Santé : pour un modèle plus égalitaire, colloque à Paris le 4 mars

Comment l’exemple néerlandais peut-il guider une réforme intelligente du système de santé français ? Réponse à Paris le 4 mars !

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Santé scanner (Crédits Think Panama, licence CC BY NC 2 0). Image publiée sur Flickr.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Santé : pour un modèle plus égalitaire, colloque à Paris le 4 mars

Publié le 22 février 2015
- A +

Par Bernard Zimmern.

Santé scanner (Crédits Think Panama, licence CC BY NC 2 0). Image publiée sur Flickr.
Santé scanner (Crédits Think Panama, licence CC BY NC 2 0). Image publiée sur Flickr.

Chers Amis,

En 2002, je demandais à deux polytechniciens fraîchement retraités de bien vouloir mener une enquête sur la santé en France. Après près d’un an de travail et de recherches, de consultations de professeurs de médecine et même d’académiciens, ils me remettaient un épais rapport que nous sommes allés présenter au cabinet du ministre de la Santé de l’époque, avenue de Ségur.

Ce rapport n’était certes pas complet, mais il mettait l’accent sur toutes les lacunes et dysfonctionnements qui commençaient à menacer la qualité de notre système de soins : des hôpitaux publics où les administratifs dépassaient en nombre les opérationnels, un coût de l’hôpital public, hors recherche et enseignement, près de 3 fois celui des cliniques privées pour des prestations comparables, la nécessité d’unifier les coûts de remboursement des soins entre public et privé, la montée d’une bureaucratie administrative de la CNAM devenant un fardeau insupportable.
Après dix ans de combats, où se sont impliquées beaucoup de personnes plus compétentes et plus qualifiées que moi, force est de constater que la situation n’a pas évolué dans le bon sens, bien au contraire.

La « convergence » des tarifs a été repoussée d’année en année et est maintenant renvoyée aux calendes grecques.

Les gouvernements successifs ont essayé toutes les ficelles sans s’attaquer aux vrais problèmes : on a gratté sur les cotisations, enflé la CSG, réduit les remboursements, compressé les médicaments qui représentent seulement 10% des dépenses.

La qualité des soins se dégrade comme il est visible à l’engorgement des hôpitaux les plus performants vers lesquels refluent les patients qui peuvent encore se les offrir. Peut-on continuer à payer des médecins généralistes conventionnés la moitié du tarif horaire d’un plombier ou d’un serrurier ?

Alors que notre système s’est construit avec un payeur unique, la CNAM, de façon à réaliser au maximum l’égalité de tous devant la santé, il est devenu de plus en plus inégalitaire. Les solutions de rapiéçage nous ont conduits dans le mur. C’est le fondement même de notre système de santé qu’il faut revoir. Il se trouve que d’autres pays ont eu le courage politique de le faire.

C’est pourquoi j’ai demandé à la Commission Santé d’IMPACTENT, association regroupant des chefs d’entreprise sortis des pressions journalières, de se pencher sur ce dossier essentiel pour notre futur et de bien vouloir venir présenter le résultat de leurs recherches dans ce colloque à la Maison de la Chimie.

J’espère avoir le plaisir et l’honneur de vous y retrouver.

Inscriptions en ligne

Programme

  • 14h30-15h00 : introduction par Gérard Dosogne. Président, Business Satcom Consulting, ancien président SkyBridge LP (groupe Alcatel), diplômé des universités de Louvain et Chicago
  • 15h00-15h30 : La demande de soins et son évolution par Bernard Biedermann, Économiste, Consultant Télécom réseaux d’entreprise
  • 15h30-16h00 : Un modèle français condamné, de plus en plus inégalitaire par Richard Krieger, ancien DRH à l’international, ancien Président de sociétés dans la distribution, Conseil en stratégie sociale.
  • 16h00-16h30 : La solution Pays-Bas : concurrence, qualité et égalité pour tous par Gérard Dosogne.
  • 16h30-17h30 : Propositions de réforme du système de santé et discussion avec la salle.

À propos d’IMPACTENT : IMPACTENT est la dernière association créée par Bernard Zimmern, déjà à l’origine de l’iFRAP, de l’IRDEME ou d’Emploi 2017. Elle est constituée de chefs d’entreprises dégagés de la pression journalière. Elle organise un colloque sur la santé, pour identifier les véritables solutions aux défis du système de santé français et sortir des rustines pratiquées en France depuis 30 ans.

Voir les commentaires (7)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (7)
  • L’hospitalo centrisme coûte cher ..
    Lire le modèle Stockholm . La Suède a divisé par 3 le nombre de lit d’hospitalisation ce qui a radicalement mis sous tension le modèle étatique centralisateur ..

  • Le titre « Pour un modèle plus égalitaire » me gêne…
    Les individus n’étant de naissance déjà pas égaux en matière de santé et ne pouvant manquer de « diverger » au fil de la vie, sans parler des inévitables particularités régionales (ne serait-ce que le climat ou les pollutions industrielles), je vois mal soutenir un modèle (plus) égalitaire. Il y a une dissonance dans le monde libéral.
    Là encore nous avons besoin d’une concurrence thérapeutique, technique, économique.
    L’égide d’un entrepreneur polytechnicien et énarque n’atténue pas ce sentiment alors qu’il faut certainement désétatiser la santé: développer la privatisation et la concurrence des assurances-maladie (au lieu d’une taxation des revenus); libérer les honoraires des médecins et les prix des médicaments…

    À plus court terme, pour rétablir un peu l’équilibre de l’actuelle assurance-maladie et préserver la santé, je suggère de supprimer le remboursement de la contraception hormonale (pilule, stérilet avec hormones) et des vaccinations (et de supprimer les vaccinations obligatoires°.

    • J’oubliais « supprimer le remboursement de l’avortement ».
      Ces propositions économiques s’inspirent de l’idée de rétablir la responsabilité de l’individu: pratiquement tout le monde étant concerné, l’actuel circuit de prise en charge est une dépense inutile.

  • entièrement d’accord pour remettre à plat un système qui dépense trop comparativement à d’autres qui ont des résultats aussi bons voire meilleurs sur la santé. Donc ok pour rompre avec l’hospitalo-centrisme et tester des systèmes où la liberté de choix du patient soit plus grande – ce qui nécessite au passage une connaissance éclairée de l’offre de santé, chose non évidente.
    Mais de grâce, un discours crédible doit partir d’un vrai diagnostic objectif et pas de faux semblants : dire que le poids des administratifs est supérieur aux opérationnels dans les hôpitaux publics, c’est faire étalage soit de son ignorance soit de sa mauvaise foi ; de même affirmer que l’hôpital public coûte trois fois plus cher, c’est accorder un crédit à des analyses partiales du secteur des cliniques privées (qui dans le système français fait son travail de lobbying comme les autres…) qui oublient systématiquement les spécificités des hôpitaux publics accueillant les urgences (et çà coûte) et des patients plus lourds à prendre en charge pour tout un tas de raisons médicales et sociales.

  • Je trouve que l’accueil des cliniques privées est plus chaleureux que ces grands bunkers d’hôpital.

  • Égalité n’est pas équité. Et gratuité n’est ni l’une ni l’autre – d’ailleurs elle n’existe pas.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Dans cette première partie d'une série de trois articles, nous allons rappeler les faits.

Une épidémie peu grave

Dans le contexte d’affolement que nous vivons il est indispensable de le rappeler.

Quand est apparu SARS-coV2, nouveau virus qui a donné la Covid-19, l’inquiétude était très forte. L’épidémie s’est vite révélée moins grave qu’on ne le craignait. Depuis, les épidémies suivantes dues à des variants différents ont été de moins en moins graves. L’épidémie à Omicron est moins grave que celle au variant indien, elle-même mo... Poursuivre la lecture

0
Sauvegarder cet article

par h16

Il y a quelques semaines de cela, je constatais dans un billet étayé par quelques statistiques éclairantes que la médecine française, dans une lente descente qui dure depuis quelques décennies, n'est plus que l'ombre d'elle-même. Ce billet sera l'occasion de s'intéresser de plus près à quelques intéressants malaises dans la gestion des hôpitaux, bien récents ceux-là, et que le gouvernement semble à peu près incapable de corriger ou même de comprendre.

Et parmi ces malaises, la gestion de la sécurité des données patients ... Poursuivre la lecture

Par Patrick de Casanove.

La première partie de cet article détaille les causes identifiées de la pénurie de médicaments en France.

Spécificités françaises induisant une pénurie de médicaments

La pénurie ne touche pas que la France.

Pour rester dans des pays économiquement comparables, d'autres pays d'Europe  sont touchés, les États-Unis le sont aussi. Dans ce pays " la raison principale de cette pénurie reste des problèmes de matières premières ou des soucis liés à la qualité ". C'est tout.

En France les raisons s... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles