Le grand guide des plantes potagères

Un guide de voyage pour ceux qui veulent préparer leur excursion au jardin.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le grand guide des plantes potagères

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 5 mai 2015
- A +

Par Jean-Baptiste Noé

Guide Plantes potagèresTant de fois nous avons été dans ces jardins potagers où l’on cultive les légumes et les simples. Ici, au musée de Cluny, dans le 5ème arrondissement de Paris. Un peu à l’écart des boulevards Saint-Michel et Saint-Germain, on se plonge dans les temps médiévaux, on découvre des variétés insoupçonnées de menthe, des plantes médicinales qui nous apprennent leur nom et leur visage. Là-bas, en Bourgogne, au château d’Arcelot, au cœur d’un domaine du XVIIIe siècle, où l’on croit retrouver les charmes des perruques et des dentelles. On respire l’air d’avant la Révolution, non par nostalgie, mais par esprit de modernité. Il y a toutes les plantes que l’on connaît : l’ail, la moutarde, la sarriette, l’épinard, la verveine, et toutes celles que l’on ne connaît pas, et dont le jardinier, bien fier, nous énonce les noms doctement : baselle blanche, lyciet, scorsonère, chayotte. Et dans son coin, le fidèle serpolet, sur lequel le grand cuisinier Marc Veyrat a bâti son nom et sa légende. Après son terrible accident de ski où il manqua de mourir (2006), est survenu l’incendie de son restaurant (2015). Mais le petit serpolet offre toujours ses fleurs violettes.

Ces plantes du potager ont des noms, des couleurs et des arômes. Difficile pour un livre de retranscrire ces derniers. Mais les couleurs s’illustrent de façon magnifique. Si le vert est majoritaire, on le découvre dans toute une multitude de gammes et de variétés qui le rendent toujours nouveau et perpétuel. On y découvre surtout le rouge, le jaune, les subtiles nuances du violet, et même le bleu et l’orange. Les légumes quittent leurs atours secondaires pour se montrer indispensables dans la cuisine.

Potager - René Le Honzec - Contrepoints435Ce grand guide des plantes potagères n’est pas exhaustif, mais il présente toutefois l’essentiel des plantes que l’on peut trouver dans un potager, du moins celles qui sont le plus faciles à cultiver et le plus utiles à planter : pour faire des sauces, pour accompagner des plats, pour parfumer. L’annuaire est précédé d’une histoire générale des légumes. Ensuite, chaque plante présentée a sa notice, avec ses caractéristiques botaniques, son histoire, sa culture, son utilisation. En quelques mots simples nous est donné l’essentiel. C’est le guide de voyage de ceux qui veulent préparer leur excursion au jardin, ou bien de ceux qui veulent pouvoir aller sur les marchés sans paraître trop ignorants. On le prend comme un vade-mecum, un bréviaire du gastronome en bottes boueuses. Et si l’on n’a pas de jardin, déjà on y voyage. On se mêle, on se fixe, entre les courges musquées et le cresson alénois.

Pourquoi trouve-t-on toujours un peu de notre enfance dans les potagers ? Peut-être parce qu’ils nous ramènent à ce que nous avons de plus pur, de plus essentiel : ce lien avec notre terre, cette aspiration aux voyages et au dépaysement, ce rêve de pouvoir bâtir des royaumes fantasmagoriques. La marjolaine nous replonge dans nos hivers et nos maladies infantiles, l’anis dans les chaleurs torrides de l’été, et la mûre à l’émerveillement des balades en forêt, quand on découvre ses fruits au détour d’un sentier. Le potager à cette vertu médicinale de nous ancrer au ciel et de nous transporter sur les mers de notre imaginaire.


Sur le web.

Voir les commentaires (6)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (6)
  •  » le potager  » a  » cette vertu médicinale de nous encrer au ciel et de nous transporter sur les mers de notre imaginaire  »

    c’est d’autant plus vrai que les plantes que l’on y trouve viennent souvent des quatre continents. vive la mondialisation …

    • anti gros minet bonjour,

      Le rêve n’est pas interdit. A l’instant je me trouvais dans mes vignes à ebourgeonner.
      Au bout de cette parcelle de vignes un pré entouré de bois planté d’acacias. Des beignets de fleurs d’acacias. Hum les papilles ! arrosé de miel d’acacia ou de sirop d’érables. C’est un délice. Pas besoin d’aller au bout du monde pour bien manger…….
      Allez bonne fin de journée et à un de ces jours.

      • le robinia pseudoacacia , communément appelé acacia , est originaire de l’est des USA … introduit en france au début du 17ième siècle, il s’est » rapidement  » naturalisé et étendu à la france entière ( probablement pas avant le 19ième ) ou les ruraux ont appris à apprécier son bois dur et durable pour faire notamment des piquet de clôture et des échalas … ou des haies vives qui poussent plus vite que celle de par cheu nous. mais la patrie du robinier en europe, c’est incontestablement la hongrie : 200.000 hectares dans ce petit pays. entre le miel , le bois et la vente de graines, sa part dans le PIB , est non négligeable.
        il est également trés présent en chine , ou il a même été sélectionné pour servir de fourrage , avec des feuilles de un mètre de long.

        • merci, ce que je ne comprends pas est qu’en France, le situationniste économique prends une place considérable. Lorsque je regarde tous ces espaces en chôme, c’est du gaspillage. Si nous avions des dirigeants ou plutôt des décideurs conscients que l’agriculture apporte de la nourriture au peuple, nous pourrions faire des choses interessantes.
          Si nous continuons à nous glandouiller nous allons crever de faim.

          •  » lorsque je regarde tous ces espaces en chôme …  »

            c’est normal , la production française est petit à petit évincée par la production étrangère …

            • Je viens de cueillir ces belles grappes de fleurs d’acacias sans AOC, un odorant arbuste d’épinette vinette à côté m’a envoûté.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

Par Jean-Baptiste Noé.

L'amer Picon d'Algérie

Le Picon nous renvoie à une page coloniale de l'histoire de France, celle où l'Algérie était intégrée au territoire national et où les soldats mouraient de dysenterie et d'eau contaminée. Dans le désert saharien, la soif est une contrainte perpétuelle et les eaux sont très souvent impropres et tuent les corps en transportant de nombreuses maladies. Envoyé en Algérie au début des années 1830, Gaétan Picon découvre le paludisme et les fièvres qui rongent de nombreux soldats.

Lui aussi ... Poursuivre la lecture

Par Pierre Robert.

À partir du 19 mai 2021, les mesures très contraignantes pesant sur les 168 000 restaurants que compte notre pays vont progressivement s’alléger.

Le 30 juin, si l’épidémie reste sous contrôle, ils devraient à nouveau pouvoir exercer leurs activités dans les conditions qui prévalaient dans le monde d’avant la crise sanitaire.

Après la parenthèse Covid, cela semble être un simple retour à la normale tant les restaurants font partie du cadre quotidien de nos existences. Nous sommes tellement habitués à le... Poursuivre la lecture

Par André Heitz.

Terres et territoires rapporte le 6 avril 2021 que M. Xavier Bertrand – présentement président de la région Hauts-de-France, candidat à sa succession, précédemment (entre autres) ministre de la Santé du gouvernement Dominique de Villepin, et candidat déclaré à la présidence de la République – a formulé une étrange demande à propos du maroilles et du Nutri-Score.

Le Nutri-Score, information, mésinformation, désinformation promues par l'État

Le Nutri-Score est une invention absolument géniale (si, si...). Il perme... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles