Victoire de David Cameron : quand le courage politique paye

Avec une large victoire aux législatives, David Cameron démontre qu’il est possible de transformer une économie en menant des réformes audacieuses et se faire réélire.

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David Cameron - Credits : Number 10 via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

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Victoire de David Cameron : quand le courage politique paye

Publié le 8 mai 2015
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Par Kevan Saab

David Cameron - Number 10 (CC BY-NC-ND 2.0)
David Cameron – Credits : Number 10 via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

 

Les Britanniques ont tranché, ils gardent David Cameron au 10 Downing Street pour cinq ans supplémentaires, convaincus par les résultats économiques obtenus lors de son premier mandat. Voilà bien un résultat qui laissera pantois une bonne partie de la classe politique de ce côté de la Manche ou bien encore les technocrates du Fond Monétaire International qui, après avoir ouvertement critiqué la politique de rigueur budgétaire de Cameron, se sont vus obligés de reconnaître publiquement s’être trompés dans leurs pronostics.

En effet, en matière de réussite économique, peu de gouvernements peuvent se targuer d’afficher un palmarès aussi impressionnant que celui de David Cameron. Pour commencer, le pays affiche la plus forte croissance économique des pays du G7 pour l’année 2014 avec 2,6% de croissance, soit 6,5 fois plus que la France de Hollande qui affiche un maigre 0,4%.

Croissance éco G7

Sur le front de l’emploi, les résultats sont là aussi excellents : tandis que la France s’enfonce mois après mois dans le chômage de masse, le Royaume-Uni affiche un taux de chômage insolent de 5,6%.

Chômage France RU

Cerise sur le gâteau, il s’agit là en majorité de créations de postes à temps plein et non d’emplois précaires à temps partiel comme le laissent entendre certains commentateurs politiques. Hasard des statistiques, France et Royaume-Uni affichaient au premier trimestre 2010 le même nombre d’employés à temps plein, chacun peut constater comment la situation a évolué depuis :

Création d'emploi France RU

Seule ombre au tableau : la dette publique. Bien que le rythme d’accumulation de la dette se soit très largement réduit depuis l’élection de David Cameron en 2010, le Royaume-Uni dépense toujours plus qu’il ne perçoit en impôts. Ainsi en 2014, le déficit budgétaire représentait encore 5,7% du PIB, une embellie par rapport aux 10% de déficit annuel laissé par Gordon Brown en quittant ses fonctions, mais encore trop pour stopper l’hémorragie.

dette publique RU

Avant de s’attacher à comprendre les vraies raisons des succès économiques de Cameron, commençons par dissiper les explications vaseuses qu’on lit régulièrement dans la presse. Non, le Royaume-Uni ne s’est pas sorti de l’ornière en faisant tourner la planche à billets, ni en pratiquant des taux directeurs plus faibles que ses partenaires, ni en laissant s’effriter la valeur de la livre sterling. À vrai dire, comme le montrent les figures suivantes, la Banque d’Angleterre affiche certes un taux directeur faible mais plutôt dans la fourchette haute des taux pratiqués par ses pairs. Enfin, la livre sterling ne s’est en aucun cas effondrée face aux monnaies des partenaires commerciaux les plus importants du Royaume-Uni : c’est-à-dire face à l’euro et au dollar américain. Bref, la recette du succès de Cameron ne réside pas dans un tour de passe-passe monétaire.

Taux directeurs des principales banques centrales

Taux directeurs des principales banques centrales

Taux de change Livre Sterling vs Euro

Taux de change Livre Sterling vs Euro

Taux de change Livre Sterling vs Dollar US

Taux de change Livre Sterling vs Dollar US

En réalité, dès son élection, David Cameron et son gouvernement ont fait le pari de miser sur la créativité et l’ardeur travailleuse des Britanniques afin de faire redémarrer la machine économique du pays. Dans les faits, ce choix s’est soldé par une cure d’amaigrissement pour le secteur public afin de supporter un généreux programme de baisse d’impôt pour le secteur privé. Ainsi, en serrant la ceinture, le gouvernement britannique est parvenu à faire reculer le poids du secteur public dans l’économie de près de 50% en 2009 à 44% cinq ans plus tard, à titre d’indication la France caracole elle à 57%. Dépense publique France RU

En contrepartie de ces efforts budgétaires, les taux d’imposition des sociétés furent baissés de 28 à 20%, contre 33,33% en France, soit un des niveaux les plus compétitifs parmi les pays de l’OCDE. Les PME ont bénéficié elles aussi de rabais fiscaux. Une accalmie fiscale qui concernera d’ailleurs aussi les particuliers dès fin 2015 grâce à une refonte des barèmes d’impôts pour les plus pauvres et la classe moyenne.

Évidemment, suite à ce bol d’oxygène donné aux entreprises britanniques, la réaction du monde des affaires ne s’est pas faite attendre. Ainsi, alors que la France voit tous les jours ses investisseurs fuir vers des cieux plus cléments, le Royaume-Uni enregistre ces dernières années des records d’investissements directs étrangers (IDE), des investissements aboutissant évidemment à des créations de postes et des salaires pour les travailleurs britanniques. À titre d’exemple de ce redressement, on citera le cas de la renaissance de l’industrie automobile anglaise qui, pour la première fois depuis 1976, exporte plus de véhicules que le pays n’en importe.

Enfin, outre les succès économiques indéniables, un observateur objectif de la vie politique britannique se doit de constater le courage d’un homme politique qui, en cinq ans à Downing Street, a su mener des réformes budgétaires audacieuses, juguler un euroscepticisme grandissant, préserver l’intégralité du Royaume-Uni en bravant les séparatistes écossais à leur référendum tant attendu et enfin conduire des réformes sociétales modernes que peu de politiciens de droite auraient osées (exemple : la légalisation du mariage homosexuel, la réforme de l’accession au trône, etc.). Une véritable leçon de politique, en particulier pour la classe politique française, qui démontre clairement que l’on peut encore de nos jours réformer profondément son pays tout en se faisant réélire, à condition d’avoir le courage de maintenir son cap pendant tout un mandat.

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  • Bravo Cameron,Fillon prends en de la graine,et quelle joie la gueule dépitée des journaleux ce matin après Netanayou Cameron,dure la fessée

    • Une victoire des Républicains aux présidentielles US serait la cerise sur le gâteau même si ce sera plus difficile car Obama ne d »çoit pas tant que ça au final, Hillary est puissante et le GOP est divisé comme jamais pour les primaires.

      • Oui et cette cerise nous sommes nombreux à la souhaiter .
        Elle viendra je crois car le mirage Obama finira par désservir Hilary qui s’y croit déjà.
        Il est maintenant impératif que nos amis républicains trouvent le candidat ou la candidate prète a mettre une femme de poigne comme le fut Thatcher au commande

    • Ah bon? Et la défaite écrasante de Ed Miliband, du parti libéral-démocrate contribue à votre bonheur?

      • Exact. Miliband est un gauchiste (même pour un travailliste). Cet homme était dangereux pour la GB. Il aurait pu faire bcp de mal à la GB.
        quand au parti libéral démocrate, ce parti n’est en rien libéral, c’est un parti centriste. C’est une bonne chose que les conservateurs soient seuls au pouvoir, ils ont dû modérer l’austérité à cause du parti libéral démocrate lors du précédent gouvernement

        • Je suis d’accord avec vous sur le domaine économique. Néanmoins, les LibDem étaient aussi plus modérés sur le plan des libertés civiles et notamment de la surveillance d’Interet, dont le R-U risque d’être encore plus victime avec Cameron seul au pouvoir.

  • J’ai entendu Bartolone ce matin dire que « les élections britanniques montrent qu’on peut réformer et être réélu »…
    Quand ces gens qui nous gouvernent prétendent réformer le pays, sont-ils sincères (donc incompétents) ou se foutent-ils de nous?

  • Y aurait il un lien entre les instituts de sondages et l’UE ?
    Ah oui, se poser des questions devant des événements flagrants c’est voir des « complots » partout.
    Donc tout c’est passé normalement avec les sondages et si quelque chose s’était passé ce serait le fruit du hasard….

    • Ben là désolé mais c’est pas flagrant du tout, vous voyez que ce que vous voulez voir…
      La vérité est que les sondages avantagent toujours la gauche à peu près partout, même hors d’Europe car les instituts de sondage sondent une plus grande part d’urbains résidents en centre-ville que ce qu’ils représentent à l’échelle nationale car ils sont plus faciles et moins coûteux à atteindre, hors ils votent majoritairement à gauche que ce soit à Londres, Paris, New York ou Tel Aviv.

      • la question subsidiaire est donc « les sondages sont ils des prophéties auto-réalisatrices? »
        en d’autres termes , commander un sondage et se baser sur ses résultats pour imposer une politique ( exemple , mariage homo , loi dalo , loi alur….) est il juste une escroquerie délibérée ou simplement lié à la méconnaissance de la composition zosiologik de l’échantillon considéré ?

        • Ben le seul sondage valable, c’est l’élection ou le référendum! Les autres ne sont que des sources de suspicions: tout dépend du commanditaire que n’importe quel commercial n’a pas envie de décevoir, évidemment!

        • Les prétentions des sondeurs vont être rabaissées et c’est tant mieux. Ils peuvent même disparaître, cela ne m’empêchera pas de dormir

      • « car les instituts de sondage sondent une plus grande part d’urbains résidents en centre-ville »

        Oui ça c’est d’ailleurs beaucoup vu dans les témoignages où beaucoup expliquaient voter Vert ou lib-dem. Ce qui n’est pas du tout représentatif du pays dans sa globalité. C’est dire à quel point l’importance accordé aux témoignages doit être très basse dans toute étude scientifique. L’activité de sondage ne se veut-elle pas une science de l’opinion ? On devrait revoir la méthode.

      • Pour les élections israéliennes, l’une des raisons des sondages tronquées est le fait que les médias sont majoritairement de gauche en Israel ce qui fait que les électeurs de droite s’en méfient et donc refusent bcp plus facilement de répondre à des sondages. les médias britanniques sont majoritairement de droite (ce qui est très rare).

  • Félicitations à David Cameron pour sa belle victoire.
    Il est l’homme politique que j’admire le plus en ce moment, ses réformes ont été très courageuses et ont remis sur les rails un pays dont la crise financière avait mis l’économie de son pays en grand danger. Aujourd’hui le Royaume-Uni est bien plus dynamique que le reste de l’Europe, attire des immigrés du monde entier, Londres est la ville la plus dynamique d’Occident aux côtés de Houston et le pays se réindustrialise peu à peu. Réformes fiscales et économiques ont vraiment fonctionné, c’est plus que mérité 🙂 Les prochaines années s’annoncent belles au R-U 😀

    • Néanmoins très déçu par la faible performance du parti de Mr. Farage (UKIP)….Le seul à avoir une position anti-immigration et anti-européenne.

      • A l’instar de Clegg et Miliband, on attend d’ailleurs sa démission du parti.
        Ah moins que… ah oui c’est vrai : c’est un démago !

        • Clegg, Miliband et Farage ont tous les trois demissionne ce matin

        • il a démissionné.
          Et pour l’UKIP ça prouve juste que les positions anti-immigration ne font pas gagner une élection, c’est un pays ouvert, c’est dans leur culture.

          • Tout est le pour le mieux dans le meilleur des mondes mondialisés possibles. Pas d’émeutes, pas de terrorisme, pas de parti anti-immigration, pas d’actes islamophobes, pas de ligue de défense anglaise…

          • « e juste que les positions anti-immigration ne font pas gagner une élection, c’est un pays ouvert, c’est dans leur culture » la GB est une île par conséquence elle a tjs un sentiment isolationniste (sauf pour l’économie où elle est très favorable au libre échange). Ce que cette élection prouve surtout c’est l’inéquité du mode de scrutin anglais. L’UKIP a fait plus de 12 % et obtient un seul député tandis que le SNP qui fait moins de 5 % en obtient une quarantaine. Le score de l’UKIP que vous le voulez ou non est plutôt honorable. Il ne faut pas oublié qu’une bonne partie du parti conservateur est eurosceptique et a des positions très durs vis à vis des immigrés. Il existe aujourd’hui en GB un fort sentiment anti immigré et pas seulement pour des raisons économiques comme vous le soutenez dans un de vos commentaires mais parce que ceux ci sont considérés comme une menace pour la culture britannique. D’ailleurs, Cameron depuis les émeutes de 2011 a radicalisé son discours sur l’immigration. L’une des raisons de l’opposition à l’immigration est l’islam. Bcp de Britanniques voient l’islam comme une menace. Il y a pas mal de problèmes avec la communauté musulmane britannique

        • Farage dit bcp de choses très intéressantes. Tout politicien est un peu démago. Personnellement, je préfère Farage à n’importe quel politicien francais

      • Modération : orthographe svp !

        Il a fait une faible performance à cause du mode de scrutin. En nombre de voix le score de l ukip n est pas mal mais cela ne s’est pas concrétisé en sièges car son electorat est dispersé

      • le score de l’UKIP était prévisible. les sondages lui donnaient entre 0 et 2 sièges, il en a obtenu 1. A noter qu’en voix, l’UKIP a fait plus de 12 %(ce qui est plus qu’honorable). Il y a une bonne partie du parti conservateur qui est eurosceptique. De plus, une partie de l’électorat qui aurait pu voté UKIP à préférer voter pour le parti conservateur pour empêcher les travaillistes d’arriver au pouvoir et pour avoir un référendum sur l’europe.
        désolé pour l’orthographe du commentaire précédent mais je l’ai écrit sur un smartphone (je ne suis pas habitué)

    • « attire des immigrés du monde entier » LOL

      • Ben oui c’est la vérité, mais votre LOL montre un niveau intellectuel très bas, quelle argumentation.

        • Pourquoi argumenter cette insanité ? Quand à mon niveau intellectuel, il est suffisant pour démonter vos sophismes.

        • On argumente pas avec des gens comme vous. On les couvre de goudron et de plumes et on les fout dehors.

          • C’est bien ce que je disais, vous ne savez rien. L’ignorant ne sachant pas son ignorance en somme.
            Vous feriez un parfait politicien.

            • Le problème est que ne sachant rien, j’en sais beaucoup plus que vous.
              Argumentez avec vous ne sert à rien puisque vous niez la réalité comme le montre votre béatitude devant l’immigration.

      • Il n’a pas dut comprendre encore que l’une des forces centrifuges à l’oeuvre au R.U était entre autre l’importation virale (donc une forme d’immigrationisme résurgent) du sécessionnisme de la croix de st george ..Mdr faut tout leur dire à ces jeunots .LOL

      • Insane?
        Les Anglais ne sont pas majoritaires dans leur capitale (Grand Londres).
        Cameron n’a pas réussi a tenir sa promesse de contenir l’emigration a 100 000/ans.
        Il vous faut quoi?
        Perso, de voir et entendre des français partout, de savoir que la deuxième langue du RU est devenu le Français, ca ne me fait pas LOL du tout, mais alors, vraiment pas.

  • Peut-être que les Britanniques en ont marre de l’Europe et espèrent que Cameron et le referendum va les en débarrasser contrairement aux travaillistes.

    Ne pas négliger l’effet magique de Bruxelles et ses technocrates, de la BCE et de la Grèce dans les élections européennes à venir.

    • Cameron ne soutient pas une sortie de l’Europe, il propose un référendum avant tout pour obliger Bruxelles à reculer et rendre certains pouvoirs de régulations et contrôle aux Etats, c’est un moyen de pression.
      De plus si un sondage avait lieu on aurait les conservateurs, la communauté d’affaire, les immigrés européens pouvant voter, le Labour, le SNP, les Lib Dems et les Verts se battant pour rester en Europe, une victoire du camp anti-européen au référendum n’a rien d’une évidence.

      • Il semble que Cameron a fait un pari efficace mais risqué avec sa promesse de referendum – puis qu’il est contre la sortie de l’Europe. Cependant d’ici 2017 la situation de la Grèce se sera encore aggravée (sortie de l’Euro ou nouvelle faillite) et les gabegies de super-Mario vont montrer leur inefficacité. Le sentiment anti-européen à toutes les chances de monter encore d’un cran.

        L’Europe est foutue …

        • Je ne suis pas aussi pessimiste que vous. La Grèce ne représente rien à l’échelle européenne tandis que l’Espagne et l’Irlande se remettent à merveille et qu’ils seront en bien meilleure forme en 2017, hors ces 2 pays sont bien lourds que la Grèce à eux 2, près de 7 fois plus donc ils vont peser davantage dans la balance. L’Allemagne sera aussi là. Je vois plutôt les choses se calmer un peu une fois que le problème grec sera réglé cette année.
          Et si le chômage baisse encore au R-U et que la prospérité est amplifiée la haine anti-UE pourrait bien baisser car le besoin d’un bouc-émissaire à punir se ferait moins pressant.

          • La balle est dans le camp de l’Europe, car les Anglais qui se sont (que l’on a) saigné aux quatre veines pour sauver leur économie n’auront pas retrouvé leur pouvoir d’achat d’ici un an et n’auront aucune envie de payer pour les pays du sud (Grèce, Italie et France) qui refusent les réformes.

          • Le résultat spectaculaire du SNP indépendantiste et pro-européen éloigne sérieusement la probabilité d’un vote des Britanniques en faveur du Brexit.

            • le SNP fait moins de 5 % (à comparer à l’UKIP qui fait plus de 12 %). Je ne vois pas en qui cela change grand chose pour le référendum

        • L’Europe est foutue …mais c’est une bonne nouvelle !!!

          • Pourquoi ? L’UE n ‘existait pas avant les années 50 et regardez comment ça a fini. Une Europe de nations en concurrence et de nouveau nationalistes, comme en 1914 ? Ouiii, tout va bien se passer c’est évident ! On commémore la fin de la WW2, c’est pas pour en recommencer les erreurs !

            L’UE doit être changée et réformée mais en aucun cas coulée, elle représente une vraie chance pour la paix et la prospérité, sans oublier que l’Europe peut compter sur la scène internationale une fois unie, nos pays ne pèsent plus grand chose une fois seuls et ce sera encore pire demain avec la montée de nouveaux acteurs comme l’Indonésie, le Mexique, la Colombie et le Vietnam !
            Et puis désolé mais j’apprécie de pouvoir aller chez nos voisins sans avoir à changer ma monnaie ou à me faire faire un visa, j’aime les contacts entre jeunes européens et le fait de pouvoir commerce sans entrave au sein d’un espace commun de 500 millions d’habitants.
            Pour moi aucune raison n’est suffisamment valable pour mettre fin à cette belle idée 🙂

            • « L’UE doit être changée et réformée mais en aucun cas coulée »

              N’est-ce pas là le rôle de l’ECR au parlement européen ? Du moins pour aller vers une Europe plus libérale et moins fédérale. Autrement dans l’optique fédéraliste il y a l’ALDE (le groupe libéral-centriste).

            • « Une Europe de nations en concurrence et de nouveau nationalistes, comme en 1914 ? Ouiii, tout va bien se passer c’est évident ! »
              SOPHISME N°1 : Il n’y a pas eu de guerre depuis 45 ? Juste pour la période récente, pas de guerre en Irak, en Afghanistan, pas de guerre en Lybie, ni au Mali non plus…

              • 1. ne comparez pas ces conflits mineurs avec les secondes guerres mondiales
                2. Ces pays ne font pas partie de l’UE. Donc oui, pas de guerre entre pays de l’UE.

                • Donc,
                  1. Les pays européens mènent bien toujours des guerres
                  2. mais pas entre eux, alors tout va bien.
                  L’URSS faisait-elle partie de l’UE ? je ne souviens pas d’une guerre avec l’URSS depuis 45.

            •  » elle représente une vraie chance pour la paix et la prospérité » ce n’est pas l’UE qui a permis la paix d’après guerre mais les américains qui ont mis l’europe (non communiste) sous protectorat et qui ont tout fait pour l’unir pour qu’elle soit forte pour combattre les soviétiques. Je pense que vous devrez trouver autre chose comme argument que l’europe s’est la paix car c’est un argument fort contestable. perso, je ne suis pas contre une europe réformée (je suis plutôt d’accord avec l’europe que voulait Tatcher)

              • Tout à fait.
                De plus on notera que l’argument ne s’applique qu’aux nations européennes, qui étant peuplées de gaulois, de teutons et de vikings, belliqueux et bas de plafond, ne peuvent pas être indépendantes sans s’entretuer. Alors que les autres nations, tellement plus civilisées et pacifiques, peuvent être indépendantes.
                Notre grand stratège, qui sait tellement de choses, pourrait nous faire profiter de sa science, et nous dire quel pays européen a l’espoir de vaincre militairement la France…

      • « il propose un référendum avant tout pour obliger Bruxelles à reculer et rendre certains pouvoirs de régulations et contrôle aux Etats, c’est un moyen de pression. »

        Oui mais le problème c’est qu’on ne voit pas bien ce que peut lui accorder de plus l’UE. Le Royaume-Uni est probablement le pays membre avec le plus d’exceptions aux règles communes européennes, aussi bien pour la réglementation que pour le financement. Cameron a créée en 2009 le groupe de l’ECR au parlement européen et c’est la troisième force politique à égalité avec celui des libéraux. La balle est dans leur camp, pas ailleurs.
        Le problème c’est qu’on continue de faire croire aux Britanniques que ce sont des victimes de l’UE mais la plupart du temps ils ne savent pas quoi lui reprocher précisément. C’est juste un lieu commun. A se demander pourquoi ils sont rentré dans l’UE au départ…

        • Ben il y a des choses qu’ils veulent, comme l’immigration. S’ils veulent moins d’immigration européenne ils ne peuvent pas s’y opposer, seulement s’opposer à l’immigration extra européenne…Mais souvent l’immigration extra-européenne les arrange car ils peuvent y trouver les talents dont ils ont besoin, surtout en Inde, mais l’immigration européenne est beaucoup composée d’immigré de faible qualification qui entrent en concurrence avec les Anglais peu qualifiés, c’est cela qui les gêne.

          • Ils ne sont pas dans l’espace Schengen. Que faudrait-il faire de plus ?

            • Euh ça les interdit pas de venir, c’est juste qu’il y a contrôle au frontière. Tant que tu as une carte d’identité d’un pays de l’UE tu peux techniquement passer.

              • C’est leur problème, pas celui de l’UE !

                • Ben il semblerait que si, il a bien été dit qu’ils ne peuvent pas empêcher l’immigration européenne car ce n’est pas autorisé par l’UE.

                  • Ils n’ont pas le droit d’instituer des quotas d’immigration ?
                    Leur seule obligation c’est la norme sur le droit d’asile. Et c’est eux qui l’ont signé.

                    Et par ailleurs, les quotas d’immigrés c’est une très mauvaise idée.

  • « Non, le Royaume-Uni ne s’est pas sorti de l’ornière en faisant tourner la planche à billet » : si ce n’est sûrement pas le facteur explicatif de la bonne santé relative de la GB, la BoE a indéniablement recours à la planche à billet pour financer les dettes publiques. Voir par exemple :
    http://www.bankofengland.co.uk/markets/PublishingImages/images/balance_sheet_liabilities.gif
    https://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2012/12/pdf/dataspot.pdf

    Sur le premier graphique, on observe la couleur sombre des opérations ponctuelles d’injection de liquidités destinées à sauver le marché interbancaire suite à la crise de confiance de 2008. Jusque-là, la BoE est restée dans son rôle. Mais par la suite, l’accroissement spectaculaire de son bilan est entièrement lié au financement de l’Etat obèse impécunieux par la planche à billet. Il se poursuit aujourd’hui activement par le truchement du rachat des dettes publiques arrivant à échéance, puisque le bilan ne baisse pas.

    On se souvient que les politiques monétaires discrétionnaires des BC n’ont pas pour objet la relance de l’économie mais le sauvetage des Obèses surendettés, peu importe les dommages collatéraux de ce sauvetage sur les économies productives. Borgne au milieu des aveugles, la livre ne s’effondre pas parce que les autres monnaies sont encore plus maltraitées par leurs BC respectives. Mais tôt ou tard, la GB devra payer le prix douloureux de sa politique monétaire « audacieuse », aussi irresponsable en GB qu’ailleurs.

    Il se trouve que Cameron a en parallèle mené une politique qui se rapproche le plus de ce qu’il convient de faire pour libérer l’économie de l’Etat obèse. Il touche aujourd’hui les dividendes de son courage remarquable et de la justesse de sa démarche. C’est très bien ainsi. Les politiciens français auraient avantage à s’en inspirer, c’est-à-dire abandonner le collectivisme socialiste avant que la France ne sombre définitivement. Sans alternative, le temps est venu de décollectiviser massivement le pays. Cela passe par le retour au secteur privé productif des 7 secteurs économiques qui n’auraient jamais dû le quitter : santé, éducation, retraites, logement, énergie, transport, culture.

    • Entièrement d’accord pour dire que la BoE joue aux mêmes jeux dangereux que ses pairs, la thèse exprimée ici – peut-être pas assez clairement d’ailleurs – est que les tours de passe-passe monétaires de la BoE sont finalement dans la moyenne, voir même plus conservateurs que ce que l’on a pu voir de la Fed, de la BoJ ou encore de la BCE. Bref, la variable qui a fait la différence c’est la libéralisation de l’économie conduite par Cameron.

      • Je pousse le bouchon un peu plus loin : puisque la politique de la BCE est dé-corrélée de celle des états partageant l’euro, pour tout un tas de raison actuelles, ne peut-on pas voir dans le succès anglais la preuve évidente que l’euro est, tel quel, une imbécillité?

        • C’est peut-être le « tel quel » qui devrait changer!

        • Depuis que l’euro est devenu l’euro-DTC, oui, on peut le voir comme cela. On peut revenir au franc sans dommage puisque dans les deux cas, on aura une monnaie de pacotille.

          A moins que les politiciens ne mettent brutalement un terme à la folie de SuperMariole. Ils le peuvent sans aucun doute puisque SuperMariole a lui-même bafoué les traités en décidant l’achat direct de titres publics. Si une des parties ne respecte pas la règle, pour quelle raison mystérieuse l’autre partie devrait s’y tenir ?

          • Je crois hélas que SuperMariole comme vous dit viole les traités sous la pression des états défaillants comme la France pour prolonger la merveilleuse aventure socialiste. Il le dit lui même qu’il achète du temps pour que les états se réforment. Certains le font, je mets €1 que Rajoy sera réélu contre l’avis des sondages mais aussi qu’Hollande ne fichera rien jusqu’à 2017.

            • Effectivement, les décisions de SuperMariole, peut-être à la suite d’un chantage des socialistes français, ont pour conséquence l’abandon de la neutralité de la BCE et la politisation de l’euro, marquant le début de la fin de la monnaie unique qui ne s’en relèvera pas.

          • On peut revenir au franc sans dommage puisque dans les deux cas, on aura une monnaie de pacotille.

            Sauf qu’avec nos politiciens de compétition, dans le genre du Capitaine Hollandais Volant, cela pourrait faire tomber le pays de Charybde en Scylla ❗

  • Bravo à l’auteur pour la clarté de son exposé.
    Il prouve qu’un etudiant ingénieur peut énoncer plus clairement des faits economiques que certains normaliens, énarques, hec, … (Descartes est content)

  • Je crois que la politique intérieure et la question de l’indépendance de l’Ecosse explique plus largement la victoire de Cameron et surtout l’écart incroyable avec les Travaillistes. D’une part le SNP a pris un nombre spectaculaire de voix au Labour sur ses propres terres et à l’inverse on a préféré ailleurs voté contre le SNP en votant contre le Labour (ou en revotant Cameron). Il y a eu un véritable de baiser de Judas de la part de sa leader Nicola Sturgeon qui affirma unilatéralement accepter la configuration d’une alliance en cas de victoire du Labour. Et juste avant de relancer la possibilité d’un nouveau référendum sur l’Indépendance dans un avenir proche. C’est je pense l’explication première à ce surprenant résultat électoral. Et le paradoxe est que désormais le Royaume-Uni est plus proche de rester dans l’UE que de rester « uni » en perdant l’Ecosse dans un avenir pas si lointain.

    • Je pense aussi que la gauchisation du parti travailliste lui a grandement nui. Si les travaillistes veulent revenir au pouvoir, ils ont intérêt à trouver un leader un peu plus centriste.

  • Ah ah ah, les graphiques mensongers sur la conversion livre/euro démarrant bien opportunément en 2011, et non avant la crise lorsque le sterling était à 1,5. Idem sur les taux d’intérêt, qui sont à un faible niveau depuis 2009. On cherchera également en vain le graphique sur l’inflation (5% certaines années !) et celui sur le déficit public (vous parlez certes des dépenses – ça a d’ailleurs provoqué un effet récessif colossal -, mais uniquement en pourcentage, lequel a diminué avec la croissance). S’il y a un responsable du succès temporaire britannique, ce sont les autorités qui n’ont pas tardé à prendre des mesures importantes (dévaluer, baisser les taux et laisser filer inflation et déficit) alors que les Européens continentaux se sont tirés une balle dans le pied avec l’austérité, les dingueries de Trichet et des Allemands, l’euro fort (avant de finalement agir mais tellement tardivement… – cela dit, cette action, même tardive, devrait impacter le RU, on verra bien). Et plus fondamentalement les Britanniques devraient dresser une statue à Tony Blair et à tous les ministres qui ont envoyé promener les critères de Maastricht et la promesse de rejoindre l’euro. Pour le reste, l’économie britannique demeure toujours aussi faible, peu productive, peu innovante, tirée par la finance, l’immobilier et l’immigration.

    • « faible, peu productive, peu innovante » : ça, c’était avant. Avant Thatcher pour être précis, du temps où les collectivistes étaient tout puissant. Pour ceux qui se souviennent de l’état de délabrement profond de la GB avant que la Grande Dame redresse son pays, le contraste avec la situation actuelle d’un pays dynamique alliant modernité et tradition, agréable à vivre, riche, propre et pimpant, est absolument spectaculaire.

      Aujourd’hui, le même sentiment d’entrer dans un pays en fin de course, épuisé, abandonné, miséreux, sale et délabré, apparaît cruellement à l’observateur quand il traverse la frontière de l’Allemagne vers la France. Faites l’expérience pour en juger ! Il faut revenir de l’étranger développé pour bien percevoir, par contraste, la crise profonde qui mine notre pays en voie de sous-développement après des décennies de collectivisme obtus et acharné.

      Cela n’empêche pas les politiques monétaires discrétionnaires de menacer la GB, comme signalé plus haut.

      • Méfiez-vous des apparences trompeuses. Voyager ne vous apprendra pas que le Belge est en moyenne beaucoup plus riche que l’Américain (l’argent dormant sur les comptes en banque est invisible), et que l’Espagnol ou le Grec que l’Allemand (lequel est rarement propriétaire de sa maison). C’est que certains pays ont une préférence pour le présent (consommation privée à crédit, ou exploitation des ressources naturelles) ; d’autres pour le passé (protection de l’épargne via une inflation basse) et/ou l’avenir (forte épargne et investissements dans la santé et l’éducation). Certains ont aussi une préférence pour les inégalités, y compris régionales, et se soucient peu de solidarité avec la ruralité… Certains privilégient encore le travail précaire et les baisses de salaires, voire les délocalisations, au chômage (mais en quoi cela améliore-t-il la vie des gens ?). C’est pour ça que je vous parlais d’inflation (qui affecte le pouvoir d’achat et l’épargne passée) et toute une série d’autres facteurs, qui rendent le tableau plus contrasté. Nous avons fait des choix politiques en Europe continentale.

    • Encore un qui croit que ce sont les états qui font les taux de change.

  • Bonne journée pour le Royaume Uni.
    Comme quoi on ne peut pas perdre les élections générales quand on a réussi à diviser le chômage par deux…
    A méditer par le squatter de l’Elysée.

  • Dur dur le réveil a gauche ce matin

  • Page 5 du manifeste des conservateurs : http://cloudfront-media.reason.com/mc/psuderman/2015_05/cons-uk-plan-life-NHS.png?h=774&w=525

    Heureusement qu’ils sont là pour nous, on aurait du mal à vivre sinon.

    • article très intéressant. le calendrier est la clé pour se faire réélire. Il faut faire les réformes impopulaires en début de mandat

  • Oui nos merdias qui étaient allés chercher les stats. qui les arrangeaient (alors que les vrais stats du RU, donnaient dès le début d’après-midi, une victoire nette de Cameron).
    C’est une maladie des merdias, dont j’ai oublié le nom scientifique : on veut que cela se passe comme on le souhaite, alors on tord le cou à la vérité..et même quand cela n’a pas lieu , on continue de faire semblant.
    Sarko et la l’argent de la vieille (non-lieu annoncé en pleine nuit) , et dans un débat dès le lendemain on continuait de l’accusé de ce vol , comme ci le non lieu, n’existait pas…
    Plus récemment 25 conseillers du FN qui ne travaillaient pas au parlement Européen, il sont 6 à qui l’on a demandé de remplir un formulaire….et toujours rien au niveau inculpation.. Mais dans les débats sur le FN (c’est la mode chez Calvi, faire des débats sur le FN, sans inviter le FN, et le CSA compte comme un présence du FN- alors que ce sont des débats ANTI-FN)-Les amateurs de démocratie, qui voient comme ils sont pillés dans leurs conviction d’une France à liberté de parole, apprécieront.
    Puis vient Israel, c’est sûr la gauche devait foutre ce Bibi dehors et rendre les territoires à la Palestine.
    Aujourd’hui la raclée à Cameron se transforme en victoire écrasante de celui-ci.
    Nos merdias champions du monde la désinformation.
    Serviles valets, il ne voulaient pas, à l’image de leurs maîtres Socialos, que Cameron l’emporte, et accomplisse sa promesse de quitter l’Europe (c’est le seul à respecter ses promesses). Trop tard..

  • Une dévaluation de 20% de la Livre Sterling a bien eu lieu en 2008.
    Or il faut deux années avant que ses effets sur l’état de l’économie soient pleinement efficaces,
    c’est à dire des le début et pendant toute la durée du gouvernement de David Cameron,
    qui a ainsi profité à plein d’une mesure prise par le gouvernement précédent de Gordon Brown.

    • « ne mesure prise par le gouvernement précédent de Gordon Brown » juste au cas où vous ne sauriez pas, la banque d’angleterre est indépendante du pouvoir politique (depuis Blair). donc c’est idiot de dire que c’est une mesure du gouvernement de Brown.
      autre chose que manifestement, vous ne savez pas: la situation du RU ne s’est pas amélioré en 2010 mais après et en raison des mesures prises lors de la première année du mandat de Cameron.
      Tous les économistes sérieux reconnaissent que la gestion de la crise par Brown a été désastrueuse

  • Les USA sont à exclure ! On paye pour eux !

  • Les commentaires sont fermés.

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