Deejo : des mains qui tranchent

Petit tour dans l’univers de la coutellerie française à travers la marque Deejo.

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deejo 37 folder credits txinkman via Flickr ( (CC BY-NC 2.0)

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Deejo : des mains qui tranchent

Publié le 9 juin 2015
- A +

Par Jean-Baptiste Noé.

deejo 37 folder credits txinkman via Flickr (  (CC BY-NC 2.0)
deejo 37 folder credits txinkman via Flickr ( (CC BY-NC 2.0)

Parlons des entreprises qui réussissent et se développent, des Français qui innovent. Dans le domaine de la coutellerie, qui peut pourtant sembler figé, de nouvelles marques émergent, de nouveaux produits se distinguent. C’est en 2010 que Luc Foin et Stéphane Lebeau ont l’idée de créer un couteau ultraléger adapté aux randonneurs. La légèreté est en effet ce qui se remarque en premier : le plus long des couteaux ne pèse que 37 grammes. Le manche est largement ouvert, tout en conservant une très bonne tenue, la même sensation que pour les autres couteaux. La lame offre le tranchant des Laguiole et des Thiers. Grâce à un système ingénieux de cran d’arrêt celle-ci se bloque une fois le couteau ouvert, et reste tout à fait stable. C’est l’aspect déroutant de ce produit : offrir la tradition ancestrale du couteau, tout en proposant une innovation majeure en termes de design et de conception. Ceux qui redoutent d’avoir un couteau trop lourd dans leur poche pourront facilement porter ce poids plume.

Autre innovation de l’entreprise, permettre de styliser son couteau à son goût. Grâce à un site internet dynamique et interactif, le client peut choisir un tatouage pour sa lame dans un panel de modèles proposés, de composer son manche avec du bois, du métal ou des éléments de couleur, et de graver un texte sur le manche. Chacun peut ainsi avoir son propre modèle de Deejo. Là aussi, la tradition ancienne rejoint l’outil technologique qui permet ces combinaisons, grâce à une plateforme web rapide et facile d’usage. C’est la preuve que l’on peut combiner de nombreux métiers, y compris de très modernes, pour concevoir et vendre un objet ancestral. La preuve aussi qu’internet et la vente par correspondance ne tuent pas l’industrie, mais peuvent au contraire la développer, à condition que les entreprises sachent s’y adapter.

Aujourd’hui Deejo emploie 17 personnes sur son site parisien et agrège de nombreux métiers : tatoueurs, designers, web manager, gestion des réseaux sociaux. Ou comment un geste antique, couper ses aliments, associé à une coutume ancienne, avoir un couteau pliant dans la poche peut perdurer par l’association de la technologie et de la modernité.

Site de l’entreprise.

Sur le web

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  • Sympa comme tout mais ce couteau à un arrière gout de gadget. Où est l’artisan, où est l’âme de la lame ?

    On privilégie le joujou ou la beauté du site et on en oublie de préciser comment et surtout avec quoi est faite la lame….
    La coutellerie française ni vraiment artisanale, ni vraiment industrielle existe déjà avec des boites comme Perceval, Manu Laplace ou la coutellerie Renoux, pour n’en citer que quelques unes qui ont su conserver l’esprit du forgeron….

  • C’est magnifique, ils ont une idée, les financements et le réseau de vente ; alors bonne chance.

  • Les commentaires sont fermés.

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