Le Grexit sera pour plus tard

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Grèce Credit RG1033 (Creative Commons)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le Grexit sera pour plus tard

Publié le 23 février 2015
- A +

Ouf, il s’en est fallu de peu, mais – tadzam ! – la situation grecque est résolue, et le pays va pouvoir continuer son chemin dans la zone euro. Vraiment, ♫♪ si nos élites gouvernementales n’étaient pas intervenues, quelle catastrophe cela aurait pu être ♫♪ !

C’est donc ce vendredi 20 février, tard le soir, que les ministres des Finances de la zone euro sont finalement parvenus à un compromis sur le énième sauvetage de la Grèce, dont l’économie, toujours aussi peu brillante, peine à se redresser. Bon, il fallait bien ce petit côté dramatique histoire de faire passer la pilule ; l’accord, très probablement déjà obtenu dès le premier sommet suivant l’élection de Tsipras, a été volontairement présenté comme incertain pour laisser croire à une âpre bataille entre dirigeants grecs et le reste des Européens, ce qui est diplomatiquement compréhensible.

drama

En substance, les responsables se sont accordés sur la prolongation du plan d’aides à Athènes qui expirait le 28 février prochain, et qui permet de conserver un fragile statu-quo jusqu’à fin juin. En l’échange de cette prolongation, les Grecs devront présenter leur programme de réformes à la BCE, le FMI et l’Union européenne, les institutions qui, in fine, financent le pays pour le moment.

Et donc, comme prévu, le voile se lève sur la supercherie populiste Syriza. Comme prévu, le peuple grec avait choisi le collectivisme et le populisme. Et comme prévu, les rêves d’autonomie à base d’argent tombé du ciel se sont rapidement heurtés au crépi froid et irritant du mur de la réalité qui refuse de se laisser dépasser : le parti de Tsipras a rapidement dû faire des concessions, s’obliger à honorer ses obligations financières, garantir la stabilité budgétaire, et accepter sans broncher la supervision des créanciers.

On est très très loin du programme originel du parti, baigné de ces promesses enfantines et irréalisables. Certains pourront mettre la mauvaise volonté des Européens à plier le réel sur le compte d’un ministre des finances, Varoufakis, pas assez convaincant ou pas suffisamment « du milieu » pour entraîner ses collègues dans la joyeuse danse qu’il avait prévue de leur faire exécuter, et d’autres se contenteront de ressasser la rengaine maintenant connue d’une union exclusivement vouée aux intérêts financiers cupides et sans bornes, là où le constat de faillite semble pourtant s’imposer. Peu importe en définitive, le résultat est le même : la Grèce plie.

Comme je l’expliquais ici, les dirigeants grecs et européens en général auraient pu choisir une voie réellement innovante, offrir à Varoufakis un authentique scénario de sauvetage, avec par exemple une réduction drastique de la taille de l’État grec, une simplification fiscale fondamentale (passant par une flat tax), et une réduction des dépenses publiques au niveau des collectes plutôt qu’un acharnement à vouloir collecter au niveau de dépenses artificiellement élevées.

Malheureusement, et là encore, comme prévu, rien de tout cela n’émerge de l’accord mis en place. L’Allemagne a obtenu l’assurance qu’il n’y aurait aucun autre prêt aux Grecs si ceux-ci remettaient en cause les précédents accords. Du côté grec, il semble qu’un peu de marge de manœuvre ait été accordée pour ses objectifs budgétaires, et compte-tenu de la détérioration de l’économie grecque et de la difficulté à collecter les taxes, cela semblait inévitable. Quant à la contrainte pour les Grecs de dégager un surplus budgétaire pour les années futures, elle semble avoir lentement disparu, ce qui était un but (discret) de Tsipras. Autrement dit, on a simplement repoussé les problèmes fondamentaux un peu plus loin dans le temps.

greek bank deposit feb 2015Parce que pendant ce temps-là, les actes des individus eux-mêmes trahissent le sentiment général que la situation n’est, en réalité, ni saine ni en voie d’amélioration. Ce qui explique très bien pourquoi les clients des banques grecques retirent petit-à-petit leurs avoirs, au point que la Banque Centrale Européenne réfléchisse sérieusement avec la Banque Centrale Grecque à imposer un contrôle des capitaux, comme on a pu le voir jadis à Chypre pendant quelques semaines en mars 2013.

Avec un montant de 25 milliards d’euros qui sont sortis des comptes grecs depuis le mois de décembre, on comprend la nervosité tant des déposants que des banquiers grecs et, plus généralement, du reste des grands argentiers européens qui essaient à tout prix de conserver la situation sous contrôle. Pour le moment, elle l’est encore, mais la question de savoir si les banques auront suffisamment de cash pour tenir les prochains mois n’est plus une question purement rhétorique.

Et si le bank run n’est plus une simple théorie, il en va de même avec la sortie grecque de la zone euro. Là encore, ce qui était proprement impensable voire tabou il y a quelques mois devient à présent un scénario non seulement envisageable mais aussi sur lequel les principaux dirigeants et ministres des finances travaillent activement. Selon Der Spiegel, pas réputé pour être un journal de rigolos, la BCE préparerait effectivement les différentes contraintes à prendre en compte pour une sortie de la Grèce de la zone euro aussi ordonnée que possible.

Il y a du travail. En effet, cette sortie grecque supposera de limiter au maximum la violence des mouvements de fonds qui pourrait survenir sur le marché des bons d’états, des banques grecques (tant côté des déposants que des marchés où elles sont éventuellement cotées). Les sommes en jeu sont suffisamment importantes pour nécessiter de mobiliser un peu plus qu’un stagiaire dans un bureau de la BCE. Et c’est d’ailleurs le montant total de ces avoirs grecs détenus par des étrangers qui justifie l’accord qui fut trouvé (avec toute la dramaturgie artificielle autour) : il serait douloureux de mettre en danger 330 milliards d’euros de l’argent des contribuables européens, qui — il faut bien le dire — n’ont plus les moyens de s’en dispenser.

avoirs grecs détenus par les européens feb 2015

Avec cet accord, la Grèce a bien gagné quelques semaines, quelques mois tout au plus. Mais l’état d’esprit de tous ne peut pas tromper, ce n’est une victoire pour personne : ceux des Grecs qui connaissent pertinemment la valeur du populisme bidon de Tsipras en seront, encore, pour leurs frais, et avec eux, tous les autres Européens qui savent qu’on ne peut effacer 30 ou 40 ans de gabegies et de dettes en deux ou trois ans d’une prétendue austérité mal ajustée. Les autres, les yeux pleins de larmes comme ces enfants déçus d’apprendre que le père Noël n’existe pas, continueront à brailler à la méchanceté du monde et des institutions qu’ils ont pourtant tout fait pour mettre en place, et à dénoncer les méchants financiers apatrides capitalistes mangeurs de chatons.

Enfin, une fois ces quelques semaines, quelques mois passés, qu’adviendra-t-il ? Malheureusement, il faut se résoudre à l’évidence : entre la sortie de la Grèce, préparée ou non, et les hordes d’adulescents aux yeux humides réclamant de nouveaux fix à grands coups de collectivisme douillet, je ne vois pas comment tout cela peut bien se terminer.

noel en grece : pas cette annee
—-
Sur le web

Voir les commentaires (25)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (25)
  • Et oui, tous les largués de la planète, qui se plongent avec délice dans le collectivisme « populaire » pour profiter des efforts des autres, finissent par se rendre compte que tout cela n’a qu’un temps et que le jour où la manne cesse de tomber du portefeuille de ceux qui se coltinent la vrai vie, ils n’ont plus que leurs yeux pour pleurer, pauvres « victimes » du système qu’ils chérissent.

    • J’ai bien peur qu’ils ne se rendent compte de pas grand chose, si ce n’est de penser que le monde court à sa perte, que l’humanisme se pert, que les grands méchants financiers ont encore gagné et vivement qu’il y ait un état fort, qui ne pliera pas aux attentes du FMI, qui sera très écolo, très gentil, très humain et qui remettra en avant l’égalité et la vraie justice.

      Je pense honnètement que ces boulets ont trop la flemme d’essayer de comprendre quoi que ce soit aux fonctionnements du monde pour arriver au stade du pragmatisme.

    • Comme disait Thatcher : « le socialisme ne dure que jusqu’a ce que se termine l’argent des autres ».

      L’histoire nous a prouve que ce n’est pas un systeme viable et qui s’effondre a tous les coups, par la ruine de la societe qui le porte a bout de bras.

      Dommage pour les bisounours !

  • je ne vois pas comment tout cela peut bien se terminer.

    Moi si : mal, très mal.

    • Mais non ! Voyons.

      Cela est bon pour l’économie.
      D’ailleurs en ce moment il y a plein de pays qui achètent des avions de chasse.
      Des pays qui renforcent leur arsenal nucléaire.
      Des pays qui achètent de drones, des portes avions, des sous marins.

      Je trouve que nous sommes dans une phase très intéressante, si l’on se base sur une échelle historique, bien entendu, je dirais que nous sommes à une période juste avant le « vomissement de lave d’un volcan déchainé ».

      Et si, l’État mondial socialiste faisait un petit travail d’introspection, une petite psychothérapie, bien entendu, cela nous ferait un grand bien humanitaire !

      Mais comme dans 1984, c’est le peuple qui doit être ré-éduqué ! Les faits, re-modifiés.

      Imaginez que le monde fasse un gros mea-culpa, j’ai foiré, Keynes m’a tué ! Non…pas possible.

      Aujourd’hui, je m’interroge quand même sur l’Europe. Loin de moi les théories de complots, mais si…..les USA étaient à l’origine de cette merde Européenne dés la création de celle-ci…..?!

      Je dis ça car, humainement parlant, il est quand même pas évident d’être aussi médiocre que l’Europe sans le faire un peu exprès quand même. Non ?

      • Les deux, les deux. Seul l’argument du social permet à quelques parvenus de confisquer le pouvoir et les richesses afférentes.

      • Marre de ces complotistes bidons qui peuvent pas s’empêcher d’accuser les USA pour tout et n’importe quoi. Vraiment marre, incapable d’avoir la moindre pensée critique, les Européens ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes, point à la ligne ! AUTOCRITIQUE les gens, arrêtez de chercher des boucs émissaires et ouvrez les yeux !

        Quant aux USA, ils ont sauvé l’Europe à de si nombreuses reprises…Heureusement qu’ils sont là sinon j’ose même pas imaginer l’état du monde, ce serait la guerre mondiale…

        • Mais où voyez-vous donc Vincent Bénard parler de complot ?? Il parle de capitalisme de connivence. Tout comme Guillaume Nicoulaud en parle ici à propos de la France. Vous allez l’accuser de complotisme aussi ?
          http://ordrespontane.blogspot.fr/2012/04/saoulez-vous-citoyens.html

        • Ok, j’accepte d’ouvrir les yeux !
          Quant à vous, petit cours de rattrapage historique sur la création de l’Europe.

          Ce que je dénonce est :
          1- pourquoi, qui, comment l’on a créé l’Europe,
          2- comment peut on être aussi médiocre en Europe, volontairement.

          Vous êtes un amoureux des USA, Je crains que la réalité que vous idéalisé ne soit pas aussi belle.
          Il n’y a plus de libéralisme dans ce pays. Les gens consomment, travaillent, et sont très tres naïfs.

          Si nous sommes un peuple de mouton, je me demande quel genre d’animal domestique ils sont !
          Cerise sur le gâteau, dans ce pays vous n’avez pas de parachute.

          En gros, les inconvénients des pays socialistes mixés avec du capitalisme de connivence.

  • Il y a deux belles dames dans la salle d’attente de l’hôpital.
    Elles sont d’un certain age, mais gardent cette beauté indéchiffrable qui défie le temps.

    Un médecin s’approche d’elles l’air grave:
    Il a la lourde mission d’annoncer à ces dames qu’elles ont un cancer en phase terminale.
    Il n’y a pas 2 solutions, mais une seule: la chimio à grosses doses massives.

    Mais le médecin n’a pas envie de faire de la peine, dans son immense bonté il va décider que, finalement,
    elles ne doivent pas savoir. Que finalement cela ne les regardent pas.

    Ainsi, pense t’il, que la souffrance n’aura pas d’origine connu, que la mort en sera plus douce.

    Voyez vous comment le cynisme, l’horreur, le mensonge, le manque de respect, peut conduire à des situations où l’on supprime toute dignité humaine aux gens.

    Au nom des faits, qu’il faut modifier, pour coller à la réalité d’une poignée de démagogues cyniques.

  • C’est une innovation. Communiste, sponsorisé par les autres pays de l’EURO. Pour pas que le FN ait raison, on est prêt à tout.
    Mais cela va se retourner contre eux. Des Syriza, il va en fleurir plein aux prochaines élections, et ce sera à celui qui promettra le plus sur le dos des autrres pays, en fera le tour après son élection en les complexants y compris les Grecs.. Puis ce sera les Espagnols, pas forcément Podemos (englués dans la corruption avant même d’avoir gouverné !! ) car n’importe quel parti peut naître aujourd’hui, puisqu’on promet n’importe quoi et l’Europe continue à fairte des chèques.

  • Personnellement, je ne vois pas où Tsipras a perdu. Ils repartent avec 40 milliards
    Ca fait 4 000 € de plus par grec, 16 000 pour une famille de 4 personnes, de quoi tenir un ou deux ans.

    La contrepartie est qu’ils promettent qu’ils vont tenir leur engagement. Une promesse n’engage que ceux qui y croient.
    Et dans 6 mois, on recommence la tragicomédie , et on leur refilera 40 milliards.

  • L’absence de « grexit » ou de mise sous tutelle compète de la Grèce, ou son report continuel aux calendes (grecques) jusqu’à ce qu’il soit trop tard montre simplement l’échec de l’Europe politique et monétaire : pas de mécanisme de régulation donc pas d’avenir.

    Le reste n’est que « péripétie de l’histoire » comme dirait un borgne. Et au pays des aveugles les borgnes sont rois … (Ca promet – au propre et au figuré).

  • Excellente la blague slovaque 🙂

  • « auraient pu choisir une voie réellement innovante, offrir à Varoufakis un authentique scénario de sauvetage, avec par exemple une réduction drastique de la taille de l’État grec » : ah non alors ! Ca va bien, avec la méchante austérité ultralibérale !

    Pour mémoire, l’austérité, version officielle des Obèses, c’est quand l’Etat diminue, mais jamais quand les impôts ou la dette augmentent. Eh oui, l’Etat, c’est gratuit ! Les impôts, c’est gratuit, comme Culbuto se plaît à le rappeler à la basse populace des sans-dents estomaqués par tant de mépris. Et si ça ne suffit pas, demain peut-être, la guerre sera gratuite ! Réduire ce qui est gratuit, c’est forcément méchamment austère. D’ailleurs, Culbuto ne fait qu’énoncer la vérité crue. Pour les parasites, les impôts sont effectivement gratuits, puisqu’ils en vivent grassement. C’est même la raison d’être des Etats obèses.

    Tiens, pour donner le change, ils sont allés déterrer un vieux croûton communiste dans le rôle du choeur antique, obligatoirement résistant (habituel argument d’autorité), pseudo conscience populaire prémâchée pour faibles d’esprits, avec un faux-semblant de critique du gouvernement grec qui aurait cédé à la vilaine Europe et le menacer d’une révolte populaire s’il ne respecte pas ses engagements électoraux. Sincèrement, on plaint les 77% de Grecs qui ont refusé de voter pour ces clowns mais qui sont quand même obligés de les subir. Au pays de la démocratie, le mépris pour la démocratie a atteint une telle ampleur que c’en est d’une tristesse infinie. On les comprend d’autant mieux que nous vivons exactement la même comédie démocratique en France.

    QE, Grèce, foutage de tronche assumé de plus en plus ouvertement par les zélites, insultes et menaces en guise de négociation, illusion démocratique, usurpation du pouvoir, spoliation démultipliée, démagogie hystérique (le fameux « esprit » du 11 janvier), recherche frénétique de boucs émissaires… On se demande combien de temps tout ceci va pouvoir durer avant que ça n’explose en plein vol. Pourtant, il était tellement plus simple de choisir la seule solution, la seule alternative à la destruction qui vient : réduire fermement et massivement l’obésité des Etats, cesser de s’endetter et rembourser effectivement les dettes par la dévaluation des actifs publics. Au bout du chemin collectiviste, on aura les deux : destruction et dévaluation. Comme tout au long du XXe siècle, les parasites à la tête des Obèses ne peuvent s’empêcher de sacrifier les peuples à leur folie.

  • Et pendant ce temps, la « fête » continue : AREVA va annoncer 4 milliards d’Euro de perte. L’état est actionnaire à 97%, préparez vos chéquiers.

  • Que dalle, l’Europe et la Grèce sont responsables de leur propre situation. Arrêtez d’aller chercher des banques étrangères comme bouc émissaire.

    • En effet, toujours prendre les problèmes à l’envers! A croire que nos dirigeants dépensent sans compter depuis des lustres avec un couteau sous la gorge…

      Comme la faute à la publicité pour les individus sur endettés ou à la mini jupe pour les hommes qui pensent que les femmes ne sont que des bouts de viande

  • On peut se poser la question Ont-ils un joker caché dans la manche ? avec un petit chantage
    vu que ce pays du sud affaibli est exposé à une immigration massive vers l’Europe évidemment c’ est une supposition osée mais possible

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Radu Vranceanu et Marc Guyot. Un article de The Conversation

Il y a un an, certains économistes semblaient persuadés qu’on pouvait augmenter indéfiniment les dépenses publiques car, tant que le chômage n’était pas revenu à son niveau pré-covid, il n’y aurait pas d’inflation. À l’extrême de cette vision, les adeptes de la théorie monétaire moderne recommandaient une hausse massive des dépenses publiques – et donc de l’endettement public – jusqu’au point où tous ceux qui cherchent un emploi en trouvent un.

Aujourd’hui, trois c... Poursuivre la lecture

Par Daniel Lacalle. Un article du Mises Institute.

La faillite de la société immobilière chinoise Evergrande est bien plus qu'un "Lehman chinois". Lehman Brothers était beaucoup plus diversifié qu'Evergrande et mieux capitalisé. En fait, le total des actifs de l'entreprise chinoise au bord de la faillite est supérieur à la totalité de la bulle des subprimes aux États-Unis.

Le problème d'Evergrande est qu'il ne s'agit pas d'une anecdote, mais d'un symptôme lié à un modèle fondé sur une croissance à effet de levier et cher... Poursuivre la lecture

grandes entreprises européennes
0
Sauvegarder cet article

Par Daniel Lacalle. Un article du Mises Institute

La Banque centrale européenne a annoncé une réduction progressive du programme de rachat d'actions le 9 septembre. On pourrait penser qu'il s'agit d'une idée judicieuse compte tenu de la récente hausse de l'inflation dans la zone euro, qui a atteint son plus haut niveau en dix ans, et de la reprise prétendument vigoureuse de l'économie.

Cependant, il y a un gros problème. L'annonce n'est pas vraiment une réduction progressive, mais simplement un ajustement à une offre nette d'obl... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles