Pourquoi la batterie PowerWall de Tesla est vraiment disruptive

Nous sommes à l’aube d’une nouvelle révolution scientifique et technologique dont le meilleur exemple est l’annonce de PowerWall, la batterie de Tesla qui devrait terrifier EDF.

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Pourquoi la batterie PowerWall de Tesla est vraiment disruptive

Publié le 5 mai 2015
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Par Philippe Silberzahn

Elon Musk (Crédits : OnInnovation, licence Creative Commons)
Elon Musk (Crédits : OnInnovation, licence Creative Commons)

Nous vivons une époque formidable. Je ne cesse de le dire à mes étudiants, eux qui me regardent d’un air goguenard en se prenant pour une génération sacrifiée et sans avenir. Bref, nous vivons une époque formidable et sommes à l’aube d’une nouvelle révolution scientifique et technologique. De nombreuses ruptures sont en marche. Le meilleur exemple est l’annonce de PowerWall, la batterie de Tesla. Cette annonce devrait terrifier EDF.

PowerWall est une batterie Li-On qui est reliée aux panneaux solaires. Elle accumule donc de l’énergie pendant la journée (faible utilisation d’énergie) et la dispense le soir et le matin (pic d’utilisation).

Une batterie… rien de bien neuf dira-t-on. Mais la batterie de Tesla, contrairement aux batteries actuelles, est simple à mettre en œuvre et à utiliser (aucune maintenance). Et, ce qui ne gâte rien, elle est belle. Au lieu de la mettre à la cave, on la mettra dans le vestibule. Comme Nespresso a permis à la machine à café de quitter la cuisine pour entrer dans le salon. Une fois de plus, la vraie rupture ne réside pas dans une performance technique pure, mais dans une combinaison de performance technique suffisante et de simplicité d’utilisation. La batterie de Tesla, comme la Ford T avant elle, c’est mettre une technologie existante, déjà utilisée par quelques experts, au service du plus grand nombre.

La vraie rupture c’est la démocratisation.

Tesla n’est pas la première entreprise à faire des batteries. Elle n’est pas la première entreprise à tirer avantage des panneaux solaires. Il y a sûrement des solutions techniques supérieures. Mais elle est la première à rendre cela simple, évident. Notamment parce qu’elle est liée à la société SolarCity, qui installe des panneaux solaires chez les particuliers et qui connaît un succès croissant. Ainsi, elle combine les deux éléments cruciaux de la solution technique pour la rendre simple. C’est exactement la même force que l’iPhone : ce n’était pas le premier smartphone, ni même le plus sophistiqué (les smartphones Nokia étaient beaucoup plus avancés). Mais il avait ce côté évident, tout intégré, « cette fois c’est pour moi » qui faisait son caractère disruptif.

Avec la batterie de Tesla, EDF a enfin un véritable concurrent, qui menace son existence même. Si chacun est capable de produire son électricité de manière simple, l’entreprise n’a plus aucune raison d’exister. C’était vrai en théorie depuis longtemps, cela devient vrai en pratique. Et ce ne sont pas les investissements d’EDF dans le solaire qui y changeront quoi que ce soit. N’oublions pas que Kodak a aussi beaucoup investi dans le numérique, c’en était même un des pionniers. Cela n’a pas empêché l’entreprise de péricliter au final. La raison ? L’échec face à une rupture n’est pas une question d’investissement, les entreprises leader ignorent rarement les technologies de rupture, elles en sont même souvent à l’origine (c’est Kodak qui a inventé le premier appareil photo numérique et l’industrie horlogère suisse qui a mis au point la technologie quartz qui l’a quasi-détruite).

L’échec face à une rupture est une question de conflit de modèle d’affaire.

EDF ne lancera jamais une batterie comme celle de Tesla car celle-ci remet en question la nécessité de son réseau de centrales de production d’électricité, c’est à dire l’identité même d’EDF. Cela reviendrait à se suicider. De même que Kodak, malgré ses centaines de millions d’investissement dans le numérique, n’a jamais -vraiment- remis en cause son cœur de métier, la pellicule argentique. Elle a promu le numérique à moitié, sans y mettre vraiment tout son cœur et toute son énergie, en continuant de privilégier son cœur historique. Et quand elle a fini par se décider à abandonner ce cœur, vers 2005, il était trop tard.

elon musk présente powerwall - capture écran cc teslamotors
Elon Musk présente Powerwall – capture écran (c) Teslamotors

Encore une fois, les leaders n’ignorent pas la rupture, ils l’acceptent, lancent des produits mais préservent toujours leur cœur historique et compromettent donc la réussite de leurs efforts dans la rupture. Les acteurs en place font ainsi face au fameux dilemme de l’innovateur mis en lumière par le chercheur Clayton Christensen : s’ils embrassent la rupture, ils tuent leur cœur historique. S’ils ne l’embrassent pas pour préserver ce cœur, ils ratent l’opportunité de rupture. Si le cœur historique est en bonne santé, c’est souvent la seconde option qui est choisie (par défaut, par manque d’investissement, jamais explicitement). En résumé, on investit dans la rupture (donc on pense qu’on mise sur l’avenir et qu’on est dans la course) mais en continuant de favoriser de facto le cœur historique.

La batterie de Tesla est donc une vraie rupture qui menace toutes les entreprises de production d’électricité parce qu’en pratique, ces dernières sont incapables d’y répondre. Il est piquant de voir que cette rupture provient d’un… fabricant de voiture, et que ce fabricant de voiture a à peine plus de dix ans. Quelle époque passionnante !

—-
Sur le web.

Pour en savoir plus sur l’innovation de rupture, lire ma série « La source du dilemme de l’innovateur ». Voir également mon ebook « La tragédie du modèle d’affaire ». Nb pour les puristes : j’emploie l’expression « disruptive », qui est un anglicisme, car je ne trouve pas d’équivalent en français. Le site de la PowerWall ici. Lire l’excellent article de The Verge (en anglais) « Why the Tesla battery for your home should terrify utilities ».

À lire aussi : Batterie Tesla, sachons raison garder

Voir les commentaires (194)

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  • Article paru trop tard, la semaine dernière, un article disait ici que le stockage d’énergie n’est pas possible.

    • tout ce qui est écrit n’est pas parole d’évangile !

    • Il est possible de stocker l’électricité, personne n’a jamais dit le contraire (c’est à ça que servent les piles). Il n’est pas possible de le faire de manière rentable pour beaucoup d’électricité, et les batteries ont tendances à se vider toutes seules, sans aucune utilisation.

      Si Tesla à découvert une manière de dépasser les problèmes inhérents aux batteries, tant mieux, mais je demande à voir. Que se passera t’il, par exemple, si on ne voit pas le soleil pendant plusieurs jours? Est-ce réellement compétitif face au nucléaire?

      • Si pas de soleil ou de vent comme par exemple en hiver, on stockera l’électricité nucléaire et / ou carbonée made in Germany produite la nuit, qui sera restituée par la batterie le jour ( à ce prix là on se demande bien si ça vaut le jus de stocker quelques kwh ! )…

    • Stocker sur 24h et en relativement faible quantité ça va.
      Au pire c’est EDF qui prend le relais quand la batterie est vide et ça fera quand même des économies d’électricité.

      D’ailleurs, si j’ai bien compris, l’enjeu c’était plutôt de stocker l’énergie du réseau pendant que l’électricité est la moins chère pour la restituer aux heures de pointe quand elle est la plus chère.
      Pas forcément besoin de panneaux solaires.

      • Mais du coup tout le monde va se mettre à tirer du jus aux heures creuses, qui vont devenir les nouvelles heures de pointes.

        • Possible, mais sans me prononcer sur la faisabilité de tout ça, théoriquement une consommation permanente, lissée sur 24h, est moins chère à alimenter qu’une consommation avec des pics et des creux.

          • Si cette électricité est produite par éoliennes, ça doit pas jouer beaucoup. Mais surtout, dans ce cas, votre batterie ne vous sert plus à rien.

        • On s’en fiche, cette électricité ils doivent dans certains cas la dépenser de force car certaine source ne peuvent pas ralentir rapidement où il peut être plus rentable d’en gaspiller une partie que de refroidir les machines et les repartir.

    • pas rentable, pas impossible…
      notez que vous ne voyez aucun calcul ici…
      curieuse rupture.

  • il s’agit d’une rupture intéressante…aussi bien pour le particulier que pour les producteurs d’énergie alors je ne suis pas d’accord sur le coté ‘meurtrier’ pour notre champion .
    accouplés a une centrale nucléaire ces ‘accus’ rendent non nécessaire l’emploi de centrale gaz ou charbon. pour les pics de consommation..tout en rentabilisant les milliers d’ha de panneaux solaire/eoliennes rachetés par EDF

    • et j’ajoute qu’il est très intelligent de faire payer par l’usager ce stockage temporaire au lieu que notre industriel y investisse des milliards

      • Payer ben presque pas, si les tarifs que j’ai pu lire sont réel à savoir 1500$ d’entrée puis 15$/mois pendant 10 ans c’est un peu comme si EDF finance le truc pour moi qui ai déjà les panneaux l’argent que je donne a EDF dans l’abonnement ira donc chez Tesla. Le top c’est d’avoir une voiture telle la VOLT pour les longues périodes sans soleil ont pourrait imaginer que c’est alors la voiture par le biais de son groupe électrogène qui servirait a pallier un manque possible.

      • Stocker l’électricité produite la nuit à moindre coût par les centrales charbon / lignite et /ou fissiles pour la balancer le jour au moment même ou la surproduction des EnR fait baisser les prix de gros, où est le profit pour les ménages !?

        D’autant plus que la CSPE augmentera du fait de la surabondance d’offres…

        • Je ne connais pas très bien les prix, mais ce n’est pas plutôt le contraire?

          On stock lorsque la consommation est basse (et donc l’énergie est produite par les centrales nucléaires) et on utilise l’énergie au moment des heures de pointe (compensé par l’allumage des centrales au charbon).

          • Oui, on stocke la nuit lorsque les panneaux photovoltaïques ne produisent pas et l’on déstocke le jour au moment où les panneaux fonctionnent provoquant ainsi un engorgement du système et une hausse de la CSPE, liée à la baisse des cours de gros ainsi générés, c’est bien cela …

  • Il faudrait nous en dire plus sur le coût réel d’une telle installation.

  • Quel bonheur pour l’Afrique et les pays sous développés et les plus pauvres du monde. Si l’électricité s’affranchit des coupures, des délestages journaliers, les industries pourront s’établir, l’investissement arriver et créer des milliers d’emplois et sortir ces pays de la misère. Des zones entières du globe pourront maintenant bénéficier de l’énergie et de croissance.

    Quel bonheur de pouvoir transporter l’énergie et pouvoir se passer de monopoles.

  • Etonnant sur Contrepoint un article qui vante le champion toute catégorie des subsides qu’est Tesla. Sans parler de coût, une installation autonome demanderais minimum 2 batteries plus l’onduleur, plus les panneaux, on doit tourner entre 30.000 et 40.000 euros d’investissement, au prix de l’électricité EDF il faut être fou ou écolo pour se laisser prendre.

    • dans une construction neuve le remplacement des tuiles par des cellules rend le cout du solaire dérisoire et puis , la consommation d’un logement est ridicule , une batterie suffit.. tandis que l’hiver un abonnement spéciale heures de pointe permet de lisser à la baisse le cout EDF..et a combien se montera le prix du KW/H dans 4 ans ?

      • Le prix dérisoire est celui que l’on vous fait miroiter par la revente de votre production à un prix supérieur à celui du marché, avec une ou des batteries vous ne revendez plus votre production, elle sert à charger la batterie, et l’amortissement des panneaux vous incombe à 100%.

        • l’investissement dans de la tuile ne rapporte rien , c’est un cout total …..solaire , ce n’est que du bénéfice imprévu pour une maison

          • Dans une construction neuve puisque vous ne mettez pas de tuiles donnez moi le chiffres du coût de 140 m² (moyenne de la surface d’un logement) de panneaux, que je puisse juger du dérisoire.

            • Le coût actuel des panneaux est d’un peu moins de cent euros par mètre carré.

              • Ça comprend la main d’oeuvre? Parce que là, votre électricien va bosser un moment… Si on tient compte du coût de la maintenance, plus le nettoyage régulier du toit, je suis vraiment pas sûr qu’on y gagne tant que ça.

                • Poser des tuiles suppose aussi des dépenses de main d’oeuvre. Le problème des toits solaires est surtout qu’il n’est pas possible de modifier l’angle de pente des installations et que le résultat est quand même bien moche. Mais l’argument du prix est 8% moins percutant que l’an dernier, et 10 fois moins valable qu’il y a 15 ans…

                  • « Poser des tuiles suppose aussi des dépenses de main d’oeuvre. »

                    Poser une tuile et poser un panneau solaire, c’est vraiment pas le même bouleau. Rien que le câblage en dessous du toit, dans le cas d’un toit en panneau solaire, doit représenter un sacré paquet de pognon en plus.

                    Autre question, comment on fait quand on vit en appartement?

                    • Compter le coût des fils électriques comme une fraction importante du coût d’une installation photovoltaïque c’est déjà admettre un changement radical, énorme, colossal, par rapport à la situation de ce marché il y a seulement quelques années….

                      Quand on vit en appartement on ne va probablement pas être intéresse par l’installation d’un toit solaire. Et pas non plus par l’achat d’une tondeuse à gazon.

                      C’est liberalisme kantien ça? de ne s’intéresser qu’aux solutions uniques et universelles?

                    • « Compter le coût des fils électriques comme une fraction importante du coût d’une installation photovoltaïque c’est déjà admettre un changement radical, énorme, colossal, par rapport à la situation de ce marché il y a seulement quelques années…. »

                      Je parle surtout de leur installation et de leur maintient. Mine de rien, ça complique pas mal votre installation électrique.

      • Quant au prix du kWh il risque en effet d’augmenter si le gaspillage de l’argent des pauvres clients d’EDF continue à financer les capitalistes de connivence qui sont derrière le lobby du renouvelable, Tesla en tête.

        • Gaspillage ?
          Vous voulez sans doute parler du milliard d’Euros balancés chaque année dans le CE d’EDF ?
          C’est ça ?

      • De quel prix du kwh parlez-vous !?

        De celui à la production ou de celui facturé ???

        Il y a une dizaine d’année on nous assurait que le prix à la production allait flamber et que les factures suivraient, aujourd’hui il y a surproduction, les cours de gros baissent et nos factures augmentent même quand certains fournisseurs nous proposent des réductions sur le tarif kWh allant jusqu’à omettre que c’est parce que la CSPE augmente ( du fait du développement sans limite des EnR ) qu’ils peuvent se permettre cela…

    • Les batteries sont vendues 3500$ les 10kW.
      40 000€, j’espère que vous comptez au moins la moitié en main d’oeuvre…

      • 3500$ = 3900 euros

        • Pas vraiment non…3500 USD ça fait à peu près 3000 €. Mais bon, meme si c’était 4000 au final ça changerait quoi? Le meme système est utilise en Allemagne et personne ne se plaint, bien au contraire. Serions-nous une fois de plus les plus beau et les plus intelligents de la Terre? Les cimetieres sont pleins d’ingénieurs et de grosses têtes qui disaient;  » Ça ne marchera jamais ».

  • pas de danger pour EDF , quelques normes , une ou deux lois votées par de députés qui n’y comprennent rien , et hop !! la batterie ne sera pas utilisable en France 🙂 ( ou alors en pirate )
    business as usual

  • Et si on retire les subventions, que se passe-t-il ?

  • Le problème c’est que le particulier qui va investir dans des panneaux solaires et dans cette batterie pour sa consommation d’électricité personnelle va au final payer celle-ci beaucoup plus cher et que ce sera inefficace pendant des périodes suffisamment longues (hiver, jours sans soleil) pour devoir compter encore sur le réseau national.
    On ne voit pas bien où est le progrès car il n’y a pas la possibilité de remplacer totalement le système en place comme dans le cas de l’APN versus photo argentique et cela renchérit le coût de l’électricité. Cette technologie n’est pas réellement disruptive. Ca permet surtout à de riches bobos-écolos de se faire plaisir.

    La comparaison avec l’APN est donc mauvaise, car ce dernier associé au développement de l’informatique et d’internet a apporté un réel progrès par rapport à l’argentique : une fois l’appareil acheté, les photos ne coûtent rien contrairement à l’argentique, possibilité de contrôler la photo immédiatement et de la refaire si nécessaire, possibilité de la retoucher ultérieurement sur son ordinateur, facilité de partage via internet,…, toutes choses impossibles avec l’argentique.

    • Qu’il y ait des nuages ou pas le photovoltaïque fonctionne toute l’année…arrêtez donc avec cette idée, les jours sans soleil n’existent pas, quand il n’y a pas de soleil, c’est la nuit. La masse nuageuse au dessus de nos têtes n’arrête pas tous les rayonnements solaire. Après effectivement l’incidence de l’angle du capteur par rapport au soleil est lui très important. Vaut-il mieux moins de m2 mais orientables pour augmenter le rendement ou plus de m2 mais fixes avec un rendement moyen ?

  • Ce genre d’article n’est qu’une suite d’affirmations purement suggestives car il ne comporte pas les informations techniques et de prix nécessaires pour se faire une idée.
    On est dans le rêve. En particulier imaginer que le solaire serait un coup dur pour EDF est ridicule. La quantité d’énergie qu’on peut tirer du solaire restera marginale.
    Surtout la question du prix n’est pas abordée. Rien que pour les installations solaires il faut des subventions payées par les autres pour faire une installation chez soi. Plus les adaptations de réseau, les compteurs spéciaux plus plus plus en tout on triple le coût du kW/h.
    Alors imaginer que tout le, monde aurait en plus sa batterie!!! Payé par qui ????
    La population techniquement inculte est leurrée par ce genre d’information comme par exemple quand on montre un prototype d’avion qui vole avec des cellules solaires et que le journaliste tout fier fait croire que demain un avion avec 1000 passagers volera au solaire.

    • Le problème de la suppression des prix garantis est que les coût du photovoltaïque baissent de 8% par an. Mais que cette baisse de prix est largement lié à l’augmentation des volumes.

      Avec un marché très déflationniste à service constant ( un kwh est un kwh…), l’intérêt individuel est d’attendre l’année suivante pour investir… Autant dire qu’il n’y aura pas de gain en terme de volume donc pas vraiment de gain en terme de prix et le marché restera bloqué.
      Les prix des panneaux représente une partie de plus en plus faible du coût d’installation. Arrivé à un certain point (qui n’est plus très loin) la baisse du coût des panneaux ne compensera plus la hausse du cout d’installation qui suit une courbe de prix plus classique.

      Les tarif de rachat du photovoltaïque en allemagne sont à 12 centimes par kwh.

      Dire que le solaire ne peut rester que marginal est faux. En Italie, le photovoltaïque est passé de 0,2% de la production électrique en 2009 à 8% en 2014… Assez vertigineux quand on y pense.

      Avec l’intérêt évident dans les pays chaud d’une corrélation forte de la consommation électrique et de l’ensoleillement ( plutôt la clim l’été que le chauffage l’hiver)….

      • Pas d’accord. L’informatique est marché déflationniste depuis ses débuts, et les gens investissent dessus sans attendre le lendemain « moins cher ».
        Si le solaire n’est pas encore démocratisé, c’est que les prix ne sont pas rentables face à un fournisseur classique.

      • http://fr.wikipedia.org/wiki/Énergie_solaire_en_Italie
        « ce système coûte 6,7 milliards d’euros aux consommateurs »

        en 2012, 19 twh de photovoltaïque ont été produits en italie sur 300 twh, soit 6,3 %.
        6,7 / 19 = 0,35 euros par kwh, encore très loin de la rentabilité sans subvention.

        • Je n’ai pas mentionné le cas de l’italie pour montrer un exemple de super affaire en terme de prix. Les italiens ont tellement voulu faire comme l’allemagne qu’ils sont allé jusqu’à proposer des tarifs de rachat allemand pour des installation en sicile… forza italia…

          Mais cette expérience montre l’extraordinaire rapidité de déploiement de cette filière. Passer de pratiquement zéro pourcent en 2009 à presque 9% de la production en 2014 c’est franchement spectaculaire. Bon sur le lot il doit bien y avoir deux trois panneaux qui produisent à 89000% de rendement mais quand même.

          • c’est effectivement spectaculaire à vitesse l’argent se gaspille.
            ce qui serait spectaculaire aussi, ce serait de voir à quelle vitesse le production passerait de 9 % à zéro le jour où les subventions cesseront, c’est à dire avec un prix de rachat au prix du marché, pas à un prix voté au parlement.
            je prédis que la prod baisserait de façon linéaire, tant que l’installation produit, ben, on produit et on vend à perte, mais sans plus aucun investissement. et quand les onduleurs tombent en panne, on les remplacent pas, la prod s’arrêtent et vivent les friches industrielles.

    • C’est marrant… on lisait les mêmes commentaires de dénigrement quand Tesla a présenté sa Model S. Et on continue même encore à en lire. Perso, j’ai une Model S et plus jamais je ne reviendrai au thermique (sauf pour une voiture de collection)…
      Contrairement à ce que des « sachants » auto-proclamés ont écrit sur les forums avant mon achat de la Model S, je n’ai que des éloges à faire sur cette voiture… et je roule pas mal, y compris pour de longs trajets sur auto-route. Hier soir j’étais encore en Espagne pour un WE prolongé, aujourd’hui je suis à Bordeaux… c’est possible sans aucun problème et c’est même un vrai plaisir (zéro euros d’énergie consommé pendant ce WE, zéro émissions) !
      Je suis « hors sujet » ? Non, car je pense qu’il en sera de même pour ces batteries. Les solutions de location sembles devoir être financièrement très attractives. Quant à l’achat direct, pour ma part, je serais de toute façon près à payer un peu plus cher pour ne plus rien devoir à EDF/ERDF/AREVA (à l’exception de mes impôts vu le gouffre de l’EPR) et être autonome électriquement avec en plus de l’énergie propre !
      L’avenir jugera ! 😉

      • Suis toujours étonné de voir à quel point les questions d’énergie rendent les gens complètement irrationnels.

        Le libéral qui va compter l’environnement pour zéro et gérer sa facture d’électrique avec son frige sa télé et son lave linge au pico euro comme s’il gérait une fonderie d’aluminium…
        L’écolo antinucléaire, anti-tout et n’importe quoi, et qui veut absolument imposer sa vision du monde à la terre entière…
        Finalement les deux m’agacent…

        • Yep, in medio stat virtus…

        • C’est l’absence de rationalité lorsqu’il est question d’énergie qui agace les libéraux, pas les énergies elle-même. Ça fonctionne par hype plus que par analyse coût /bénéfice.

      • Zours13: « je n’ai que des éloges à faire sur cette voiture »

        A 70’000$ ce n’est pas très surprenant.

  • Une batterie = 4 lessives sans séchage.
    Lithium = ressource non renouvelable.
    Excusez-moi mais ça me semble plutôt être une arnaque sans nom.

    • D’un autre côté, c’est pas très malin de faire la lessive aux heures où l’électricité est la plus chère.

    • Dans un futur proche il y aura certainement des batteries à base nanotube de carbones, abordables et renouvelables.

    • Concernant le lithium :

      « However, according to a 2011 study conducted at Lawrence Berkeley National Laboratory and the University of California Berkeley, the currently estimated reserve base of lithium should not be a limiting factor for large-scale battery production for electric vehicles, as the study estimated that on the order of 1 billion 40 kWh Li-based batteries could be built with current reserves. Another 2011 study by researchers from the University of Michigan and Ford Motor Company found that there are sufficient lithium resources to support global demand until 2100, including the lithium required for the potential widespread use of hybrid electric, plug-in hybrid electric and battery electric vehicles. The study estimated global lithium reserves at 39 million tons, and total demand for lithium during the 90-year period analyzed at 12–20 million tons, depending on the scenarios regarding economic growth and recycling rates. »

      http://en.wikipedia.org/wiki/Lithium#Production

  • Cet article me parait mélanger deux choses, d’une part la politique EDF qui vise à tirer le maximum de ses pratiques monopolistiques et plutôt conservatrices, et d’autre part du wishful thinking autour d’une soi-disant rupture technologique de la part d’une société dont la crédibilité du modèle et des découvertes, hors aides publiques, reste à prouver.

    D’après l’annonce, le système coûte entre 350 et 450$ du kWh de capacité (hors installation), suivant qu’on envisage des cycles hebdomadaires ou quotidiens. J’ai du mal à y voir une rupture. En supposant une pose gratuite, une utilisation moyenne de 80% de la capacité (ce qui est beaucoup), une durée de vie de 4000 jours (c’est garanti 10 ans), un taux d’intérêt nul, ça rajoute au moins 0.125 $ au coût du kWh de le stocker, sans doute plutôt dans les 16 à 18c. Où est l’intérêt ?

    • tu connais l’écart de prix entre HC et HP ..c’est bcp plus que 18c…pour l’instant (EJP le rapport de prix est de 4 à 5 ).

      sinon on peut également faire la chose a l’ancienne , un vingtaine de batteries de voiture , pas de location , mais une durée de vie limitée rendant l’opération non rentable..c’est donc un progrès !.

      • oui mais EJP n’est plus commercialise, les contrats existants vont mourir avec leur proprietaire

      • Chez EDF, l’écart entre HP et HC est de l’ordre de 0.05E. C’est loin de ce qu’il faut.
        Pour l’EJP, cela signifie qu’il faut rentabiliser l’investissement sur 22 jours par an, soit environ 2 à 3 euros du kWh stocké, contre 0.58 en période pointe.

        • comme quoi lorsque l’on a un but on finit par l’obtenir en occultant des fautes de calculs élémentaires..tu as tout a fait raison , je me plante . en effet la batterie permet d’économiser dans mon cas 4,5 euros par jour EJP.
          donc 99 euros par an , même pas le prix de l’abonnement ….. la fée électricité transforme les bobards en or ;-(

  • Je suis d’accord avec l’auteur : on vit une époque formidable du point de vue de l’évolution technologique, et je suis aussi étudiant (pas morose :p)

    Que va faire le gouvernement pour empêcher cette menace technologique de proliférer chez nous ? Et quelle excuse vont ils trouver cette fois ?

  • Il faudra plus que de la cosmétique pour qu’une batterie soit disruptive.

    Deux difficultés : vitesse de charge et capacité de charge.

    Quant aux panneaux solaires, c’est bien trop léger (comme l’éolien) et avec un trop faible rendement (15%) pour remplacer des centrales type EDF.

    • Le rendement n’est pas une donnée pertinente pour une installation qui utilise une ressource gratuite et illimitée.
      La donnée pertinente c’est l’emprise au sol, l’intermittence, etc mais le rendement est en soi sans grand importance.
      En italie le photovoltaique est passé de 0,2% de la production électrique à 8% en à peine 5 ans.

      • Et surtout la notion d’eroi (l’énergie produite par rapport à l’énergie consommée par la production des panneaux)…

      • Nono: « pour une installation qui utilise une ressource gratuite et illimitée. »

        Le captage de cette ressource n’est ni gratuit ni illimité.

        Nono: « mais le rendement est en soi sans grand importance. »

        lol…

        • Ce qui coûte c’est le coût par point de conversion. Certain modules en couche mince avec 8% coûtent 100 fois moins qu’un module à 35% à puissance égale…

          Vous pouvez dire lol si ça vous chante.

  • Cet article n’est qu’une opinion non argumentée. L’intérêt du produit de Tesla ne sera réel que si il est démontré sur le papier sa rentabilité exacte. Celle-ci dépendra donc clairement des conditions d’utilisation et du coût de l’électricité. L’électricité étant peu cher en France, il est peu probable que cela soit vraiment rentable. J’attends cependant des calculs …

    • Vous pouvez être tranquille, dans les calculs on vous affirmera que le kWh solaire est gratuit.

      • Mais le kWh solaire EST gratuit. C’est ça captation qui est hors de prix.

        • Oui, c’est comme quand on chute, ça ne fait pas mal, mais c’est quand on arrive au sol qu’on ressent la douleur.

          Installer des panneaux aboutit au même résultat. Il suffit de constater le nombre de personnes qui se sont faites avoir avec ça.

  • La batterie vendue environ 3500 $ pourra conserver 10kWh (soit en gros l’énergie contenue dans 1 litre de pétrole). Le prix de fabrication de ces batteries est actuellement de 450 $ le kWh. Il y a un problème de rentabilité là, non ?

    En fait, ces PowerWall pourraient bien être le moyen de donner une seconde vie aux batteries des voitures Tesla, qui sont changées lorque leur capacité baisse à 80 % de la capacité originale. Mais même à 80 %, elles peuvent encore servir, pour des applications domestiques par exemple. Commercialement, c’est bien pensé.

    Autre problème, pour la recharger, il faut pas mal de panneaux solaires. À 1kW maximum de soleil reçu par m2, rendement 20%, il faut au moins 10 m2 de panneaux et une journée bien ensoleillée pour charger complètement le PowerWall.

    Enfin, que peut-on faire avec 10 kWh ?
    Combien est-ce que vous utilisez d’énergie, quotidiennement, à la maison ? Pour comparer, un ordinateur de bureau, disons 250 W, qui tourne 24/24, c’est déjà 6 kWh d’utilisés.

    • Un frigo américain, c’est 4.8 kWh/jour. Une machine à laver, 2.3 par lessive.

      • Une machine à laver c’est 1 kwh dont l’essentiel est due à la production d’eau chaude. L’eau chaude se stocke très bien, les machines à laver son programmable et peuvent se lancer quand on veut. On peut trouver des machine à laver qui se branche directement sur le réseau d’eau chaude sanitaire.
        Un réfrigérateur américain c’est une consommation plus proche d’1 à 1,5 kwh par jour.

        • Je n’ai fait que reprendre les chiffres de Tesla. Ca doit pas être pareil en Californie et en France…

          • Exact pour les deux, le détail est 110 vs 220 v. Double d’intensité pour le même rendement.

            • ils ont une intensité supérieur mais une puissance équivalente (P= U*I cos ø).
              par contre la section de leurs câbles de distribution sont supérieur aux nôtres à puissance équivalente (S= 2 x ro x L x I /V)

    • Dans les zones sensibles comme celles soumissent aux tornades aux USA, qui est aussi une cible pour Tesla, la majorité des gens sont équipés avec la nouvelle technologie de groupe électrogènes EU, moins d’un litre de consommation à l’heure, pour ces populations le choix est vite fait investissement modique mise en oeuvre rapide, et sécurité d’approvisionnement en électricité avec un stockage minimum de combustible. L’article d’un journaliste technique dans un quotidien US faisait la comparaison avec Tesla, c’est ce que j’ai lu de plus destructeur pour cette opération de marketing menée par Tesla.

    • Si vous lavez à froid, une lave-linge consomme de l’ordre de 0.3 kWh. Un combiné lui consomme de 0.3 à 0.6 kWh par jour suivant la qualité. Un PC portable, cela peut faire de 20 à 50 Wh. Une douche de 0.2 à 0.4 kWh.
      Seule la cuisson des aliments va consommer de l’ordre du kWh.

  • Cela me semble surtout une invention disruptive dans le domaine de l’escroquerie.

    Techniquement, cela peut tenir la route mais pas économiquement. Et si l’on peut parier sur des progrès technologiques permettant l’amélioration des performances et la réduction des coûts, il me semble beaucoup plus risqué de parier sur le plan économique en faisant l’impasse sur la concurrence.

    De plus, c’est une solution d’autonomie – et rien de plus. Cela est contradictoire avec l’idée de posséder un véhicule électrique et suppose d’être coupé totalement du réseau pour ne pas payer des coûts fixes (et croissants !) d’infrastructure.

    Enfin, l’autonomie suppose la simplicité (de mise en place et d’utilisation), la fiabilité et la capacité d’auto-maintenance des équipements. Sans ce « léger problème », on serait tous équipés de pompes à chaleur, VMC double flux, planchers chauffants, puits artésiens, tuiles PV, centrales à cogénération, accumulateurs thermiques et autres solutions techniquement intéressantes, mais dont l’amortissement, les coûts de maintenance et la durée de vie sont toujours aléatoires et dissimulés par les vendeurs.

    Alors comme toujours : halte aux subventions qui faussent et donc détruisent la vraie innovation, celle qui apporte confort ET économie et ne peut émerger que dans une économie de marché. Et qu’on enquête un peu sur ces escrocs qui font le buzz pour pomper des subventions ou attirer des gogos.

  • M. Silberzahn parle d’EDF, de Kodak, comme des exemples d’entreprises qui n’ont pas su (ou ne sauront pas) prendre la rupture à bras le corps. Soit.

    Mais on a l’impression qu’il déduit de ces échecs que la PowerWall est une technologie disruptive. J’ai du mal à voir la logique.

    Certes, il fait référence à certains critères : l’accessibilité de la technologie (mais là, c’est plus un critère « d’adoptabilité » que de « disruptivité » : cela contribue à la réussite d’une technologie disruptive, mais ce n’est pas ce qui la rend disruptive); le design…

    Une technologie est disruptive l’est parce qu’elle se fonde sur des principes qui rompent totalement avec la vision de la technologie précédente.

    L’adoptabilité peut en faire partie, mais pas nécessairement. On pourrait tout à fait créer une technologie dont le côté disruptif se base justement sur son caractère complexe… Certes, elle sera plus difficile à adopter, mais peut-être visera-t-elle un marché de niche ?

    La question est donc : la PowerWall va-t-elle complètement changer notre manière de voir et d’user de nos batteries ?

    Pour cela, il faudrait qu’elle :
    – Qu’elle dépasse certaines contraintes inhérentes au batteries : durée de charge, autonomie procurée, longueur de stockage, coût de mise en oeuvre…
    – Qu’elle permette de forger des usages et des capacités nouveaux : autonomie en énergie du foyer desservi, administration locale des consommations d’énergie
    – Qu’elle change notre perception des batteries comme objet (pour des raisons marketing, d’adoptabilité) : un design avantageux y contribue ainsi qu’une facilité d’usage

    La PowerWall se présente donc comme le début d’une technologie disruptive. Mais ce n’est pas encore fait. Comme l’indiquent les premiers commentaires, il faudrait notamment qu’elle dépasse les contraintes de stockage d’énergie, ce qui est une véritable gageure…

    • L’équivalent de la powerwall sur le marché est actuellement la fortelion. Batterie vraiment bonne (70% à 8000 cycles charge décharge profonde) mais vraiment chère: 7kwh de capacité pour un peu moins de 9000 euros.

      Proposer une technologie équivalente pour le tiers du prix, évidemment que ça représente un énorme progrès en terme « d’adoptabilité »….

  • beaucoup de blabla pour rien du tout. à croire que ce n’est qu’un journaliste qui a écrit cet article et non un technicien qui sait de quoi il parle.
    Comment se faire une opinion sans un minimum d’informations.
    pas de prix, pas de données sur la capacité, pas de données sur le nombre de recharges possibles, pas de données sur a perte de capacité après x nombres de charges sans compter sur l’infrastructure pour la synchronisation au réseau ni sur la capacité de l’onduleur en format domestique.

  • La naïveté des gens ne cesse de me stupéfier …

    A part l’emballage, cette solution vantée par Tesla n’a, d’un point de vue technologique, STRICTEMENT RIEN de ‘disruptif’ :

    – stocker l’électricité dans des batteries, on le fait depuis que l’électricité a été maîtrisée (voir les batteries de voiture, les alimentations de secours, …)

    – utiliser des batteries Li-ion se fait depuis de très nombreuses années dans les voitures hybrides et électriques, les téléphones portables, les ordinateurs portables, voire même certains systèmes aéronautiques (voir, p.ex. le Boeing 787 et ses problèmes d’incendie liés à ses batteries Li-ion). Cette technologie est d’ailleurs de plus en plus souvent remplacée par celle des batteries Li-polymer, preuve s’il en était besoin que la Li-)ion est loin d’être ‘disruptive’ …

    – la solution proposée est destinée, de l’avis même de Tesla (de leurs pubs), à absorber la production, p.ex. de panneaux photovoltaïques pour la redistribuer quand la consommation est plus importante mais surtout, à être rechargée par le courant de nuit, bien moins cher que le ‘courant de jour’ … On est donc loin de l’énergie gratuite

    – le prix attractif annoncé, ne comprend pas l’indispensable onduleur qui doit transformer la tension continue des batteries en tension alternative pour alimenter nos équipements ; il faut donc ajouter le prix d’un onduleur 3 kW/kVA pour correspondre à la puissance max de la solution Tesla

    – ce système peut fournir une puissance de 2kW en continu (3,3 kW en pointe) ce qui est très très largement insuffisant pour une utilisation courante dans une habitation : cela représente moins qu’un fer à repasser, moins que 2 taques de cuisson électrique, moins qu’un lave-linge ou s’èche-linge pendant la phase de chauffage, …

    – si on utilise, comme Tesla le présente, ce système pour recharger les batteries au courant de nuit (10kWh correspondant à la consommation moyenne d’un ménage belge mais beaucoup consomme plus, en particulier les grandes familles, …) et qu’on économise 0.20€ /kWh (la différence entre courant de jour et de nuit est bien plus faible que cela, souvent de l’ordre de 0.05€/kWh), il faudra 5 ans pour amortir le système et encore quelques mois de plus pour amortir l’onduleur … Et au bout de 5 ans et près de 2.000 cycles de charge/décharge des batteries, elles n’auront pus la capacité nominale et seront ) remplacer …

    Où est la ‘rupture’ ? A part le bel emballage et le battage marketing ?

  • J’aime Contrepoints mais cette attitude de certains membres à attaquer sans cesse tout ce qui est lié à l’énergie propre ou technologies non fossiles est méprisable, ce refus des avancées technologiques et du futur, pensant que le monde restera tel qu’il est, que la technologie n’avancera pas..Est-ce que vous manquez à ce point de vision et d’enthousiasme ? On croirait entendre des socialistes et électeurs FN quand il s’agit de s’attaquer à Google ou la Silicon Valley car craignant la technologie et le progrès. Ouvrez les yeux !

    Je soutiens l’innovation technologique dans le domaine énergétique, quelle qu’elle soit, allant de la fracturation hydraulique à cette batterie Tesla !

    Admirons l’innovation, le monde s’en portera mieux !

    • Des clous, oui!

      Rejeter la technologie « verte » actuelle, ce n’est pas refuser les avancées technologiques et le futur. Les éolienne sont actuellement un grosse arnaque et un désastre sanitaire. D’une manière générale, les technos vertes sont non-fiable, non rentables et détournent par voie de subvention des sommes considérables autant que croissantes.

      Je suis pour la technologie, pour la science et pour le futur, probablement au point que certains me considéreraient comme fou, donc je suis contre ces technologies qu’on nous présente malhonnêtement comme vertes.

      La manière la plus verte de produire l’énergie à l’heure actuelle, c’est une centrale nucléaire. Et il va sans doute s’écouler longtemps, je pense, avant que le solaire ou l’éolien puisse concurrencer ça.

    • La technologie est une chose, son intérêt économique et son utilité pour le grand public en est une autre. Achetez donc un avion de chasse si vous êtes fana de technologie.

    • J’aime bien votre enthousiasme de chiot fou, SweepingWave, mais il ne faudrait pas confondre critique raisonnée et refus systématique. Il y a dans les commentateurs ici bien des gens qui ont fondé leur vie et leur carrière sur le progrès technologique, et qui en ont gardé une solide attitude positive vis-à-vis des véritables innovations, et un regard d’autant plus critique sur les discours de charlatans.
      Allez lire les specs de cette batterie Tesla, et faites les calculs, c’est ce que doit faire tout homme raisonnable. Vous arriverez aux mêmes chiffres que moi, et vous verrez que quoi que nous puissions souhaiter, il n’y a aucune rupture. Je ne suis pas seul à trouver ces chiffres, voir http://www.forbes.com/sites/christopherhelman/2015/05/01/why-teslas-powerwall-is-just-another-toy-for-rich-green-people/ . Au Texas, l’électricité est à 10c le kWh, pourquoi voudriez-vous défendre l’idée de la stocker pour 15 à 20c le kWh ? Surtout, ne voyez-vous pas qu’en aiguillant vers ces fausses avances les clients et les disponibilités, vous privez les véritables progrès d’une partie de leurs chances de percer ? Comme je le disais l’autre jour, lisez Bastiat. Les 15c du kWh que vous dépenserez pour stocker inutilement chaque kWh, vous pourriez les utiliser pour mieux vivre.

      • Tesla ne commercialisera pas qu’une batterie pour particulier mais aussi des offres de stockage pour entreprises de 400KWh…

        Pour prendre l’exemple du texas, les dernières centrale photovoltaïques produisent à un tarif de 50 euros par MWh.

        Ce qui se jouent ce n’est pas la sortie massive du réseau par des particulier, mais l’apparition d’installation PV + batterie avec un coût de production équivalent ou inférieur à celui du charbon ou le gaz sur une partie de plus importante des états unis.

        Et quand les diférences sont de l’ordre de quelques pourcent, on doit normalement vivre mieux avec une centrale PV qu’avec son équivalent charbon…

        • Ne mélangeons pas tout. Le stockage du kWh est à 15c, sa production par les centrales à gaz et son acheminement, au moment où on a besoin, est à 10c. Donc pour rendre le stockage rentable, il faudrait qu’on vous paie au moins 5c, et sans doute plus, pour que vous preniez un kWh quand personne n’en veut, et que ce cas de figure se présente suffisamment souvent pour que vous amortissiez bien votre stockage sur au moins 300 jours par an. Pire, il vous faudrait pour cela rester connecté au réseau, avec les frais correspondants qui remonteraient d’autant le coût. Donc c’est clairement une opération perdante. En augmentant l’échelle, elle ne fera que multiplier la perte.

          Ce qui se joue, c’est de rendre crédibles les promesses des écolos : division par 3 du coût du stockage d’ici 2030, division par 3 du coût de l’énergie photovoltaïque à la même échéance, afin de maintenir ouvertes les vannes à subventions et à réglementations favorables, et accessoirement de rendre Tesla profitable grâce à l’argent du con-tribuable.
          Or, d’une part, si ces promesses se vérifiaient, celui qui investit aujourd’hui serait un pigeon, puisque dans 5 ans il lui resterait à amortir bien plus que la valeur d’une installation neuve. D’autre part, ces extrapolations sont faites par des ignorants. Le coût des panneaux sera peut-être encore divisé par 4 dans les 15 ans à venir, mais les panneaux ne sont déjà plus que la moitié du coût d’une installation. Le coût total ne sera donc réduit que du tiers, en supposant que ceux de la pose, de l’occupation de l’espace ou des onduleurs ne montent pas en flèche !

          • Le coût pour un particulier avec une installation de 10KWh n’est pas le coût pour une installation de 400KWh.
            Une batterie de cette capacité permet de diminuer le prix d’installation d’une centrale PV. ( pas besoin de dimensionner la puissance de sortie au maximum de puissance installée).
            La division par 3 du prix par rapport au prix de quelle année? Les prix des batteries ont déjà été divisées par 3 en 10 ans et le photovoltaïque baisse de 8% par an.

            Le coût d’installation du photovoltaïque baisse d’année en année, moins vite que le prix des pv mais la baisse est malgré tout importante. Les techniques sont rodées, les techniciens formés, les cartographies d’ensoleillement connues etc etc

            • Allons, que faites-vous quand la batterie est pleine ? Vous devez dimensionner la sortie au maximum de la puissance installée, je suis sûr que la norme vous y oblige pour des raisons de sécurité. Quant à la division par 3, je compte à partir de maintenant, dans la continuation du passé. Or comme je le dis, le prix des panneaux et celui des batteries ne fait plus que 50% du prix d’une installation. La preuve, Tesla propose d’installer son kit à 3500$ pour 7000$, en comptant onduleur, câblage et main d’oeuvre… Vous aurez beau diviser par 3 encore le prix des batteries, je vous parie que dans 10 ans, onduleur, câblage et main d’oeuvre feront 4500$. Vous avez vu le coût de la main d’oeuvre diminuer, vous ?

              • Un panneau ça se débranche…

                Il n’y a de toute manière pas besoin de diviser par 3 le prix de revient du photovoltaïque pour être compétitif.
                L’électricité à longtemps été un marché de pure arnaque. L’émergence de système simplifiés ( système pieuvre par exemple) pré-paramétrés devrait permettre -dans un marché normal- de passer d’un travail d’installation qualifié et cher à un système de pose non qualifié pas cher…
                Ce n’est pas un fait de nature qu’un margoulin viennent poser des panneaux ou deux lignes électrique en faisant comme si c’était une première dans l’histoire.

                Quand on voit que 10 mètres carrés de panneaux solaires à Colmar coûtant 1000 euros suffisent à produire de quoi faire 10000 kilomètres par an et pendant 40 ans à une voiture comme la zoé on doit se dire qu’il y a un truc à creuser. Même si les voitures électriques sont contraignantes le photovoltaïque irrégulier etc …

                • Nono : « L’électricité à longtemps été un marché de pure arnaque. »
                  Pourquoi parlez vous au passé ?
                  L’Etat et ses normes veille. Normes qui à 90% n’ont rien à voir avec la sécurité. Normes qui semblent être applaudies des quatre mains par tout un tas de commentateurs éclairés (par EDF, of course) et qui se prétendent libéraux…

                • Un panneau ça se débranche…

                  Un relais fait l’affaire.

              • Une fois la batterie pleine. le panneau se met à chauffer.

        • Sérieux nono, 50 euro le MWh en solaire? Il est temps de supprimer toute les subventions, chiche?

      • Votre première phrase résume parfaitement ce que je pense de sweepingwave, à la différence que je commence à me lasser de ce manque de réflexion technique.

        J’ai malheureusement tendance à penser que quelqu’un qui n’est pas capable d’effectuer des raisonnements scientifiques ne peut rien comprendre à la philosophie liberale, ce qui semble être le cas ici.

      • Je suppose qu’il me faudra creuser plus en détail dans ce cas, n’étant pas scientifique ou n’étudiant pas ce domaine là j’ai tendance à faire confiance.
        Enfin, je pense que Tesla mérite le bénéfice du doute vu comment ils ont changé le monde de la voiture électrique.

    • SweepingWave : « mais cette attitude de certains membres à attaquer sans cesse tout ce qui est lié à l’énergie propre ou technologies non fossiles est méprisable »

      Comme beaucoup d’autres ici, je suis un fondu de technologie (et accessoirement de science-fiction) je passe mes journées à m’émerveiller des progrès effectués et mon seul regret concernant la mort, ce sera de ne pas pouvoir voir toutes les choses époustouflantes que nous réserve l’avenir.

      Si demain une réelle technologie disruptive arrive, je n’aurais aucun problème pour l’adopter avec enthousiasme.

      Mais il ne faut pas confondre escroquerie, publicité mensongère et réel progrès. Ce qui est critiqué sur contrepoint ce sont des escroqueries et pour cette batterie il n’y a pas de chiffres mais ça ne semble pas être non plus une révolution, donc on attend d’avoir plus de données.

      Quand on s’intéresse vraiment à la technologie depuis un moment, la profusion d’annonces de « rupture » qui sont foireuses incite au minimum à la prudence.

  • Cette batterie est une v1. Elle intéresse, et elle interroge, à juste titre, les commentaires sont la pour le prouver.
    Sauf qu’il y aura une v2.
    Et que du lithium, nous passerons finalement un jour à autre chose, beaucoup plus performant, du graphène cellulose par exemple, ou autres technologies prometteuses qui ne demandent qu’à sortir du laboratoire.

    La révolution est bien en marche

    • « La révolution est bien en marche »

      La révolution est en marche, oui, notamment dans les labos d’IBM, ou ils viennent de faire une avancée décisive dans la fabrication d’un ordinateur quantique qui me paraît autrement plus intéressante que n’importe quelle batterie Tesla à l’heure actuelle. Ça, ça va être disruptif…

      Le graphène aussi, ça va être disruptif, quand on aura compris comment le produire industriellement pour pas cher. Et on pourra faire bien plus que des batteries, avec ça.

    • Graphène ou autre nanostructure formée par épitaxie au carbure de silicium.

    • L’auteur est déjà incapable de nous donner la moindre caractéristique de la V1 – ce qui n’ l’empêche pas de crier que c’est une merveille ?!? Donnez nous donc les caractéristiques techniques, le prix et la date de disponibilité de la V3 – j’achète.

    • Koriaendre: « La révolution est bien en marche »

      A terme vous avez forcément raison. On est loin d’avoir fini la révolution technologique commencée voici 200 ans, une paille même en rapport de l’histoire humaine.

      Un des grand enjeux du siècle ou des siècles à venir c’est évidemment l’énergie et tout le monde cherche le saint-graal. On avance mais le charbon reste la source première d’énergie et ce n’est pas prêt de changer à court ou moyen terme.

  • Grave erreur à la fin de l’article.
    Tesla n’est, évidemment pas, un fabricant de voiture.
    C’est un fabricant de batteries qui au départ s’est demandé ce qu’il pouvait mettre autour de ces batteries pour les vendre.
    Et la voiture a semblé être un bon vecteur de commercialisation.
    Et bing, Model S, voiture géniale.
    Aujourd’hui, ils se découvrent avec ce premier modèle. D’autres, plus petits, plus capacitifs, moins chers, suivront. Et EDF mourra.

  • Habitant le sud, ma maison est tout électrique. Concernant les énergies durables, il y a ceux qui en parlent et il y a ceux qui s’équipent.

    1 – J’ai commencé par l’eau chaude solaire. Ce qui consomme de l’électricité pour amener le ballon à la température souhaitée, c’est le cumulus. Quand la température est atteinte, il s’arrête. Il est réglé sur les heures creuses d’EDF. Avec les panneaux solaires, contenant un liquide qui transporte la chaleur, une partie de l’eau est chauffée par les panneaux, le cumulus intervient pour fournir le complément. Au printemps et en été, je ne consomme pratiquement plus d’électricité pour chauffer l’eau.
    Le lave linge et le lave vaisselle sont branchés sur l’eau chaude du ballon.

    2 – Pour le chauffage de la maison, j’ai remplacé les radiateurs électriques par des splits branchés sur une pompe à chaleur extérieure. La pompe chauffe un ballon d’eau chaude laquelle est amenée jusqu’aux splits par des tuyauteries.

    3 – ce qui va être installé ce mois ci sera une centrale de production électrique par panneaux photovoltaïques en autoconsommation. Ce qui est produit est pour moi, ce qui est en trop va directement dans le circuit EDF. Quand il n’y a pas suffisamment d’électricité, c’est EDF qui prend le relai.
    Cela amène forcément un changement des habitudes. Au lieu de jouer avec les heures creuses
    il faudra dorénavant faire marcher les appareils consommant de l’électricité dans la journée – le cumulus d’eau chaude en sachant que le ballon conserve l’eau à la température souhaitée, le lave vaisselle et le lave linge.
    En principe, je devrais être auto-suffisant dans la journée (ma région est celle de France où il y a le plus de jours de soleil) et ne taper sur EDF que pour le repas du soir (four et plaques d’induction), l’éclairage, la télévision, le réfrigérateur et la pompe à chaleur de décembre à mai (en été, quand il fait trop chaud, elle produit du froid).
    Ce dispositif est déjà intéressant par les économies qu’il engendre. Il le sera d’autant plus au fur et à mesure où le prix de l’électricité augmentera. Il l’a déjà été mais cela a été peu perceptible pour les usagers mensualisés: la facture sur dix mois est passée à onze. Par rapport aux autres pays voisins, nous payons l’électricité la moins chère; EDF fait des pieds et des mains pour que le gouvernement l’autorise à augmenter encore plus ses tarifs et cela arrivera bien un jour.

    Aurai-je besoin d’une pile Tesla pour être en auto-suffisance totale comme l’est un agriculteur de ma région que la presse et la télé vont voir de temps en temps pour un reportage et qui n’est pas raccordé à EDF ?
    Les spécialistes me l’ont pour le moment déconseillé.
    La question reste donc ouverte.

    • Coût global de l’installation ?
      Montant total des subventions et déductions fiscales correspondantes ?
      Bénéfice pour la collectivité ?
      Durée de vie des différents organes (onduleurs, panneaux, convertisseurs… qui assumera le coût du recyclage de l’installation en fin de vie ?)
      Conclusion :
      Qui de vous où de la collectivité/autres usagers ERDF ont véritablement payé l’installation et qui en bénéficie ?

      • On continue avec le pétrole, le charbon et le nucléaire ?

        • Si la question est: on continue avec le pétrole OU on fait financer toutes les installations de ce type par la collectivité, alors, oui, continuons avec le pétrole.

          • La question est : On continue avec le pétrole OU on essaie d’autres choses ?

            • On essaie, mais pourquoi subventionner? Les vrais remplaçants au pétrole ont ils besoin d’être payés par la collectivité?

              Ma réponse est non.

              • Pourquoi subventionner?
                Parce que la baisse des prix est conditionnée à la hausse des volumes.
                Personne ne va investir dans une technologie qui, à service équivalent, sera 40% moins chère deux ans plus tard. Et si personnes n’investit, jamais le prix de technologie ne baissera de 40%.
                C’est parce que les volumes sont énormes qu’une boite comme sunedison peut lancer un mode de fabrication en flux continu avec une division par 10 de la quantité d’énergie nécessaire par module.

                • Comme en informatique où il a fallu subventionner pour que les prix de l’octet diminue.

                  • Il était bien préciser dans le message « à service équivalent ».

                    Le service rendu par la puissance informatique n’a rien de linéaire. On ne peut pas remplacer un ordinateur actuel par 1000 ordinateurs d’il y a 10 ans. On ne peut pas regarder une video youtube sur 200000 CPC 6128 branchés en série.

                    Comprenez la différence?

                    • Ca ne change rien. Ce qui pose problème, c’est quand on ne sait pas que ça va baisser et qu’on investit en pensant vendre dans 2 ans au même prix qu’aujourd’hui. Mais si on sait qu’on pourra vendre seulement à la moitié du prix, ça n’est pas un problème, il suffit de faire ce qu’il faut pour produire à 40% du coût actuel. C’est exactement ce qu’ont fait les fabricants de composants électroniques : la même RAM pour deux fois moins cher, ou deux fois plus de RAM au même prix, dans 18 mois. A service égal, vu qu’un ochtet est un ochtet comme on dit en Auvergne.

                    • Le coût d’opportunité de ne pas avoir le maximum de puissance informatique disponible à son époque, n’a rien à voir avec le fait de disposer d’une source d’énergie plutôt qu’une autre pour chauffer son eau.
                      La durée de vie d’un panneau est de 40 ans. Un ipad n’est pas vraiment l’investissement d’une vie.
                      Ce sont deux marché parfaitement incomparables…

    • Et bien sûr pour l’électricté autoconsommée vous ne bénéficiez pas du tarif d’achat obligé ! Et bien sûr pour l’électricité fournie par EDF vous avez souscrit la garantie d’origine renouvelable !
      Et bien sûr si tout le monde faisait ainsi EDF ne travaillerait que la nuit et les jours sans soleil ! Et bien sûr si chacun se faisait son électricité à raison de 30 000 euros pour produire en moyenne 3300 kwh par an …
      Allons ne nous prenez pas pour des naïfs !!!

      • Vous n’avez pas lu ce que j’ai écrit.
        Je parle « d’auto-consommation » et non pas de vente à EDF (je n’ai pas confiance en EDF, c’est pourquoi j’ai refusé cette formule déjà ancienne).
        Tout ce que je produit et que je ne consomme pas est donc réinjecté dans le circuit gratis. On dit merci qui ?
        C’est une nouvelle formule. Auparavant, on était obligé de revendre son électricité à EDF.
        Le fait d’être indépendant m’a incité à sauter le pas.
        A moi ensuite de gérer mes consommations. Mais il y a des aides. Un petit boitier par exemple déclenchera mon lave vaisselle ou mon lave linge que lorsqu’il estime que la production d’électricité est suffisante pour le processus.

        Mon objectif est bien de diminuer ma consommation donc ma facture d’électricité, sans atteindre l’auto-suffisance totale mais pour cela il faut des batteries.

        • Leucate: « Vous n’avez pas lu ce que j’ai écrit. »

          J’ai relu plusieurs fois, je n’ai vu aucun chiffre concernant le coût global et la durée totale de rentabilisation.

          Si vous voulez avoir la satisfaction d’être autonome c’est très bien, concernant la baisse de vos factures je suis beaucoup plus dubitatif une fois tout calculé.

    • Au fait pour la »petite » augmentation ce n’est qu’une partie du retard de compensation de ce que vous devez à EDF, du fait qu’elle rachète les kWh de vos panneaux et des productions EnR entre 3 et 10 fois plus cher qu’elle peut les produire avec ses propres installations et que les fournisseurs alternatifs la paye sur le marché de gros, alors pas sûr que quand vous comprendrez que développer les EnR c’est surproduire en l’état actuel des choses et c’est nous obliger à compenser plus encore EDF avec la CSPE ( contribution au service public de l’électricité.
      Pas sûr que vos voisins non équipés de panneaux photovoltaïques vous applaudiront et vous remercieront lorsque la CSPE sera du double de ce qu’elle est aujourd’hui du fait de l’achat obligé de votre production à prix d’or ( pour vous permettre de peut-être rentrer dans vos frais ).

    • 1 – il s’agit d’un panneau solaire thermique, pas photovoltaïque. rendement de 70 % au lieu de 20 %, ça peut être très valable.
      2 – quand on n’a pas besoin de chauffer comme dans votre région, la pompe à chaleur peut être valable. bon, d’un autre coté, quand il n’y a pas besoin de chauffer, le plus simple c’est de ne pas chauffer. chez moi, quand il fait 10° celcius dans la journée, je ne chauffe pas. je lance la chaudière quand il fait en dessous de 5° la nuit. quand il fait en dessous de 0 degré, commencent les problèmes de givre et on doit dépenser de l’énergie pour réchauffer un appareil qui est dehors exposé à -10° ou -15° ou -20°, que devient le cop ? environ 1,5 ?
      donc on en a vraiment besoin, on dépense de l’énergie électrique à 14 centimes le kwh pour économiser 1,5 kwh à 7 centimes le kwh… pas vraiment économique.

  • Pour financer les équipements lourds d’infrastructure et de production d’énergies renouvelables, la tendance est à une hausse importante du prix de l’électricité réseau (cf l’Allemagne).
    Un produit qui permet aux producteurs individuels d’électricité de se passer de l’électricité réseau a un avenir certain même si l’amortissement ne vient pas rapidement (c’est ici que le génie marketing de Musk opère…)
    Pour eux ces améliorations techniques peuvent prétendre au terme de disruptives.

    Pour le gros de la production d’électricité cela ne changera rien.

    Le coût de production brute de l’électricité solaire individuelle accouplée à un système de stockage sera toujours supérieur au coût de l’électricité d’une centrale nucléaire ou à charbon + distribution.

    • Bien sur qu’il faudra toujours de grosses centrales pour alimenter les grosses machines utilisées dans l’industrie.

      Mais imaginez que la totalité des foyers soit équipée et produise une grande partie de l’électricité qu’elle consomme ..

      Et puis il y a d’autres économies à envisager si la science trouve la solution.
      Exemple: je ne me rappelle pas exactement la part d’électricité produite qui se perd dans la nature lors du transport par câbles sur de longues distances, mais c’est très important – d’où l’intérêt des recherches sur les supra-conducteurs.
      Puis il y a le stockage qui ne peut que s’améliorer. La voiture électrique peut alors se développer, et l’auto-suffisance des maisons et des immeubles envisagée à grande échelle.
      Bref, il y a de quoi faire.

      • L’analyse me semble peu pertinente.
        Et la lecture de l’article indique que l’auteur ne croit pas en Tesla.
        Dont acte.

        • laurent75005: « Et la lecture de l’article indique que l’auteur ne croit pas en Tesla. »

          En matière de science la croyance est mauvaise, il s’agit de bilan et de thermodynamique.
          Chaque année 80 millions d’automobile sont produites dont 35’000 Tesla: c’est un joli jouet technologique qui fait avancer les choses mais ce n’est en rien une révolution.

          L’auteur de l’article plus haut donne des faits et des chiffres, les gens qui critiquent nos doutes face à cette batterie rêvent complètement. C’est une baisse du prix de ce qui existe déjà mais on est très loin de la disruption et des seuils nécessaires.

  • Le tableau n’est peut être pas aussi idyllique qu’il n’y paraît. Je me pose moi aussi beaucoup de questions sur ce sujet. J’en ai d’ailleurs fait un article sur mon blog

  • On ne dit plus « pub » mais « com » ; dans cette novlangue un progrès technique est dit « disruptif ».

  • J’avais pour ma part de grands espoirs sur cette batterie. Les énergies renouvelables ne peuvent véritablement l’être qu’à l’unique condition que nous soyons en mesure d’apporter une réponse rentable à la production par pas horaire.
    Cette technologie n’a rien de disruptif, il s’agit d’une grosse pile optimisée avec un joli carter design. Un iphone de plus pour gogos branchés. Son seul avantage tient au tarif.
    Je reste donc à l’écoute des projets Toshiba ou Transatomic sur les micro-générateurs de quatrième génération ; ils sont bien plus prometteurs en terme de disruption que « cette chose ».

  • L’auteur fait erreur en confondant évolution et rupture.
    Car il est faut de penser qu’il y a eu une rupture technologique dans les batteries ou dans les panneau solaire*.

    Les panneaux solaires ne sont pas suffisant pour alimenter une maison/famille et encore moins immeuble. Donc une habitation équipée de panneau solaire + batterie Tesla, sera toujours dépendante d’EDF et cela pour encore très longtemps car il n’y a jamais eu de rupture technologique ni dans l’efficience des batteries ni dans celle des panneaux solaires.
    Par contre là où Tesla avec son produit facile à mettre en œuvre peut apporter un gain significatif à EDF ou tout opérateurs de réseau électrique, c’est qu’il permet de lisser la consommation électrique en diminuant les pics du matin et de soirée.
    EDF pourra donc mieux moduler l’utilisation des centrales (et oui, on la stocke très peu l’électricité à part dans des bassins de rétention, mais leur capacité est limités).
    Cela permettra aussi à EDF d’investir plus facilement dans des énergies dont la production n’est pas constante (genre énergie verte, photovoltaïque, éolienne).
    Je passe le fait qu’il est encore difficile d’évaluer la rentabilité écologique d’un produit aussi polluant à construire qu’un panneau solaire, dont la production d’électricité vas varier très grandement selon les localités d’installation (généralement il faut 5 ans de production à plein régime pour qu’un panneau solaire rattrape la pollution nécessaire à sa fabrication).

    Il fait aussi une erreur à chaque citation de Kodak : et oui Kodak était peut être un pionnier en capteur numérique, a direction de Kodak n’as jamais cru au numérique et n’as jamais essayé (ou que trop tard) d’investir dans le numérique.
    Même si quelque ingénieur de talent chez kodak ont grandement améliorer les capteur CCD, ils n’ont jamais été soutenu par leur direction.
    Ce n’est donc pas comparable avec EDF, contrairement à ce que fait l’auteur tout au long de l’article.

    Et non, ça arrangerai EDF de pouvoir faire une production d’électricité plus lissée, donc ces batterie sont plutôt là pour lui facilité la vie.

    * : Le jour ou se produira la rupture technologique des batteries alors toutes les voitures seront électriques et avec un panneau solaire sur le toit (et oui un moteur électrique atteint déjà 95% de rendement contre 40% pour les meilleur thermique).

    • Les producteurs d’électricité n’ont qu’un intérêt très modéré à lisser la production.
      On oublie un phénomène pourtant évident: quand il y a un pic de consommation, ce n’est pas l’unité de production lancée qui produit au cout marginal de production qui y gagne le plus, c’est le producteur d’électricité de base qui vend son électricité au prix fort.

      Les centrales nucléaire d’edf sont bien plus rentable en période de pic de demande que la nuit…

      • « Les centrales nucléaire d’edf sont bien plus rentable en période de pic de demande que la nuit… »

        Oui et c’est comme ça car c’est le marché de l’offre et de la demande, EDF vend son énergie moins chère la nuit car à ce moment il y a moins de demande ET par ce qu’il a été obligé dans produire beaucoup plus quelque heure auparavant pour répondre au pic du soir.

        Et non : EDF a tout intérêt à avoir une demande lissé, car une centrale nucléaire ça ne ce module pas comme le potentiomètre de l’halogène du salon.
        Si EDF vend pendant les pics plus chère c’est parce que ça lui coûte plus chère. Et il pourrait même vendre à perte la nuit parce qu’il ne sait pas stocker le surplus (mais bon avec la connexion avec les pays européen voisin qui ne produise pas assez il s’en sort).

        Donc : les tarif d’EDF sont ainsi car ne pouvant stocker efficacement l’énergie, il doit la produire quasiment sur demande, hors moins cette demande est lissé plus la production sur demande est problématique.

        Si maintenant les clients, sans l’aide d’EDF, lissent leurs consommation à leur niveau, je suis prêt à parier que EDF est pour. Et si en plus c’est pas à lui de gérer le SAV et la maintenance des équipements de lissage (ici batterie Tesla) alors il n’a pas grand chose à y perdre.

        • Sans compter que les clients aux batterie Tesla (ou autre) vont consommer plus en moyenne, due au perte d’énergie à chaque charge et décharge de la batterie.
          C’est donc l’idéal pour EDF : des clients qui consomment plus et de manière plus linéaire.

          Et évidement lorsque la consommation globale sera assez lissé, il n’y aura plus qu’à supprimer le tarif de nuit (et lissé le tarif unique).
          Non vraiment je ne vois pas la mort d’EDF la dedans.

          Et surtout quel erreur de comparer EDF qui détient la clef de la production d’énergie en France à Kodak qui n’as pas investi et pas cru au CCD quand c’était la seule voie d’avenir de la photo.

          Le jour où une les batteries seront une technologie « disruptive » ce sera le jour ou leurs capacités énergétique égalera ou dépassera celle du gazoil/essence/kerozène, mais ça même Tesla en est bien loin.

        • L’électricité de pointe c’est:

          Nucléaire + centrale gaz+ barrage

          Le nucléaire continue de tourner à 6 centime d’euro par KWh et vend cette production au cout marginal de production ( gaz).

          Vous comprenez qu’il n’y a pas besoin d’augmenter la production en cas de pic pour qu’une centrale nucléaire y gagne?

        • EDF ne doit pas avoir tant d’intérêt que ça à une demande lissée, parce que sinon il proposerait des avantages tarifaires à ceux qui l’y aideraient.

          Et si EDF vend plus cher pendant les pics que le reste du temps, où il vend aussi, c’est parce qu’il fait du profit dessus. Tout son intérêt est bien que les utilisateurs lissent la demande sans que lui-même leur consente d’avantage tarifaires, parce que là c’est tout bénef. Et le pire, c’est que les bons petits citoyens ne demandent rien en échange ! cf. http://www.ecowatt-bretagne.fr/ecowatt/quest-ce-que-ecowatt/

    • dans une voiture à moteur thermique, il fait bon chaud à l’intérieur de l’habitacle en hiver.
      je vous laisse imaginer la conduite en hiver dans une voiture électrique quand la voiture a dormi dehors.

  • $3500 en France c’est 10 ans d’électricité pour bon nombre de français, et avec autant de puissance crête qu’on veut.

    Techniquement c’est une aberration. Pour stocker 1kwh il faut probablement en consommer 2. L’utilisation de la batterie va donc augmenter la consommation d’électricité et donc augmenter la pollution (centrale à charbon, gaz, lignite).
    La recharger avec du photovoltaique ? Combien coute les panneaux ? Sont ils fabriqués en chine avec de l’électricité carbonée ? Au final ce genre d’installation représente 30 à 40 ans d’électricité EDF, avec l’inconvénient de l’entretient …

    • 1 batterie de 10 watt à 4000 cycle de charge décharge va stocker et restituer 40 000 KWh.
      Double le chiffre et tu estime qu’une batterie demande 80 000 KWh pour être produite, 8 tonnes d’équivalent pétrole…

      L’énergie nécessaire à la fabrication des panneaux solaire est restituée par le panneau en moins d’un an avec les technologie de fabrication actuelles. Le panneaux va produire pendant 40 à 50 ans.

      Si avec une tonne de charbon, vous produisez de quoi produire l’équivalent d’une tonne de charbon pendant 40 ans, vous devriez vous dire qu’il y a quelque chose à creuser dans cette technique.

    • Le rendement d’une batterie au lithium est de l’ordre de 90 %, donc il ne faut que 1.1kwh pour en récupérer 1.
      Le lissage de la consommation qu’elle permet est au contraire une bénédiction pour EDF (tant qu’on a encore besoin du réseau !), qui pourrait lui permettre de réduire ses coûts en réduisant le nombre de centrales à démarrage rapide, ainsi que la taille du réseau qui doit être dimensionné pour un usage de pointe.
      Enfin, le prix d’un panneau photovoltaique est à l’heure actuelle remboursé en moins de 10ans au tarif EDF standard, avec une durée de vie généralement garantie de 25 ans (mais sans compter les frais d’installation) : le photovoltaïque arrive enfin à être compétitif.

      Au final, je pense que $3000 est encore trop cher, sauf dans les coins où l’electricité est hors de prix (californie, allemagne, …), mais on s’approche très prêt d’une électricité solaire+batterie envisageable pour le particulier. Je dirais 2-3 ans au rythme actuel de diminution des coûts. C’est plutôt une bonne nouvelle, personnellement un monde sans EDF me fait rêver.

      • Couac: « Enfin, le prix d’un panneau photovoltaique est à l’heure actuelle remboursé en moins de 10ans au tarif EDF standard »

        Remboursée surtout avec de l’argent-des-autres-gratuit.

        Couac: « le photovoltaïque arrive enfin à être compétitif. »

        J’ai entendu dire que nous avions passé le pic de production d’argent-des-autres-gratuit depuis un moment.
        http://www.dettepublique.fr/

        • « Remboursée surtout avec de l’argent-des-autres-gratuit. »
          Non. Je parle bien du tarif standard, pas du tarif subventionné escroquerie-des-autres.

          http://www.myshop-solaire.com/panneau-solaire-250w-mono-solarworld-_r_17_i_1.html
          300€ le panneau de 250Wc, qui donne une production annuelle d’environ 250kWh (plus dans le Sud, moins dans le Nord), garantie de puissance 25 ans.
          Ça donne un prix de revient d’environ 5 ct/kwh.
          À comparer avec le prix EDF pour un particulier de 14.4 ct/kwh, ou pire, le prix allemand d’environ 30cts/kwh (ok, ce n’est pas le vrai coût, mais en tant que particulier qui gère son budget, osef).

          Évidemment, je n’ai pas compté le prix d’installation (qui peut être négligeable si on les pose au sol si on a le terrain pour et qu’on est bricoleur), ni surtout les coûts de lissage, donc prudence avec ces chiffres, mais le fait demeure : le photovoltaïque peut aujourd’hui être compétitif, sans subventions.

          • bof….

            moi je veux voir des gens se déconnecter du réseau…sans transférer leur consommation d’électricité en autre forme d’energie…

            par exemple on peut supprimer le frigo et n’acheter que du frais, frais de déplacement, perte de temps…arrêter le chauffage et se chauffer par combustible..

            on peut supprimer le lave linge et aller au lavomatic…pareil.

            sans compter que si vous avez des cellules solaires sur le toit ,des batteries pour stocker, vous avez l’air malin quand vous partez en vacances..si vous ne pouvez pas revendre votre jus..

            sans parler du prix, il y a tout le reste, soit des tas de contraintes..la première est une limitation de la consommation ..forcée ( ah non c’est vrai on a un compteur « intelligent qui nous dira t(as pas de jus lulu tu feras ta lessive demain, peut être) ..
            et mises à part les conséquences individuelles pour le « producteur », reste la mise en péril du réseau, qui va accepter pour payer un réseau pour échanger les surplus ou pallier aux manques individuels?

            parasitisme…et escamotage des problèmes… rendent les calculs de prix pourtant déjà problématiques presque secondaires.

            ça va coûter plus cher, et ça rend un service moindre…youpi!

          • Ouaip et vous zappez gaiement l’air de rien le contrôleur onduleur pas de décoration qui coûte bonbon s’il délivre des kW. Il coûtera bien plus que le panneau PV.

          • couac: « Évidemment, je n’ai pas compté le prix d’installation (qui peut être négligeable si on les pose au sol si on a le terrain pour et qu’on est bricoleur) »

            En oubliant tous les coûts et la transpiration annexe vous avez raison: le photovoltaïque est compétitif.

  • Ce produit n’est pas disruptif comme le sont les super-condensateurs.
    Peu sensibles au chaud ou au froid, de bonnes pointes de décharge qui permettent de la puissance et du cyclage.

    Espérons qu’un jour la capacité augmentera nettement et que le prix chutera encore tout aussi fortement.

  • Belle demo, mais comme l etat FR viendra mettre une taxe sur cette batterie pour en casser les avantages EDF peut dormir tranquille.

  • Aucun saut technologique .Nous sommes toujours ans la « subventionnite « pour faire marcher le schmilblick vert. ça me fait penser à l’invention primée à la foire de Paris de vitres par rayonnement qui améliore considérablement le chauffage par rayonnement solaire.problème ça coutera 5 fois plus cher que du double vitrage et surtout personne ne m’a expliqué comment empêcher d échauffer en été…. ça fait pas climatiseur à priori..
    2% des français votent écolos enFrance et pourtant les propositions écologiques viennent toujours de la Haute Administration et des technocrates européens ou ONUSIENS.De là à penser qu’ils sont sous influence d’un capitalisme de connivence.. …….
    Quand la révolution informatique s’est imposée ,nonobstant l ‘opinion des spécialistes qui prévoyaient l’installation majoritaire de gros systèmes, cette révolution n’ a pas été subventionnée .Lorsque un projet vert pourra s’imposer de la même manière je serais pour .En attendant je suis contre ….

  • « Pourquoi subventionner? Parce que la baisse des prix est conditionnée à la hausse des volumes. Et si personnes n’investit, jamais le prix de technologie ne baissera de 40% », affirme un des commentateurs.

    L’argument repris en boucle par les subventionneurs publics est complètement et définitivement FAUX. L’utiliser, c’est faire preuve d’une méconnaissance profonde non seulement de l’économie mais également du potentiel réel des technologies disponibles. C’est tout bonnement mettre la charrue avant les boeufs, pour reprendre cette intéressante expression, issue d’une ancienne innovation technologique, bien réelle celle-là, assez significative pour avoir forgée la sagesse populaire dont les politiciens semblent dramatiquement manquer.

    La rupture technologique est toujours en premier lieu une rupture par les coûts. Une rupture technologique est donc d’abord une rupture économique. C’est uniquement la rupture économique, du moins sa promesse, qui motive les investisseurs raisonnables. Les autres alimentent les bulles à leurs dépens.

    En outre, ce n’est certainement pas parce qu’une technologie sera subventionnée qu’elle sera adoptée. En effet, en subventionnant une techno, vous appauvrissez au moins autant les consommateurs qui ne pourront pas plus l’acheter qu’en l’absence de subvention. Une technologie qui nécessite le recours à l’abus de pouvoir de l’Obèse pour fausser la libre concurrence est forcément mort-née, aussi intéressante soit-elle. Comme cela a déjà été suggéré, relisez Bastiat d’urgence pour comprendre pourquoi les subventions sont totalement vaines, une perte sèche pour l’ensemble de l’économie.

    En outre, le plus souvent, on constate qu’en fait de nouvelles technos, il s’agit en réalité du recyclage de vieilles technos archi-connues, emballées dans un discours purement marketing. En fait d’innovation, il s’agit d’innovations marketing, sans fondement économique ou technologique, exactement comme les discours politiques. On démontre facilement qu’elles sont autant d’impasses vaines mais cela n’empêche pas les beaux parleurs de les vendre aux gogos.

    Plus haut, un commentateur indiquait qu’une seule batterie vendue 3500 dollars contient autant d’énergie qu’un litre de pétrole, sans compter les frais annexes encore plus significatifs ou encore les délais de charge nécessitant l’emploi de plusieurs batteries pour l’utilisation en continu d’une capacité donnée. Un autre disait qu’il fallait la changer après 2000 cycles de charge. Pour votre édification, je vous laisse faire les calculs par rapport au prix HT du litre de pétrole (un baril qui contient 159 litres coûte environ 65 dollars). En tout état de cause, on est ici très loin d’une rupture technologique économiquement opportune. Quand un système électrique équivalent non subventionné coûtera 10, 5 ou seulement 2 fois moins que le prix du litre de pétrole HT, alors oui, on pourra parler de rupture technologique, parce qu’il s’agira d’abord d’une rupture économique. Nous l’adopterons en masse sans aucun doute. Mais en attendant, la fameuse (fumeuse) rupture technologique proposée ici relève du rêve pour justifier un vol fiscal préalable.

    L’automobile, l’avancée technologique qui a le plus marqué notre temps, a dès son invention permis une baisse extraordinaire du coût du transport par rapport au coût très élevé de l’utilisation des chevaux. C’est bien ce qui a incité de nombreux investisseurs à placer leur argent dans la technologie naissante. Ensuite seulement, la baisse du coût spécifique de la nouvelle technologie a été favorisée par une saine concurrence, aiguillon indispensable pour l’innovation, à l’opposé des interventions étatiques détruisant les marchés.

    Les soi-disant énergies nouvelles n’ont strictement rien de nouveau mais surtout elles n’ont pour l’instant aucun avenir économique. Partout où les Obèses les mettent en oeuvre de force, elles aboutissent à des catastrophes économiques. Voilà pour l’instant la réalité indépassable.

    • On ne reverra probablement plus de rupture aussi incroyable que le passage du canasson à l’automobile.

      Pour les questions de production d’énergie, on est dans un domaine qui bute très rapidement sur des lois physiques. Transformer de la chaleur en travail, du travail en électricité etc tous ça est très vite bridé par la thermodynamique…
      Toutes les sources d’énergies et technique d’extraction utilisées aujourd’hui ont été découvertes il y a plus d’un siècle. L’énergie n’est pas vraiment un domaine ou l’on peut attendre un big breakthrough tous les dix ans. C’est un domaine de progrès à petits pas.

      Mais l’intérêt d’être au rez des lois physiques, c’est qu’il y a toujours des types assez costaud pour calculer des rendements maximums théoriques. Et avec ces rendements théoriques on peut assez vite voir quelles technologie sont pertinentes et lesquelles sont des impasses.

      Après il y a la psychologie, la culture la manière de voir. Vous dites:

      « Plus haut, un commentateur indiquait qu’une seule batterie vendue 3500 dollars contient autant d’énergie qu’un litre de pétrole, sans compter les frais annexes encore plus significatifs ou encore les délais de charge nécessitant l’emploi de plusieurs batteries pour l’utilisation en continu d’une capacité donnée »

      Avec la même réalité vous pourriez dire:

       » on vient de développer un « truc » issu de technologie ancienne qui coûte 3500 euros qui permet à une voiture de la taille d’une clio de rouler 100 km à vitesse normale avec l’équivalent d’un litre de pétrole pour des trajet ne dépassant pas 80 km ».

      Vous vous diriez  » tient ce truc est quand même pas mal, il faut creuser ». Si on vous dit qu’il s’agit d’une batterie vous allez trouver ça complètement moisi.

      Mais si vous ne le savez pas vous allez voir que:

      les moteurs électriques ont un rendement supérieur à 90%, ont beaucoup moins de pièces d’usures, ne nécessitent pas de pièces comme l’embrayage ont une durabilité 10 fois supérieure à celle d’un moteur à essence, permettent de récupérer l’énergie de freinage tout en évitant d’user les plaquettes de frein.

      • en parallèle, une fois qu’on a fait 100 km sur l’autoroute à 80 km/h, il faut recharger sa batterie pendant plusieurs heures… le parisien qui va en vacances sur la côte d’azur, il met 1 semaine pour descendre, il dort sur les aires d’autoroute, il fait une photo de la mer qui est bleue et il rentre immédiatement, une semaine, ses congés payés sont finis.
        en hiver, ces performances sont à diviser par 2.

        • Oui tout le monde a bien compris que le point faible des voitures électrique était la capacité des batteries. De même qu’une smart n’est pas le véhicule idéal pour un déménagement.

          Après il y a des développement intéressant pour les autoroutes (chargement par induction tout au long du trajet

          http://www.newscientist.com/article/mg22129534.900-wireless-charging-for-electric-vehicles-hits-the-road.html#.VUlN9PntlBc

          location d’un moteur le temps d’un trajet ( groupe électrogène monté sur une remorque

          http://www.avem.fr/actualite-ep-tender-une-remorque-pour-prolonger-l-autonomie-des-voitures-electriques-4272.html

          stations à recharge rapide comme les supercharger tesla (300 km d’autonomie en 30 minutes de charge)….

          Et dans tous les cas on aurait un système de transport moins crade et probablement moins cher à l’usage.

          • la recharge des batterie par induction sans câble : j’ai lu l’article, mais je n’ai pas vu en combien de temps on recharge quelle quantité d’énergie… problème d’unité du journaliste qui ne comprend pas bien de quoi il parle, sans doute… mais je sais que les miracles n’existent pas, je veux voir les chiffres, je veux pouvoir refaire les multiplications ou divisions et contrôler ce qui est avancé.

            le coup du groupe électrogène pour fabriquer en roulant l’électricité qui manque dans la batterie est rigolo aussi. mais j’ai mieux : au lieu de traîner avec soi un moteur diesel pour faire de l’électricité pour alimenter le moteur électrique, on pourrait directement mettre le moteur diesel sous le capot et économiser sur le moteur électrique et les batteries en les supprimant.
            coût de la location du moteur électrogène : 7 euros de l’heure. vous me rappelez à combien il est, le smic ?

            • Les voitures électrique sont imbattables sur des trajet de moins de 120km. Combien de fois par an quelqu’un va faire des trajets plus long?
              Jusqu’à un certain nombre, avoir une voiture électrique et louer un moteur supplémentaire le temps du trajet est rentable. Au delà il vaut mieux acheter une voiture diesel ou essence.

              C’est le seul raisonnement qui vaille, dire « lol autant acheter un diesel » est une réflexion sans intérêt.

              • je l’ai déjà dit plusieurs fois, les performances en hiver ne sont de loin pas celles atteintes en été, à cause du froid. tomber en rade de batterie en hiver, une sacré galère.
                de plus, même sur des petits trajets, même 50 km, il faut immédiatement recharger, pour être sûr de pouvoir rentrer. imaginez que vous êtes invité pour la journée chez des amis pour le barbecue. à peine arrivé, vous demandez à votre hôte qu’il vous donne son électricité pour que vous puissiez rouler gratuitement, vous allez rapidement passer pour un pic assiette et perdre tous vos amis.
                imaginez que pour la communion du petit dernier, repas de famille, 15 ou 20 invités, dont 3 qui roulent en voiture électrique. qui recharge et peut rentrer chez lui ? qui recharge à moitié et tombe en panne sur le chemin du retour ? qui ne recharge pas et doit rester coucher la nuit ?
                et 120 km, je n’y crois pas en conditions moyennes.
                peut être par temps chaud, sur un parcours horizontal bien à plat, sans vent et à faible vitesse…

                • Un bon coup de neige un soir de réveillon, les bagnoles passent la nuit sur l’A86 bloquée, et on ressort les congelés…

      • « permettent de récupérer l’énergie de freinage tout en évitant d’user les plaquettes de frein. »

        A condition de ne pas freiner fort : en cas de freinage intense, on ne peut pas récupérer l’énergie à cause … de la batterie qui ne peut accepter une forte charge instantanée ! LOL

        • En même temps en cas de freinage intense, la récupération d’énergie de freinage est un peu le dernier de vos soucis…
          En condition de circulation normale on ne se sert pratiquement jamais des freins. Vous avez déjà conduit une voiture électrique?

          • J’ai conduit une Toyota hybride. C’est très agréable (souplesse et couple du moteur électrique) et hyper efficace dans les bouchons. En revanche c’est techniquement une usine à gaz et le gadgetomètre central qui retient votre attention pour montrer et mesurer en permanence votre écologie est un vrai danger public, de même que l’écran tactile pour régler même la climatisation. La technologie et l’ergonomie feront un grand pas en avant quand on saura les distinguer des gadgets.

      • « On ne reverra probablement plus de rupture aussi incroyable »

        Sinon, il y a aussi la rupture d’un élément de la batterie qui met le feu à l’ensemble et rase votre maison …

        Il ne faut jamais oublier que l’un des problème du stockage de l’énergie est la sécurité : les barrages cèdent, l’hydrogène explose, les batteries brûlent … Si on est obligé de mettre sa citerne de propane à l’extérieur, on pourrait bien être obligé de faire de même avec ses batteries lithium – et elles n’aiment pas le froid …

  • Par son prix et ses caractéristiques, ce produit est un vrai progrès et un vrai concurrent par rapport aux batteries au plomb. Une bonne surprise.
    C’est néanmoins très loin d’être suffisant pour élargir significativement le marché de niche dans lequel ce type de produit à une utilité réelle (c’est à dire, hors frime, boboïtude, etc .. ).
    Comme beaucoup l’ont dit, c’est la moindre des choses quand on ingurgite autant de subventions publiques.
    Bref. Ce n’est en rien une révolution, et la comparaison avec les cafetières est totalement à côté de la plaque. Et l’idée même que ceci permette de réaliser le rêve de la production décentralisée (concurrençant EDF) est une absurdité totale, voire même un mensonge éhonté.

    Le produit se vendra surement assez bien, mais avec peu de marge. Donc déception à venir pour les financiers qui ont placé des espoirs délirants dans cette entreprise.

  • « Cette annonce devrait terrifier EDF. »

    Pas vraiment, il est interdit d’utiliser son propre courant électrique, cela contrevient au monopole. Les gens qui installent des panneaux solaires n’ont pas le droit de consommer le courant directement mais doivent l’injecter dans le réseau.

    Donc remplir sa batterie le jour au prix EDF pour s’en servir la nuit, bof bof bof.

    • Faux, plus maintenant, d’où l’offre de panneaux photovoltaïques en autoconsommation.

      Il faut du soleil (dans le sud on en a y compris en hiver; qui dit tramontane ou mistral dit jours ensoleillés, le vent qui apporte la pluie s’appelle le « marin ») Bien évidemment, la production est moindre en hiver du fait du raccourcissement des périodes diurnes.

      Tout ce que vous ne consommez pas va dans le réseau – d’où un interrupteur automatique en cas de coupure de courant pour protéger les travailleurs EDF qui réparent ou améliorent une ligne.

      Cela implique pour vous un changement des habitudes en oubliant les « heures creuses ». Dès la tombée de la nuit, vous consommez EDF.
      Si vous avez pris soin de chauffer votre ballon d’eau chaude dans la journée, de faire vos lessives quand vous produisez, vous n’avez plus que le chauffage, le frigo, la préparation du repas, la télé plus quelques ampoules allumées.

      • Pour ceux que cela intéresse, il y a des forums consacrés au photovoltaïque, dont celui-ci que j’ai choisi:
        http://forum-photovoltaique.fr/viewtopic.php?t=26078

        et la pile Tesla ?

        Ca ne peut être intéressant que pour celui qui est bien équipé (eau chaude solaire, chauffage par pompe à chaleur ou géothermie, électricité produite par panneaux photovoltaïques – on peut aussi coupler avec une éolienne -> soleil plus vent, de façon a être totalement indépendant.
        (l’habitant d’une île déserte par exemple)

        Près de chez moi vis un agriculteur un peu fana (j’ai pas écrit fada) qui fait l’objet de reportages régulier. Il a réussi a être en autarcie totale pour son domicile et ses installations et donc il a besoin de batteries pour tenir les jours sans soleil et sans vent (il a aussi une éolienne).
        Même son eau est sortie par forage de chez lui (chez moi, on peut tirer dès 8/10 m, il y a une seconde nappe d’eau très pure à 35m)

        Il est certain que toute amélioration dans le stockage de l’électricité est intéressant pour lui.

  • tiens au fait…parle pas de sousous et parle pas non plus de bilan « carbone »..
    parce que quand m^me tout ça pour ne pas émettre de vilain CO2…
    ‘est avis que comme les sousous rendent assez bien compte de l’énergie utile pour faire, il y a des chance pour que le bilan carbone soit pas terrible…

    donc 3 ans pour « rembourser ses panneaux solaires » en CO2 .plus quelques années pour les batteries ( oublions le reste) ..pour éviter d’émettre du CO2 dans un pays où on n’émet pas de CO2 pour produire l’électricité…

    et si vous fabriquez vos panneaux solaire en chine actuellement, et si vous y produisez vos batteries ou les emissions de CO2 par kWh sont sans soute une dizaine de fois superieurs à la france…que vous amenez le bazar en france…
    hem… où est l’intérêt écologique?

    alors si c’est plus cher, si ça n’empêche pas d’émettre du CO2? alors quoi? du moins en france…

  • 07/05/2015 15:24
    « Tesla a fait état d’une perte nette de 154 millions de dollars au premier trimestre, soit 46 millions de plus que l’an passé à la même époque »

  • Lisser l’électricité sur 24h c’est possible; mais on est loin du compte pour une année (été – hiver).
    Comment faire les jours d’hiver, quasi sans soleil, si l’on est plus raccordé au réseau?

    • Il faut imaginer le lissage entre les moyens de production du particulier, du producteur comme EDF et des moyens de stockage du particulier et du producteur qui elles aussi finiront par ce mettre en place.

      Le tout étant communiquant, la solution est dans un mixte globalisé.

      • Oui. Bon en pratique, c’est quoi la solution ❓
        Les gens posent des cheminées et font du feu l’hiver ❓

        • La solution est dans le mixage entre solution centralisées et décentralisées, dans la même logique que l’informatique d’entreprise. Des PC et des serveurs, du stockage local et du stockage centralisé.

          • Certes, mais ce genre de solution n’est pas accessible à tous le monde, à cause du coût encore élevé.
            Et pour ceux qui chauffent à l’électrique, tous les logements ne sont pas encore classe A efficacité énergétique, 10 kWh cela reste assez peu quand on consomme 50 kWh dans la journée. Disons que c’est mieux que rien.

  • Les commentaires sont fermés.

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