USA : leçon de capitalisme libéral

Une fois de plus, les Américains donnent une bonne leçon de capitalisme libéral…

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
atlas credits jeff berman (licence creative commons) https://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

USA : leçon de capitalisme libéral

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 avril 2015
- A +

Par Jean-Pierre Chevallier.

atlas credits jeff berman (licence creative commons)
atlas credits jeff berman(CC BY-NC-SA 2.0)

 

Les bénéfices des entreprises continuent à augmenter normalement sur leur tendance longue (données en milliards de dollars courants actualisées au 4° trimestre 2014)…

Document 1 :

chevallier illustration1 11 avril

…mais de 7,25% seulement d’une année sur l’autre (dans le bas de la zone de fluctuation sur la longue période), peut-être à cause de la faiblesse de l’inflation, après un pic au plus haut historique au 3° trimestre 2013,

Document 2 :

chevallier2 illustration 11 avril

Les bénéfices des entreprises fluctuent autour de 9 % du PIB, aux alentours des plus hauts historiques,

Document 3 :

chvallier3 illustration 11 avril

Un peu plus de la moitié des bénéfices sont distribués sous la forme de dividendes (depuis que les Reaganomics ont redynamisé l’Amérique)…

Document 4 :

chevallier4 illustration 11 avril

… qui représentent logiquement aux alentours de 5 % du PIB…

Document 5 :

chevallier5 11 avril

… ce qui n’empêche pas les entreprises américaines d’investir aux alentours des plus hauts historiques de 8,5 % du PIB,

Document 6 :

chevallier6 11 avril

La Richesse des Nations (et de leurs habitants) dépend de cette fameuse main invisible, celle des marchés comme l’a fort justement dit ce bon vieux Adam Smith… et comme le disait l’ancien chancelier allemand (socialiste) Helmut Schmidt : les bénéfices d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain.

Ses successeurs ont tort de vouloir stimuler l’investissement, surtout public !
Il faudrait plutôt d’abord favoriser l’augmentation des bénéfices des entreprises, en particulier en diminuant le taux des impôts sur les bénéfices, ce qui permettrait aux entreprises de se développer, comme en Irlande par exemple, et donc de créer des emplois sur des bases saines.

Tout est simple.

Cliquer ici pour lire mon article sur ce thème actualisé sur la base de données en 2013.

Sur le web

Voir les commentaires (52)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (52)
  • La résistance de l’Amérique est vraiment admirable, entre la crise financière, la crise européenne, la crise des émergents et la présidence Obama un peu chaotique le pays avait de quoi souffrir méchamment…Mais finalement l’économie US est probablement la plus dynamique actuellement avec celle du Royaume-Uni.

    L’Amérique est de retour et redevient la puissance ultime grâce à une économie ayant repris du poil de la bête, la révolution énergétique qui en fait aujourd’hui le plus grand producteur mondial d’énergie devant la Russie et l’Arabie Saoudite, la domination totale du secteur technologique…face à un Japon stagnant, une Europe lente, une Chine dont la croissance ne cesse de diminuer même si elle reste plutôt haute selon les chiffres officiels (même si l’on sait qu’ils sont trafiqués, merci Wikileaks, la croissance réelle serait plus proche des 2% en 2013 donc ça en dit long), un Brésil en légère récession incapable de se réformer et une Russie en profond déclin économique.

    Bref, l’Amérique reste le soleil de l’économie mondiale, plus que jamais.

    • « l’économie US est probablement la plus dynamique » : c’est indéniable, en apparence. Toutefois, ce dynamisme apparent a été acquis au prix d’émissions monétaires inconsidérées falsifiant les signaux économiques fondamentaux. Il est impossible de faire des injections monétaires massives sans en payer le prix fort, tôt ou tard. Plus l’injection aura été massive, plus le prix à payer sera élevé. A la fin de l’histoire, la seule question importante est : qui paye ce prix ?

      A ce propos, lire d’urgence l’excellent blog de Stockman, notamment cet extrait :
      http://davidstockmanscontracorner.com/eating-the-seed-corn-the-feds-horrid-corruption-of-corporate-finance/

      Certes, question délires monétaires, le Japon et la Chine ont fait et font encore bien pire que les USA. Dernier exemple de la folie en cours qui mine l’économie mondiale, le Hang Seng a tout récemment pris plus de 10% en moins de 24h, comme s’il s’agissait d’une petite startup californienne. Pour ceux qui l’ignorent encore, les paniques haussières de cette ampleur sont de puissants signaux de fin de bulle.

      • « ce dynamisme apparent a été acquis au prix d’émissions monétaires  »

        On peut aussi penser qu’il a été acquis malgré ces émissions. Les QE provoquant une distorsion des signaux économique ils provoquent une mauvaise allocation des ressources (en outre le maintient en vie des incompétents). L’explosion d’une bulle n’est que le réajustement brutal des prix à leur juste valeur.

        Une bonne solution serait un brusque et définitif arrêt du QE, cela provoquerait des mouvements intenses mais qui puniraient les incapables et redonnerait de l’espoir et de l’optimisme au créateurs de richesses.

        • N’espérez pas cela tant que le $ restera LA monnaie des échanges internationaux et ce n’est donc pas nouveau: en fait, le monde entier compense en partie, l’inflation américaine ou la dévaluation de sa monnaie: c’est bien ainsi que les utilisateurs de $ non américains paient une partie des « dettes » américaines ».

          C’est un privilège que ne partagent pas les autres monnaies mais la BCE semble se dire qu’il n’est sans doute pas nécessaire « d’être plus catholique que le pape », en l’occurrence, de garder un € fort en période où injecter des liquidités (Q.E.) dans l’économie arrangerait bien les différents pays, pour permettre une « croissance » à moitié vraie (l’autre moitié, c’est +/-1 € pour 1 $ dévalué par le Q.E.).

          Comment vendre un airbus aux U.S.A. avec 1,4 ou 1,5 $ pour 1 €?

          On serait en Suisse, ce serait différent!

          • « le monde entier compense en partie, l’inflation américaine ou la dévaluation de sa monnaie: c’est bien ainsi que les utilisateurs de $ non américains paient une partie des « dettes » américaines ».  »

            Uniquement car les politiciens des pays en développement sont bien content de pouvoir faire leur QE à eux sans faire baisser leur monnaie face au dollar pour mener leur politique cronyiste…

            Ils pourraient aussi laisser leur monnaie monter… Bref le QE US arrange bien tout les gouvernements du monde car un arrêt des politiques expansionnistes pénaliserait d’abord les pays les moins compétitifs.

            • Oui, c’est bien le cas et ça le restera tant que les matières premières (pétrole!) se négocieront en $!
              Cela fait partie du fragile équilibre mondial où les U.S.A. jouent encore le rôle de « gendarme ». À voir l’évolution dans ce siècle avec l’Inde et/ou la Chine, si pas la Russie?

              Et il est clair que le Q.E. européen qui suit, avec un retard prudent, cette voie, en espère le même effet sur la croissance, sans « dégoûter » les clients américains (et pas mal d’autres, je suppose) par un € fort et décourageant (pour l’importation), comme la Suisse. Attendons les résultats!

              • « À voir l’évolution dans ce siècle avec l’Inde et/ou la Chine, si pas la Russie »

                La Chine a un track record de manipulations économiques diverses tellement catastrophique qu’il serait insensé de lui faire confiance. La Russie est sur le déclin. Les monnaies privés, plus particulièrement les cryptos, me semblent plus prometteuses.

                • C’est bien pour ça que je parle de siècle: ça ne se fera évidemment pas, dans les conditions actuelles.
                  Mais il sera tout de même difficile, un jour, d’ignorer l’influence mondiale d’un pays représentant, maintenant, 1,3 milliard d’habitants (la Chine). Il me semble prévisible qu’un jour, elle s’impose de façon incontournable, sans compter qu’elle a acquis un outil: les bons du trésor américain, achetés en masse, et plus dernièrement, de l’or: ce n’est certainement pas pour ne pas les utiliser, le moment venu, pas demain!

          • « Comment vendre un airbus » : en faisant mieux que Boeing, ou alors en le fabriquant directement en zone dollar. Avec la mondialisation, le change n’a plus d’effet significatif sur le niveau des « exportations ». La preuve en est que les grands exportateurs travaillent indifféremment quel que soit le niveau de leur monnaie. On peut même observer une corrélation entre la baisse des monnaie et la baisse des exportations, mais pour une autre raison : l’afflux de monnaie détruit les économies aussi sûrement que les guerres.

            Le sujet est indifférent car ce n’est pas le but des politiques non conventionnelles. Le but des QE et des taux nuls est uniquement la survie à tout prix des Obèses par la répression financière, autrement dit la monétisation de leurs montagnes de dettes, certainement pas la relance économique, l’emploi ou la prospérité, toutes choses dont les banquiers centraux et les politiciens se fichent éperdument. Les discours à propos de la relance, l’alignement des planètes et tout ce bullshit de concours grâce aux QE, c’est du storytelling pour faire avaler aux gogos la couleuvre du pillage systématique.

            • « Comment vendre un airbus » : en faisant mieux que Boeing, ou alors en le fabriquant directement en zone dollar.

              C’est pas l’avis de tout le monde et surtout pas celui des premiers intéressés.

              http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20150109tribac50b5c3a/l-euro-baisse-pourvou-qu-ca-doure-pour-l-aeronautque-francaise.html

              • J’ajouterait qu’il faut aussi rendre les entreprises françaises plus compétitives. Quand aux premiers intéressés, ils sont de tout évidence cronyistes…

                • Comment y arriver sans forcément faire encore plus de pression sur les salaires, en tout cas, les plus bas, si ce n’est par une simplification drastique de l’administration (pas seulement le nombre des fonctionnaires mais aussi la fiscalité compliquée, le code du travail, ou une centralisation des données, avec un N° unique qui permet la distribution de la communication quasi automatique à tous les organes administratifs concernés, suivant le principe du « guichet unique » et une diminution de la part de l’état dans toute activité économique?

                  Vous savez bien que c’est le seul moyen: la « rationalisation » au lieu de la complexification toujours active.

              • Si les USA ne terminent pas leur QE et n’augmentent pas les taux d’intérêts, le $ repart à la baisse. Vous faites quoi : un MEGA QE pour aussi faire baisser l’Euro ❓
                La guerre des monnaies ❓

                La seule voie sensée est de rendre les entreprises plus compétitives, comme déjà souligné.

              • Nuance : les exportateurs d’avions sont sûrement les premiers à profiter de la baisse de l’euro. Mais les premiers intéressés, ce sont les Français victimes de l’euro DTC* de SuperMariole.

                * appellation aussi explicite que caustique qui m’a été signalée récemment, prouvant que les jeunes générations sont loin d’être aussi naïves que la plupart de leurs aînés au sujet de l’économie, malgré l’abrutissement idéologique programmé par l’EdNat.

                • Reconnaître son erreur ou son exagération reste tout à l’honneur de son auteur.

                  • Qu’est-ce que vous n’avez pas compris ?

                    • A priori, tout 🙁

                    • , »ou alors en le fabriquant directement en zone dollar. Avec la mondialisation, le change n’a plus d’effet significatif sur le niveau des « exportations ». La preuve en est que les grands exportateurs travaille »

                      Il est difficile de comprendre qu’on puisse écrire des contrevérités à ce point.

                    • Quelques avionneurs ne sont pas tous les exportateurs. En outre, les avionneurs n’exporteront pas plus d’avions qu’avant. Les manipulations monétaires sont un fusil à un coup. Les avionneurs (et d’autres) vont peut-être bénéficier d’une année de profitabilité très temporaire qui relève plutôt de l’insincérité comptable que de l’efficacité économique. Au total, les manipulations monétaires n’auront pratiquement aucun effet positif. En revanche, les effets négatifs seront bien là : importations surenchéries, capitaux en fuite, carry trade destructeur, et surtout, la pire des conséquences, Obèses encore en vie. Et comme d’habitude, ce ne sont pas les quelques connivents profitant des improbables effets positifs qui auront à subir les effets négatifs certains. C’est nous tous qui devront payer le prix du QE, pas eux.

                      Les variations du Yen n’ont rien changé aux exportations japonaises. Les variations du dollar n’ont rien changé à la balance commerciale US. Les variations de la livre n’ont rien changé au bilan extérieur du RU. Les variations de l’euro ne changeront pas les grandes masses pour la zone. Jamais ni nulle part la guerre monétaire n’a permis d’améliorer les bilans économiques. Au contraire, c’est la crise et la guerre civile qui sont au bout du processus de destruction provoqué par les politiques discrétionnaires.

                      Les politiques non conventionnelles ne servent qu’à gagner du temps pour que les Obèses survivent encore un peu. Leurs initiateurs se moquent de la prospérité de la zone comme de leur premier euro.

                    • @Cavaignac +100000000000000

            • Oui, le taux de change a de l’influence sur les produits bruts, mais peu sur les produits élaborés et complexe : d’abord parce que le pricing n’intervient que très tardivement dans le cycle de vente, ensuite parce qu’une grande partie est du service et de l’IP (maintenance, garantie, formation, transferts de compétences ..) puis parce qu’il existe une bonne quantité de moyens de lisser les fluctuations de change (assurances, termes, échanges….)

              Quant au QE ce n’est que la moins pire des solutions pour essayer de rattraper les criminelles emmissions d’obligations d’état pour financer des dépenses courantes.

              Airbus raisonne comme une administration….

            • quand airbus est meilleur que boeing, ils refont l’appel d’offre.

          • Comment vendre un airbus aux U.S.A. avec 1,4 ou 1,5 $ pour 1 €?
            Stop : les réacteurs sont le plus souvent US, comme bien des composants de l’avionique de bord.
            Pour une proportion importante. Seuls les charges salariales posent problème, mais tout le reste va baisser.
            Et, il existe des assurances pour se couvrir des variations de change trop importantes.

            Les larmoiements ne sont donc pas de mise.

            • Ne vous tracassez pas, je ne vais pas pleurer.

              Pourtant Airbus se plaignait souvent que l’€ fort ne les aidait pas à vendre! Mais je ne vends pas d’avion. Et j’ignore la proportion du prix du travail « humain » dans le prix d’un airbus.

              Une devise est bien devenue une notion très relative, basée sur l’offre et la demande, en gros.
              Ainsi, l’exportation européenne sera facilitée aux U.S.A. mais pas les produits suisses! (la devise ne suffisant évidemment pas)
              Et le Q.E. (américain ou européen) brouille encore plus les cartes: il faudra encore voir l’effet sur la croissance, si on parvient à faire la part des choses, puisqu’il y a des pays européens qui connaissent déjà une amélioration économique peu sensible, en France.
              Mais ces notions ne doivent pas cacher la vérité: c’est bien le travail et le nombre de personnes au travail (productif, si possible!!!) qui créent de la richesse, et pas le « vol » plus ou moins honnête suivant qu’il est le fait de l’état, sous prétexte de redistribution, ou d’escrocs, banques comprises!

            • Les réacteurs sont le plus souvent…..des Rolls Royce (A 330 A340 500 et 600, A 350, A 380 ) marque encore britannique avec un maximum de personnel en G.B.

              • Allez, on va pas chinoiser :

                Wiki : Les A340-300 peuvent être équipés de 3 types de turboréacteurs fournis par le consortium CFM International : les CFM56-5C1 ou -5C2 d’une poussée nominale de 137,6 kN (dénomination: A340-311), les CFM56-5C3, avec une poussée de 144,6 kN (A340-312) ou les CFM56-5C4 d’une poussée de 151,3 kN (A340-313). Dotés de ces moteurs, l’A340-300 possède des caractéristiques environnementales exceptionnelles, notamment des faibles niveaux de consommation de carburant et d’émissions.

                Pas de réacteur RR sur cette gamme 🙁 🙁 🙁

                • Je ne suis pas spécialiste, mais moi aussi, mes infos proviennent de Wikipédia, page « Rolls Royce (entreprise) », c’est la faiblesse de ce site dont les auteurs ne se mettent pas vraiment d’accord.

                  Mais depuis mon premier post qui disait que la vente d’airbus profiterait de cet € « dévalué » par rapport au $,
                  j’ai été approuvé par le porte-prole d’Airbus qui se réjouissait de ce fait.

                  Mais il n’y a pas qu’Airbus qui est concerné dans les exportations françaises (Airbus n’étant d’ailleurs pas que français mais bien européen, contrairement à cette habitude quand les nouvelles sont positives, dans le premier cas, dans les mauvaises, dans le second).

                  Et la devise et sa valeur ne sont qu’une aide provisoire qui ne suffit pas, à elle seule, à exporter, il faut une démarche importante, derrière, profitant de cette diminution de prix relatif.

                  • Manque de pot, le A350 est équipé de moteur Trent, payé en £. Pas de chance ❗
                    Avec ce genre de dévaluation, le vers est livré avec le fruit, et ce n’est pas Cavaignac qui me contredira.
                    Au demeurant, on devrait se demander si les divers QE ne sont pas des subventions cachées et condamnables.

            • Et si vous ouvrez le lien de « Citoyen », plus haut, vous verrez qu’Airbus ne boude pas son plaisir d’un € quasi à parité avec le $!

              • C’est la voie de la facilitude et du gaspillage. très mauvaise habitude.
                Pendant ce temps, les matériels informatiques ne baissent plus, les machines outils, vous vous les prenez dans les gencives … :mrgreen:
                Ah, mais on peut les acheter en … Chine ❓ Mouah Mouah Mouah Mouah Mouah
                Quand vous voulez embaucher un nouvel ingénieur, qui a le choix, vous prétendez le payer en rouleaux de PQ ❓
                M’sieur, n’oubliez pas la brouette … :mrgreen:

                • C’est évidemment le côté sombre avec aussi le renchérissement du pétrole et des autres matières premières souvent cotées en $.

  • En Belgique , à la grosse louche, les aides et interventions d’état pour les entreprises sont égales à l’impôt des sociétés. Supprimez les subsides et l’impôt sur les sociétés ne changera rien au bilan de la Belgique mais donnera un sérieux avantage économique.

  • Pourriez-vous être plus explicite concernant les valeurs de vos tableaux, ce J-n je ne le comprends pas. Depuis que lit Contrepoints je pensais avoir fait des progrès en économie, mais bon…

    • Cet article passe à côté de son sujet, à cause d’une obsession malsaine pour la redistribution étatique.

      • Que proposez-vous pour que la classe moyenne américaine de la croissance économique ? A moins que cette situation ne vous choque pas et que vous considériez qu’il n’y a pas de loi économique qui fasse que la classe moyenne en profite.

        • « que la classe moyenne américaine BENEFICIE de la croissance »

          désolé

          • A travers cette question, vous semblez persuadé que la classe moyenne apparaît uniquement grâce à la redistribution. Au contraire, la redistribution a pour objet le pillage de la classe moyenne, tant ses revenus que son épargne. La collectivisation, qu’elle soit fiscale ou monétaire, c’est d’abord l’affaiblissement de la classe moyenne pour nourrir l’Obèse.

            • +1

              Avant les délires égalitaristes démocrates, la classe moyenne se portait à merveille.

              J’adore cette mauvaise foi : on taxe à mort les classes moyennes, on regarde les dégâts, on constate une augmentation des ‘inégalités’ (comme c’est bizarre), on accuse le libéralisme, comme ça, on augmente les taxes sur les classes moyennes, etc…

              Un jour les socialistes comprendrons peut être que plus on taxe, plus on augmente les inégalités de revenu, mais bon … on peut toujours rêver.

            • Je sais ce que voulait dire « classe moyenne », mais, maintenant quelle définition du « plancher » permet de dire qu’on en fait partie? Le niveau de vie est-il la barre? Bon d’accord, l’ « ouvrier » isolé, non qualifié, au SMIC, pourrait bien n’en faire pas partie, comme les sans-emplois, les déclarés « pauvres » et les SDF. Mais tout couple, avec ou sans enfant(s), avec 2 revenus, ayant un train de vie plus que minimum, capable d’épargner régulièrement donc de capitaliser, un boulanger avec Monsieur au four, Madame, épouse aidante, au magasin: sont-ils de la classe moyenne? Je pense qu’il est utile d’avoir en tête des critères assez précis pour savoir de quoi on parle. Dans nos pays, (le mien, en tout cas!) les gens ont actuellement souvent des revenus supérieurs , en valeur absolue, pas en chiffres trop difficiles à comparer, dans la même situation, il y a 20 ou 30 ans, soit une sorte de baisse du plancher. Pouvez-vous m’aider?

            • Alors que la classe moyenne a une forte composante qui participe à la croissance d’un pays, comment peut-on expliquer qu’elle n’en bénéficie pas ? La question est simple et sans faux semblant.

              • Par l’augmentation des diverses taxes et impôts.
                Il fut un temps ou le pays était célèbre par ses fromages : un par jour. Mais c’est du passé. 🙁

                Aujourd’hui pour chacun des 3 repas du jour que fait Dieu, une taxe toujours différente de la précédente. 🙁

              • Comment expliquer que les classes moyennes ne bénéficient pas de la croissance ? Mais la croissance disparaît avec les classes moyennes. Ainsi, les sursauts récents sont de plus en plus faibles et artificiels à mesure que croît l’ampleur des politiques discrétionnaires qui nourrissent les Obèses, jusqu’à ce que la récession s’installe durablement. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si l’idéologie de la décroissance apparaît dans le discours politique au moment où menace la récession généralisée, compte tenu du degré de collectivisation des économies. En attendant, on maintient l’illusion d’une croissance résiduelle avec des PIB farfelus où des charges publiques improductives sont comptées comme des valeurs ajoutées.

                La prospérité des classes moyennes, c’est le travail et l’épargne. A partir du moment où l’enrichissement et la réussite sont sanctionnés par le vol des prélèvements obligatoires, l’injustice des redistributions, l’arbitraire des normes légales ubuesques ou le scandale des manipulations monétaires, le travail et l’épargne perdent leur sens profond et les classes moyennes périclitent. L’appauvrissement des classes moyennes (dans les démocraties), ou leur quasi inexistence (dans les dictatures), est directement lié à l’embonpoint des Obèses. Une classe moyenne prospère, c’est une majorité de la population rendue libre de la sujétion du pouvoir politique grâce à son travail. Et ça, c’est insupportable pour les idéologues qui haïssent la liberté et assouvissent leur fantasme de domination par le biais de l’omnipotence des Obèses. Pervertissant le sens des mots, certains Obèses poussent l’ignominie jusqu’à déclarer à leurs esclaves que leur travail les rend libres alors qu’ils les taxent à 100%, jusqu’à prendre leur vie. Quand les socialistes stigmatisent les riches (cf le fameux « je n’aime pas les riches » de Culbuto), ce sont bien évidemment les classes moyennes qu’ils visent, ces minables sans-dents qui ont osé s’enrichir par leur travail indépendamment de l’Etat collectiviste.

                On ne peut avoir en même temps des Obèses bouffis et des classes moyennes prospères. Entre les deux, il faut choisir. Le temps est venu de choisir entre distribution de la prospérité par le marché libre ou redistribution de la misère par l’Etat collectiviste.

                • Peut être, mais alors puisqu’une société complètement libéralisée résoudrait la plupart des problèmes et rendrait tout le monde gagnant, pourquoi n’y-t-il jamais eu de nation qui l’est réellement appliqué. Il y a forcément un bugg quelque part.

                  • Vous n’avez pas entendu parle du turbo-ultra-neo-liberalisme mondialisé ?

                    Ce n’est pas qu’il n’est pas appliqué, c’est qu’il est combattu par tout les gens qui confondent libéralisme et anarchie morale et par ceux qui confondent libéralisme et capitalisme de connivence.

                  • « une société complètement libéralisée résoudrait la plupart des problèmes » : non ! Le but n’est pas de résoudre les problèmes mais de concrétiser le fait que ces problèmes ne regardent pas l’Etat, ni de près ni de loin, parce qu’il est parfaitement incompétent pour s’en occuper.

                    En outre, pour la même raison d’incompétence, on sait que l’Etat est à l’origine de nombreux problèmes qui n’existeraient pas s’il ne faisait rien. Il paraît que la politique, c’est choisir entre deux mauvaises solutions. Précisément, que les politiciens cessent de choisir ! Aucun problème ne résiste à une absence totale de politicien.

              • La notion de classe moyenne est à la fois statistique et morale. Lier classe moyenne et croissance est un peu prendre le problème à l’envers.

                La classe moyenne existe statistiquement dans toutes les économies : c’est une partie de la population qui répond a des critères statistiques : plus de 1/2 du revenu médian, moins de 2 fois.

                La classe moyenne du Burkina n’a rien à voir avec celle des USA.

                Ce que les gens espèrent comprendre par classe moyenne et par croissance est en fait une représentation de la capacité a voir son sort s’améliorer et sa capacité a pouvoir répondre a ses besoins.

                Hors les besoins des gens sont très subjectifs : il y a des gens au Burkina qui ont leur distance entre besoin et fourniture plus accomplie qu’aux USA.

                Pour répondre a votre question : la classe moyenne bénéfice toujours statistiquement de la croissance, mais ce bénéfice peut être considéré comme suffisant ou pas : cette appréciation étant complètement subjective, morale, relative…

    • L’article est très orienté – courrier international est un fer de lance gauchiste – mais dans le fond indique que les réformes socialistes aux US dans le monde de l’éducation provoquent les mêmes ravages qu’en France….

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Anthony P. Mueller.

Un excès de dépenses publiques et une politique monétaire laxiste entraînent une hausse des prix associée à une baisse des taux de croissance économique. Tous les chemins keynésiens mènent à la stagflation. C'est le résultat d'une mauvaise gestion économique.

La croyance selon laquelle les banquiers centraux pouvaient garantir la soi-disant stabilité des prix et que la politique budgétaire pouvait empêcher les ralentissements économiques s'est révélée fausse à maintes reprises. La crise actuelle est une p... Poursuivre la lecture

L'Ukraine connaît des combats limités depuis 2014 et une guerre inédite en 2022. Comment expliquer ce scénario tragique ukrainien? Quels sont les multiples enjeux du conflit russo-ukrainien?

L'Ukraine champ d'affrontement entre la Russie et les Etats-Unis

L'aspect global du conflit est perceptible à travers l'affrontement indirect que se livrent d'un côté les USA et de l'autre la Russie. Les Etats-Unis, chefs de file du camp occidental, ont les premiers violé le droit international avec d'abord la guerre du Kosovo en 1998 puis la guerr... Poursuivre la lecture

Le 2 mai dernier, Politico publiait en exclusivité un article traitant de la fuite d'un projet de jugement de la Cour suprême américaine relatif à la remise en cause d'un précédent jugement de cette même cour, Roe vs Wade.

Ce précédent arrêt avait posé les bases rendant légal l'avortement dans tous les États américains et limitant l'intervention de l'État dans la décision d'interruption de grossesse, considérée alors du domaine de la vie privée. Le projet actuellement en discussion et dont le contenu a fuité vers Politico renverrait à ... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles