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Les cartes peuvent aussi servir à la paix

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 février 2015
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Par Adel Taamali

Mapa Mundi-Atlas sive Cosmographicae meditationes de fabrica mvndi et fabricati figvra 1595- Mercator- library of Congress (CC BY-NC-ND 2.0
Mapa Mundi-Atlas sive Cosmographicae meditationes de fabrica mvndi et fabricati figvra 1595 – Mercator – library of Congress (CC BY-NC-ND 2.0)

 

À l’exemple de Mohamed Arkoun, c’est de la rencontre entre mon insatisfaction à trouver des réponses toutes faites à mes questionnements intérieurs, d’une part, et ma propre expérience, d’autre part, que je tire la raison principale de tenter d’utiliser la Raison pour façonner ma pensée. Comme lui, je crois que celle-ci se construit dans une large mesure par une confrontation de mes propres idées avec celles des autres, d’où ma propension, dans plusieurs de mes textes parus sur contrepoints.org, mais aussi sur oumma.com, nawaat.org ou saphirnews.com, à participer, dans les commentaires mêmes de mes publications, aux débats qu’ils suscitent, quitte à « prendre des coups ». C’est que je suis à la recherche d’une chose : m’obliger constamment à l’esprit critique, y compris vis-à-vis de mes propres assertions, tout en restant ferme sur ce que je crois être juste pour mon temps.

Monsieur Gérard-Michel Thermeau a voulu réagir à mon écrit sur les réformes que je proposais dans les programmes scolaires d’Histoire-géographie. Et bien que le texte traite de la périodisation et de la cartographie, il s’est focalisé sur cette dernière, en arguant du fait, dans une sorte de reprise humoristique de la fameuse citation d’Yves Lacoste, que les cartes ne servent pas simplement à faire la guerre, mais aussi à dire des bêtises.

Il m’oblige, ce dont je suis heureux, à préciser ma pensée, afin qu’il n’y ait aucune méprise sur mes intentions. Je lui répondrai donc, tout en lui donnant au passage mon avis sur quelques-unes de ses propres affirmations.

Il croit comprendre que j’affirme que seule la carte sous projection de Mercator est utilisée dans les programmes d’Histoire-Géographie. Cela n’est pas exactement mon propos. Je déplore simplement que celle-ci puisse être montrée comme étant la représentation du monde à des élèves pendant leurs cours à l’école. Or, que lit-on dans le programme d’Histoire-Géographie ? Il suffit de se rendre sur le site du ministère de l’Éducation nationale pour le découvrir : à l’issue du collège1, un élève doit s’être constitué « des références culturelles pour mieux se situer dans le temps, dans l’espace, dans un système de valeurs démocratiques et devenir un citoyen responsable ». Surtout, un des objectifs affichés par l’État consiste en ce que ce même élève réussisse à s’approprier, dans l’idéal définitivement, et ce, grâce aux cours de géographie, « les repères nécessaires pour évoluer avec discernement [dans le monde] ». Je pose en conséquence les questions suivantes : puisque le monde est constitué de continents, d’États, de zones géographiques, qui, tous, ont, dans la réalité, une dimension spatiale d’une grandeur relative qui évolue selon les équivalents auxquels on les rapporte, ne doit-on pas exiger que les planisphères qui ornent les murs de nos classes, ou qui parsèment les pages de nos manuels scolaires, soient, dans la mesure du possible, fidèles aux proportions existantes sur Terre ? Mieux, si l’on souhaite que nos enfants acquièrent les repères essentiels afin d’évoluer avec discernement dans ce monde de plus en plus mondialisé, comment cela peut-il s’opérer s’ils n’ont aucune conscience des différences de superficies réelles existantes (par exemple, entre la Russie et l’Afrique, alors même que cette dernière occupe un espace quasiment deux fois plus grand que la première) ?

Dans les manuels scolaires que Gérard-Michel Thermeau m’accuse de ne pas avoir ouvert avant d’entreprendre la rédaction de l’article qu’il critique, je n’ai que très rarement vu des cartes construites sous projections de Peters. J’ai, entre les mains, un manuel de 6ème que l’on ouvre quotidiennement dans des classes de collèges de la région marseillaise2. Sur 23 planisphères présentés, aucun n’est tiré de la projection de Peters. Alors que 5 le sont de celle de Mercator3. Gérard-Michel Thermeau a ainsi raison quand il dit que la projection sous Mercator n’est pas celle qui est principalement utilisée4. Sauf que les autres projections privilégiées dans les manuels scolaires, dont celle de Robinson, qu’il cite d’ailleurs, ne me satisfont pas5. C’est que, comme pour celle de Mercator, ces projections privilégient d’abord les zones éloignées de l’Équateur, en les grossissant, certes dans une moindre mesure que chez Mercator, mais en les grossissant quand même. D’ailleurs, que cela soit chez Mercator, ou Robinson, ce ne sont pas, contrairement à ce qui est dit dans l’article critique de Gérard-Michel Thermeau, simplement les zones proches du Pôle Nord qui sont grossies par rapport au reste du monde. C’est aussi par exemple le cas de l’Europe et des États-Unis.

Gérard-Michel Thermeau pense, en outre, que je cherche à éveiller le sanglot chez l’homme blanc, lequel se repentirait ainsi de son impérialisme passé. Ce n’est absolument pas mon but. J’ai déjà affirmé dans un autre écrit, en prenant l’exemple de la France, que les hommes d’aujourd’hui, quelle que soit leur culture d’appartenance, ne sont pas comptables des crimes de leurs devanciers.

J’affirme, à rebours de ce que Gérard-Michel Thermeau semble penser de mes intentions, qu’un planisphère sous projection de Peters accentuerait chez les élèves le sentiment de surprise face aux réussites historiques de l’homme occidental6. Y découvrir, par exemple, les possessions des empires coloniaux français et britanniques, rendues encore plus gigantesques d’apparence grâce à l’adoption d’un tel paradigme cartographique, pousserait les élèves à s’étonner du fait que deux États, occupant un espace si restreint dans le monde, aient pu se constituer de si grands ensembles. Dans le même ordre d’idées, faire une comparaison entre, d’une part, une carte présentant la part relative du PIB de chaque zone ou chaque pays par rapport au PIB mondial, et, d’autre part, un planisphère politique « de chez Peters », rendrait une plus grande justice à la réalité d’un monde toujours dominé par les pays du Nord. Ces deux exemples, parmi d’autres, participeraient encore plus du développement de la curiosité qu’on aimerait voir éclectique chez nos enfants, qui sont, je le rappelle, les futurs citoyens responsables de notre pays.

Par ailleurs, si nous pensons que la vérité de ce qu’est notre monde est ce à quoi les hommes doivent s’accrocher coûte que coûte pour construire, au sein de cette mondialisation qui caractérise au plus haut point notre époque, des ponts entre des cultures de plus en plus interpénétrées, nous devons chercher les modes par lesquels cette première est préservée. Or, le dialogue entre des gens d’horizons divers passe nécessairement par une étape de méfiance. Je ne sais quelle est ton intention car je ne sais interpréter tes gestes provenant d’une autre culture que la mienne. J’ai besoin de preuves me permettant de te donner toute ma confiance. Puisque l’Occident est « la Mecque » de la défense de valeurs généreuses (qui s’inscrivent dans les Droits de l’Homme), il doit chercher, en toute équité, à les développer dans le monde. Sauf qu’il a besoin qu’on lui fasse confiance pour qu’il puisse mener à bien sa « Mission ». Il se trouve que l’Occident possède en son sein des populations originaires des zones où il aimerait bien voir émerger des édifices politiques défendant les valeurs qu’il défend. Il est aussi la première civilisation à avoir acquis une « conscience-monde ». Il est ainsi une chance pour les enfants d’immigrés, qui sont, au passage, une preuve de la mondialisation effective. Ils pourront, eux aussi, acquérir cette conscience du monde sur les bases de la connaissance développée en Occident, pour, ensuite, en devenir l’ambassadeur afin de développer les droits de l’homme. Mais les enfants d’immigrés, ayant la chance d’aller à l’école, ont besoin, pour adhérer pleinement à la culture de leurs pays, de sentir à quel point l’Occident défend la vérité. C’est pourquoi je pense que si tout planisphère induit nécessairement une perte de fidélité de ce que représentent réellement les terres émergées, les océans et les mers de notre globe, il est plus dommageable de ne pas respecter la réelle grandeur des différents continents que leur direction géographique. Car la vision première que l’on a d’une carte du monde est indéniablement relative à la taille des ensembles. J’accepte ainsi, malgré moi, d’être inscrit dans le camp du « politiquement correct », si cela est parce que je défends la culture de la vérité en lieu et place de celle d’une vision biaisée.

Je finirai par une interrogation que je livre à mon contradicteur. Il parle, en substance, de l’idée que ce sont aux Africains eux-mêmes de s’affirmer pour que la place de leur continent soit celle qu’il « doit » occuper dans le monde. Parle-t-il de celle dans notre monde spatio-temporel ou de cette autre sur un planisphère ? Car, si c’est la première éventualité qu’il aborde dans ce passage visé, cela n’a aucun rapport avec notre discussion. Le propos de mon article est franco-français (et par extension, on l’aura compris, « occidentalo-occidental »). Il concerne un peuple devenu pluriel par la force de l’Histoire, et ne s’intéresse qu’aux programmes scolaires et aux réponses à apporter aux buts assignés par ceux-ci, et ce, dans le cadre de la mondialisation.

Ces propositions de réformes de la périodisation et de la cartographie, je les inscris dans une réflexion plus vaste, qui ont notamment rapport avec ce que j’ai nommé l’occidentalisme islamique, la « gallicanisation » de l’islam, la lutte contre le FN, et, plus que tout, la recherche de la paix.

  1. J’aurais préféré que Monsieur Gérard-Michel Thermeau parle en priorité du collège qui, unique depuis la réforme de 1975, est la dernière étape durant laquelle les classes d’âge, vivant ainsi un même monde et héritant, pour la développer, d’une culture commune, sont quasi-unanimement réunies. Ce qui n’est pas le cas du lycée où, déjà, la différenciation entre les élèves a été opérée parmi d’innombrables filières d’orientations. Prendre l’exemple de la Terminale, c’est oublier que beaucoup d’élèves n’auront aucune chance d’y accéder, passés qu’ils seront par les classes préparant à des diplômes techniques ou professionnels.
  2. Belin, 2009.
  3.  Soit plus d’1 sur 5.
  4. Un défaut de précision de ma part a fait comprendre à Monsieur Gérard-Michel Thermeau que j’affirmais que la carte faite sous projection de Mercator était la seule utilisée à l’école. Cela n’a jamais été mon propos. Qu’il me relise et qu’il me tienne gré du fait que les textes devant être malheureusement limités, surtout sur Internet, l’on ne peut y développer à l’envi la longue argumentation que l’on aimerait, qui se matérialiserait par une démonstration prenant en compte toutes les nuances. Je suis d’ailleurs partisan de la prise en compte de la complexité des choses sur lesquelles on intervient (voir mon texte : « l’occidentalisme islamique, une philosophie de la nuance »). J’ai peut-être pêché par la priorité donnée à l’Histoire dans mon texte, sans doute à cause d’une « déformation universitaire », puisque comme lui, j’ai une formation historienne.
  5. Il cite aussi, entre autres, celle d’Eckert IV qui, bien qu’intéressante (en plus d’être plus précise que celle de Peters, elle tente de garder les proportions les plus équitables possible), me reste, me semble-t-il, indécelable dans le manuel que j’ai cité plus haut.
  6. Je préfère cette expression à celle d’homme blanc parce qu’elle rend compte de l’appartenance à une civilisation, celle qui, d’ailleurs, a rendu possible par sa dynamique l’émergence de la mondialisation que nous vivons actuellement.
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  • « J’ai, entre les mains, un manuel de 6ème que l’on ouvre quotidiennement dans des classes de collèges de la région marseillaise »
    Pour m’être rendu compte qu’un livre de Physique n’avait pas été ouvert par aucun élève d’une classe de première en Mai, j’émets des doutes…

  • Merci d’avoir mis les coordonnées de la carte ci-dessus (1595). James Cook ne franchit le cercle polaire antarctique pour la première fois qu’en 1773. Il ne s’approche cependant pas suffisamment du continent pour le voir (environ une centaine de kilomètres) mais, face aux icebergs et au brouillard, ils rebroussent chemin. ce n’est qu’en 1820-1821 que plusieurs expéditions déclarèrent avoir été les premières à voir puis mettre pied sur l’Antarctique.
    Alors pourquoi, cet immense continent apparaît-il bien avant (1513 Piri Reis; 1531 Oronce Fine)? Il semble que nos ancêtres aient pris conscience du regroupement au Nord de la majorité des terre connues à l’époque et ont pensé qu’il y avait nécessairement un continent immense au Sud pour rééquilibrer et empêcher que le Nord ne bascule vers le bas.
    Pour les projections, j’aime bien la mappemonde cordiforme de Fine justement (en forme de coeur) mais c’est surtout pour des raisons personelles et familiales.

  • bonjour ,les faits quotidiens et à jet continu d’exactions ,d’agressions etc….prouvent abondamment que jamais au grand jamais ,ces populations ,à l’instar de leurs prédécesseurs Slaves & Latins ; adopteront la culture de notre pays , tout à rebours la repousse carrément ,voir lui inspire même une haine violente .
    Ne me dites pas le contraire ; depuis plus de 20 ans j’encadre (bénévolement ) des classes de voiles composés de jeunes gens venus de ce qu’il convient d’appeler « les quartiers  » : Il suffit d’entendre leur propos …..

  • J.F. Revel (La connaissance inutile) avait développé la même idée. L’Occident s’étant jusqu’ici développé comme LA civilisation de la connaissance, « les autres civilisations tournent autour d’elle », sur ce point du moins, ajoutait-il. Il se peut que d’ici quelques temps ce rôle pivot lui soit enlevé mais ce ne sera pas par une autre civilisation de la connaissance. Ce sera par la force brutale des babbares. Dans le projet qu’il a présenté en 1792, Condorcet a fondé « l’Ecole de la Raison » comme un organe essentel de la survie de la République ( puisque la monarchie constitutionnelle n’est pas dans l’ADN de la France) et comme ingrédient primordial de la démocratie. Elle constitue le rempart le plus efficace pour les protéger contre l’obscurantisme, les préjugés et les supersptitions, à la condition expresse de prodiguer un enseignement fondé sur le pluralisme des idées, donc la liberté d’expression. Il exclut de ce fait toute forme de manipulation, d’endoctrinement, par un cléricalisme sectaire, laîc ou religieux. On en est loin. Les manuels sont au service de l’utopie socialiste dans une Ecole de la Déraison, où les idéologues qui contrôlent l’EN invitent les dérives de tout poil à y faire la loi.

    Pour la forme, il convient d’écrire « Dans les manuels scolaires que … m’accuse de ne pas avoir ouvertS », un verbe s’accordant avec le COD (manuels) placé devant lui.

    • barbares…

    • Bonsoir Graf von Ortho,

      Je vous remercie pour votre intervention, et de m’avoir corrigé sur la faute d’orthographe que j’ai commise en omettant l’accord du participe passé lorsqu’il est utilisé avec l’auxiliaire « avoir » et que le COD est placé devant lui.

      Cordialement
      Adel Taamalli

    • L’école de la raison ?
      Condorcet était irréaliste. Si l’école est unique, elle ne peut échapper à la barbarie.
      Un pouvoir est toujours accaparé par des esprits assoiffés de soumettre les autres.
      Seule la concurrence peuvent favoriser la vérité.

      D’ailleurs notre école est fondée sur la barbarie: L’expulsion des congrégations et la fermeture de milliers d’écoles et le licenciement de dizaines de milliers d’enseignants. Les écoles catholiques instruisaient très bien. Ceux qui ont envoyé l’armée pour les fermer étaient des fascistes, certainement pas mus par le souci d’instruire.

      Il ne faut pas seulement soustraire l’école au socialisme, il faut la privatiser.

      • Vous ignorez tout du projet condorcétien, notamment du pluralisme qu’il défendait comme il sied à toute politique scolaire d’essence libérale, et vous témoignez d’une aussi grande méconnaissance de l’ histoire du fascisme, né vingt ans après la fin des exactions contre les congrégations enseignantes. Vous semblez être un produit exemplaire des mystifications historiques dont les programmes de l’EN sont truffés. Même les écoles catholiques (car sous contrat) ne sont pas immunisées contre elles puisque ces programmes sont conçus par les . Les Français de moins de 40 ans sont victimes de cet enseignement qui viole l’exigence de neutralité qui a fondé l’école républicaine.

  • «Or, le dialogue entre des gens d’horizons divers passe nécessairement par une étape de méfiance. Je ne sais quelle est ton intention car je ne sais interpréter tes gestes provenant d’une autre culture que la mienne.»
    Vous touchez là le fond du problème des relations entre individus. Chaque individu étant différent, la communication entre deux individus n’est pas toujours claire. Même s’ils ont la même culture, la même langue, la même éducation, …

    Alors, imaginer des individus d’horizons divers se comprendre sans effort est de l’utopie. Et c’est là la plus grande faiblesse de l’éducation nationale : elle ne permet pas de comprendre autrui n’ayant pas les mêmes fondations.

    Et afin d’améliorer cela, ce n’est pas que les cartes des manuels de géographie qu’il faut changer. C’est aussi l’apprentissage des langues (très mauvais en France), de l’histoire (très européo-centré), de la philosophie (idem), de la religion (inexistant), de l’économie (très partial), …

    Comment voulez-vous qu’un français sortant de l’éducation nationale appréhende le monde et sa mondialisation lorsqu’il est incapable de comprendre l’étranger ?

    • L’endoctrinement socialiste relativiste se présente comme seul objectif, en butte à des religions qui elles seraient subjectives et irrationnelles, qu’il relègue pêle-mêle dans un mépris égalitaire.
      Il en résulte une condescendant satisfaite pour notre passé et pour les autres cultures, d’où l’objectif de soustraire les enfants au « déterminisme familial ».
      Mais ce n’est pas le pire.

      Il en résulte aussi le pire des obscurantisme, celui qui se prend pour l’objectivité. Car en réalité le socialisme est fondé sur des postulats qui ne sont pas plus démontré que les révélations divines des religions.
      Un ethnologue extra-terrestre décrirait le socialisme comme une religion dont les dogmes ont fait irruption dans l’Histoire à la faveur de la Révolution, et qui récuse à son profit la distinction des autorités temporelle et de absolue établie par la religion chrétienne.
      Cette religion demande à ses fidèles de s’assurer le contrôle exclusif de tous les leviers du pouvoir afin d’imposer le culte de ses idoles.

      En obligeant à croire objectif ce qui ne l’est aucunement, le socialisme brouille la faculté de distinguer la vérité, voire récuse l’idée même de vérité – tout en imposant la sienne.
      On régresse intellectuellement dans un conformisme où les faits n’ont pas droit de cité.

      Il devrait selon en aller des religions, socialisme inclus, comme du reste: Seule concurrence peut établir la vérité.
      Mettons-nous d’accord pour respecter la propriété et jugeons l’arbre à ses fruits.

      • Je ne sais pas ce que vous entendez par  » Revolution ». Vous parlez de 1789 ?

        Pour ma part je crois que le socialisme était déjà présent bien avant. Osons les anachronismes !

        Le christianisme est une forme de pensée proche sur de nombreux point du socialisme. L’empire byzantin à une certaine époque était socialiste d’un point de vue économique. etc…

        Pour le reste je suis en accord avec vos idées.

        • En français, Révolution vise toujours celle de 1989! 1830 et 1848 ne bénéficient pas de cette prérogative sans doute furent-elles trop brèves, sans durable transformation de la société

        • La religion socialiste actuelle se réfère à la Révolution (cf. Peillon) mais effectivement l’égalitarisme et l’étatisme sont effectivement des perversions ancrées dans l’homme.

          Le socialisme est plein d’idées chrétiennes, mais devenues folles.
          Mais le libéralisme est vraiment ancré dans le christianisme.
          http://institutdeslibertes.org/un-liberal-nomme-jesus-extraits/
          http://www.euro92.com/acrob/guillaum.PDF

          La folie socialiste résulte du matérialisme: Il transpose au matériel ce qui relève du spirituel.
          C’est pourquoi il extermine le christianisme, qui distingue les deux – ce qui n’est pas le cas de toute religion, il en existe qui affirme l’existence du monde spirituel et soumet le monde matériel à son ordre, en quoi elle est similaire au socialisme.

  • Réformer le contenu des cours d’hist/géo ? Pourquoi pas.

    Cependant, ce qu’il faudrait réformer, c’est l’école à mon sens.

    Si vous êtes convaincu de la force de vos opinion vous devriez pouvoir ouvrir une école avec le type d’enseignement que vous proposez.

    Le vrai problème c’est que vous allez avoir beaucoup de mal à ouvrir cette établissement. C’est ce point qu’il faudrait changer.

    Quand je vous lis, tout me porte à croire qu’au contraire vous voulez garder le cadre scolaire actuel et modifier/insérer le contenu.
    J’en conclu que vous êtes socialiste, social-démocrate.

    Dans mon langage un peu brutal, cela signifie que vous êtes en concurrence avec le pouvoir actuel pour palper l’argent et le pouvoir de certains que je critique fermement.

    Je peut parfaitement me tromper à votre égard, malheureusement pour moi c’est la conclusion que je tire de vos écrit.
    Vos propos concernant l’occidentalisme renforce mon opinion. J’en vient même à penser à un certains opportunisme intellectuel qui n’aurait comme but que l’accession à la reconnaissance et donc au pouvoir d’une certaines conception du monde ,l’ouverture de l’école à la religion, au fait religieux.

    Je crois que vos conception pédagogiques peuvent être légitimes, même si je conserve un point de vue critique à leurs égards.
    Par contre, je ne croit pas dans la mise en place telle que vous nous la présentez. C’est à dire dans le contexte de l’éducation nationale actuelle.

    • « Dans mon langage un peu brutal, cela signifie que vous êtes en concurrence avec le pouvoir actuel pour palper l’argent et le pouvoir de certains que je critique fermement. »

      Le totalitarisme socialiste anéantit la société civile dans un étau: L’impôt écrasant la spolie de ses ressources, de sorte qu’elle se soumet aux services dits publics « gratuits » (en fait ruineux). S’il lui reste malgré tout des velléités d’indépendance, le totalitarisme socialiste tentera de les écraser par la violence étatique.

      Je ne vois aucune raison valable de considérer le socialisme comme autre chose qu’une religion (ce qui relie les hommes entre eux et à l’absolu, et qui permet de faire société su rune base commune).
      L’école publique socialiste est donc déjà une école religieuse, et le socialisme religion d’État.

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