Hong-Kong : l’eldorado des entreprises françaises tournées vers la Chine

hong kon credits chris zielecki (licence creative commons)

Que peut apporter Hong-Kong pour les entreprises françaises ?

Par Thibaut André.

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Avant que la Chine n’entre dans une période de libéralisation et n’introduise de nouvelles politiques commerciales en ce sens, Hong Kong était le lieu privilégié d’implantation des entreprises françaises souhaitant faire affaire avec l’« Empire du milieu ». Avec l’ouverture de la Chine et les progrès de la libéralisation, plusieurs de ces entreprises sont parties, privilégiant une implantation directe. Dans ce nouveau contexte, une installation à Hong-Kong passe souvent aux yeux des partenaires et clients chinois pour une preuve d’absence d’engagement sérieux et durable. Si cette impression est trompeuse, elle a néanmoins tendance à influencer la façon dont est perçu l’intérêt de l’entreprise française pour le marché chinois.

Paradoxalement, ces nombreux départs ont renforcé l’attrait de la ville pour les entreprises étrangères. On pourrait presque dire que la convivialité de l’environnement des affaires en est sortie renforcée. Les autorités Hongkongaises s’efforcent en effet de freiner les départs, et redoublent d’ingéniosité pour persuader les entreprises de revenir s’installer dans l’ancien comptoir britannique.

Il faut reconnaître que la ville de Hong-Kong offre déjà de multiples avantages pour les PME de l’import-export. Les autorités de Hong Kong accueillent l’investissement étranger à bras ouverts et s’engagent à ne pas restreindre la liberté d’investissement de l’entreprise, tant à l’extérieur qu’à l’intérieur du territoire. De plus, aucun contrôle des changes ni aucune restriction sur la propriété de l’entreprise ne s’opèrent. Si les autorités n’offrent pas d’incitation particulière aux entreprises étrangères, elles n’imposent pas non plus de mesures dissuasives telles que des quotas ou des exigences de performance. Hong Kong respecte les droits de propriété et maintient une forte primauté du droit, qui est appliqué de manière cohérente et sans discrimination. En outre, la loi ne fait pas de distinction entre les investissements par des entreprises sous contrôle étranger et par des entreprises locales. Hong Kong est aussi membre à part entière de l’Organisation mondiale du commerce. Les importations n’y sont que très peu taxées, le régime fiscal est simple et l’impôt sur les sociétés est faible.

À tous ces avantages s’ajoutent les bénéfices d’un développement maîtrisé et d’un urbanisme bien pensé. Les services bancaires sont de très grande qualité, et l’infrastructure de transport, de dernier cri, permet aux entreprises d’avoir accès à de très bons services logistiques. Cela fait de Hong-Kong une parfaite tête de pont pour les PME françaises souhaitant développer leur activité en Chine.

Afin de s’établir à Hong-Kong, les entreprises doivent toutefois avoir une présence locale, en ouvrant une branche ou en ayant un représentant, ou un distributeur, sur place. Mais cette obligation n’est pas véritablement un obstacle. Thomas Leprince, jeune fondateur de l’entreprise LePeignoir.fr et de GE, nous livre son témoignage : « il est plus facile d’établir une présence à Hong Kong qu’en Chine continentale. Vous pouvez librement constituer votre entreprise, ouvrir une branche, désigner un représentant ou créer des bureaux. Il n’y a aucune restriction à la propriété de ces entités. Les chefs d’entreprise ne sont pas obligés d’habiter Hong Kong. Et enfin les déclarations à faire sont peu nombreuses et simples. Hong Kong m’offre tous ces avantages dans le développement de mon activité. »

À cette liste de bons points, on pourrait ajouter que les autorités ne font pas de distinction entre les entreprises et investissements contrôlés par des étrangers et ceux contrôlés par des intérêts locaux. Le recours à des agents ou des distributeurs est une bonne stratégie pour commencer son activité à Hong Kong. La ville n’a pas de législation particulière concernant les agents et distributeurs, ce qui permet une grande flexibilité dans l’établissement des contrats. Il n’existe enfin aucune législation spécifique régissant les opérations de franchise, ni aucune loi antitrust ou régissant la propriété et la participation du capital étranger. Les possibilités de création de joint-ventures sont elles aussi multiples, et vous n’aurez pas de mal à trouver des partenaires pour vous soutenir et vous accompagner dans les projets de votre entreprise en Chine.