10e anniversaire du référendum sur la constitution européenne

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Daniel Hannan - Crédits : Gage Skidmore via Flickr (CC BY-SA 2.0

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10e anniversaire du référendum sur la constitution européenne

Publié le 3 juin 2015
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Une déclaration du député européen Daniel Hannan en mémoire du référendum français sur le traité constitutionnel européen qui s’était déroulé le 29 mai 2005.

Par Daniel Hannan.

Voilà dix ans que la France a rejeté la constitution européenne. 15 millions de Français courageux ont voté par procuration, au nom des 500 millions d’Européens privés de référendum. Vous avez voté pour que vive la démocratie, la liberté et, oui, pour que vive l’Europe : la seule, la vraie, celle de nos vieilles et belles nations, porteuses d’une civilisation millénaire. Vous avez voté pour l’Europe des nations souveraines, contre cet Empire de la norme piloté par Bruxelles.

Ce jour-là, le 29 mai 2005, c’est l’honneur de la France qui a rayonné, partout. Dans tous les pays, les amoureux de la liberté vous ont applaudis. Car, sachez-le, chers amis Français, dans le monde entier, on se fait « une certaine idée de la France ». L’idée d’une France confiante, souveraine, française et donc libre.

Ce jour-là, cette « certaine idée » s’est exprimée haut et fort. Les peuples croyaient alors en avoir fini avec l’empire des technocrates apatrides.

Dix ans plus tard, que s’est-il passé ? Mise à la porte par les peuples, cette Constitution est revenue par la fenêtre du traité de Lisbonne, avec :

  • Un Président européen,
  • Un ministre des Affaires étrangères et son armée de diplomates,
  • Une liste illimitée de pouvoirs entre les mains des commissaires,
  • La majorité qualifiée, sans droit de veto pour protéger les intérêts vitaux,
  • La subordination de nos Constitutions nationales.

Les technocrates ne construisent pas l’Europe des nations. Ils essaient de fusionner nos peuples, malgré eux.

Le choix démocratique a donc été simplement annulé. Le « non » du peuple français a été effacé. Comme celui des Pays-Bas et de l’Irlande. Comme le « non » de tous les peuples, dont le mien, réduits au silence, parce que leurs dirigeants étaient trop lâches pour leur demander leur avis.

Le projet supranationaliste est comme un mort-vivant. Vous pensiez l’avoir tué, il parvient à arracher le pieu de son cœur et à reprendre sa route. Criblez-le de balles, il titube à peine. Rien ne l’arrête : ni le droit, ni la volonté des peuples européens.

Mes chers amis, vous n’avez pas mérité cela. Nous méritons tous d’être respectés, dans notre expression démocratique et dans nos singularités nationales.

Le jour approche où les Européens, les vrais, auront à rebâtir, au milieu des débris. Refonder l’Europe de la dignité, de la souveraineté et de l’indépendance des nations. Une Europe où nous pourrions vivre non en mauvais colocataires, mais en excellents voisins. Une Europe où la loi, l’impôt seront décidés par vos représentants, et personne d’autre. Une Europe dans laquelle, votre pays comme le mien, pourront de nouveau être eux-mêmes.

Vive la démocratie ! Vive la République ! Et vive la France !

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  • Bravo pour ce rappel !
    quelle arrogance de nos élites d’ignorer le vote du peuple !

    • bonjour Miguel ,malheureusement les dites « élites  » ne se sont pas contentées de nous ignorer : Ils ont carrément insulté le citoyen français , les principes qui régissent la République . Comme disait quelqu’un : Je pardonne à ceux qui m’ont offensé ;mais j’ai la liste !

  • Les électeurs français qu’on nous vend souvent comme étant des demeurés en phase terminale, imbitables moutons bons pour la tonte, ont quand même pigé ce qu’était l’UE. La preuve, ils votent avec leurs pieds lors des européennes désormais, ou ne votent plus tout court.
    Le problème étant qu’on pourrait voté n’importe quoi pour ces élections, rien ne changerait quoi que ce soit à la politique européenne.

  • «pour que vive l’Europe : la seule, la vraie, celle de nos vieilles et belles nations, porteuses d’une civilisation millénaire.»
    Une Union européenne ou une Europe fédérale n’est pas moins porteuse d’une « civilisation millénaire » que les États-Nations. 😉

    Rappelons que les Français, dans un référendum, ne répondent jamais à la question, mais votent pour ou contre le gouvernement. C’est le pur produit de la démocratie représentative française où le gouvernement s’essuie les pieds sur certaines bonnes pratiques démocratiques.

    On n’a pas besoin de l’Europe pour avoir des technocrates. Regardez donc la France. Pour la France, l’Europe a apporté tant de choses : déconstruction de plusieurs monopoles nationaux, monnaie tout de même plus stable… quant à certaines de ses politiques, nous le devons à sa faiblesse justement face à des pays comme la France : la politique monétaire de ces dernières années est directement inspirée des requêtes françaises, la France défend mordicus la PAC…

    Quand on voit ce dont fait la France de sa souveraineté, on ne peut qu’être pro-européen (l’UE respecte bien plus sa diversité culturelle et est bien plus libérale – même si elle est loin de l’être hein).

    • l’Europe n’est pas porteuse d’une civilisation millénaire. Elle est porteuse de plusieurs civilisations millénaires. Et chacune d’entre elles aimerait bien qu’on la respecte, ce que ne font pas les technocrates européens, élus d’ailleurs par personne et adeptes du « faites des efforts financiers » pendant qu’eux, sont bien rémunérés merci et bénéficient de nombreux avantages qu’un citoyen de n’importe quel pays concerné s’explique mal.
      Le non au référendum en 95 était un NON. Dans un pays dont précisément, les technocrates européens ont récupéré les préceptes de liberté et de respect du vote, on aurait du remettre les compteurs à zéro, quitte à expliquer mieux les tenants et aboutissants aux électeurs, au lieu de faire une campagne honteuse de lavage de cerveaux pour tenter de convaincre que ceux qui voteraient NON seraient de mauvais français !
      l’Europe telle qu’elle existe actuellement est tout sauf ce à quoi les résistants de Combat pensaient, qui visait à faire se rejoindre dans un but pacifique et de développement mutuel des gens culturellement très différents, chose assumée et qui allait de soi !
      Alors que la machine européenne ne fait que laminer les citoyens, mépriser leur opinion, uniformiser tout ce qu’elle peut au mépris de ce que pensent les gens. 1984, en bien pire. Quand on gère comme on le fait pour des boulons en stock au lieu de penser qu’il s’agit d’humains et de tout ce qui, irremplaçable – culture, identité nationale, pensée, etc… – fait l’identité et l’unicité de chaque peuple, on n’est pas des politiques, pas même des gestionnaires (qui devraient prendre en compte les spécificités de la « marchandise »), on n’est que des moins que rien installés dans une situation inique et qui en profitent.
      10 ANS, c’est une bonne période pour lancer un vrai referendum dans tous les pays de l’UE, pour savoir ce qui est bon, ce qui ne l’est pas, vers quel but les peuples veulent se diriger ou non, par quels moyens, et changer ce qui doit l’être. Et en premier lieu, retirer toute décision au conseil européen, sauf la vente des tickets de cantine dans laquelle il ne pourrait pas nuire. Et encore…

  • « Une Europe où la loi, l’impôt seront décidés par vos représentants, et personne d’autre. »

    Non, les impôts et les lois doivent être votées au plus près du citoyen. C’est la seule façon de conserver une concurrence. Quelle liberté dans une hégémonie ?

  • énorme le canular anglais ! ou la loi , l’ impot seront décidés par vos représentants et personne d’ autre
    ça Mr l’ eurodéputé c’ est la démocrotte
    Pour ce qui est de ce référendum : pour que la démocratie soit réelle il aurait fallut débattre, rectifier le texte ET le soumettre de nouveau aux votes

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