Blake et Mortimer – Le Bâton de Plutarque

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Blake et Mortimer – Le Bâton de Plutarque

Publié le 27 janvier 2015
- A +

Par Francis Richard.

bmEdgar P. Jacobs est mort il y aura bientôt trente ans. Mais ses personnages, le Capitaine Francis Blake et le Professeur Philip Mortimer lui survivent…

Parmi toutes les bandes dessinées de l’après-guerre, celles des aventures de Blake et Mortimer occupent une place de choix pour les enfants du baby-boom avec sept premiers albums parus alors aux éditions du Lombard : Le Secret de l’Espadon, Le Mystère de la Grande Pyramide, La Marque Jaune, SOS Météores, L’Énigme de l’Atlantide, Le Piège diabolique et L’affaire du collier.

Bien plus tard, paraît Les 3 Formules du professeur Sato, album inachevé dont le deuxième tome est terminé par Bob de Moor.

Le dernier des albums, paru sous la signature de successeurs de Jacobs, Le Bâton de Plutarque, respecte une sorte d’ordre évangélique, puisque cette dernière histoire se situe en 1944, soit à une époque antérieure à la première histoire de la série originelle, Le Secret de l’Espadon, qui se passe en 1946.

Le Capitaine Francis Blake, dont j’ai toujours bien aimé le prénom, je ne sais vraiment pas pourquoi, y apparaît en Squadron Leader, à bord du porte-avions The Intrepid. Ses prouesses de pilote lors d’une bataille aérienne au-dessus de Londres lui valent d’être réaffecté au MI6, le service d’intelligence extérieure de l’armée britannique.

Francis Blake, qui l’a connu adolescent, y retrouve Philip Mortimer, en ingénieur en chef de la base de Scaw-Fell, où se créent des armes qui permettront « de gagner rapidement les guerres futures en occasionnant le moins de pertes humaines possibles ». Son rôle à lui sera de former des militaires hors pair pour les utiliser.

blake et mortimer rené le honzecBlake a été incorporé dans la Royal Air Force avant d’entrer dans l’aéronavale puis d’être affecté à The Intrepid ; Mortimer a fait des études scientifiques à l’université de Glasgow, au M.I.T. et à l’université de Berkeley, avant d’être rappelé au pays et d’aboutir à Scaw-Fell.

La mission de Blake et Mortimer, que racontent Yves Sente et André Juillard est de larguer des balises en Méditerranée, émettant « des messages perçus par les radars ennemis comme des signaux provenant de véritables sous-marins ». Le but est de faire hésiter l’ennemi sur le lieu où se fera le débarquement en simulant des manœuvres d’envergure là où il n’y en aura pas.

Comme de juste, c’est la loi du genre, cette histoire, pleine de rebondissements, ne se déroule pas tout à fait comme prévu. Elle se passe à Londres, puis dans le nord-ouest de l’Angleterre, enfin en Méditerranée, près de Gibraltar, avant un retour à Londres. Dépaysement garanti par vignettes en bandes, évocatrices et réalistes.

Comme de juste, ce récit de guerre est émaillé de combats, d’actes de bravoure, de morts, de trahisons. Il restitue fort bien cette époque trouble, aussi bien par des dessins très épurés que par des dialogues parsemés d’expressions anglaises telles que old chap, by jove etc.

Comme on dit d’une pièce de théâtre qu’elle est costumée, c’est-à-dire jouée en costumes d’époque, ce récit est costumé. Les bâtiments, les intérieurs, les rues, les automobiles, sont datés. On s’y croirait. C’est la marque Jacobs…

Une troisième guerre mondiale, qui serait déclenchée par l’Empire Jaune, sourd tout le long de ces nouvelles aventures. Toutes les informations recueillies par les services de renseignements concordent sur une attaque imminente, mais les gouvernants restent indécis…

La suite se trouve dans Le Secret de l’Espadon


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