Inégalités : Le paradoxe du patrimoine net

Comment estimer la richesse détenue par un individu ?

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Pauvreté SDF (Crédits : Franco Folini, licence CC-BY-SA), via Flickr.

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Inégalités : Le paradoxe du patrimoine net

Publié le 25 janvier 2015
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Par Guillaume Nicoulaud

Pauvreté SDF (Crédits Franco Folini, licence Creative Commons)

Une des rares vertus du fameux rapport d’Oxfam sur les inégalités mondiales, dont vous avez nécessairement entendu parler ces derniers jours, c’est qu’il nous oblige à réfléchir à un certain nombre de concepts importants. Typiquement, une des nombreuses questions que cette étude remet sur le tapis, c’est celle du patrimoine net.

Pour ceux d’entre nous qui ne sont pas à l’aise avec cette notion, voici un bref résumé. A priori, si vous deviez estimer la valeur du patrimoine de quelqu’un, vous listeriez sans doute tout ce qu’il possède et estimeriez la valeur marchande de l’ensemble – c’est le patrimoine brut. Sauf que, concrètement, une grande partie de notre patrimoine brut est acquise à crédit. Par exemple, si vous êtes propriétaire d’un appartement estimé à 200 000 euros mais que vous devez encore 100 000 euros à la banque, on est en droit d’estimer que votre patrimoine net n’est que de 100 000 euros. Intuitivement, ça semble juste.

Seulement voilà, le fait de raisonner en patrimoine net n’est pas sans poser quelques problèmes conceptuels. Typiquement, comme l’explique très bien Alexandre Delaigue, cette méthode nous amène à conclure qu’un « étudiant américain à Harvard, qui a pris un crédit pour faire ses études, est plus pauvre qu’un réfugié syrien qui cherche à survivre dans les montagnes libanaises. »

Évidemment, c’est stupide. Mais pourquoi exactement ?

Chiffrons. Admettons que notre étudiant de Harvard, qui vient d’être diplômé, ait emprunté $100 000 pour financer ses études et qu’il ne possède par ailleurs rien. Au total, son patrimoine net est donc en négatif de $100 000. Notre réfugié syrien, qui a tout abandonné pour fuir Daesh ne possède, lui aussi, rien du tout mais il n’a en revanche pas la moindre dette – ce qui nous donne donc un patrimoine net de zéro et ce qui nous permet de conclure que le réfugié syrien dispose d’un patrimoine net supérieur de $100 000 à celui de l’étudiant. Imparable.

Imparable mais, pourtant, nous sentons tous intuitivement que quelque chose ne va pas.

Voilà le truc : notre diplômé de Harvard possède quelque chose qui a énormément de valeur mais qui n’est absolument pas pris en compte par les statistiques d’Oxfam (etc.). Ce quelque chose c’est ce que les économistes appellent du capital humain. Concrètement, ce que notre étudiant possède et que notre réfugié ne possède pas, c’est un potentiel de revenus futurs. En étudiant à Harvard, il a acquis des compétences ; en étant diplômé de Harvard, il a acquis un moyen de faire valoir ses compétences rapidement et à moindre coût1. Étudier à Harvard, c’est un investissement qui, comme tous les investissements, a principalement pour objet de générer des revenus futurs et se valorise en actualisant ces derniers.

L’approche intuitive qui consiste à raisonner en termes de patrimoine net n’est donc sans doute pas si mauvaise que ça. Là où le bât blesse, en revanche, c’est sur l’estimation de nos patrimoines bruts qui omet – entre autres choses – de tenir compte du capital humain entendu comme la valeur actualisée des revenus futurs que nous pouvons espérer tirer de nos compétences (et de nos CVs).

—-
Sur le web.

  1. Référence implicite à la signaling theory de Joseph Stiglitz et al..
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  • plus compliqué encore, le réfugié syrien aura le soutien financier des sociétés d’accueil occidentales, soutien qui s’étendra rapidement à toute sa famille,

    • plus compliqué encore : le réfugié  »  » si rien  »  » a le soutien de dieu ….

      et là, le patrimoine devient trés compliqué à calculer …

  • … et le Français moyen devra soustraire de son patrimoine les 30000, ou 90000 suivant ce qu’on y compte, de sa part de la dette publique. 40% des Français, au moins, ont ainsi un patrimoine négatif.

    • En parlant de dette je me demande bien qui va rembourser? Surrement les nouveaux arrivant dans la vie active (dont moi), et puis on ma rien demander à moi si je veux payer ou pas. On peut dire que la majorité des jeunes commance endéter (sans réelement le savoir) vive la démocratie!

    • L’argument est réaliste, mais a ses limites.
      De même que l’endettement de l’étudiant est censé lui apporter un patrimoine intellectuel d’une certaine valeur (rarement égale au montant de son emprunt), l’endettement public est censé pour une partie au moins financer des équipements réputés utiles et détenus en copropriété.
      De plus la valeur attribuée à un bien matériel ou non est estimée marginalement: si tout le monde vend au même moment, le prix moyen s’effondre… C’est l’une des absurdités des taxations du patrimoine, ISF notamment.
      Également entre notre étudiant américain de 20 ans, notre réfugié syrien de 30 ans et un octogénaire européen qui a acquis un certain patrimoine, il y a une question de capacité de « production »…
      Et pour les comparaisons internationales, outre les incertitudes d’estimation du patrimoine matériel et humain, il y a des questions de change.
      Sans parler des séries historiques…
      Gloire à Piketty, grand gourou qui domine toutes ces petites considérations.

      • L’auteur, Mr G. Nicoulaud: « économiste », paraît-il!

        (plus j’avance, moins je comprend ce que ce mot signifie: totalement inutiles dans leurs prévisions: en théorie, 50% devraient se tromper si la prévision se fait à pile ou face; la réalité montre que c’est souvent plus!),

        et donc cet « économiste » semble oublier, lui aussi, « le capital humain »!

        – vous avez déjà rencontré un père se jetant par la fenêtre quand un accident de voiture lui a fait perdre son « capital humain de fils? » –

        car l’humain est une dimension essentielle dans la finance (son vrai job, semble-t-il): il n’a manifestement pas encore compris la finance actuelle et son fonctionnement! Mais laissons cela, pour le moment.

        Si il s’agit de taxation (ce que j’ai perçu comme « sous-jacent »): on sait, qu’en France, tant que L. Fabius restera ministre, les oeuvres d’art ne feront pas partie du patrimoine. À ce point d’arbitraire, la précision devient inutile et les enculages de mouche ridicules en ce qui concerne le capital « humain », purement potentiel, inestimable autant qu’inchifrable, d’un emprunt pour payer une année universitaire! Ce n’est que GROTESQUE, rien d’autre!

        Mais l’impôt sur la fortune est aussi grotesque car taxer 2 fois, les mêmes sommes est un non-sens administratif qui coûte cher!

        Si on décide de taxer « les revenus » et, plus largement, toute somme qui « vous arrive » (dividendes et intérêts, revenus professionnels, héritage, locations immobilières, droits d’auteur, que sais-je?) alors qu’en plus on taxe la consommation (TVA et accises, péages), vous reste-il 50% de votre revenu initial en « bien propre »? Pourtant, je vous souhaite sincèrement de mieux gérer vos bien que votre racketteur! C’est une question d’auto-défense légitime, « par nécessité »!

        Il est dès lors piquant de vous entendre appeler « La République » (avec majuscules, puisque « La Seule, La Vraie – à vos seuls yeux, hélas -!), ce qu’ailleurs on appelle, grosso modo, « l’état », « République », monstre hideux politico-administratif, d’une obésité à faire peur, insatiable, irréformable, par la droite comme par la gauche: médicalement parlant, elle crèvera avant l’ € et avant l’Union Européenne, n’en déplaise à tous les chauvins du pays qui auraient tant voulu cette Europe à la Française, outil à son service, permettant, avec l’argent des Allemands, d’élargir son narcissisme à toute la planète!

        Non! Si vous voulez rester crédibles en Europe, appliquez simplement les critères du « pacte européen de stabilité et de croissance » pour « rentrer dans les clous » de l’Union Européenne: somme toute, ce ne sont que de simples critères de bonne gestion!

        Cela ne demande qu’un régime à imposer à votre « obèse » et tous les Français ne s’en porteront que mieux, sinon, vous devrez encore emprunter pour payer les sanctions du commissaire Français P. Moscovici (J.C.Juncker savait bien ce qu’il faisait, ce vieux renard!).

        Et, franchement, pays béni des Dieux – je parle de la terre, là! – , vous avez tout pour y arriver!

      • C’est bien pour ça qu’on vous dit que la valeur « nette » ne vaut pas trop, de la façon dont elle est estimée. La dette viens en « moins ». Elle est toujours quelque chose qu’on doit. Mais ce qu’on acquiert avec a logiquement une valeur supérieure et cette valeur n’est pas une valeur comptable, historique, mais une valeur actuelle d’anticipations de revenus. S’il y a un marché pour le bien en question on peut se débrouiller pour voir à peu près ce qu’il vaut puisque des gens ayant des biens similaires les vendent et ceux qui achètent font ce calcul d’actualisation des flux futurs.
        Pour d’autres choses, c’est plus compliqué.

        Donc en fait… patrimoine net ne veut rien dire mais permet de dire ce qu’on veut selon la façon dont on construit l’estimateur.

  • concernant l’étudiant , il faut dire que l’argent qu’il emprunte pour ses études , il méttra toute sa vie à le rembourser ; en amérique , de nombreux retraité continuent à rembourser l’argent de leurs études ; et quand à mon patrimoine , il s’apparente à celui du syrien : je ne possède rien , mais je n’ai pas de dette ;

    • L’Américain peut mettre toute sa vie à rembourser ses études, le Français compte sur ses petits-enfants dès le départ…

    • s’ endetter pour ses études : faut etre vraiment con !

      moi qui vous parle, j’ai fait les dernières années de mon cursus par correspondance ( il n’ y avait pas internet alors … c’est dire si je suis vieux ) tout en travaillant pour me faire une expérience professionnelle…

      avant cela, j’avais passé un brevet de technicien payé par l’état, qui me valu un bon d’achat ( subvention ) de 15000 euro quand je me suis mis à mon compte…

      ce que je pense de tout ça maintenant :  » l’argent ne fait pas le bonheur  » …  » l’important, c’est de vivre vite, de mourir jeune, et de faire un beau cadavre … « 

    • Avez-vous déjà foutu les pieds aux USA ?

      Manifestement : NON. J’irai même plus loin, sans doute, n’y avez-vous jamais foutu les pieds, et cela, même pas pour un transit aéroportuaire.

      Alors, peut-être, je dis bien : peut-être, peut-être pourriez-vous nous épargner vos poncifs de pilier de bar-tabac ?

  • Dans le patrimone, on pourrait aussi distinguer les biens utiles à la production et ceux dont on a la jouissance directe.

    Supposons un aristocrate qui possède une demeure de 2 000 000 d’euros et un chef d’entreprise qui possède pour 2 500 000 d’actions de sa propre entreprise, lequel a le plus grand patrimoine? Lequel a le train de vie le plus impressionnant?

    • Une demeure aristocratique de 2 ME, c’est un trou sans fond pour les dépenses d’entretien. Mais comme pour les actions de l’entreprise de l’autre, ça n’a pas de sens de les évaluer comme si on pouvait indifféremment disposer de son patrimoine en outil de production, en commodité d’habitation ou en liquide. Une maison avec le même confort ne peut valoir 20 ou 30 fois plus parce qu’elle est à Mougins plutôt qu’à Accra alors qu’elle rend le même service…

      • Si elle est à Mougins plutôt qu’à Accra, elle ne rend pas le même service. Vous pouvez évaluer votre bien immobilier de façon comparative en comparant la valeur locative de biens similaires, et en déduire une mesure de l’utilité plus rationnelle. Mais il faudrait encore en effet ajuster à cause de la question de la liquidité.

    • Votre question serait plus pertinente si le bien immobilier avait une valeur nominale supérieure aux actions de l’entreprise. Même en admettant que la cession d’une grand part des actions d’une entreprise soit une opération peu liquide, elle l’est sans doute davantage que celle de vendre un bien immobilier. Le plus grand patrimoine est donc sans doute celui en actions.

      • A condition que la liquidité du bien soit ce que l’on recherche. Mais on ne gagne de l’argent, si l’on est censé, que dans l’espoir de le dépenser pour ameliorer sa qualité de vie. A cet égard, une belle demeure paraît offrir une jouissance plus grande qu’un outil de travail. A moins bien sûr qu’on ne considère le fait de commander comme une jouissance. Un patrimoine constitué exclusivement de comptes en banque est facilement mesurable, et très liquide, mais n’est jamais qu’une richesse potentielle, sauf à confondre la chose et le symbole, ce qui serait de l’avarice. Il ne prend son sens qu’une fois dépensé. Si mon argent dort, et que l’inflation vient en diminuer la valeur, la seule satisfaction aura été la vanité d’aligner quelques chiffres. Si je meurs demain, mon patrimoine monétaire ne m’aura servi de rien, tandis que ma demeure m’aura servi à vivre de beaux moments avec ma famille.

        Tout ça pour dire que les comparaisons de patrimoines n’ont pas beaucoup de sens, tant la qualité des biens mesurés varie.

        • Au fond les patrimoines ne sont comparables qu’au moment où on les liquide. Mais les accumule-t-on pour les liquider?

        • Il me paraissait entendu que lorsqu’on essayait d’évaluer un patrimoine, la valeur à laquelle on parvient est celle qui correspondrait à son prix sur le marché, et non à la valeur subjective perçue par son propriétaire, qui n’est pas échangeable a priori.

          Si vous êtes un Harpagon, vous vivrez plus heureux en sachant que vous avez beaucoup de zéros sur votre compte en banque qu’en vivant dans le plus superbe des palaces. Notez que vous pouvez aussi vivre de beaux moments dans un taudis, et que cela n’en augmentera pas la valeur pour autant.

          Pour ce qui est des outils de travail, certains investissements dans du capital productif peuvent tout à fait avoir un rendement supérieur à celui attendu d’un bien immobilier. La comparaison n’est donc pas aussi évidente qu’il vous semble.

          La question de la liquidité est liée de façon plus intrinsèque à la question du risque, et donc à la valorisation du bien. Elle pourrait par exemple figurer dans les hypothèses formulées pour parvenir au taux d’actualisation utilisé.

          Donc, si l’on regarde les choses sérieusement, en évitant de tomber dans des banalités du genre « mais on ne peut pas manger de l’argent », on remarque qu’on peut tout à fait construire des comparaisons de patrimoine rationnelles.

          Vous avez cependant raison de prendre en considération la différence entre prix et valeur, qui est fondamentale, et plus que d’actualité : c’est le problème éternel de l’utilisation du PIB comme indicateur de richesse, alors qu’il mesure le prix et évacue complètement le surplus du consommateur, ce qui est de plus en plus problématique dans un monde ou de plus en plus de services sont accessibles gratuitement sur internet (impact récessif sur le PIB, explosion de richesse pour le consommateur).

          • Sans m’opposer à votre analyse de toutes les hypothèses, comparatives ou non, elles n’ont guère d’intérêt: je m’explique:
            l’auteur de l’article veut, par une bizarrerie liée à son « dada », évaluer un « capital humain », soit les acquis intellectuels d’une personne: ce n’est simplement pas raisonnable, absurde et pathologique

            Mais quel est son but? Annoncer dans un « Forbes » quelconque qui « vaut combien »? C’est, franchement, sans grand intérêt.

            Le seul intérêt pratique potentiel est de vous « taxer sur vos biens propres – qui ne le seront plus! – « !

            Ça, évidemment, votre « état racketteur », ça l’intéresse!

            • Ah bon ??
              Faudrait lire « Human Capital » de Gary Becker. Et puis réaliser que cette notion est un poil présente au coeur de l’économie depuis… Oh… pas loin de 400 ans… Hé oui, c’est même la source de l’économie moderne.

              Mais c’est vrai que la notion a été en « éclipse » entre le mi XIX et les années 60-70… Bon, vous n’avez que 45 ans de retard, une paille.

  • ce que je trouve marrant c’est que les gens qui veulent combattre les inégalités ne parlent jamais de la mobilité sociale. que faut il mieux vivre dans un pays certes où il y a plus d’égalité sociale mais où les pauvres n’ont aucune chance de changer de classes sociales, de devenir riches. ils sont condamnés à rester des assistés toute leur vie, à dépendre de l’aide sociale. ou bien vivre dans pays où il y a plus d’inégalité mais où il y a une grande mobilté sociale, càd que les pauvres peuvent devenir plus richer, passer dans une autre classe. dans ce genre de société, le mérité personnel importe beaucoup plus et conditionne beaucoup plus notre condition sociale ?? perso, je préfère la seconde option que je trouve plus juste à la première. or comme par hasard, plus un pays est socialiste moins il y a de mobilité sociale. les économistes qui combattent les inégalités ne s’intéressent jamais aux effets secondaires négatifs qu’entraine leurs solutions pour lutter contre les inégalités. or la lutte contre les inégalités mènent en un appauvrissement général (y compris des pauvres). de manière plus général, l’égalitarisme mène au nivellement vers le bas ( regardez les politiques désastrueuses mises en place dans l’enseignement pour lutter contre les inégalités qui mènent à un abaissement général du niveau de l’enseignement). sans oublié le fait que la luttre contre les inégalités nuisent à la mobilité sociale

  • imaginons qu’on est d’accord que les inégalités sociales sont un vrai problème. il y a plusieurs questions à se poser. 1 est ce que les inégalités s’accroissent ? la réponse est oui mais les socialistes comme piketty ont une tendance à exagérer fortement (voir très fortement) les inégalités. ils n’hésitent pas à truquer leurs chiffres, à prendre juste les statistiques qui les arrangent (en écartant les stats qui les dérangeraient). 2. qu’est ce qui cause les inégalités ?? là, les socialistes ont (en grande partie ) faux car ils ne parlent pas de certains facteurs (la politique des banque centrale, le capitalisme de connivence,….) et certains des facteurs qui ,selon eux, accroisseraient les inégalités sont plus que contestable. il n’existe aucune preuve concrète. 3. comment combattre les inégalités ? certaines de leurs solutions sont aussi très contestables. on risque de voir ce qui s’est passé dans les pays communistes avec d’un coté la population qui crève de faim et de l’autre, les dirigeants membre du parti qui sont milliardaires. 4. est ce que les solutions proposés pour combattre les inégalités n’ont elles pas plus d’effets négatifs que d’effets positifs ??? là, la réponse est clairement oui. ces solutions nt plus d’effets négatifs que d’éffets positifs. cela conduit à un appauvrissement généralisé.

    • …Et donc ces inégalités peuvent conduire à moins de perspectives pour les jeunes qui peuvent basculer ,dans certains cas, vers le côté obscur. Il me semble à la lecture de votre commentaire qu’une des solutions serait donc moins d’intervention de l’état pour plus de liberté(et donc de responsabilité), me trompes-je??? si c’est le cas, quand est-ce qu’on essaie cette solution en France, car visiblement si on regarde les programmes et les actions de nos politiques toutes tendances confondues, on risque d’attendre très longtemps.

  • Oxfam devrait plutôt s’occuper de la pauvreté que des inégalités. pour rappel, le méchant capitalisme a réduit de moitié la pauvreté mondiale ces vingt années. il a permit d’améliorer de manière spectaculaire la situation des plus pauvres. ils feraient bien de regarder quels sont les pays les plus pauvres. car c’est comme par hasard les pays les plus socialistes. il est important de préciser que la branche française d’Oxfam est une émanation d’ATTAC

    • Je n’ai pas lu et je lirai pas le rapport d’Oxfam, ONG dans laquelle je n’ai pas confiance (car possiblement en cause pour des achats d’armes au bénéfices de certains mouvements populaires d’Amérique-Centrale) et parce que je n’ai pas les moyens ni la compétence de la vérifier.

      Mais l’idée qu’il existe bien une concentration financière progressive me semble vérifiée. Il me dérange que M. Draghi, en notre nom, rachète, une nouvelle fois!!!, à ses « amis banquiers privés autant que multinationaux, des dettes présentant un risque ou dont les intérêts sont quasi nuls (Je suis bien sûr que ses « anciens collègues (et amis?) de Goldman Sachs » savent déjà très bien comment tirer profit de cette occasion. Absolument rien ne me dit que Mario Draghi fasse autre chose que « booster » banques et « investisseurs », en les débarrassant de ce « papier »(les dettes souveraines) encombrant, peu rentable, inutile!

      • c’est quoi cette histoire d’achats d’armes au bénéfices de certains mouvements populaires d’Amérique-Centrale ?? je suis curieux j’aimerais en savoir un peu plus. (perso, si c’est vrai cela ne m’étonnerait qu’à moitié, je me méfie de ce genre d’ong (et les ong de défense de droits de l’homme, antiraciste, défense de l’environnement,…) soit elles sont controlé par la gauche ou l’extrême gauche et servent leurs intérêts soit elles servent l’intérêts d’états ou de multinationales. les quatre ong dont je me méfie le plus: greenpace, oxfam, amnesty international, human rights watch)

        • P.S « les quatre ong dont je me méfie le plus » je parle des quatre ONG internationales dont je me méfie le plus. je ne tient pas compte des ONG typiquement francaises comme SOS racisme,..ect qui n’ontaucune crédibilté et dont tout le monde sait que ce sont des satellites du PS
          le problème de certaines ONG, en plus du fait que elles obéissent à des intérêts particuliers, c’est qu’une bonne partie d’ONG sous couvert d’action humanitaire, de faire le bien, ect servent une idéologie. par exemple ici oxfam sert l’idéologie socialiste

        • voilà l’exemple d’ong qui nuisent aux personnes qu’ils voulaient protégés tout cela par idéologie: http://www.slate.fr/story/98577/congo-minerais-loi-Dodd-Frank

          • Comparer comme le font OXFAM, Piketty et bien d’autres, l’avoir des plus riches au dénuement des plus pauvres, relève d’une démagogie irresponsable autant que d’une compassion dévoyée. C’est omettre en effet que l’essentiel de la richesse des uns est constituée d’actifs dont les autres tirent leurs revenus, aussi faibles soient-ils. Ce sont ces avoirs qui financent les outils de l’économie, laquelle est source d’emploi et de rémunération pour tous ceux qui participent à l’accroissement de la richesse globale de la société. Ramener ce mécanisme à une comparaison de richesses n’a aucun sens, sinon une volonté d’agitation aussi sommaire que préjudiciable à tous, à commencer par les plus démunis, dont elle transforme la légitime aspiration au bien être en soif d’un égalitarisme sommaire et sans issue.
            Pour approfondir cette réaction, voir:
            http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

  • Un fonctionnaire arrivant en retraite, avec simplement comme patrimoine, une maison de 200,000 euros mais touchant 3500 euros de retraite mensuelle, sera t il plus pauvre qu’un indépendant qui a un patrimoine de 1 M d’euros et une retraite mensuelle cumulée de 2500 euros ?

  • Interessante reflexion : estimer la richesse d’un individu . Réduire cela à de purs biens matériels est tres limité en effet comme le dit l’article . Nous sommes en effet très inégaux : éducation , ancrage familial , culture , santé physique , mentale, capacités intellectuelles , capacités manuelles, capacités relationnelles etc. et s’ajoute enfin à cela le patrimoine .
    Pointer le patrimoine est facile , c’est le plus visible et quantifiable .
    Nos égalitaristes fanatiques l’ont bien compris et voila pourquoi depuis toujours ils sapent l’éducation , dénaturent la culture et fragilisent les familles . D’ailleurs , ceux qui dans nos pays travaillent avec les personnes en grande précarité savent que ce qui conduit ces personne à la rue n’est pas que le dénuement matériel , loin sans faut .

  • Bon argument. En plus de celui-ci bien d’autres :

    La valeur marchande des biens n’est que potentielle et n’a rien à voir avec la valeur exercée une fois la vente effectuée, si vous arrivez à vendre … essayez de vendre un appartement dans une ville de province en ce moment …

    Le capital humain n’a de valeur que potentiel : tel informaticien travaillera dans une ONG et tel autre deviendra milliardaire dans une startup.

    Le patrimoine est une notion entièrement irrationnelle : la volonté de gagner plein d’argent ne peut pas se calculer.

  • C’est joli cette notion de capital humain mais ça pose plus de problèmes que ça n’en résout. La valeur actualisée des revenus futurs d’un jeune diplômé de Harvard … Sacré calcul en vérité ! Et pourquoi pas le capital politique (pour un futur élu), le capital artistique, ou même le capital érotique tant qu’on y est ? Restons simple. Le fait est que votre diplômé de Harvard a une dette de 100.000 $ et pas le réfugié syrien.

    Pour autant personne ici n’est dupe de la propagande qui se met en place avec ce rapport, qui fait suite aux « travaux » du sieur Piketty et qui annonce certainement une rafale de nouveaux impôts sur le capital. Si vous avez du bien, vendez et fuyez !

  • « … En étudiant à Harvard, il a acquis des compétences ; en étant diplômé de Harvard, il a acquis un moyen de faire valoir ses compétences rapidement et à moindre coût » – À condition de trouver un emploi.

    Plus généralement, comparer comme le font OXFAM, Piketty et bien d’autres, l’avoir des plus riches au dénuement des plus pauvres, relève d’une démagogie irresponsable autant que d’une compassion dévoyée. C’est omettre en effet que l’essentiel de la richesse des uns est constituée d’actifs dont les autres tirent leurs revenus, aussi faibles soient-ils (qu’ils proviennent de leur travail ou de la charité d’autrui). Ce sont ces avoirs qui financent les outils de l’économie, laquelle est source d’emploi et de rémunération pour tous ceux qui participent à l’accroissement de la richesse globale de la société. Ramener ce mécanisme à une comparaison de richesses n’a aucun sens, sinon une volonté d’agitation aussi sommaire que préjudiciable à tous, à commencer par les plus démunis, dont elle transforme la légitime aspiration au bien être en soif d’un égalitarisme sommaire et sans issue.

  • Le patrimoine net n’a rien de stupide. C’est un chiffre qui tient compte de l’endettement.
    Je ne vois aucune raison de ne pas tenir compte de l’endettement. On est jamais sur de pouvoir rembourser, on peut se retrouver dans une merde pire qu’un immigré qui part de zéro et bénéficiera de toutes les aides sociales possibles.

  • Réflexion intéressante dans son principe. Mais deux difficultés pratiques : l’estimation des revenus sur plusieurs décennies et le choix du taux d’actualisation sur une durée aussi longue.
    Incidemment, le même problème se pose pour calculer une provision pour charges de démantèlement d’une centrale nucléaire lorsque le démantèlement doit avoir lieu dans 30 ou 40 ans. Les calculs sont rigoureux, mais les estimations sont fantaisistes. Les chiffres fournis, en particulier par les écologistes, n’ont aucune valeur.
    Les mathématiques financières ont leurs limites.

    • Ne dites pas ça! Je ne connais pas les chiffres des écologistes et je ne les croirai pas, de toute façon!
      Le jour (qui est déjà derrière nous!) où vous devrez démantelez vos centrales, vous vous apercevrez rapidement que les « provisions » financières prévues ne suffiront évidemment pas! Et vous payerez alors le prix réel de votre énergie électrique, actuellement présentée fallacieusement comme propre et bon marché. Une prévision, qui sera forcément dépassée, parle de 750 milliards d’ €!
      Et quand on lit ceci:

      « à Marcoule, ancienne usine UP1 de retraitement du combustible nucléaire usé, qui est l’un des démantèlements les plus importants au monde, qui pourrait perdurer jusqu’en 2050, incluant le traitement du réacteur Phénix stoppé en 2010. Le CEA y teste un bras robotisé (Maestro), la gamma caméra et l’Aspilaser (décapage/aspiration des peintures par laser à impulsion) »

      on se dit que vous n’êtes vraiment pas sorti de l’auberge! Mais une fois de plus, en France, ce sera aux suivants de régler le problème, crime crapuleux au dépens de la génération suivante!
      voir http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/8/85/Evolution_of_GNP_of_France_from_1950_to_2012.png

  • Autre vision : on n’en a rien à faire du calcul de la richesse. Chacun gagne et épargne selon ses capacités et son talent.
    Pourquoi vouloir mesurer la richesse ?
    Si ce n’est pour préparer le terrain a une rafale de taxes dégoulinantes de bonnes intentions, rafale qui évitera soigneusement de comptabiliser et d’attaquer le patrimoine futur et garanti de tous nos ponctionnaires

    C’est le syndrome de la prise d’otages. Parce qu’on doit subir la loi des plus envieux, alors on se plie à leurs règles et on essaie de les contourner ou de s’en accommoder. Pathétique

    • comparer la richesse c’est stupide… c’est un peu comme faire un concours pour savoir qui a la plus grande …
      ou vouloir à tout prix avoir une plus grosse voiture que son voisin …

      ha ! ces français , quels poètes …

  • le site web Global Rich List ( http://www.globalrichlist.com/ ) permet d’évaluer sa richesse personnelle au niveau mondial. On peut ainsi voir que la limite pour faire partie du 1 % des personnes les plus riches du monde est environ de 2.300 €/mois net (ce qui y inclut tous les membres du gouvernement français et tous les politiciens de gauche). d’ailleurs, Hollande fait parti du 0,1 %

  • « Il n’est de richesse que d’hommes »

    Mais de quoi est faite exactement cette richesse ?

    Pauvreté et richesse, sont des discriminants aussi relatifs qu’incontournables ; et les inégalités de toutes sortes qui en résultent viennent s’ajouter à des différences « génético=sociales » qui sont les premières à distinguer les uns des autres les membres de toute société.

    En occident comme ailleurs, dans les pays développés comme dans les autres, la société des hommes est, a toujours été et sera jusqu’à sa fin, faite d’inégalités. De la même manière que les riches y sont moins nombreux que les pauvres, l’exception s’y distingue de la généralité ; le pouvoir du peuple, la force de la faiblesse, l’intelligence de la sottise, le savoir de l’ignorance , etc. ; dans tous leurs aspects, tout étant « pyramidable ». Et plus les richesses augmentent – qu’elles soient d’ordre matériel ou immatériel –, plus s’accroît l’écart entre le sommet d’une pyramide sociale qui n’a pas d’autres limites que l’ambition des hommes et les capacités de la planète avec, à l’opposé, une base inamovible reposant sur la pauvreté absolue et l’indignité, dernier état de la condition humaine.
    Pour approfondir cette réaction, questionnez votre navigateur avec « Abominable pyramide sociale ».

    • @Claudec,

      La forme de la pyramide enfonce, en effet, la porte deja bien ouverte qu’il y aura toujours plus de pauvres que de riches.

      On applaudit bien fort.

      On pourrait meme en rire aussi.

      Si ce « raisonnement » dans le passe n’avait pas deja apporte, genereusement, et a l’echelle planetaire, sa dose de tragedies et de massacres.

      Si on etait pas deja certain du cheminement collectiviste envisage en aval, par son promoteur, en declarant pareille tarte a la creme statisticienne.

      Dans la realite, l’escroquerie la plus grossiere se situe toujours dans la declaration suivante, et qui constitue l’essence meme du Pikettisme ou du Marxisme primaire : « …avec a l’oppose une base inamovible reposant sur la pauvrete absolue et l’indignite, dernier etat de la dignite humaine. »

      L’escroquerie tient d’ailleurs principalement a ce seul mot : INAMOVIBLE.

      La pyramide patrimoniale, comme celle des revenus, est une photographie ponctuelle de l’etat des choses a l’echelle planetaire, ou a l’echelle nationale, et ne tient compte ni des variations potentielles geographiques, ni du potentiel evolutif des individus representes dans cette pyramide, ni du potentiel d’enrichissement ou d’appauvrissement des individus ou des menages sur une periode donnee.

      En particulier, on ne peut pas, comme voudrait le faire croire Piketty, comparer l’evolutions des pourcentages correspondant aux differents segments representants les differents revenus ou les differents niveaux de patrimoine dans les memes segments 10, 20 ou 30 ans plus tard.

      Parceque ceux la ne concernent pas les memes individus.

      On compare forcement des pourcentages qui ne representent pas les memes personnes.

      Les gens s’enrichissent ou s’appauvrissent sur une periode donnee.

      La base de la pyramide n’est pas consituee des memes personnes 10, 20 ou 30 ans apres la premiere « photo ». Il en va de meme, tres souvent aussi, pour le sommet de la pyramide, comme le plus souvent pour son milieu. Les carrieres et les vies sont evolutives. Le choix d’une observation purement ideologique de la pyramide fait evidemment suite a un sentiment humain helas bien naturel, et par trop commun, aide par une vision etroite des choses et un manque total de sens critique.

      La jalousie.

      • @ inanutshell

        Quitte à me répéter, ce qui gêne les égalitaristes comme les libéraux dans la représentation pyramidale de notre société, depuis qu’elle existe, c’est tout simplement qu’elle frappe de nullité, autant les utopies qui promettent l’éradication des inégalités sociales – niant ce faisant la condition humaine dans ce qu’elle a de plus fatal –, que la promesse de ceux qui voient dans ces mêmes inégalités les degrés conduisant aux félicités d’un progrès sans fin
        Ni les uns ni les autres n’apprécient que soit dénoncé leur intérêt pour la base d’une pyramide sociale atrophiée représentant, pour les uns un électorat d’autant plus facile à manipuler qu’il est toujours plus insatisfait et nombreux, et pour les autres un réservoir de main d’œuvre et de consommateurs au service de leurs ambitions.

        « La pyramide patrimoniale, comme celle des revenus, est une photographie ponctuelle de l’état des choses a l’échelle … » – Affirmation de quelqu’un qui tient manifestement sa lorgnette par le mauvais bout et vit de plus « le nez dans le guidon ». De tous temps et quels que soient les mouvements (déclassements vers le haut ou vers le bas) pouvant se produire à l’intérieur de la pyramide, qu’elle soit sociale, patrimoniale ou des revenus, celle-ci comporte, par définition, une base et un sommet.

        – « La base de la pyramide n’est pas constituée des mêmes personnes 10, 20 ou 30 ans après la première « photo ». » – Qui a dit le contraire ? C’est la conséquence évidente d’un flux démographique constant.

        L’étroitesse d’esprit due à la stupidité vaut bien celle attribuée à une supposée jalousie.

        NB – Gros malin, il faudra changer de clavier en même temps que de pseudo, si vous voulez ne pas être reconnu.

        • @Claudec,

          1- Deja, vous etes un petit menteur. Je conserve le MEME PSEUDONYME depuis tres longtemps et mon clavier continuera d’etre le meme que cela vous plaise ou non.

          2- Et je peux vous promettre que j’insisterai a intervenir pour vous mettre le nez dedans chaque fois que vous persisterez a venir ici raconter vos idioties – ce qui est helas extremement frequent – je suis d’ailleurs aller visiter votre « site » par curiosite (il suffit de cliquer sur votre pseudonyme souligne en entete de vos posts). J’en suis encore a essayer de decoller ma machoire inferieure qui est alle heurter violemment le sol a lire vos inepties.

          J’ai rarement lu plus con et plus pretentieux a la fois.

          Philosophie de pacotille niveau 1ere Ednat et pas premier de la classe – et bavarde de surcroit.

          Il faut dire que vous nous avez habitue a un certain standard. Et ce, quel que soit votre pseudonyme du jour. Je me corrigerai donc en disant que je devrais etre aujourd’hui habitue a votre stupidite mais qu’est-ce que voulez, je n’y peux rien, je n’arriverai jamais a m’y faire. C’est une question d’allergie.

          J’inviterais les autres a aller vous lire.

          S’ils ont quelques minutes a perdre.

          Votre texte complet, en particulier, « abominable pyramide sociale » est a la fois une fenetre ouverte sur la dimension pharaonique de votre pretention et de votre betise insondable.

          Et cela ne vous a pas trop gene de dire exactement le contraire dans votre commentaire de 11H44 et celui de 9H24 ? Ou etait-ce pour obtenir une reaction et l’opportunite de pouvoir monter sur vos grands chevaux ?

          Vous etes un malade.

          On vous l’a d’ailleurs deja dit : manipulateur pervers narcissique – pour etre precis.

          • Absolument du même avis : croire que l’on a révolutioné le monde parce que l’on a établit que plus ont était riche moins on était pauvre, est du ressort de la psychiatrie.

        • @Claudec,

          L’utilisation du mot INAMOVIBLE – je repete votre phrase qui n’etait pas une citation de Piketty mais votre phrase :

          « avec a l’oppose une base inamovible reposant sur la pauvrete absolue et l’indignite »

          Suggerait bien de votre part qu’il n’y ait pas plus de mouvements dans votre tete que dans votre pyramide.

          La stupidite vous appartient donc toute entiere.

        • @Claudec,

          Autre phrase de votre plume, qui vaut son pesant de cacahuetes, en reponse a ma phrase « La base de la pyramide n’est pas constituee par les memes personnes 10, 20 ou 30 ans apres la premiere photo. » :

          « Qui a dit le contraire ? C’est la consequence evidente d’un flux demographique constant. »

          Deja, pour la premiere partie de votre phrase – « qui a dit le contraire ? » – je me permettrai de vous rappeler – une troisieme fois – votre utilisation du mot INAMOVIBLE – donc c’est bien vous qui disiez le contraire…

          Ensuite, ce n’est pas « le flux demographique constant » qui assure les mouvements – tout a fait invisibles dans un schema pyramidal – d’un segment vers les autres et inversement, au sein de la pyramide des revenus, comme dans celle de la pyramide patrimoniale, ce sont bien les changements de situation financiere des individus et des menages qui evoluent au fil de leurs existences.

          Vous etes indecrottable.

    • Et plus les richesses augmentent – qu’elles soient d’ordre matériel ou immatériel –, plus s’accroît l’écart entre le sommet d’une pyramide

      Ce n’est plus une pyramide alors, cela ressemble à une aiguille ❗

      • Vous ne croyez pas si bien dire, la situation inverse (tous pauvres) ayant pour effet de tendre à aplatir la pyramide jusqu’à lui donner l’aspect d’une galette écrasée sur le niveau zéro de sa base.

        Pour approfondir cette réaction : http://claudec-abominablepyramidesociale.blogspot.com

        • Oh punaise ❗
          L’aiguille prendrait la forme d’une punaise ???

          L’aiguille tricotte,
          L’aiguille picotte.

        • L’image de la pyramide sociale réduite à sa base par généralisation de la pauvreté – à laquelle conduit l’égalitarisme –, ne fait que répondre à l’ironique évocation de la même pyramide, déformée par un enrichissement sans limite de la société – tel que le conçoit le libéral – au point de lui donner l’allure d’une aiguille. Pour qui s’intéresse sérieusement à la question, la transformation de la pyramide sociale, corrélativement à sa richesse (et à la démographie), n’en est pas moins une réalité qui échappe aux utopies de tous bords.
          Tout peut être tourné en dérision, y compris les plus simples dessins pourtant réputés valoir souvent mieux que de long discours, mais cette réalité demeure, incontournable.

      • Bonjour MichelC,

        Effectivement, je n’avais pas pris la peine d’admirer cette petite phrase dans toute sa splendeur.

        « Et plus les richesses augmentent – qu’elles soient d’ordre materiel ou immateriel – plus s’accroit l’ecart entre le sommet d’une pyramide. »

        Comme vous le remarquiez si bien « l’ecart entre le sommet d’une pyramide » per se, et sans autre consideration, est un concept novateur qu’il s’agit d’ennoncer l’air serieux l’entonnoir visse fermement sur la tete.

        Et dans le cadre de cet autre petit bijou, dans la meme phrase, a base de remplissage (son propre blog en est bouffi), j’aimerais tant qu’il se donne la peine de developper le theme des richesses immaterielles et leurs lisibilite dans une representation pyramidale.

        On pas l’occasion de rigoler tous les jours.

        Je ne voudrais surtout pas rater cette occasion.

  • Il y a quelque chose d’un peu choquant dans cet article.
    Ce qui fait la différence entre l’étudiant endetté et le réfugié ce n’est pas le capital humain.
    Ce qui fait la différence, c’est que le réfugié syrien est susceptible de mourir comme un chien à n’importe quel moment.

    Vivre confortablement, ou au moins décemment, à crédit, même dans l’illusion, c’est infiniment plus enviable que de risquer de mourir de faim !

    • C’est effectivement ce que l’article dit aussi… Sauf qu’il le dit en termes « rigoureux » et rationnels et vous en termes émotionnels.
      Pour Oxfam ou Mickeytty, l’étudiant est PLUS PAUVRE que le réfugié sans rien et risquant de mourir de faim et de froid.

  • Messieurs les censeurs Bonsoir.

  • Même en raisonnant en dehors du patrimoine net, les comparaisons ont leurs limites. si l’on compare un français possédant une propriété bâtie à un roumain possédant la même chose en Roumanie. Si ces deux personnes n’ont aucune volonté d’en tirer des revenus locatifs, ils sont donc sur un pied d’égalité parfait. Pourtant on calculera probablement que le français est (scandaleusement!) bien plus riche que le roumain.

    • Votre raisonnement est circulaire. Si on considère que la valeur de la maison est indépendante de sa valeur économique comme on la calculerait normalement, alors bien entendu, les deux personnes seront « sur un pied d’égalité parfait ». Mais l’hypothèse est plus que contestable. Le français peut échanger sa maison contre une pâté de maison en Roumanie. Le scénario inverse est moins probable. À partir de là, pourquoi ne pas reconnaître que les deux patrimoines n’ont pas la même valeur ?

  • Cette obsession des inégalités de fortune chez des gens qui font profession de mépriser les biens matériels est quelque peu choquante. :mrgreen:

    Pourquoi se préoccuper tant des inégalités de fortune quand on devrait s’intéresser davantage à l’inégalité bien plus nocive de condition physique. Certains sont en bonne santé, d’autres pas, et souvent ils n’en sont absolument pas responsables (contrairement à la richesse… dont une part au moins s’explique par l’effort qu’on a fourni pour l’avoir, pendant les études et après, dans sa vie professionnelle)

    Et puis les inégalités de beauté ? D’intelligence ? de capacités physiques ? Si on me fait payer des impôts pour aider ceux qui gagnent moins, je veux qu’on coupe des bouts des sportifs de haut niveau pour m’aider moi qui n’ai jamais été très adroit ni véloce ! Et qu’on partage les nuits disponibles des filles les plus belles pour que les moches aussi puissent coucher avec, parce que bon… hein…

  • Autre probleme et pas des moindres: plus on est riche, plus le patrimoine est virtuel.
    Par exemple le patrimoine d’un grand capitaine d’industrie est le plus souvent en parts, en actions qu’il ne peut ceder sous peine de faire crouler son entreprise.
    Convertir ce patrimoine en especes sonnantes et trebuchantes comme le fait Oxfam est une escroquerie. Les bulles economiques font surevaluer grossierement des entreprises et creent du jour au lendemain des milliardaires virtuels qui ne peuvent pas du tout utiliser leur patrimoine.
    Les periodes ou les fameuses « inegalites de patrimoine » calculees selon Oxfam explosent, sont justement les periodes de bulles.

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