J’étouffe en voyant l’expression « idéologies napoléonides » pour parler du dernier siècle.

    • « Ce sont les années de la Révolution qui ont détruit le pays : infrastructures détruites ou non entretenues, complet effondrement monétaire et retour au troc, pillages (bien plus que les armées coalisées en 1814) », là-dessus il y a des trésors d’information détaillée chez Hippolyte Taine, qui ne se fait pas faute de les situer dans un cadre philosophique (aujourd’hui on dirait anthropologique); « Voici donc, d’un côté, hors du droit commun,en exil, en prison,sous les piques, sur l’échafaud, l’élite de la France presuqe tous les gens de race, de rang, de fortune, de mérite, les notables de l’intelligence et de la culture, du talent et de la vertu; et voilà, de l’autre côté, au-dessus du droit commun, dans les dignités et dans l’omnipotence, dans la dictature irresponsable, dans les proconsulats arbitraires, un ramassis de déclassés de toutes les classes, les parvenus de l’infatuation, du charlatanisme, de la brutalité et du crime » (« Les origines de la France contemporaine, Laffont, 2011, p. 1079)

      Par-contre, l’après-Napoléon a fait enrager Nietzsche, qui connaissait très bien ce même Taine dont il fait même quelque part son héros, voire son témoin à charge, ce Taine donc qui écrit sur la France républicaine post-napoléonienne qu’ « on n’a jamais fait une plus belle caserne, plus symétrique et plus décorative d’aspect, plus satisfaisante pour la raison superficielle, plus acceptable pour le bon sens vulgaire, plus commode pour l’égoïsme borné, mieux tenue et plus propre; mieux arrangée pour discipliner les parties moyennes et basses de la nature humaine, pour étioler ou gâter les parties hautes de la nature humaine. – Dans cette caserne philosophique, nous vivons depuis quatre-vingts ans. » (op. cit., p. 1177)

    • « (…) cette caserne philosophique » que je viens juste de citer, me rappelle là, à l’instant, le superbe « Clochemerle » de Gabriel Chevallier que je possède en livre de poche (ce n’est pas un hasard que Chevallier ait eu des problèmes…)

    • Oui enfin Napoléon avait tout de même une idéologie très particulière, bien plus expansionniste, centralisatrice et liberticide que touts les autres pays de son époque.

      Effectivement pour ce qui est de la situation de la France non seulement on ne peux lui reprocher la situation mais en plus on peux même affirmer qu’il a développé le pays, la fait sortir d’une situation compliqué. Enfin en tout cas sur les choses urgentes (les routes par exemple en 1815 sont complètement usés suite à vingt cinq ans d’abandon presque. Mais il est dommage que les progrès relatif qui ont eu lieu jusqu’en 1806 et même le fruit du pillage un peu partout en Europe soit partie en fumée dans l’effort de guerre.

      Par contre pour ce qui est de la guerre justement, il faut tout de même rappeler qu’on le veuille ou non que synthétiquement c’est bien Napoléon et la France révolutionnaire avant lui qui font des guerres un peu partout et s’impose sur un peu tout les peuple. Même en Suisse.

      Il faut pas inverser les choses.

      Oui ensuite il y a eu Louis XVIII et ça a été un des moments les plus calme, les plus stable et les plus libéral à bien des égard de l’histoire de France.

  • Je suis tout à fait d’accord avec les idées exprimées dans cet article.
    Mais le rêve d’une Europe impériale est loin d’être mort: il reste Poutine….
    L’histoire, vue par les dirigeants, est un perpétuel recommencement.

  • « L’Empereur, ce jour-là, fut essentiellement vaincu par sa folie des grandeurs : la stratégie de ses victoires anciennes, Austerlitz en particulier, fondée sur l’effet de masse et l’effet de surprise, avait été comprise depuis longtemps par ses adversaires. Mais Napoléon, atteint par cette pathologie des dictateurs, l’hybris, est incapable de s’adapter à des temps nouveaux »

    Ce qu’il ne faut pas lire des fois….
    Si ses stratégies étaient si bien comprises, je vous laisse nous expliquer comment la coalition alliée, pourtant tellement supérieure, s’est couverte de défaites durant la campagne de France en 1814? Et je vous invite à relire le déroulement de la bataille de Waterloo, le maréchal Ney est loin d’être étranger à la défaite française, ses trahisons successives l’ayant rendu trop avide de se racheter.

    Quoi qu’il en soit la défaite française était inévitable, quand bien même Napoléon serait resté invaincu sur le champ de bataille, la France n’avait plus les moyens de s’opposer à l’Europe entière depuis la campagne de Russie, campagne que Napoléon aurait voulu éviter de par son amitié avec Alexandre 1er et ses propres intérêts.

    Renseignez vous également sur l’insurrection espagnole, en large partie mené par les prêtres qui voulaient absolument continuer à conserver des privilèges qui asservissaient les Espagnols. Le peuple espagnol a été la dupe de son extrême ferveur religieuse qui le rendait si servile face à son clergé.

    Enfin pour savoir pourquoi Napoléon reste « bizarrement une idole » jetez donc un œil à ces réalisations, et à la période consulaire. Ne pas oublier qui a brisé la paix d’Amiens non plus.

  • Un bémol. Nous avons vu les attaques incessantes des grands pays européens envers les petits pays européens. Notamment dans le domaine fiscal. Faites ce nous voulons, obéissez. Sinon nous envoyons la gentille cavalerie contre vous les méchants indiens. Et s’il n’y avait que cela.

    Quand on remonte le passé, nul besoin de remonter à l’an zéro, l’histoire foisonne d’agression des grands pays à l’encontre des petits pays.

    Faut-il démanteler la fRance et l’Allemagne pour avoir la paix et la stabilité économique en Europe ❓

  • René Le Honzec
    10 juin 2015 at 22 h 52 min

    Sorman est toujours aussi approximatif dans ses notions d’Histoire. « Un siècle de paix relative »? N’importe quoi!

    • M. Sorman est un chroniqueur et au mieux un économiste. Il voit le monde par ce prisme étroit, son analyse, dans l’air du temps, se limite à bien / mal où bon / mauvais.
      Napoléon est idolâtré partout sur la planète, c’est un fait auquel M. Sorman n’y comprendra définitivement rien…

    •  » Un siècle de paix relative »? N’importe quoi!  »

      Il veut juste dire qu’à une certaine époque les guerres en Europe se succédait sans fin et certaines duraient plus de 100 ans telle la la guerre de cent ans. Depuis 1900 ( 115 ans ) il y a eu que 10 ans de guerre et aucune depuis 70 ans. Un record historique pour l’Europe il me semble. Bref ce n’est pas du n’importe quoi d’évoquer d’ une paix relative depuis 1 siècle.

      D.J

  • De mémoire :

    Waterloo Waterloo morne plaine
    comme une onde qui bout dans une urne trop pleine

    le reste connais pas …

  • L’auteur critique Napoléon avec les yeux d’aujourd’hui, avec les valeurs contemporaines. Tout historien sait que l’on ne doit pas faire cela. Dois je rappeler à l’auteur que pratiquement tous les pays à l’époque était dirigé par des dictateurs ?
    Cet article est clairement à charge contre Napoléon qui a quand même mis fin à la période révolutionnaire (période d’instabilité politique où on tuait les gens de manière massive).
    Je suis d’accord qu’en France, il y a une tendance à idéaliser (surtout à droite) Napoléon et à en faire un héros. Il faut combattre cela sans non plus tomber dans l’excès inverse qui consiste à le diaboliser (comme le fait l’auteur de cet article).
    Dois je rappeler que c’est le Congrès de Vienne qui a causé l’essor des nationalismes en Europe (en ne tenant pas compte des particularités locales lors du partage des territoires) ?? Il me semble que l’auteur hait le nationalisme. Alors c’est un peu un comble de louer ce congrès

    • Voir mon commentaire plus haut. Je persiste, Napoléon est vénéré partout sur la planète, y compris par les Anglais, c’est au contraire en France qu’il est le moins honorée, il a même disparu, depuis longtemps, (comme bien d’autres…) des manuels scolaires.

      • Olivier Laurent
        18 juin 2015 at 19 h 50 min

         » Napoléon est vénéré partout sur la planète, y compris par les Anglais, »
        Ca sort d’où ça? J’ai vécu en Angleterre. Jamais entendu un Anglais l’adoré (?). Il y a certainement un poignée qui aime le dictateur, comme il y a aussi des communistes en Angleterre… Mais une poignée…C’est plus proche de dix personnes que de 60 millions.

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