Prostitution : racolage autorisé ?

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Prostitution : racolage autorisé ?

Publié le 31 mars 2015
- A +

Le regard de René Le Honzec.

prostitution rené le honzec

Dans une remarquable continuité de la pensée politique française, le Sénat vient de rétablir le délit de racolage et de supprimer la pénalisation des clients. Bon. Les députés (vu le sujet, bien accentuer) avaient voté la dépénalisation des péripatéticiennes (je ne peux pas dire « putes », j’ai Esther Benbassa sur le râble de suite) et au contraire, plein la gueule pour le client. « C’est le client qui crée la prostitution ». « Comme le poireau, la jardinière » (c’est de moi).

Eh bien ce n’est même pas mon sujet de billet ! Je voulais vous causer de ce brusque désir de fraternité qui trouble les eaux des marigots républicains de gauche (sur le fond, ils pensent qu’on ne peut pas être républicain si on n’est pas de gôche). Après la raclée de dimanche, les (ir)responsables de la Gauche républicaine, môssieur, se sont tâtés avec l’idée de tâter de la branlette ensemble pour la revigorer à la solide poignée socialo-verto-gaucho et aboutir à répartir une semence rose et fertile (en siège) pour les régionales, puis, surtout pour 2017. Cambadélis fait des risettes aux EELV, bientôt le groupusculaire Mélenchon sortira de son ornière électorale.

Ben, si ça, ce n’est pas du racolage, un siège, un coït (politique, pas forcément physique, sauf si affinités) ! Je ne sais pas à combien se négociera le secrétaire d’État par rapport au poste d’attaché-délégué aux sports ingrats, mais c’est sûr qu’il va falloir (se) coucher pour arriver aux cons promis…

Voir le commentaire (1)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (1)
  • Politique politicienne, des plans de carrières de petites gens, parvenus, lèches burnes patentés, n’ayant pour seul objectif de vie que d’appartenir au sérail politique, au club fermé des ministrables, avec le saint graal que confine le maroquin une fois en poche.
    Vous avez raison, la politique est réduite à la fonction.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
nupes
0
Sauvegarder cet article

Le régime est-il enfin en voie de reparlementarisation ? Avec une Assemblée élue au scrutin majoritaire mais qui donne l’image d’une élection à la proportionnelle, l’absence de majorité absolue du parti présidentiel a sonné comme un coup de tonnerre. Le Rassemblement national sort en position de force en parvenant à faire entrer un nombre de députés inimaginable pour une élection au scrutin majoritaire. Pourtant, c’est désormais vers Les Républicains que tous les regards se tournent. Après 10 ans dans l’opposition, la droite républicaine se r... Poursuivre la lecture

Info du 22 juin 20 h 08 : Emmanuel Macron écarte pour l’instant l’idée d’un gouvernement d’union nationale, pense trouver une « majorité plus large » pour gouverner et s’accroche à un échange positif entre l’exécutif et le législatif pour avancer au service des Français. Hormis l’immense progrès d’avoir bouclé l’affaire en moins de huit minutes, une allocution type soir d’élection qui n’apporte pas grand-chose. 

Emmanuel Macron devrait être content. Le « en même temps » qui a fondé son accession initiale au pouvoir, ce mode d’action qu... Poursuivre la lecture

La première leçon de ces législatives françaises est l’échec patent, cuisant et retentissant de Jean-Luc Mélenchon. Tout de hargne et de fulgurances haineuses, cet étrange apparatchik ajoute un nouvel échec à sa riche collection chamarrée. La gauche façon Mélenchon obtient 24 % des sièges à l’Assemblée nationale, soit l’un de ses pires scores historiques. Le nombre de sièges guignés par l’improbable attelage mélenchonien est risible en comparaison cette majorité absolue dont il professait l’ambition.

Deuxième leçon, l’échec de la press... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles