Hollande : Marine Le Pen « communiste » ?

Le regard de René Le Honzec.

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Un socialiste, ça ose tout, c’est même à ça qu’on le reconnaît. Il y a peu, Le Pen Père déclenchait une vague d’indignation par ses propos sur le Maréchal Pétain chez ceux-là même dont le fondateur Mitterrand et longtemps leader du Parti (socialiste), avait serré la main du Maréchal et reçu la Francisque (photos et film « égarés ») pour ses bons et loyaux services pour l’État Français de Vichy.

Sa Suffisance Hollande Ier, interviewée pour son habituel plan de sauvetage de tout et tous, se fend d’une déclaration qui se veut méprisante pour le Front National : « Marine le Pen parle comme un tract communiste des années 70 ».

On ne pouvait pas mieux faire comme foutage de gueule, puisque tout le monde sait (ou devrait savoir) qu’en 1972, Parti Socialiste de Mitterrand (l’homme du harem), Parti Communiste de Marchais (mécano chez Messerschmitt) et Parti radical de gauche (Favre, potard) signèrent un programme commun de la plus belle eau marxiste en espérant en faire un moyen de conquête du pouvoir (réussi en 81). Et que donc, son idole Tonton le Florentin, a distribué la main dans la main avec le valet de Moscou des tracts communistes, « communistes » non pas parce que du PCF, mais de l’idéologie du Programme Commun.

Et Hollande de rajouter le plus beau : « Sauf que le Parti Communiste ne demandait pas de chasser les étrangers. Il avait des valeurs. »
Ben, si !

En janvier 1981 le camarade Georges Marchais, secrétaire général du dit PCF, envoie une lettre au déjà recteur de la mosquée de Paris, Boubakeur : « …j’approuve le refus du maire (PC) d’Ivry de laisser croître le nombre, déjà élevé, de travailleurs émigrés ». Le maire en question avait fait détruire au bulldozer un foyer d’immigrés maliens… Et l’ex-travailleur volontaire en Allemagne de préciser : « C’est pourquoi nous disons : il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage ». Et le mois suivant, il vient appuyer le camarade Hue (future successeur), qui venait de manifester devant le logement d’une famille accusée de trafic de drogue : « …Nous posons le problème de l’immigration, ce serait pour favoriser le racisme ; nous menons la lutte contre la drogue, ce serait parce que nous ne voulons pas combattre l’alcoolisme prise par notre clientèle (…). » Et, à ce moment, le FN faisait des scores de 0,33% des voix.

Cette période de social-marxisme imprègne toujours notre classe politique, notre administration, nos grandes écoles, nos mentalités. Il n’y a pas eu de Nuremberg du communisme, et si vous allez en librairie, cherchez les très rares ouvrages traitant du sujet (par exemple, le Livre Noir du Communisme de Stéphane Courtois) parmi l’avalanche des ouvrages sur le nazisme.

C’est ce qui fait qu’il est si difficile de faire passer un message libéral, aussitôt assimilé à la dictature de l’ultra-capitalisme.