Fondation de l’Alliance Internationale des Partis Libertariens

Le 6 mars 2015 s’est tenu à Bournemouth, au Royaume Uni le congrès fondateur de l’Alliance Internationale des Partis Libertariens (IALP – International Alliance of Libertarian Parties).

Par Jean-François Nimsgern.

IALP Signataires photos de Alexis Grabinzsky et Gunnar.Hardy avec leur permission

Les partis libertariens des États-Unis, du Royaume Uni, d’Allemagne, d’Espagne, des Pays-Bas, de Suisse, de Belgique et de France avaient envoyé des délégués, tandis que l’Afrique du Sud et la Russie participaient aux travaux par visioconférence. L’Italie et le Canada avaient pour leur part annoncé officiellement leur adhésion avant la réunion, et comptent donc parmi les membres fondateurs, tandis que la République Tchèque avait envoyé un délégué, mais qui, pour des raisons de procédure interne à ce parti, n’a pas pu ratifier immédiatement l’adhésion, celle-ci devant l’être par leur congrès.

Ce sont donc 12 partis de 12 pays qui ont ratifié les statuts fondateurs de cette organisation, dont l’objectif est double : faciliter le travail en réseau et partager les meilleures pratiques des différents partis politiques, et d’autre part promouvoir d’une manière globale les propositions libertariennes sous une bannière commune.
L’IALP ne se substitue pas aux partis nationaux, qui restent seuls maîtres de leurs programmes et actions, mais se veut un lieu d’échanges ou chacun peut bénéficier des expériences de ses collègues. L’implication forte du LP américain dans le projet, qui avait délégué deux de ses anciens présidents à la conférence, est à ce titre un atout certain pour les autres mouvements, plus jeunes et moins établis.
L’IALP ne se substitue pas non plus aux nombreux think tanks et cercles de réflexion libertariens. Son champ d’action se veut exclusivement politique. À ce titre, sa création confirme la volonté de plus en plus nombreux libertariens à travers le monde d’investir de manière concrète le champ politique.

IALP congres  (photos de Alexis Grabinzsky et Gunnar.Hardy avec leur permission)

Le congrès en lui-même fut aussi une occasion de rencontres et d’échanges directs entre délégués, dans une atmosphère de convivialité et de confraternité, entre militants de la même cause, de longue date (depuis 1972 pour l’un des délégués américains, dont la première carte de membre a été signée par David Nolan en personne) ou plus récents, mais tous animés de la même volonté de voir émerger un libertarianisme politique et non seulement philosophique.

Une fois les statuts adoptés, à l’unanimité, les délégués présents ont procédé à la signature officielle. Côté francophone, Patrick Smets, pour le compte du Parti Libertarien belge (P LIB) (www.parti-libertarien.be) et Jean François Nimsgern pour celui du Mouvement des Libertariens français (MDL) (www.les libertariens.fr) ont signé au nom de leurs organisations respectives, conférant à celles-ci la qualité de membres fondateurs.

Il a ensuite été procédé à l’élection du comité exécutif. La présidence a été attribuée à l’unanimité à Geoffrey Neale, des États-Unis, ancien président du Libertarian Party américain pendant deux mandats, et membre de longue date de son comité national.
L’implication dans le projet et la longue expérience de Geoffrey en font la personne adéquate pour ce rôle.
À ses côtés ont été élus Guy Montrose, président du parti libertarien britannique, qui est à l’origine du projet, Hilary Hackleman Thompson, l’organisatrice de l’événement, qui a la double appartenance au LP américain et britannique, Daniel Martinez, représentant l’Espagne et Jean-François Nimsgern représentant la France.

Il ne restait alors qu’à immortaliser l’événement par quelques photographies, et à le célébrer lors d’un dîner le travail accompli.