L’antijudaïsme, maladie du XXIème siècle ?

Dans son dernier livre, Pierre-André Taguieff entend clarifier le sens et la portée du nouvel antisémitisme du XXIe siècle.

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L’antijudaïsme, maladie du XXIème siècle ?

Publié le 23 mai 2015
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Par Jean Sénié.

Pierre-André Taguieff La France antijuiveLe dernier livre de Pierre-André Taguieff, Une France antijuive ? Regards sur la nouvelle configuration judéophobe1, poursuit les travaux de l’auteur sur les recompositions de la haine des juifs depuis le début des années 20002. Autant le dire d’emblée, le constat du livre, s’il n’est pas désespérant, est au moins alarmant, en considération de l’augmentation des manifestations haineuses à l’encontre des juifs, de leur banalisation, voire de leur justification en raison du mal absolu que représenterait l’État d’Israël. Loin de reprendre un discours ambiant lénifiant qui tendrait à édulcorer les difficultés, le philosophe appelle au contraire à « clarifier le langage »3,  à « s’armer de lucidité »4.

L’intérêt de ce livre tient dans sa tentative, parfois outrancière, parfois redondante, mais toujours étayée, de revenir sur des idées reçues qui font le lit de la haine des juifs en expliquant ce que celle-ci recouvre en ce début du XXIème siècle. C’est donc à la poursuite d’un effort de définition que l’auteur, dans la continuité de son œuvre, appelle le lecteur.

La nouvelle judéophobie

Pierre-André Taguieff est l’un des premiers à avoir défendu l’idée que parler d’antisémitisme de manière intemporelle en faisant de la haine des juifs une variable intemporelle qui se manifesterait de tout temps de manière identique, obscurcissait la notion et s’avérait, finalement, contre-productive5. C’est ainsi qu’il a montré qu’on était passé d’un antisémitisme biologique à un antisémitisme culturel – arguant déjà que le terme d’antisémitisme devait être revu – pour enfin revêtir une nouvelle configuration se fondant sur la critique démonologique de l’État d’Israël et la reprise de thèmes djihadistes.

C’est ainsi qu’il parle de « renaissance » de la judéophobie, sous de nouveaux oripeaux6. Il formule cette thèse ainsi : « esquissons cette reconstruction nécessaire du langage d’action. Plutôt qu’appeler à la « lutte contre l’antisémitisme », il faudrait commencer par se donner clairement pour objectifs :

Premièrement, de lutter contre l’islamisme radical, l’islam politique ou identitaire, contre le fondamentalisme et le terrorisme islamistes, c’est-à-dire contre le jihadisme, dont le projet exterminateur est de « purifier » la terre des non-musulmans, parmi lesquels les juifs sont la figure la plus diabolisée »

En second lieu, de lutter contre l’antisionisme radical et le propalestinisme antijuif sous toutes ses formes, dont le programme commun est fondé sur la destruction d’Israël »7.

On remarquera dans ce propos que cette nouvelle définition se fonde d’une part sur la dénonciation du discours « antisioniste » qui vise en réalité à la disparition pure et simple de l’État d’Israël et d’autre part la mise en exergue du fondement islamiste qui est à l’origine de cette recomposition. Précisons, pour éviter tout malentendu, qu’à plusieurs reprises l’auteur fait la distinction entre un droit à la critique de la politique israélienne, nécessaire dans une démocratie d’opinion, et un rejet total du droit même de l’État d’Israël à exister – lequel se fonde souvent sur une assimilation des Israéliens aux nazis , aux perpétuateurs de meurtres rituels, voire aux deux.

Par ailleurs, l’auteur, se fondant notamment sur l’enquête réalisée par l’Ifop et la Fondapol8, n’exclut pas la persistance d’un vieil antisémitisme auprès des sympathisants et militants des mouvements d’extrême-droite. Il n’exclut pas non plus les possibilités d’hybridations entre les différents stéréotypes antijuifs, rappelant par là-même, si besoin en était, que dans le domaine de la haine antijuive les combinatoires sont quasi-infinies9.

Une France terreau de la nouvelle judéophobie

Dénonçant une idéologie de l’excuse10, ou encore le déni de la réalité11, l’auteur met en évidence, de manière convaincante, la dégradation de la situation des juifs en France. Sans revenir sur les cas de Dieudonné et de Soral, ici amplement développés12, au côté de quelques autres entrepreneurs de haine, il n’est pas inutile de rappeler quelques chiffres évoqués dans l’ouvrage. Ainsi que le précise Pierre-André Taguieff, « l’analyse de l’évolution des faits antijuifs (violences et menaces confondues), recensés  en France de 1998 à 2014 par les services du ministère de l’Intérieur, montre une augmentation brutale de la judéophobie au début des années 2000, avec des pics en 2000, 2002, 2004, 2009, 2012 et 2014  »13.

Bien plus qu’une simple énumération de chiffres, l’argumentation de l’auteur se fonde aussi sur l’étude de discours hostiles. Il analyse ainsi la réalité d’un antisionisme radical, accusant les juifs d’être à l’origine de tous les maux. Si ce dernier phénomène ne peut pas être chiffré, il est clair qu’il crée un climat délétère14. Le tout se retrouve sur internet qui fonctionne ici comme une caisse de résonance de tous les délires racistes et conspirationnistes15.

Bien qu’il s’agisse d’un phénomène européen, et même si l’on manque d’éléments de comparaison, les enquêtes fonctionnant souvent selon des protocoles différents, il est néanmoins possible, en procédant par recoupement, d’avancer l’idée selon laquelle la nouvelle judéophobie aurait une pénétration particulière en France. Une des explications les plus convaincantes avancée par le philosophe montre l’échec de l’assimilation à la française qui n’a pas fait mieux que le multiculturalisme d’autres pays européens16.

De l’engagement de l’intellectuel

Pierre-Taguieff est un intellectuel engagé et il le revendique17. Il refuse ainsi de se borner à un simple constat de la déréliction des Français de confession juive, en concluant sur un nécessaire retour en Israël. Il appelle au contraire à un double sursaut. Premièrement, il faut selon lui condamner avec une bien plus grande fermeté la nouvelle configuration judéophobe en sortant des incantations antiracistes surannées qui n’ont d’autres effets que de conforter ceux qui les prononcent dans le sentiment d’agir avec le droit et la morale, c’est-à-dire sans aucune efficacité dans le domaine de l’action politique. Deuxièmement, il faut lutter contre les tentations d’un multiculturalisme accru et remettre au goût du jour un système d’assimilation performant.

C’est justement au moment de la réflexion sur les solutions proposées que l’on peut prendre ses distances avec l’auteur. Si son ouvrage fait réfléchir, en raison de l’érudition de Pierre-André Taguieff, de sa rigueur, de son souci d’analyser un ensemble de documents et de témoignages considérables au fil d’une argumentation toujours soignée, il n’en demeure pas moins que certains aspects du livre peuvent gêner. Pour commencer par la fin, sa critique du communautarisme reste sommaire et on aurait aimé qu’il dépasse la simple incantation assimilatrice pour revenir sur les conditions de possibilités de celle-ci18.

Ensuite, bien qu’on ne puisse que louer son effort de définir les notions et même les mots-valises, on reste toutefois un peu perplexe sur certaines de ses critiques. Par exemple, on peut penser que sa critique de la notion d’islamophobie est par trop radicale. De manière plus générale, l’auteur n’hésite pas à recourir à l’argumentation musclée qui, si elle n’est jamais ad hominem, ne se refuse pas le ton polémique19. Cela donne une certaine lourdeur à l’ouvrage, d’autant plus que l’auteur ne craint pas de se répéter dans un souci didactique louable mais qui rend la lecture du livre parfois poussive, surtout lorsqu’on sait le recours abondant que l’auteur fait aux notes. Ces quelques remarques ne doivent pas empêcher la lecture du livre qui a le mérite de mettre à la disposition du lecteur un grand nombre d’éléments de réflexion mais elles sont destinées à l’amener à le faire dans un esprit d’analyse rigoureuse.

Sur le web

  1. Pierre-André Taguieff, Une France antijuive ? Regards sur la nouvelle configuration judéophobe, Paris, CNRS Éditions, 2015.
  2. Parmi une bibliographie abondante nous pouvons citer, Id., La Nouvelle Judéophobie, Paris, Mille et une Nuits, « Essai », 2002. ; Id., Prêcheurs de haine. Traversée de la judéophobie planétaire, Paris, Mille et une Nuits, « Essai », 2004. ; Id., La Judéophobie des Modernes, Paris, Odile Jacob, 2008 ; Id., La Nouvelle propagande antijuive. Du symbole al-Dura aux rumeurs de Gaza, Paris, PUF, 2010 ; Id., « Aux origines du slogan : “Sionistes assassins !”, le mythe du meurtre rituel et le stéréotype du Juif sanguinaire », Les Études du CRIF, no 20, mars 2011. ; Id., Israël et la question juive, Lyon, Les Provinciales, 2011.
  3. Pierre-André Taguieff, Une France antijuive ? Regards sur la nouvelle configuration judéophobe, Paris, CNRS Éditions, 2015, p. 228.
  4. Ibid., p. 237.
  5. Ibid., p. 21-22.
  6. Ibid., p. 94.
  7. Ibid., p. 229.
  8. Ibid., p. 146-149.
  9. Ibid., p. 88-89 et 98.
  10. Ibid., p. 189.
  11. Ibid., p. 139.
  12. Ibid., p. 104-131.
  13. Ibid., p. 140. Et l’auteur de poursuivre : « le plus simple est de considérer l’évolution des totaux annuels des faits antijuifs (actions violentes et menaces) ».
  14. Ibid., p. 243 : « En France, nous savons désormais qu’on peut être tué pour crime de judéité ou d’ « islamophobie ». L’islamisme, comme idéologie diffuse et comme action jihadiste, est devenu l’une des grandes menaces qu’il n’est plus possible de méconnaître ou de sous-estimer. Dans ce contexte inquiétant, il faut souligner la spécificité de la situation dans laquelle se trouvent les juifs de France. »
  15. http://www.crif.org/fr/tribune/pierre-andr%C3%A9-taguieff-%C2%AB-une-france-antijuive-regards-sur-la-nouvelle-configuration-jud%C3%A9ophobe-%C2%BB/55530: « Une année, dont l’historien des idées estime qu’elle aurait permis néanmoins de (faire) percevoir « la collusion entre l’antisionisme radical et l’Islamo-terrorisme, ces deux piliers principaux de la nouvelle configuration antijuive, telle qu’elle est observable en France, comme ailleurs, mais peut-être avec plus de netteté qu’ailleurs », précise-t-il. C’est ainsi qu’en quelques 323 pages, Taguieff se lance dans la bataille des idées. Le voici qui, comme à son habitude, décortique scrupuleusement, analyse méticuleusement, pointe du doigt et accuse lorsqu’il le faut, prévient lorsqu’il le doit, dit et observe fréquemment ».
  16. Ibid., p. 244-245. Voir aussi http://www.huffingtonpost.fr/pierreandre-taguieff/apres-les-attentats-de-ja_b_7290206.html
  17. Ibid., p 246.
  18. Ibid., p. 169-170 et 245.
  19. Ibid., p. 19.
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  • bonjour ,il s’agirait tout de même de clarifier le propos ; est-ce que nous comptons les locuteurs de langues Arabes ,Orientales ,Moyen-Orientales etc…comme Sémites ?

    • on ne définit pas un mot par rapport avec son étymologie (où sinon bcp de mots auraient un autre sens). Antisémite concerne les juifs. L’antsémitisme c’est le racisme antijuif. Un arabe (qui est un sémite) peut parfaitement être antisémite.

  • Je pense qu’il est dangereux d’assimiler l’antisionisme (même le plus radical) à l’antisémitisme car ce sont deux concept différent qui ne sont pas de la même nature contrairement à ce que vous pouvez croire. Ce n’est pas rendre service aux juifs que de tomber dans cet écueil bien au contraire…

    • Surtout que par après il n’est dès lors plus étonnant de voir une importation du conflit palestino-israélien sur le registre sionisme = tous les juifs.

    • Les antisémites bien souvent se cachent derrière l’antisionnisme.
      L’antisionnisme radical prône la disparition de l’état d’israel. La seule manière de détruire israel c’est de génocider les juifs vivant en israel. L’antisionnisme radical est clairement une idéologie génocidaire.
      Si vous discutez avec un antisionniste radical, vous ferez qu’en général, il ne sait pas distinguer israélien de juif. Pour rappel, près de 20 % de la population israélienne est arabe musulmane.

      • « La seule manière de détruire israel c’est de génocider les juifs vivant en Israël » ne peut-on pas imaginer un état démocratique multi-ethnique, bilingue (hébreu, arabe), éventuellement fédéral comme en Suisse ?

        « près de 20 % de la population israélienne est arabe musulmane » Que se passera-t-il si ces 20 % deviennent 51 ? Sera-ce encore « Israël » ?

        • Il faut vous renseigner sur ce que disent les antisionistes
          Ils ne veulent pas créer un état fédéral mais détruire israël.
          Votre modèle fédéral que vous préconisez n’est pas la suisse mais le Liban ( un fédéralisme rattaché aux personnes). Je pense pas que c’est une très s bonne idée d’imiter le Liban.
          Imiter le modèle suisse me parait très difficile. En plus, cela risque de nuire aux arabes car ils sont plus pauvres. Dans un état fédéral, ils recevraient bcp moins d’argent de l’État en raison de la décentralisation.
          Je vous souhaite bonne chance pour que les arabes deviennent majoritaires en israël. Le taux de natalité arabe baisse, il tend à rejoindre celui des juifs. Le plus inquiétant est le taux de natalité des ultra orthodoxes qui est très haut. Or ceux ci vivent avec l’aide social. Ils représentent un poids pour l’économie qui va devenir de plus en plus important

      • Il ne faut pas oublier que beaucoup de juifs sont antisionistes et n’ont aucune envie de se retrouver en Israel . Les sionistes ont intérêt à exagérer les actes antisémites car c’est un moyen de convaincre les juifs non sionistes de changer d’avis.Il est intéressant de noter que la stratégie de certains musulmans est semblable : se faire rejeter ( via le voile,…) pour mieux souder la communauté et s’isoler des autres. Ce ne sont donc pas toujours les autochtones qui sont responsables du rejet. Pour  » vivre ensemble  » il faut la volonté des deux parties.Or, nous constatons une radicalisation chez les musulmans et aussi chez les juifs ( la très grande majorité d’entre eux met ses enfants dans les écoles confessionnelles, ce qui n’était pas le cas avant).

        • c’est exactement ce qu’à fait le FLN en Algérie

          « Il s’agissait, selon le témoignage de Lakhdar Bentobbal, ancien adjoint de Zighout Youssef, recueilli par Yves Courrière, de prévenir le découragement du peuple en creusant un infranchissable fossé de sang entre les Algériens et les Français par des massacres aveugles »

        • « Bcp de juifs sont antisionistes » faux, ils sont extrêmement minoritaires. Ils se divisent en deux: ceux d’extrême gauche (ceux la sont dotés d’une veritable haine de soi. Mais ce n’est pas nouveau. Déjà au 19 siècle, ils étaient comme cela à s’autohair). Il y a aussi une petite minorité d’Ultra orthodoxes qui sont antisionistes.

      • L’anti-sionisme radical cache souvent un antisémitisme… tout comme l’anti-terroristes-islamique radical cache souvent de l’islamophobie, qui cache en réalité un report de l’arabophobie. … un Jacques. On ne peut pas se plaindre d’un racisme en acceptant l’autre, les deux sont indissociables.

        Vous usez des memes arguments que ceux que vous critiquez (je pense), j’imagine que vous devez vous plaindre qu’on traite d’islamophobe toute personne qui critique l’islamisme radical ? oui, et bien c’est la meme chose avec l’antisionisme, on ne peut plus critiquer la politique israelienne sans etre traiter d’antisémite (Valls par exemple a clairement dit à l’AN que c’était le cas).

        Il y a plusieurs type d’antisionisme:
        – celui qui se bat contre la folie expansive, guerrière et terroriste qui consiste à coloniser un pays…
        – ceux qui reprochent qu’Israel ait été installé ici il y a 60 ans
        – et ceux qui critique Israel pour cacher une haine du juif assimilant les juifs francais et israel par exemple.

        – Pour le premier, qui accepterait, tranquillement, que l’Allemagne par exemple, décide demain d’envoyer des militaires à Paris, fasse construire des immeubles et décide que c’est un territoire Allemand ?
        – Le 2eme qui se base sur le passé, omet que si on se réfère au passé trop lointain, justement, cette terre était juive. L’idée générale, et la majorité des juifs dans le monde et la majorité des pro-palestinniens sont pour cette solution, retour aux limites de 1960, qui sont inscrites dans la loi. Ce retour montrerait à la communauté internationale que l’Etat d’Israel a envie d’avancer vers l’arret du conflit, et la majorité absolu des palestiniens préféreraient cela que la situation actuelle. Bien sur il resterait quelques extremistes chez les palestinniens, tout comme chez les israeliens, mais la majorité des 2 pays pourraient commencer a vivre plus en paix.
        – Le 3eme, c’est exactement le meme qui s’exprime actuellement en France par nombre d’intellectuels, politiques, et médias, qui consiste a assimiler volontairement « terrorisme islamique » et « islam ».

        Après, tant que la communauté internationale acceptera qu’un pays pratique la colonisation guerrière et terroriste, vous n’apaiserez pas les tensions, et l’antisémitisme arabe et d’extreme gauche augmentera et l’islamophobie juives et anti-arabe également. La seule voie est l’apaisement des tensions par l’arret et le retrait des colonies.

        • « celui qui se bat contre la folie expansive, guerrière et terroriste qui consiste à coloniser un pays… »

          Vous dites « coloniser un pays », ce qui montre d’emblée que vous connaissez fort peu le sujet, en tout cas que vous êtes à ce sujet encore plus ignorant que votre serviteur: la Palestine n’a jamais été ni un pays, ni une nation. C’était tout au plus le nom d’une région, habitée par des Arabes et sous contrôle de l’empire ottoman. Avant la décision de créer l’état d’Israël, il n’y avait aucune unité nationale ou culturelle en Palestine, et les habitants juifs sur ces terres y étaient même déjà plus nombreux que les Arabes. Pour un peu plus planter le décor, quand Israël a été créé, que la guerre a éclaté et que les palestiniens ont fuit le conflit en direction des états voisins comme la Jordanie, aucuns de ces états n’a voulu d’eux: ils ont été refoulés!

          Je ne dis pas que l’état israélien est au-dessus de tout reproche, je dis juste qu’il faut faire attention à bien dire la vérité dans ce sujet à l’histoire compliquée, et largement manipulée.

          « ceux qui reprochent qu’Israel ait été installé ici il y a 60 ans »
          Et donc, ceux là qui font ce reproche, on peut supposer qu’ils sous-entendent quoi? Qu’on « désinstalle » Israël? C’est certes rassurant…

          « Ce retour montrerait à la communauté internationale que l’Etat d’Israel a envie d’avancer vers l’arret du conflit ».
          Israël a à plusieurs reprises eu des gestes de ce type, en croyant que cela aurait l’effet apaisant escompté: foutaises! les extrémistes et terroristes en Palestine n’ont jamais cessé leur actes terroristes, et leurs soutiens régionaux, jordaniens, égyptiens ou autres, jamais cessé de leur prodiguer armes et financements. Maintenant c’est pire, c’est l’aide internationale qui leur va dans la poche.

          « Bien sur il resterait quelques extremistes chez les palestiniens, tout comme chez les israéliens… » Cette vision angélique est démentie par les faits: les dirigeants palestiniens sont des leaders extrémistes islamistes, qui fanatisent la population, instrumentalisent leurs victimes, et leurs enfants sont éduqués pour devenir de parfait soldats islamistes antisémites.
          La vérité, c’est que Israël est cerné de toute part d’états islamistes qui les détestent et ont juré leur perte depuis le début. Certes Israël a des excès à se reprocher, mais s’ils n’avaient pas eu cette vigueur et cette détermination à se défendre, ils auraient été écrasés depuis longtemps.

          • Chasser les habitants d’un pays pour s’emparer de leurs terres est une colonisation.
            https://fr.wikipedia.org/wiki/Colonisation

            • La palestine n’est pas un pays. Il faut le dire comment?
              Israël « chasse » les habitants arabes de Palestine dites-vous? Ils « s’emparent » de terres qui leur appartiennent ?
              Je voudrais que vous illustriez ces affirmations avec des éléments de preuves tangibles. En commençant par me prouver que cette terre de Palestine appartient aux arabes. Je vous le dit tout de suite: si vous commencez à me répondre, on n’est pas sorti de ce débat. L’histoire de ce conflit est passablement compliquée et pleine d’évènements, qui ne sont pas forcément en faveur des arabes, croyez-le ou non.

              Les arabes étaient dès le début opposés à la décision de la communauté internationale de créer l’état d’Israël, au sortir de la guerre 45. Ils se fichaient bien qu’ils aient été envoyés dans les chambres à gaz. Et d’ailleurs, il est connu que nombre d’officiers et dignitaires arabes soutenaient activement les bonnes oeuvres des nazis. Mais passons. A la création d’Israël, les états arabes voisins ont attaqué conjointement le tout nouvel état, et ont été défaits, à la grande surprise générale. Ils n’ont pas attaqué pour venir en aide aux arabes de palestine, dont ils ne voulaient pas chez eux! Et de plus, on a même vu la Jordanie annexer un large pan de terres. Ils ont attaqué parce qu’ils n’aiment pas les juifs, et encore moins l’idée qu’ils aient un état juif à leur frontière. Depuis, ils n’ont de cesse d’abattre Israël. Voilà le fond du problème.
              Mon opinion, qui n’engage que moi, c’est que rien ne changera tant que les arabes n’accepteront pas Israël, quoi que fasse quelque gouvernement israëlien que ce soit, modéré ou extrémiste.

              • Peu importe le statut du pays au regard du droit international, les Palestiniens étaient propriétaires légitimes de leurs terres et de leurs villages selon tous les critères juridiques en vigueur. 

                C’est à vous d’apporter la preuve que cette propriété n’était pas légitime, selon des critères juridiques recevables.  

                Vous voulez des éléments de preuve ? 

                Au moins 700 000 personnes expulsées et expropriées, 8 villes et 400 villages vidés de leur population arabe palestinienne. 90 % de ces villages détruits. 
                (Source Wikipedia)

                Il est totalement vain de nier que ces actes constituent une colonisation.

                Vous dites que le débat ne s’arrêtera pas. Pour moi il n’y a pas de débat, car rien ne peut justifier la violation des droits de propriété de toute une population.

        • Votre commentaire montre toute l’étendue de votre ignorance. L’islam n’a rien à voir avec les arabes. Tous les arabes ne sont pas musulmans, il y a aussi des chrétiens et seuls 20 % des musulmans sont arabes.
          L’islamophobie est un terme inventé par des islamistes pour interdire toute critique de l’islam. Je ne suis en rien isalmophobe, je suis réaliste concernant l’islam. Si vous me considérez comme quelqu’un d’islamophobe, alors vous pouvez aussi considérer que la plupart des intellectuels musulmans modérés le sont. On ne peut qu’occuper ou coloniser des terres qui ont jadis appartenus à des gens et qui en ont été dépossédés .Ce n’est pas le cas ,puisque cette terre a été ottomane,puis britannique. En fait, on pourrait dire que les Turcs ont été dépossedés ,car ils en ont eu la propriété pendant plusieurs siècles .Les Palestiniens, immigrés récents, n’en ont jamais eu la propriété politique ; Ils n’étaient que des colons venus de plus de 30 pays, et en 1948, ils ont refusé leur premier état en répondant NON à l’ONU, à la proposition de créer un état qui leur soit propre, et sont partis d’eux même sur ordre de leurs chefs. « La somme des preuves essentielles actuellement à notre disposition, indique que l’évacuation de la Palestine est due à l’exhortation des chefs militaires ou politiques des États arabes eux-mêmes. » (Analyse de l’institut des affaires publiques (Washington). L’Etat d’Israel se voit attribuer arbitrairement les « frontières de 1967 ». Un bornage qui n’est que la ligne d’armistice de 1949. Une ligne de cessez-le-feu qui pourra, éventuellement, devenir frontière internationale que suite à un accord de paix approuvé et signé par l’Etat d’Israël. Jusqu’à lors, cette ligne ne peut légalement être considérée autrement.

        • Vous comprenez absoluement rien au conflit « israélopalestinien ». Il ne s’agit pas une question de terres ou de colonies. Il s’agit d’éliminer tous les juifs. Il faut écouter ce que disent les dirigeants du hamas ainsi que ceux de l’OLP (qui sont soi disant modérés). Regardez l’histoire. Chaque fois qu’Israel a fait des concessions (gaza, sud liban, accords d’oslo,…), il y a eu un regain de terrorisme. Et vous voudrez me faire croire qu’il suffit qu’israel fasse encore plus de concessions pour qu’il y ait la paix ?
          Créer un état palestinien est absurde même les pays arabes ont compris cela. Aujourd’hui, les états arabes sont en train de s’effondrer alors créer un nouvel état arabe est stupide. La seule solution pour avoir la paix c’est de donner gaza à l’égypte et la cisjordanie à la jordanie. Bien sûr, ces deux pays n’accepteront pas facilement cela, il faudra leur donner des concessions. Jamais un état palestinien ne sera fiable. Il sera très vite gouverné par des fanatiques islamistes. La seule chose qui fait qu’aujourd’hui la cisjordanie ne tombe pas aux mains du hamas c’est israel.
          Il est stupide de croire qu’il y aura un retour tel qu’est aux frontières d’avant 67.
          Votre comparaison avec l’allemagne est stupide, il n’y a jamais eu d’état palestinien. le principale problème s’est qu’au moment de la création d’israel on a hésité à appeler le nouvel état palestine ou israel. on aurait du l’appeler palestine. le « peuple palestinien » n’est qu’une invention communiste après la guerre des 6 jours. En suivant le raisonnement des propalestiniens,ils devraient être offuscé de l’existance meme de la Jordanie qui a « colonialisé » 80% des terres « Palestinienne » (les 20 autre etant la Judée-Samarie et la bande de Gaza).
          Comme quoi… quand c’est la Jordanie, ca ne dérange pas.
          Prenez un très vieux journal d’avant la création d’israel,, vous feriez que les palestiniens se sont les juifs.

          • @jacques : Vous défendez Israël très maladroitement. Vous lui faites plus de mal que de bien. Voilà comment défendre correctement Israël :

            Il faut avant-tout distinguer les dirigeants israéliens et le peuple israélien. Cette distinction est primordiale. L’intérêt des dirigeants est différent de celui du peuple. Il est dans l’intérêt des dirigeants israéliens, exactement comme il est dans l’intérêt des dirigeants palestiniens, de provoquer de l’insécurité, des conflits, des guerres, afin de justifier les aides qu’ils reçoivent des états étrangers. Ces aides sont censées assurer la sécurité de la population mais en réalité elles permettent aux dirigeants de se maintenir au pouvoir. Les dirigeants israéliens, exactement comme les dirigeants palestiniens, sont les bénéficiaires indirects d’aides étrangères sans lesquelles ils ne pourraient pas se maintenir au pouvoir en réprimant sauvagement leur propre peuple, en restreignant sa liberté, et en l’entrainant sans arrêt dans de nouvelles guerres dites préventives.

            Le commentaire posté par Dr Slump a raison de s’opposer aux « leaders extrémistes islamistes », et à leurs « soutiens régionaux, jordaniens, égyptiens ou autres, qui n’ont jamais cessé de leur prodiguer armes et financements », ainsi qu’à « l’aide internationale qui leur va dans la poche. »

            Cependant il faut appliquer exactement le même raisonnement aux dirigeants israéliens belliqueux. Il faut s’opposer aux états étrangers qui financent les politiques belliqueuses de ces dirigeants. Le peuple israélien est autant victime des « leaders extrémistes islamistes » que de se propres dirigeants israéliens qui se maintenant au pouvoir en provoquant des guerres pour justifier les aides étrangères que perçoit leur pays.

            Dernier point, à mon avis vous sous-estimez un peu trop la croissance démographique palestinienne et arabe et la pression qu’elle exercera sur Israël dans les prochaines décennies. Le peuple israélien, et tout ceux qui a travers le monde souhaitent que ce peuple connaisse la paix comme n’importe quel autre peuple, doivent agir maintenant, prendre des décisions radicales aujourd’hui, pas demain ! car demain il sera trop tard.

            Il faut s’opposer dès aujourd’hui aux dirigeants israéliens, et à leurs alliés étrangers, qui légitiment la colonisation israélienne, ainsi qu’aux dirigeants palestiniens, et à leurs alliés étrangers, qui légitime le terrorisme palestinien.

            Nous devons soutenir la légitime défense, qu’elle soit palestinienne ou israélienne. La différence entre le terrorisme et la légitime défense est très simple : le terrorisme détruit des biens et tue des innocents tandis que la légitime défense protège ces biens et ces innocents. Les israéliens ne sont pas des terroristes lorsqu’ils se défendent face à des roquettes visant des innocents. Les palestiniens ne sont pas des terroristes lorsqu’ils se défendent face à des colons voulant les EXPROPRIER (ce qui, bien sûr, n’est pas le cas de tous les colons.)

      • « Les antisémites bien souvent se cachent derrière l’antisionnisme. »

        +1000.
        L’antisionisme est l’antisémitisme politiquement correct de la même manière que la discrimination positive est un racisme légitimé par le gouvernement.

  • « il faut lutter contre les tentations d’un multiculturalisme accru et remettre au goût du jour un système d’assimilation performant. »

    http://vignette3.wikia.nocookie.net/simpsons/images/e/e9/Nelson_Ha-Ha.jpg/revision/latest?cb=20121205194057

  • L’auteur est pour que les juifs restent en france, mais contre le « multiculturalisme », donc contre une france où les juifs puissent rester en france… LOL !

    Moi, je suis pour que les juifs puissent rester en france, donc logiquement je suis pour une france multiculturelle : chrétienne catholique, chrétienne protestante, juive séfarade, juive ashkénaze, musulmane sunnite, musulmane chiite, bouddhiste, hindouiste, etc…

  • Pierre-André Taguieff est un brillant intellectuel, la plupart de ses livres sont très intéressants. Mais il a un problème d’écriture. Ses livres bien que très intéressants sont en général très durs à lire. Ce serait bien qu’il adpote une manière d’écriture plus sympa à lire.

  • Les médias sont clairement responsable de cet antijudaisme. Il suffirait qu’ils traitent le conflit israélopalestinien de manière neutre et il y

    • aurait bcp moins d’antijudaisme. S’il y en a autant en France c’est aussi à cause de l’influence de l’extrême gauche en France qui est bcp plus grande que dans bcp d’autres pays d’Europe. Marrant aucun médias n’a parlé de l’agression antisémite faite par une cinquantaine de membres de la npa. Il ne faut pas oublié qu’une partie de l’extrême gauche est antisémite. Cela en raison du préjugé des juifs et de l’argent. Les juifs étaient considérés comme des capitalistes cupides. Il faut lire les écrits de Marx sur les juifs

      • Non, les médias français ne sont pas anti juifs ; cette affirmation est sans fondement. Les juifs sont très sur représentés dans les médias et il en est de même dans la haute finance anglo saxonne ( c’est un FAIT). Le déni de réalité n’aide pas à bien vivre ensemble. Commençons par accepter que certaines communautés sont plus intéressées et ou plus talentueuses dans certains métiers .

        • Apprenez à lire. J’ai dit que les médias étaient anti israéliens, je n’ai pas dit qu’ils étaient anti juifs. La propagande anti israélienne des médias français favorise la haine des juifs

      • Une blague assez réaliste, qui s’applique également ailleurs qu’en France :
        Une fillette se fait attaquer par un chien, les passants ne savent pas quoi faire jusqu’à ce que quelqu’un arrive et prenne la défense de la fillette, dans l’affrontement le chien meurt.
        Un policier arrive sur place et félicite le passant pour son héroïsme. Le policier s’amuse a imagine les gros titres dans la presse :
        « Un héro parisien sauve une fillette!  »
        Le passant répond qu’il n’est pas parisien
        Le policier alors dit : » Un héro français sauve une fillette »
        Le passant dit alors qu’il vient d’Israël.
        Le lendemain dans le journal le titre fût : « Un juif tue un chien sans défense »

        • « assez réaliste » ? Plus réaliste : « Nouvelle agression antisémite : un chien certainement dressé par un néo-nazi a failli tuer un passant israélien. »

        • Le lendemain dans le journal le titre fût : «Nouvel attentat antisémite »

  • Antisémitisme (qui se cache d’être le petit doigt de l’antisionisme, mais qui est en vrai de l’antisémitisme) moderne vient en grande partit d’une partie des musulman qui se nourri du conflit israélo-palestinien (l’oumma) , mais pas seulement, on retrouve aussi de l’antisémitisme dans le coran (la sourate 5 verset 51 interdit même l’amitié musulman/juif, musulman/chrétien) . Après bien sur heureusement que c’est qu’une minorité, le problème est surtout économique, on donne des allocs au lieu de donner du travail, quand tu ne travailles pas tu t’ennuis, tu tournes en round, ajouté à cela un choc culturel (tiraillement entre deux origines) le cocktail est parfois détonnant

    • Plus largement, l’islam a un problème avec les non musulmans qui sont considérés comme inférieurs par rapport aux musulmans. Il ne fait pas bon de vivre en tant que non musulman dans un pays majoritairement musulman( même dans les pays pratiquant un islam modéré comme en Turquie). Pas étonnant que les juifs séfarades sont bcp plus radicaux que les autres: ils ont vécu pdt des siècles dans des pays musulmans

      • Jacques vous me paraissez de mauvaise foi, je dirais même hypocrite …
        Vos ancêtres les juifs sepharades ont été acceuillis par le monde musulman pendant plus de huit siècles à l’époque ou vous étiez chassé de TOUS les pays européens c’est un fait ! Et croyez moi si les juifs étaient considérés comme des ennemies il n’y aurait tout simplement plus de juifs sepharades sur la planète ! Les nombreuses synagogues sont la pour témoigner de la coexistence pacifique entre les communautés. Bien entendu, la colonisation et la trahison de certain juifs (décret Isaac Cremieux) ainsi que la création de l’entité sioniste en 48 à compliqué nos relations, mais je tiens à dire que la haine vient dans un premier temps de vous et vous connaissez le dicton suivant : « œil pour œil , dent pour dent »
        Bien à vous

        • Je ne suis pas de mauvaise foi. Il faut vous renseigner sur comment étaient considérés les juifs en terre musulmane. C’étaient des sous citoyens

        • Il est vrai qu’il existe un certain vide sur cette question de la situation des juifs en terre musulmane. Cependant, l’historien Georges Bensoussan est considéré comme l’un des historiens connaissant le mieux le sujet. Son ouvrage « Juifs en pays arabes. Le grand déracinement, 1850-1975 » est un vrai chef d’œuvre. Je vous conseille de le lire.

          • Je lirais Bensoussan mais je note que TOUTES vos sources sont soit juives (Bensoussan,Cohen,Lewis…) soit islamophobes notoires (Anne Marie delcambre) et qu’ils sont très contestés par des historiens… Disons moins partials. D’ailleurs même dans cet article où il n’y a aucune démonstration ni documents historiques d’ailleurs, l’auteur concède que les juifs étaient mieux traités qu’ailleurs….

        • Lisez aussi le livre de Bat Ye’or: » Face au danger intégriste – juifs et chrétiens sous l’islam »

      • @jacques
        « Les musulmans sont considérés comme inférieurs..  »
        Les juifs aussi se considèrent comme une race supérieure. Le concept de peuple élu est très significatif à cet égard . la différence est que les musulmans cherchent à ce que tout le monde devienne musulman alors que les juifs font toujours référence à leurs origines raciales ( même si dans les faits beaucoup d’askénases ont peu de caractères génétiques sémites)

        • Manifestement, vous ne connaissez pas bcp de juifs. Un conseil, renseignez vous un peu sur le judaïsme avant de parler

  • Cet article m’a convaincu que ce livre de Pierre-André Taguieff sur l’antisémitisme ne mérite pas d’être lu.

    L’auteur adopte un style volontiers polémique. Le moins qu’on pouvait attendre d’un directeur de recherches au CNRS spécialisé de longue date sur la question de la « judéophobie », c’était précisément qu’il prenne du recul et de la hauteur par rapport à un sujet difficile à aborder sereinement.

    Ensuite, la bibliographie sur l’antisémitisme n’a pas attendu Pierre-André Taguieff pour s’enrichir de publications considérables.

    Surtout, le livre opère un constat sans doute très fouillé, mais ne fait qu’effleurer la question des solutions.

    Sur le premier sursaut auquel l’auteur du livre appelle, l’auteur n’a manifestement pas lu le code pénal, dans lequel la circonstance d’appartenance réelle ou supposée à une religion vient aggraver de nombreuses infractions. Et il n’a pas interrogé un quelconque magistrat du parquet ou juge d’instruction pour tenter de comprendre en quoi il est difficile en pratique de caractériser et d’établir cette circonstance aggravante. De toute évidence, entre les principes et la pratique, entre le point de vue germano-pratin qui se pique de ne faire que de la politique et de ne pas s’abaisser à faire du droit ou de la morale et l’opinion des personnes qui sont antisémites, il y a un gouffre vertigineux, dont l’auteur aurait pu prendre la mesure s’il s’était éloigné de la rue de l’Université pour aller faire une enquête de terrain, à Vitry-sur-Seine ou dans les arrondissements du nord de Marseille par exemple. Je croyais pourtant qu’au CEVIPOF, on faisait des enquêtes de terrain. Ah mais oui, c’est vrai, maintenant que j’y pense : ce sont uniquement des sondages à la sortie des bureaux de vote…

    Sur le second sursaut, l’auteur ne sait manifestement pas que le « système d’assimilation » a déjà largement fait la preuve de son échec à peu près total dans certaines zones du territoire national, auprès de certaines catégories de population et dans certains établissements scolaires. Plutôt que d’avoir le courage d’affirmer fermement ses valeurs (liberté, égalité, fraternité, mais aussi laïcité) dans tous les services publics (écoles, hôpitaux, commissariats, juridictions), et de demander à tout immigré de trouver lui-même dans sa culture d’origine des raisons fortes d’adhérer aux valeurs républicaines et ainsi de s’intégrer harmonieusement dans la communauté nationale au terme d’un processus de « consensus par recoupement », la République préfère appliquer à l’immigration le même « traitement social » qu’au chômage quitte à brader ses principes fondateurs, parmi lesquels notamment le principe constitutionnel de laïcité, conçu ici comme position de neutralité absolue de l’Etat vis-à-vis de toutes les conceptions du bien proposées par les religions. Il est vrai qu’il est toujours plus facile, pour se faire réélire, d’arroser de subventions publiques quasiment illimitées et d’aides sociales généreuses un certain nombre d’associations et de citoyens. Croyant faire de la discrimination positive et acheter ainsi une certaine paix civile, la République entretient elle-même les ferments d’un certain communautarisme et trace les futures lignes d’un clivage profond entre ceux qui financent et ceux qui reçoivent ces subventions et aides, parfois sans avoir jamais eu une activité professionnelle déclarée de leur vie. Bien entendu, monsieur Taguieff s’abstient soigneusement d’entrer dans une analyse approfondie des raisons de l’échec du système français d’assimilation. Sur ce genre de comportement et de clivage – tous deux politiques -, les chercheurs du CEVIPOF ont toujours été d’une discrétion et d’une timidité remarquables. Le devoir de réserve des fonctionnaires, sans doute…

    Hormis un effort de mise à jour d’une analyse de l’idéologie antisémite déjà faite dans plusieurs publications antérieures du même auteur, je vois mal quelle est la valeur ajoutée de cette nouvelle publication pour le lecteur.

    Bref, l’effort déployé dans cet article par un collègue plutôt libéral chercheur au CEVIPOF et enseignant à Sciences Po Paris pour sauver l’ouvrage d’un autre collègue, lui aussi plutôt libéral, du CEVIPOF et de Sciences Po Paris me paraît vain.

  • « le problème est surtout économique, on donne des allocs au lieu de donner du travail, quand tu ne travailles pas tu t’ennuies, tu tournes en round (…) »

    Voilà, c’est ça le vrai problème : les allocs, et non pas l’islam, étant donné que toutes les religions sont foncièrement sexistes, racistes, homophobes… Bref, merdiques.

    Enlevez les allocs, et les antisémites, qu’ils soient ou non musulmans, qu’ils soient d’extrême gauche ou d’extrême droite, ne pourront plus vivre sur le dos du reste de la société, et seront obligés de faire des compromis (de penser et de se comporter différemment) afin de gagner de l’argent pour survivre.

  • Être antisioniste c’est quelque part de de l’antisémistisme.
    L’antisionisme est porté en France par des Juifs : de gauche siégeants à des bons postes juteux dans nos merdias.
    Palestiniens massacrés en masse par Daesh, silence total de nos merdias. C’est mieux quand c’est Israël.
    Le blocus de Gaza ? Est ainsi: c’est l’Egypte qui bloque et veut construire un mur. Les camions transportant vivres et matériels de construction passent par Israel.
    Il faut que les juifs qui souffrent de tant de haines en France, puissent rejoindre massivement leur terre avec leur énorme capital.
    75% des meilleures start-up du monde sont en Israel, elles génèrent déjà plus des Milliards de dollars
    Où sont les start-up Palestiniennes ?

  • Mr Taguieff devrait s’interroger sur le fait que les juifs portent allégeance à Israel et qu’en cas de conflit les intérêts de la France passent en second. Pourtant ils ne sont pas considérés comme des citoyens de seconde zone ( ce qui est le cas des non juifs en Israel).Il n’aborde pas non plus la préférence communautaire . Il ne fait qu’une fois de plus montrer son idéologie et son incapacité à prendre de la distance pour véritablement aborder les choses sereinement et de manière honnête.

  • Vu la censure sur mes précédents messages, les modérateurs font les beaux jours de l’antijudaïsme,

  • Lire également Daniel Sibony

  •  » Précisons, pour éviter tout malentendu, qu’à plusieurs reprises l’auteur fait la distinction entre un droit à la critique de la politique israélienne, nécessaire dans une démocratie d’opinion, et un rejet total du droit même de l’État d’Israël à exister – lequel se fonde souvent sur une assimilation des Israéliens aux nazis , aux perpétuateurs de meurtres rituels, voire aux deux. »

    Cela décrédibilise complètement l’auteur, qui ne fait que de la propagande.

  • moi ça me fait un peu peur quand il faut écrire un livre pour dire que l’antisémitisme c’est mal en en analysant les ressorts…

    C’est le haineux qui doit « justifier » sa haine et expliquer le passage d’une « culpabilité » collective parfois historique et antique quelconque à la haine d’un individu innocent.
    Se placer sur le plan général sert toujours le raciste.

    j’ai tendance à voir les choses avec d’un coté les individus innocents et de l’autres les coupables…sorti de là ..on est dans la panade.

  • Étant un minimum pour les droits de l’homme (qui englobe celui des enfants au passage) faisant front contre la xénophobie et le communautarisme je suis obligatoirement antisémite.
    Et je m’élève contre les mutilations sexuelle faites à des bébés, contre le fait que des gens se pensent élue de dieu et que le reste c’est des esclaves, contre le fait de promouvoir a tour de bras des gens de sa communauté en l’absence de talent évident pour le poste. etc etc
    Ce monsieur ce pose les mauvaises questions, volontairement d’ailleurs.
    Qui peut soutenir les violations des droit humains, l’apologie du racisme le plus bête qui existe, la xénophobie comme pilier de vie. etc.
    Pas moi et je le dis.

    • en fait ça constitue un argumentaire valable pour être « antijudaiste » dans le sens anti religion et dogme judaïque, pas vraiment antisémite… la majeure partie des gens ont simplement la religion de leurs parents…

      Il me semble en effet que les religions monothéistes posent question…on peut être antireligieux

      l’antisémitisme implique la haine de tous les juifs…

      si j’avais une question à poser à merah ce serait pourquoi foutre une balle dans une enfant au nom de quoi?

    • Merci de montrer toute votre meconnaissance du judaïsme. Laissez moi devenir vos connaissances du judaïsme viennent d’Internet? Il y a sur internet bcp d’extraits falsifiés du talmud. Libre à vous de ne pas aimer le judaïsme mais arrêtez d’être d’aussi mauvaise foi et renseignez vous un peu sérieusement sur le judaïsme avant de le haïr. Un commentaire vous arrivez à sortir plusieurs préjugés sur le judaïsme, il manquait plus que celui sur les juifs et l’argent

      • Si je dis que les italiens sont des comédiens ou des mafieux, les allemands des buveurs de bières psychorigides, les espagnols des machos frimeurs, cela ne derange personne.
        Si je dis que les juifs sont de bons commerçants, je suis antisémite.

      • Je pense au contraire être très bien au courant mon père étant d’origine marrane notre famille a été à plusieurs reprise approché par des juifs, le clou du spectacle étant le rabbin avec un discours d’une xénophobie qui aurait fait passé le troisième reich pour le club des bisounours.
        Tous ce que je dis reste valide des mutilations sexuelles sur des bébés à la xénophobie envers les autres (non juifs).

  • arrrh,la guerre pas bon… ! ya !

  • Lisez l’ historien Robert Wistrich considéré comme le plus grand spécialiste de l’antisémitisme. Ces ouvrages sont extrêmement bien argumentés. Il montre que l’antisionisme est de l’antisémitisme.

    • Assimiler les deux n’est que propagande.
      Une propagande insupportable qui ne fonctionne plus depuis que l’information ne peut plus être verrouillée (grâce à Internet).

      • Vous êtes pathétique. Je remarque que ce n’est pas le premier commentaire où vous accusez vos opposants de faire de la propagande. Un conseil: lisez le avant de dire des conneries. Bien sûr, vous connaissez mieux que personne ce qu’est l’antisémitisme vous savez mieux que les spécialistes de l’antisémitisme. Comme je l’ai déjà dit, Wistrich développe une solide argumentation

      • A parce qu’Internet n’est pas un outil de propagande peut être ? Vous croyez sérieusement ce que vous dites ? Sur internet, il y a de tout. Il y a des choses très bonnes mais aussi des choses très mauvaises.
        Il y a bcp de fausses information qui circule sur internet

      • Le fait que vous citez autant wikipédia ( qui est très loin d’être neutre et qui est bien placé en désinformation) en dit long sur vous. Vous feriez bien de lire autre chose. De lire des sources un peu plus fiables. wikipedia a une certaine utilité mais il faut l’éviter sur des sujets sensibles. Les articles de wikipedia ont tendance par exemple à présenter le libéralisme sous un mauvais jour

  • Les commentaires sont fermés.

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