Le Pen : « pourquoi j’ai mangé mon père »

Par René Le Honzec.

Le Pen rené le honzec

« Pourquoi j’ai mangé mon père ». Ce fut un livre à succès que je n’ai pas lu, un film à succès de Djamel que je n’irai pas voir, c’est aussi un succès de saison obligé pour les médias subventionnés. Papy Le Pen a lâché une de ces petites phrases qu’il a toujours affectionnées, une espèce de bande tricolore a été franchie, Fifille s’indigne -pour une fois- au diapason des médias et partis politiques. Cela m’a valu d’entendre Serge July admettre que le FN était une stratégie de Mitterrand couplée avec la création de SOS mes potes pour empêcher la Droite qui avait déjà une majorité capable de regagner et conserver le pouvoir « pour trente ans si on ne fait pas de conneries », comme l’avait finement pronostiqué un ministre de Giscard.

Je me contenterai de rappeler, pour les déficients en Histoire, que la principale différence entre Mitterrand et Le Pen, c’est que si Jean-Marie fait pousser des cris d’orfraie en déclarant qu’à son avis le Maréchal Pétain (désigné chef de l’État Français à 84 ans par le vote des députés du Front Populaire, voté par les deux Chambres avec 569 voix pour, 80 voix contre 91 et 20 abstentions réunies en Assemblée nationale au casino de Vichy) ne fut pas un traître, Mitterrand, lui, avait serré la main dudit Maréchal dont il était un collaborateur, et avait été décoré de la Francisque, tandis que Le Pen, deux fois volontaire en Indochine puis en Algérie, est décoré de la croix de la Valeur Militaire. C’est tout l’art de la gauche que de faire passer ses trahisons pour d’aimables malentendus.

Au-delà des prises de position de Le Pen, interdites par la loi, je constate que par ignorance et mépris, la classe médiatique s’apprête à servir à Marine un plateau en 2017, Papa ou pas.