Patrons « mauvais joueurs » ? « Libé » à côté de la plaque

Libération faisait sa une de jeudi sur les patrons « mauvais joueurs ».

Libération faisait sa une de jeudi sur les patrons « mauvais joueurs ».

Par le Parisien libéral.

Journal Libération credits Luc Legay (CC BY-SA 2.0)
Journal Libération credits Luc Legay (CC BY-SA 2.0)

 

Sacré Libé !

Plutôt que d’enquêter sur le risque de faillite prochaine des régimes de retraite Agirc-Arrco, plutôt que de parler des signes de faillite de l’État français (professeurs payés en retard, armée qui se sépare de son matériel, négociations pour vendre des îles…), ou même plutôt que de parler du fait que les profanateurs du cimetière juif de Sarre-Union étaient des antifas, d’extrême gauche donc, Libération, toujours dans sa stratégie de recherche de boucs émissaires et d’alignement sur les thèses du gouvernement, décide de faire sa une sur « le patronat, les mauvais joueurs ».

Mauvais joueurs dans quelle pièce ? Le pacte de responsabilité, sketch assez mauvais, que nous servent Hollande et le gouvernement en guise de politique de redressement de la compétitivité des entreprises.

Pour Libération, le double échec des discussions par branche sur les contreparties au pacte de responsabilité ainsi que celles sur la réforme des rapports sociaux révèle « le peu de cas que le patronat fait des négociations ». Globalement, le « patronat » ne s’engagerait pas à un nombre suffisant de créations d’emplois, d’améliorations des conditions de travail ou d’investissements en échange de la promesse de diminuer de 40 milliards d’euros le coût du travail.

Seulement, il y a un double problème que le gouvernement refuse d’envisager, en dehors de l’hypothèse des méchants patrons : d’une part, et malgré ce que le MEDEF a pu dire, l’idée même de négocier des contreparties à telle ou telle loi est stupide. D’autre part, les syndicats patronaux auront beau négocier quoi que ce soit, ils ne représentent qu’eux-mêmes.

Parce que, quand on y réfléchit deux secondes, quel est le lien entre le MEDEF et les entreprises, dont la plupart ne sont pas des membres du CAC 40, mais plutôt des boites entre 0 et 10 salariés ? Dès lors, et sachant que pour une entreprise, créer des emplois est un moyen mais certainement pas une fin, comment un syndicat patronal pourrait s’engager sur des créations d’emplois ?

Les syndicats patronaux ont décidé de prêter le flanc à la critique. Ils vont accepter des allègements de charge en échange de contreparties qui n’ont ni queue ni tête et sur lesquelles ils ne peuvent pas formellement s’engager. Ce n’est pas le bon sens qui les étouffe.

Les entrepreneurs ne jouent pas. À la différence des administrations sous perfusion d’argent public ou des médias subventionnés.

Sinon, chez Libé, c’est quoi le plan d’embauche ?

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