Les lapins crétins se font les départementales

Le regard de René Le Honzec.

lapins crétins départementales

Tout le monde connaît les « lapins crétins » hilarant de bêtise, qui, à partir de pubs, ont envahi le Net. Certains d’entre eux, par la magie des logiciels modernes, ont pris vie, un peu comme Pinocchio prit vie sous la gouge de Gepetto. De nos jours, c’est le logiciel « FN » (gratuit, à télécharger sur le site) qui a réussi cet exploit. Il faut dire que la ressemblance était frappante dès le départ, entre le petit gros forcené et le petit hyperactif sautillant dans tous les sens, au risque de provoquer un accident, du genre fracasser la France qui roule en faisant peur au conducteur (trice) en changeant de voie sans prévenir, genre virer d’un chemin creux socialo-marxiste à une départementale social-démocrate, voire une voie express social-libérale.

Leur langage inarticulé reste difficile à appréhender, mais d’après les travaux du professeur Onfray, on pourrait distinguer des onomatopées répétitives provoquant un état de transe, de front en sueur et de joues rouges : « FN ! FN ! FN ! Etc. » ad libitum, entrecoupés de nasillards « hiark-hiark ! » salivant. Étudiés par des spécialistes du décryptage, il semblerait qu’on distinguerait aussi une exclamation genre « sarko-sarko-sarko ». Hors d’haleine, après tant de sautillements erratiques destinés à faire peur aux autres lapins crétins des terriers des départementales (d’où le titre), les lapins-crétins roses font un chuintement genre « fachiiiisme, faaaaachiiiisme, niark, niark ». Puis ils vomissent.

Heureusement, comme leur nom l’indique « lapins crétins » (et cela a été confirmé par un grand philosophe estampillé de gauche-au-départ-mais-maintenant-je-me-tâte), on ne risque pas de les voir sortir des cartoons et, un jour, diriger la France. Hiark, hiark!