Les Français et le libéralisme, baromètre 2015

Quel est le point de vue des Français sur le libéralisme ?

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Les Français et le libéralisme, baromètre 2015

Publié le 20 mai 2015
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Une analyse de Génération libre

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GénérationLibre, l’Opinion et iTélé ont réalisé, pour la deuxième année consécutive, un sondage avec l’Ifop sur « Les Français et le libéralisme ». Si les Français semblent, de prime abord, plébisciter les idées libérales, leur déclinaison pratique suscite pourtant moins d’entrain.

 Une appétence libérale chez les Français

Comme nous l’avions déjà constaté l’année dernière, l’idée même de libéralisme est, contrairement à des préjugés tenaces, loin de déplaire : 58% des Français en ont une image positive (légère progression par rapport au sondage 2014). Loin d’être cantonnée à une élite urbaine et professionnelle, cette proportion atteint même 63% chez les jeunes et dans les communes rurales. L’État, a contrario, n’est apprécié qu’à 54%, sans parler de l’État Providence, rejeté à 70%. « Liberté » est le mot de la devise de la République, préféré par 48% des Français interrogés.

 

image-1Interrogés sur la devise républicaine, les Français placent majoritairement la « Liberté » devant l’ « Égalité » et la « Fraternité », et les valeurs d’initiative, d’autonomie et de mérite, qu’incarne le libéralisme, se trouvent également en tête de classement.

 

image-2De cette appétence pour le libéralisme découle fort logiquement le désir d’un affrontement idéologique plus clair. Selon les sondés, la droite devrait avant tout se définir comme libérale (plutôt que conservatrice, gaulliste, etc.) pour 35% des sympathisants UMP (contre 19% de « gaullistes » ou « patriotes », et 8% de « conservateurs »). La gauche, elle, devrait, selon les sondés, se définir comme socialiste (plutôt que sociale-démocrate, sociale-libérale, etc.). C’est d’ailleurs l’alternative qui fut offerte récemment au peuple britannique, entre des Conservateurs engagés à réduire le poids de l’État central, et un Labour explicitement interventionniste.

Pourtant, l’application des principes libéraux à des cas concrets révèle une méconnaissance des alternatives politiques qui pourraient être menées.

 Un hiatus entre théorie et pratique

Malgré un appétit apparent pour plus de libéralisme, les Français souhaitent majoritairement que les pouvoirs publics « interviennent davantage » en matière économique. L’État est plébiscité pour la gestion des services publics (de la gestion de l’eau à la collecte des ordures, en passant par le permis de conduire), et reste apprécié pour la manière dont il protège les droits fondamentaux (liberté d’expression, droit de propriété, liberté d’entreprendre, etc.).

 

image-3Le flou entourant les idées libérales se manifeste encore davantage dans la perception des Français de la politique gouvernementale actuelle et des leaders politiques libéraux en France. Ils sont un tiers à estimer que le présent gouvernement pratique une politique d’austérité, une majorité à juger Nicolas Sarkozy le plus libéral, et un tiers des sympathisants de droite à estimer que Marine Le Pen est libérale.

baromètre libéralisme rené le honzecLes résultats du sondage révèlent, par ailleurs, l’engouement des Français pour la mise en œuvre d’un revenu universel. 60% des sondés se déclarent « favorables à la mise en place d’un revenu de base garanti à tous les citoyens, qui se substituerait à la plupart des allocations existantes », une proportion encore plus élevée chez les moins de 35 ans. Défendue par des sympathisants de droite, comme de gauche, non libéraux pour beaucoup, cette idée, pourtant centrale dans la théorie sociale du libéralisme – le revenu universel est défendu sous la forme d’un impôt négatif par Milton Friedman au chapitre 12 de Capitalisme et Liberté – fait son chemin à visage couvert et rappelle le manque de connaissance sur la théorie, notamment sociale, du libéralisme (cf l’étude de GenerationLibre sur le LIBER, un revenu de liberté pour tous).

 

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  • « l’Etat est trop protecteur mais devrait intervenir d’avantage en matières économiques » !! Y a encore du boulot !
    J’ai l’impression que ce sondage montre surtout que « les » français sont des quiches en économie et surtout se trompent sur les idées et les concepts libéraux.
    Beaucoup ont des penchants libéraux sans le savoir, mais les dégâts de la propagande collectiviste (éducation nationale, médias, classe politique décalés vers la gauche) sont profonds.

    • Mais bien sûr, il faut tous les envoyer en camp de rééducation pour leur inculquer la Vérité !

      • Vous savez ou vous pouvez vous le mettre, votre camp de rééducation, imbécile? Vous devenez pénible avec ce genre de commentaires. Arrêtez de prendre les gens pour des cons.

      • Il suffirait d’un peu plus d’équilibre dans l’enseignement et les médias. Mais ça ne se décrète pas d’en haut.
        Il y a un biais anti-libéral primaire en France, je crois que personne ne peut le nier.
        (et si quelqu’un pense détenir la Vérité, je ne crois pas qu’il soit libéral !)

      • C’est un réflexe de coco, si il y a opposition c’est le goulag.
        Vous êtes bien un golem.

      • Eh! Bonsoir SuperGoulag :mrgreen:

  • Les termes du sondages sont-ils suffisamment explicites ?

    – L’intervention de l’Etat : pour se désengager, il faut intervenir, privatiser la SS par exemple, puis empêcher tout retour en arrière par les réactionnaires collectivistes.

    – Revenu universel : l’impôt négatif, conditionnel et financé par l’impôt, n’a rien de commun avec l’allocation universelle, inconditionnelle et financée par l’inflation.

    • Absolument, vu les commentaires constants sur CP qui confondent impôt négatif et allocation universelle on peut se douter d’une certaine confusion …

  • Comme d’habitude les francais veulent le changement sans rien changer.

    • C’ est exactement ça et F. Hollande l’ a parfaitement compris. Son pari: faire le gros dos pendant cinq ans en attendant la reprise qui finira bien par arriver par le nord le sud, l’ est ou l’ ouest, et pouvoir dire aux français:  » Voyez, j’ ai maintenu les narines du pays juste au ras de l’ eau sans toucher à rien, réélisez-moi !  » Et ses chances de gagner ce pari ne sont pas nulles…

    • « Les français » ça n’existe pas. On ne connait pas les tris croisés.
      J’aime bien la démarche d’interroger les gens sur les valeurs, mais c’est frustrant de ne pas avoir les données sources.

      • Les valeurs, ça n’a aucune importance. Il n’y a pas même vraiment de spécificité culturelle, tous les peuples du monde sont pour l’initiative et le mérite. Ce qui est important, c’est les moyens de mettre en œuvre ces valeurs, et là on se rend compte que les Français sont bel et bien socialistes…

        • « tous les peuples du monde sont pour l’initiative et le mérite »
          Vous vous basez sur quoi pour affirmer ça ?

  • Je viens de lire sur le site du Figaro deux articles, un de Marc Fumaroli et un de Michel Onfray sur la réforme des collèges,. Deux penseurs cultivés et de belle expression qui s’ inquiètent des conséquences, parlent de déclin civilisationnel, etc etc, et accusent le « néolibéralisme » d’ être à la manœuvre derrière tout ça, la critique habituelle, » on » veut un monde de consommateurs indifférentiés et sans mémoire, bla bla bla….. Tant que nos élites, volontairement, par bêtise ou ignorance, de l’ extrème gauche à l’ extrème droite, propageront ce genre d’ analyse on avancera pas. Quand à l’ appétence des français pour le libéralisme rions un peu. Combien de français ont une notion même vague de ce que représente le mot libéralisme, 2% ? 4 % ? moi même avant d’ avoir découvert le libéralisme grâce à internet, j’ ai cru pendant 30 ans qu’ en votant droite classique je votais libéral ! 30 ans pour comprendre d’ où me venait cette désagréable sensation d’ être cocu à chaque fois. On est pas sortis de l’ auberge.

    • « moi même avant d’ avoir découvert le libéralisme grâce à internet, »

      Vous me rassurez, je ne suis pas seul dans ce cas !

  • Tout cela me rassure ! En fait nous sommes bien en démocratie, les Francais veulent que l’Etat intervienne plus que ce qu’il fait déja, et sont content que l’Etat régule la liberté d’expression et d’autre valeurs morales…. bref ce que font tous les politiques. Mais alors pourquoi se disent-ils décu des politiques et pire, ne faisant pas confiance aux politiques a 80%, vu que les politiques font tout ce qu’ils veulent ?

    Ah le FN, l’UMP et le PS auront fait plus de mal aux francais que ce que l’on pourrait penser. L’endoctrinement fonctionne a merveille.

    • Pourquoi ? Parce qu’ils ne doutent pas des politiques mises en place, ils doutent de leur bonne mise en application ! ça devrait marcher mais ils le font mal voilà tout 🙂

  • Je suis le seul à trouver le concept d’impôt négatif illibéral ? Une des mesures clés n’est pas la flat tax ? Auquel cas, quelle est l’utilité d’instaurer un impôt à taux logarithmique que seuls 25% de la population paierait (de l’aveu même de GL) ?
    Forcément, c’est facile d’avoir 60% de oui en établissant un système où l’Etat leur filera du pognon des autres.

    • Vous êtes pas le seul. Ça me parait par essence socialiste. Même si ça sert à supprimer les autres aides et à terme l’état providence, j’ai bien peur que le remède soit pire que le mal, vu le précédent que ça crée.

    • L’impôt négatif est une flat tax, où que l’on retire un montant du revenu avant de multiplier par le coefficient.

      Le RSA activité fonctionne ainsi : son montant est calculé en complément de X% du revenu réel.

      Ce n’est pas l’impôt qui est logarithmique, mais l’impôt négatif.

      (Ceci dit, ce truc a sérieusement besoin d’explications …)

  • On peut m’expliquer pourquoi les Français approuvent la gestion du permis de conduire par l’Etat ? Vous avez vu ces prix affreux par rapport à nos voisins ou aux USA ? Si encore c’était quasi gratuit je comprendrais mais là ça coûte au moins 1500€ comparé à 200€ en Belgique ou 20$ aux USA…

  • J’adore la question sur le revenu de base. Sauf qu’Il faudrait ajouter des questions plus opérationnelles comme :
    « Faut il augmenter le revenu de base d’une personne si elle a des enfants ? « 

    • Oui SuperGoulag, on aurait eu 99.99% de oui ❗ Une réponse typiquement soviétique … :mrgreen:

      • « on aurait eu 99.99% de oui! »
        Contrairement à ce que vous dites, je pense que les réponses seraient très, très partagées.
        Par exemple 1/4 des Français voudraient réserver les allocations familiales aux seuls cotisants de charges sociales.

    • La réponse est pourtant dans la question.
      Le revenu de base est perçu par tout citoyen de la naissance à la mort.
      Donc les enfants perçoivent ce revenu, leurs parents en leur nom au début, puis à leur émancipation ou leur majorité, eux même le reçoivent directement. Que la personne ait des enfants ou non n’a pas d’impact.

      Cela dit, le système s’il peut sembler joli sur le papier comme transition entre l’État partout (avec plein de taxes en tout genre et d’aides en tout genre) et l’État nulle part (ou réduit au régalien strict) est assez intenable pour deux raisons, la première financière (pour que ça « marche » il faut beaucoup de ressources, qui ne peuvent provenir que des actifs, or le système encourage en partie l’inactivité) et en partie philosophique : de quel droit peut-on décider qu’il faut que tous aient au moins « x », cela financé forcément par ceux qui génèrent plus ? Celui qui veut manger, qu’il travaille, comme disait St Paul, pourtant pas un économiste ni un ultra libéral.

  •  » L’État reste apprécié pour la manière dont il protège les droits fondamentaux (liberté d’expression, droit de propriété, liberté d’entreprendre, etc… »
    On n’a pas le c… sorti des ronces, comme aurait dit le poète!

  • Les Journalistes de Charlie, semblent se convertir au libéralisme si honni !
    Devant les collaborateurs qui leur demandent leur part du pactole (car ils ont travaillé des années pour rien, et voudraient, maintenant qu’il y a de beaux gros fruits juteux en croquer un peu..)
    Pas question leur répond la direction, et leur envoie des lettres de recadrage, que même les patrons voyous, si dénoncés par nos journalistes de Charlie, n’auraient jamais osé envoyer à leur employé..Mais quand on est Charlie : on peut TOUT se permettre.
    Même partir avec le pactole, ce que vient de faire l’actionnaire majoritaire en pleurs (apportez lui des mouchoirs, SVP, et le 1er prix de comédie de Cannes !), Trop de pression, il ne supporte plus, il s’en va (avec la majorité du pactole ? Sans le partager ?) Ah ! Quand le masque tombe, que ces guignols ont l’air triste ! L’argent qui corrompt les mentalités et les coeurs, a encore frappé.

  • Arrêtons de dire que le revenu universel est une idée libérale ! C’est de l’assistanat pure et simple (faut pas ce le cacher, certain préfèreront rien foutre et vivoter sur le dos des autres que d’aller bosser !), et ce sera toujours ceux qui bossent qui payeront la note (comme d’habitude, on est habitué à force !). C’est le genre de mesure qui marche que dans les pays sous développé.
    Pourquoi payer des impôts pour financer des feignants ? On vit dans un pays ou les études sont gratuites (ce qui est une très bonne chose), mieux vaut financer des écoles que des feignasses !
    Un est des principes de base du libéralisme c’est le principe de propriété (et donc propriétaire de soit même), hors être propriétaire c’est être responsable de ses actes, tu as pas fait d’étude et/ou tu ne travail pas assez … te plains pas de rien gagner .
    Mettons fin au libéralisme-socialiste !

    • Ne pas confondre l’impôt négatif, qui n’a rien à voir avec le revenu universel : le revenu universel est une idée d’ultra gauchiste (Chouard etc…) qui dit que l’Etat doit assurer un revenu unique et identique pour tout le monde, libre aux gens après de bricoler pour gagner plus (si ils veulent) – l’impôt négatif est une somme à déduire de la flat tax, il sert uniquement de filet de secours et garanti une somme minimale pour survivre, à l’identique du RSA activité qui garanti 400 euros de revenus par personne et par mois et diminue dès que les gens gagnent de l’argent d’une autre façon (salaire, revenu, assurance…)

      Ceci dit, vu les confusions, je comprend les commentaires …

      • Désolé, je parlais bien du revenu de base, j’ai mélangé avec l’allocation de base, c’est de ma faute.

        C’est bien de l’assistanat, pourquoi nourrir quelqu’un qui ne travail pas ? Comment faire accepter un travail a mis-temps dégradant payer 400 euro par mois dans ces conditions (si on abolie le smic) ?
        Sa revient a fixer un salaire minimum,si le revenu de base est de 400 euro, alors personne n’ira se lever tous les matins à 6 heure pour 200 euro de plus (vu que travailler engendre des frais) le bénéfice est très mince.

        • Oui, ces noms ne sont pas clair et tout le monde mélange tout.

          On parle bien du même mécanisme ? Celui ou revenu de base est réduit d’un % du revenu réel, pour faire un effet tremplin : exemple dans une version simplifiée :

          – vous ne travaillez pas : zéro revenu, vous touchez 400 euros.
          – vous bossez pour 400 euros par mois de revenu, on retire 50% du revenu de base, votre revenu total est de 400 + (400 – 400/2) = 600 euros.
          – vous bossez pour 600 euros : revenu total de 600 + (400 – 600/2) = 700 euros
          – vous bossez pour 1000 euros, comme 1000/2 est supérieur à 400, vous payez des impôts sur 1000 + (400 – 1000/2) = 900 euros de revenus imposables (flat tax)

          Il y a d’autres modes de calcul qui reviennent plus ou moins au même.

          Je ne pense pas que les gens ne chercheront pas à travailler, le travail n’est pas une question de confort ou d’habitude : ca l’est devenu à cause du système actuel, parce que 1° les allocations diverses et variées permettent des revenus dans certain cas plus importants que ceux obtenus en travaillant et 2° parce que l’emploi est devenu une denrée super rare, ce qui met les gens en position de faiblesse par rapport à l’employeur.

    • C’est pas libéral en soi, mais ça n’est pas une mauvaise idée pour une transition.
      Le premier qui à émis l’idée c’était Hayek, avec le concept de réunir toutes les aides en tout genre que l’Etat distribue, diviser ce montant entre tous les citoyens, et hop. Le truc étant largement simplifié par rapport à ce qu’on a actuellement on dégage des ressources avec moins de frais de gestion (et moins de décisions en tout genre pour « piloter » donc moins de fonctionnaires, moins de décisions « politiques » etc.) permettant de baisser l’impôt et de déshabituer les gens a aller quémander au près de maman Etat. Ensuite on laisse le montant de ce revenu fixe (ou il croit moins vite que l’économie) et hop petit à petit on se libère de toutes ces chaines de taxes, d’aides, d’interventions sociales.

      Le truc n’était pas forcément idyllique car si tous reçoivent un revenu qui leur permet potentiellement de vivre sans travailler, alors le nombre de travailleurs (qui génèrent la richesse sur laquelle on prélève les taxes à redistribuer) risque de diminuer en proportion de la population, et le système loin de se résorber risque de peser de plus en plus lourd. La solution à ce problème a été proposée par un autre socialiste bien connu, Milton Friedman, sous la forme d’impôts négatifs… C’est moins pire, mais là encore ça ne sert que comme transition.

      Pour finir, l’enseignement gratuit n’est pas du tout une bonne chose, mais alors pas du tout… 1° c’est totalement inique, les « élites » intellectuelles se font payer des études qui servent par l’ensemble de la population, surtout ceux qui n’ont pas pu en faire et dont les enfants majoritairement ne font pas d’études ou du moins pas d’études valides. 2° ça n’incite pas l’étudiant à se bouger et à être acteur de ses études. On voit la différence d’attitude entre une fac et une grande école payante. Et ça même si la fac c’est Dauphine et la « grande école » une petite école de commerce un peu foireuse. 3° celui qui paye décide, c’est bien normal. Donc comme le « gratuit » n’existe en fait pas, l’État payant, il décide et oriente la formation et l’idéologie. Donc les études forment à l’étatisme et les ressources orientées vers tel ou tel constructivisme à la mode, vers telle science du futur qui sera has been dans 2 ans… Alors que si les gens payaient et donc décidaient…

  • Votre article démontre surtout que les Français veulent plus de libertés mais sans les responsabilités qui en découlent et une demande de protection incompatible avec la responsabilité de chacun.
    Quant au Liber c’est surtout une incroyable naïveté sur la nature humaine. Avec ce système on aura des gens qui recevront les minimas et qui s’y tiendront donc seront toujours dans une pauvreté absolue et d’autres qui ,comme aujourd’hui ,travailleront au noir d’autant qu’en face le contributeurs du système ,eux auront tout intérêt ,à minimiser les chiffres d’affaires et profits ..
    La pauvreté résulte chez nous de la non adéquation de la demande à l’offre du travail,de l’incapacité de l’Etat à travers l’Education nationale à y trouver un remède et de l’absence d’offres suffisantes vu la super fiscalité nécessaire au super Etat qui veut notre bien malgré nous …. et enfin la non maitrise d’une invasion ethnique non qualifiée à charge des actifs toujours moins nombreux
    leLiber est juste une utopie de plus

  • Le  » revenu universel « , ça ressemble beaucoup au communisme..

  • Alors moi, ce que j’en comprends c’est que pour les Français, le libéralisme c’est un Etat qui intervient pour investir dans les entreprises plutôt que de distribuer allocations sur allocations.

    Moi je veux y voir un progrès. Les Français comprennent que le solution passe par l’entreprise.

  • Le libéralisme restera marginal, une utopie et un tabou pour les politiciens tant que les libéraux n’auront rien à proposer face à l’exclusion sociale.

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Un entretien mené par Matthieu Creson pour la la Revue Politique et Parlementaire. 

 

Pascal Salin est économiste, professeur émérite de l’université Paris-Dauphine, et fut président de la société du Mont-Pèlerin de 1994 à 1996.

Parmi les ouvrages qu’il a publiés, citons notamment La Vérité sur la monnaie (Paris, Odile Jacob, 1990), Libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2000), Français, n’ayez pas peur du libéralisme (Paris, Odile Jacob, 2007), Revenir au capitalisme pour éviter les crises (Paris, Odile Jacob, 2010), La T... Poursuivre la lecture

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