Par Antoine Riard du Free Startup Project, Christophe Seltzer de Students for Liberty – Paris et Thomas Rockenstrocly de Think Libéral Sciences Po.
Après le carnaval de dimanche, un vague sentiment d’impuissance nous saisit. Sans surprise ni doute, l’étatisme a opéré sa cure de jouvence électorale, la valse des partis ne cachant pas un fond idéologique sensiblement identique. Bien que les idées libérales se propagent dans le grand public, la maturation des idées est lente et difficile, et notre génération est impatiente, impatiente de s’épanouir dans un monde un peu plus libre et ouvert. Alors que faire ? Au sein de Students for Liberty-Paris et Think Libéral Sciences Po, associations étudiantes bien connues des jeunes (et moins jeunes) amoureux de la liberté, cette question trottait dans nos têtes depuis un certain temps.
Et, en comparaison de cette scène politique, si sclérosée et fermée, notre regard était irrésistiblement attiré par l’univers des startups, véritable bouillonnement d’innovations et de disruptions, cherchant à améliorer sans cesse notre bien-être quotidien. Au contact de cet écosystème dynamique, florissant d’énergie, a crû en nous le désir de joindre, aux domaines des idées, un projet concret dont les résultats seraient visibles devant nos yeux.
C’est ainsi qu’est né le Free Startup Project, le premier startup week-end indépendant, organisé par un collectif de quarante-cinq étudiants aux parcours divers et variés mais animés d’une même envie de fertiliser notre système, de l’ouvrir à l’innovation et de l’ensemencer d’une myriade de jeunes pousses. Indépendants, nous le sommes de tout argent public ou soutien politique que nous refusons. Spontanés, nous le revendiquons comme collectif autonome. Et puisque nous vivons une période de forte mutation économique, nous voulons a fortiori porter les projets de l’économie ouverte. En particulier l’économie des open models que sont Wikipedia, AirBnb ou le Bitcoin, autant d’aventures du Web 3.0, où décentralisation et participation sont les maîtres-mots.
Baptisé le Free Startup Project, ce startup week-end aura lieu du 17 au 19 avril à l’école 42 et a pour ambition d’accueillir 120 participants déterminés à concrétiser leurs aspirations dans l’open source, les cryptomonnaies, l’économie du partage, le biohacking, l’entrepreneuriat social : bref, la liberté de la société en action. Assisté par une trentaine de mentors, les participants auront 54h pour constituer des équipes et commencer à travailler sur leurs projets de startups. Les meilleurs d’entre eux seront récompensés à la fin du weekend, et accompagnés pour poursuivre leur développement. L’hétérogénéité des talents sera de rigueur puisque les participants s’inscrivent en business, développeurs ou codeurs.
Notre désir de communiquer un message se concrétisera au travers de plus d’une vingtaine de conférences et « pitch » grands publics sur les thèmes des nouveaux modèles éducatifs, des projets disruptifs et des startups de demain pour démontrer que l’entrepreneuriat est la vraie politique, celle qui se passe de coercition et répond aux problèmes du quotidien.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le Free Startup Project, nous vous invitons aujourd’hui mardi 31 mars à 19h30 pour un Meetup à la fondation Mozilla.
Si vous voulez devenir maître de votre destin et changer les règles, si vous voulez faire de notre projet le vôtre, n’hésitez pas à nous contacter pour apporter vos idées de sponsoring (nous avons encore besoin d’un peu d’argent pour mener à bien le projet), de mentoring (des entrepreneurs qui veulent aider les participants), ou de conférenciers pour la partie grand public de l’événement.
contact.fsp2015@gmail.com
D’ores et déjà, les inscriptions sont ouvertes :
- Pour le startup weekend en lui-même
- Pour les conférences grand public
Un préprogramme ainsi que les informations sur nos nouveaux sponsors et partenaires arrivent prochainement.
Excellent
initiative intéressante, bon courage à tous ces étudiants!
Ce projet s’inspire t-il des cours et théories de Monsieur Bertrand Badie?
Bonjour David, de quelle manière trouves-tu que nous nous inspirons des idées de Bertrand Badie ?
J’ai été impressionné par la pertinence de son analyse sur son cours « L’espace mondial ». De savoir qu’il s’adressait à des étudiants, en face de lui, m’a donné comme une lueur d’espoir face à ce fouillis médiocre qui légifère notre vie.
« …notre génération est impatiente, impatiente de s’épanouir dans un monde un peu plus libre et ouvert… » C’est cette phrase d’introduction qui m’a fait penser à M. Badie. Aussi, me suis-je posé la question à savoir si vous aviez cette vision et cette approche du monde à partir desquelles évolueraient vos idées et choix.
Le mot « liberté » est tellement brandi à tort et à travers que je ne vois plus cela comme un label de qualité. Par contre, savoir comment évolue notre monde actuel me sembler important pour entreprendre un projet de qualité.
Chapeau!
l’esprit de Aaron Swartz, ses idées lumineuses, son génie, sa pensée. Puissent tous ces éléments vous guider.
Très bien , heureux de voir que la jeunesse décide de prendre les choses en main…
C’est une marque déposée le Free…..project? Aujourd’hui, on en a 2 pour le prix d’un.
La jeunesse impatiente devrait apprendre la sagesse de ses aînées au lieu de rester entre elle à organiser des trucs a start-up qui fonctionnent 2/3 ans, la jeunesse, c’est l’instantanné, ma vieille dame…
Détrompez-vous, j’ai toujours regardé comme une grande preuve de sagesse la faculté de juger la culture et le savoir d’une vingtaine d’étudiants sans les connaître ni d’Eve ni d’Adam.
Je ne me trompe pas, j’ai toujours regardé comme une grande preuve de sagesse la faculté de jauger avec justesse les savoirs-faire d’une vingtaine d’étudiants sans les connaitre ni d’eve ni d’Adam.
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