Les écoles fabriquent des crétins

Comment des enseignants ont-ils pu envisager un instant qu’il allait être possible d’imposer une minute de silence ?

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Les écoles fabriquent des crétins

Publié le 15 janvier 2015
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Par Phoebe Ann Moses.

stimpy credits gwendal uguen (licence creative commons)Le monde enseignant appelle à son secours le ministre de l’Éducation nationale. Les élèves n’ont pas toujours respecté la minute de silence, voire l’ont perturbée, voire il a carrément été impossible de la mettre en place. Ce ne sont pas des documents pédagogiques consultables en ligne qui vont résoudre le problème mais peut-être une prise de conscience des enseignants de plusieurs domaines où ils ont échoué.

Comment des enseignants en zone « sensible » ont-ils pu envisager un instant qu’il allait être possible d’imposer une minute de silence à des enfants ou des adolescents déjà sous influence, ou au mieux, simplement turbulents ?

Puisque l’École a décidé il y a déjà longtemps que l’autorité ne faisait pas partie des outils nécessaires à l’enseignement, comment s’étonner aujourd’hui que quelques voix viennent rapporter l’impossibilité pour un professeur de mener à bien l’heure de cours qu’il s’est fixée ?

Même la « culture générale », élément qui pourrait être la seule solution à l’opposition manifestée par ces élèves réfractaires à la minute de silence, est qualifiée par la gauche de facteur de discrimination, qui considère qu’un enfant cultivé vient forcément d’une classe sociale favorisée, qu’il vaut mieux de la réflexion personnelle (universellement et équitablement répartie bien entendu) que de la culture (présente uniquement dans les milieux de riches bien entendu). Comme si l’un allait sans l’autre !

Il apparaît maintenant qu’il faudrait donner un minimum de culture religieuse aux élèves. C’est une idée qui n’est pas inintéressante, si elle reste à la fois culturelle et non prosélyte.

école de crétins rené le honzecLes enseignants ont-ils la culture nécessaire pour faire ce travail ? Le problème est aigu, en français et en histoire-géographie. Les opinions politiques, d’abord, viennent polluer le cours, d’un côté comme de l’autre. L’élève qui défend les actes terroristes et trouve en face de lui un enseignant qui le contredit très mollement parce que persuadé que dans le fond l’élève n’a pas tort, cela existe. La culture politique des enseignants est majoritairement socialiste, et il n’a jamais été dénoncé ouvertement que certains profitaient de leurs cours pour faire passer leurs idées : les bolcheviks étaient des gentils révolutionnaires, et Louis XVI a eu la tête coupée parce qu’il avait trop profité des impôts du bon peuple. On dit toujours que c’est « marginal », que dans leur majorité les enseignants travaillent avec courage. Certes. On se contentera alors d’évoquer la minorité qui devrait se remettre en question.

Comment parler de la création d’Israël quand on est soi-même convaincu qu’il s’agit de colonialisme ? Comment évoquer les raisons de la chute du mur de Berlin quand on est convaincu que le communisme était un régime politique « intéressant mais utopique » ? Comment étudier n’importe quel monument de la littérature française en faisant abstraction des allusions religieuses qu’il contient ? Et ne parlons pas de l’art !

Cette passion pour l’interprétation gauchisante de l’Histoire va de pair avec un rejet total du fait religieux. C’est-à-dire que beaucoup d’enseignants ne se contentent pas d’ignorer les allusions à la religion : ils n’ont aucune culture sur le sujet. Ils ont oublié qu’on pouvait être anticlérical et cultivé, athée et informé du contenu des livres religieux.

Donc le plus simple a été de ne plus en parler, ou alors de manière rapide. On se plaint de l’inculture de certains élèves alors qu’on les laisse volontairement dans l’ignorance de l’Histoire. On ne veut pas leur « imposer » une leçon d’histoire pour ne pas déranger leurs opinions. Que serait-il advenu si pour ne pas déranger les opinions religieuses d’élèves catholiques on avait passé sous silence l’explication scientifique de la création de l’univers, ne leur laissant comme seule interprétation possible que celle de Dieu ? De la même façon, les petits Français sont maintenus dans l’illusion que leur pays a vaillamment résisté pendant la guerre, on passe rapidement sur la collaboration des méchants Français. On a encore vu récemment les dégâts de cette éducation lorsque la chanteuse Zaz a déclaré lors de la reprise de chansons rétros que les Français ne vivaient pas si mal pendant la période trouble de l’Occupation. Horreur ! Tout ce que la France compte de chanteurs bien-pensants l’a sommée de s’excuser et de bien dire que les Français avaient souffert. La vérité dérange.

Alors oui, encore une fois les enseignants sont en partie responsables. Oui ils doivent faire leur examen de conscience et reconnaître qu’en entretenant une culpabilité permanente de leur pays, ils ont aussi enseigné qu’il était légitime de le détester, oubliant juste que s’ils avaient accepté de plonger un tout petit peu leur curiosité dans le fait religieux, ils auraient désamorcé beaucoup d’aigreur et permis un accès un peu différent, un peu laïc à cette croyance qui devient vite immonde quand elle est pratiquée par des incultes.

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  • Ce constat ne date pas d’hier et n’est pas pres de changer.
    En France, si l’enseignement a lieu a l’ecole, cela fait longtemps que l’education n’a lieu qu’a la maison…lorsqu’il, y en a une.

  • Ouf, on a trouvé les coupables. Créez votre école dans un pays libre, vous ferez un excellent professeur car vous savez tout ce qu il faut faire. Bravo pour vos recherches poussées sur l’éducation . Alain lacour

    • C’est vrai que l’immense inculture généralisée de notre pays n’a strictement rien à voir avec le système éducatif, bien entendu exempt de tout fond idéologique. C’est même une évidence, comment la dame Phoebe peut trouver un lien de causalité aussi grotesque?

      Je me demande encore, des zamericains ou des sionistes, qui sont les responsables. Je regarde Arte, France 2, 3, 4, 5, Ô pendant une semaine et je suis sûr de trouver une explication. We keep in touch 🙂

    • Oui cher Alain oui, cette dame z’ose délirer sur un prétendu tropisme socialiste des enseignants fraônçais et de l’armée bureaucratique qui l’entoure…i-n-c-r-o-y-a-b-l-e.

      Si vous avez d’autres interventions à nous livrer , et notamment sur le temps de travail qui, au sein de l’éducation nationale, dépasserait celui des mines de charbons en Chine, pitié, faite nous bénéficier de votre incommensurable lucidité.

      • Tout a fait d’accord !
        Les interventions cocasses et rafraichissantes d’Alain seront toujours les bienvenues !

        Ca fait tres « certains ont touche le fond, moi je cherche du petrole »…. j’adore !

    • Quand on voit les statistiques sur l’education nationale,…. defendre le systeme revient a perdre toute toute credibilite,…. a moins d’etre soit meme enseignant, socialiste ou accidente cerebral.

      • Non à moins -au moins, pardon de l’allitération!- d’être au minimum les 3 à la fois, ou plutôt dirais-je les 2 la fois, vos deux dernières propositions explicatives relevant du pléonasme!

  • Je ne me souviens plus réellement de mes cours d’histoire-géo qui remontent à une quizaine d’année maintenant.
    Je me souviens simplement avoir un très bonne opinion de l’Union européenne et effectivement, une image glorieuse de la résistence à l’Allemagne Nazi.

    Ce que je regrette dans ces cours, c’est le côté « pré-maché, pré-digéré ». On ne demande pas à l’élève de réfléchir sur un contexte, de prendre du recule sur une situation, de l’analyser sous tous les angles afin de se faire sa propre opinion. D’ailleurs, les évaluations ne sont uniquement basées que sur le recrachage pur et simple d’un cour. L’objectif inavoué : aucune contestation du livre d’histoire, tu l’apprends par coeur cette vérité et tu nous la ressors.

    Par contre j’ai entendu qu’on voulait introduire la philo dès l’école primaire, je trouve que c’est une excellente chose en théorie. Dans la pratique, les enseignants seront-ils suffisamment compétents ?

    • Non, je ne crois pas que les profs soient compétents pour enseigner la philosophie. J’estime en effet qu’une telle discipline requiert de solides connaissances de bases, ce que n’ont pas forcément tous les enseignants (dans ce domaine en tout cas). Après, pourquoi pas dispenser des formations express.

      Mais le souci, c’est qu’effectivement, les cours risquent de souffrir de la même tare que leurs semblables, à savoir, l’exigence du ingerez-recrachez. Or, la philosophie, par nature, autorise toutes les bonnes réponses du moment qu’elles soient cohérentes et un minimum solides. Et ce n’est pas dans les habitudes du corps enseignant que d’autoriser cela.

      Je me rappelle ainsi très bien de mes cours, où l’on me récitait une thèse de doctorat ou un texte de l’éducation nationale d’une voix monocorde, et que l’on me demandait de tout recopier de tête le jour de l’examen. j’avis 15, et j’oubliais mon texte deux semaines plus tard. Voilà, en gros, ce en quoi consistait l’éducation au lycée et à la faculté.

      Cela dit, tout dépend des sujets abordés. Si on se concentre sur des sujets gentillets du type « l’argent fait-il le bonheur? », « À quoi ça sert les amis? », « L’homme est-il l’égal de la femme? » etc, ça ira. Mais il ne faut en revanche pas espérer pouvoir déblatérer sur des sujets plus pernicieux comme « Qu’est-ce que la liberté? », « Les biotechnologies sont t-elles bonnes pour la société? », « La richesse: doit-on la redistribuer ou l’augmenter au risque d’accroitre les inégalités? », « l’État doit-il nous contrôler ou se contenter de nous administrer? », alors je n’y crois pas un seul instant. Cela dit je soutiens cette proposition.

    • pour moi, c’est tout le contraire. je pense que la philo devrait être par nature une matière optionnelle en terminale. au bout de quelques semaines, j’ai rapidement pris l’habitude de jouer discrètement aux échecs avec un copain au lieu de suivre ce cours abscon. je n’étais pas un agitateur, je laissais le prof faire son cours tranquillement et en échange, il me laissait m’occuper calmement ou travailler mes maths ou ma physique.
      il faudrait au contraire responsabiliser beaucoup plus les élèves, leur laisser choisir leurs centres d’intérêt, leur permettre d’être beaucoup plus performants sur leurs points forts, aller plus loin, plutôt que donner à tout le monde un tronc commun dans lequel on est soit largué, soit médiocre, soit intéressé mais, si l’on a des facilités, où l’on s’y ennuie.

  • Hum…cher collègue, l’image que les lycéens d’aujourd’hui retiennent de la France occupée c’est plutôt celle de la collaboration, au point que certains sont persuadés que c’est le régime de Vichy qui est responsable de la Shoah. Le « mythe résistancialiste » est étudiée en tant que telle notamment dans le cadre des programmes depuis de nombreuses années. Il faut se tenir à jour.

    • oula , mdr (il faut bien rire ..)

    • ?
      J’ai 3 enfants, dans 3 établissements différents et le retour qu’ils me font à ce propos est dans un seul sens, en opposition avec ce que vous remontez. Leurs établissements (2 publics et 1 privé) regroupent pas loin de 2000 élèves. Aucun des élèves que je croise me parle d’un mythe à propos de la « Résistance ». Par contre il paraîtrait que la résistance est le fait uniquement des communistes.
      Vous professez dans quel établissement ?

      • Les gentils communistes qui n’ont perçu l’occupation comme négative que lorsque la Wehrmacht a marché sur l’URSS, violant les accords conclus entre ces deux bons messieurs?…
        aaah, l’antifascisme des fascistes 🙁

        • Exact.

          Avec le pacte de non-agression entre Hitler et Staline (23 aout 1939), les sovietiques s’alliaient aux nazis pour se partager la Pologne. Les sovietiques en ont meme profiter pour envahir les trois pays baltes.

          Le parti communiste francais etant aux ordres de Moscou : peu de resistance a attendre de la part du Parti communiste francais.

          On notera au passage que Maurice THOREZ (secretaire general du PCF de 1930 a 1964) fuit a Moscou des le debut de la guerre. Il est condamne pour « desertion en temps de guerre » le 28 novembre 1939.

          (bravo pour defendre son pays !)

          Il ne reviendra en France que….. fin 1944. (courageux et resistant le loustique !!!!!).

          Ce n’est que le 22 juin 1941, avec l’attaque de l’Allemagne contre l’Union sovietique ,…… que tout d’un coup les Communistes francais deviennent des resistants !!!!!

          Donc de septembre 1939 a juin 1941, qu’ont fait les communistes ????

          Toutes ces infos sont sur internet et dans les livres d’histoire.

    • Comme disait , je crois , Robert Desnos , pendant la 2 éme G.M , les français étaient plus occupés à chasser le beef steack que le Teuton …

    • « Vichy responsable de la Shoah » est une phrase parfaitement anachronique.

      Le terme « Shoah » n’est utilisé qu’en France, et seulement à partir du début des années 90.

      Pourquoi ?

      Suite à l’effondrement du bloc soviétique et à la confirmation de la monstruosité du communisme/socialisme, l’ensemble des hommes politiques/media/milieu éducationnel français, très majoritairement socialistes (et oui, même « la drouate »), ont voulu « en remettre une couche » sur le nazisme (comme si ce n’était pas un socialisme !!!) pour faire oublier cette monstruosité révélée au monde entier et ne pas se remettre (nécessairement) en question suite à l’effrondrement du mur.

      Et on parla de la Shoah, des les lois mémorielles Gayssot et Taubira, etc etc etc …

      En France, on n’est pas encore au courant que le mur de Berlin est tombé, ni pourquoi …

  • Le gouffre abyssal de l’ignorance en matière de religieux a été savamment orchestré par les théoriciens de l’ed nat . Le résultat obtenu dans ce domaine est assez « réussi » de leur point de vue du moins.
    On se fait ainsi rire au nez pas nos jeunes (ou moins jeunes) ignares quand on dit que la fonction même d’hôpital est d’origine chrétienne.
    on s’entende dire dans les bonnes sociétés « que diable allaient donc faire ces chrétiens en irak ! » , le bêtisier est sans limite .
    Table rase , il faut faire table rase , nous y sommes … voici venir le règne de la bestialité.

  • Une prof de collège m’a rapporté le fait que lors de la minute de silence une élève est rentrée en crise de foi. Elle à hurlé allha bidule dans la cours pendant la minute.

    Les profs sont désemparé. Une instit m’affirme que 80% de ses collègue quitterait leur emploi si demain ils trouvaient n’importe quel emploi à salaire égal.

    Mon sondage personnel me fait dire que 15% des jeunes musulmans ( collège/lycée) soutiennent la thèse que charlie l’a bien méritée.

    Je crois aussi que l’islam traditionnel, l’islam de papa, les imams sont assez impuissants. Il représente pour beaucoup de jeunes des cités le conformisme et la soumission.
    Ils veulent se révolter ( crise d’ado ) et là où auparavant ils trouvaient le communisme éventuellement, aujourd’hui ils ont affaire à des terroristes prosélytes.

    • conformisme et soumission vraiment ? Je pense plutôt que c’est une volonté de s’affirmer, d’affirmer sa culture comme étant (soit-disant) hautement raffinée et supérieure. Ils essayent de venger leurs ancêtres et leurs parents pour rétablir une sorte d’équilibre absurde contre l’occident colonisateur et satanique. C’est du fantasme de religiosité et de civilisation dans la bouche d’adolescents un peu cons en manque de sensations fortes, rien de plus.
      De la bonne musique et de belles histoires d’amour voilà ce qu’il leur faut 🙂

      • Je pense qu’il y a une double révolte: contre la france et contre un islamisme pépère… C’est à la fois contre une société et une famille.
        Je ne pense pas qu’il ya beaucoup de mère qui aimerait voir leur gosse partir à la guerre fut-elle « sainte ». Notons juste qu’il y en a quand même.

        • On donne une récompense financière à la famille des terroristes, et leurs descendants passent sur les plateaux télé pour dire qu’ils veulent prendre le même chemin que leurs aïeux…
          bien sûr qu’il y a des mères qui ne sont pas emballées, mais bon…

      • Etes-vous sûr, mon cher Winston (quel beau prénom 😉 ), que nos jeunes pourraient encore aimer Balavoine ou Oasis (selon les générations)? 😀

        http://www.paroles.net/black-m/paroles-madame-pavoshko

        ça c’est pour ne pas trop être surpris par la mentalité de ceux qui se préparent à devenir très prochainement des adultes responsables!

        quand je vois qu’une claque comme celle qu’on vient de prendre ne motive personne pour fouiller un peu, se renseigner sur ce qui se cache derrière padamalgame-unité-solidarité… Les gens n’ont vraiment aucune idée de ce qui les attend. Et pourtant il suffit de tendre l’oreil, surfer, et ouvrir les yeux en grand.

  • « De la même façon, les petits Français sont maintenus dans l’illusion que leur pays a vaillamment résisté pendant la guerre, on passe rapidement sur la collaboration des méchants Français.  »

    « Oui ils doivent faire leur examen de conscience et reconnaître qu’en entretenant une culpabilité permanente de leur pays, ils ont aussi enseigné qu’il était légitime de le détester. »

    Le raisonnement logique de cet article est un peu incompréhensible.

    La conclusion sur la religion arrive enfin comme un cheveu sur la soupe. Est-ce à dire qu’il faut donner des cours d’Islam dans les écoles françaises ?

  • l’école aujourd’hui est en partie responsable de l’intégrisme islamiste car elle enseigne la haine de l’occident, de la france et du catholicisme. l’histoire enseignée est largement fausse. il est urgent de rétablir la vérité historique et arrêter avec le mythe des méchants blancs colonialistes.

  • l’éducation nationale fait de la propagande socialiste. elle fabrique surtout des socialistes (c’est sûr que l’intelligence et le socialisme c’est comme le jour et la nuit). l’éducation nationale est clairement marxiste. il est plus que temps de faire cesser cette propagande socialiste

  • « Comment parler de la création d’Israël quand on est soi-même convaincu qu’il s’agit de colonialisme ?|..]interprétation gauchisante de l’Histoire »

    Ben voyons.

  • L’élève qui défend les actes terroristes et trouve en face de lui un enseignant qui le contredit très mollement parce que persuadé que dans le fond l’élève n’a pas tort, cela existe.

    Le professeur doit il être le contradicteur ? Comment ramener l’élève vers la réflexion dans ce cas précis ? J’imagine le professeur comme arbitre de débat, éventuellement contradicteur si l’opposition n’existe pas pour nourrir la réflexion, mais pas comme le garant de la morale et du bien pensant. Sinon, l’élève s’opposera au professeur et il n’aura alors plus d’autorité suffisante pour enseigner. C’est un sentiment que je donne, pas une vérité.

    • Et le cas de figure où le prof fait du prosélytisme musulman en classe ? Si si ça existe !

    • Rien n’est simple quand c’est la France. Le multiculturalisme sans le patriotisme ne peut fidèliser un peuple à la valeur d’une nation unie. D’un coté nous avons des français qui souhaite la disparition de la notion de pays afin de rendre plus de liberté aux citoyen par le remforcement des règions. De l’autre il y a les dèfenseurs de la ntion de la nation indivisible et indèpendante qui ne doit se faire dicter par Bruxelles. Il y a ceux qui veulent seulement que le système perdure mème si cela leur coute toujours plus par la peur de perdre beaucoup. finalement il y a ceux qui sont convaincus que c’est dèjà trop tard , que la nation est trop divisée et tellement endètée que l’expatriation est une solution valable si on a des diplomes. Diviser pour règner est bien le meilleur moyen pour permettre aux mèmes de rester au pouvoir. Mais il y a au moins un commun accord quand la nation est visée par des actes de terrorismes commandités par de l’Etranger. Ce n’est pas acceptable. Faut-il donc en avoir arrivé à une telle situation pour se rendre compte que la France avec ses contradictions a étè attaquée sur l’ordre de dirigeants qui pronnent la dècapitation d’innonçants pour terroriser aussi leur propre peuple? Nous devons ètre unis et commencer à agir sur l’enseignement , en expliquant qu’ètre français c’est une charge, une responsabilité individuelle, voir parentale.
      Pour moi ètre français m’a couté une partie de ma vie, et pourtant j’avais aidé la France…

  • Le problème n’est pas le manque de religiosité des professeurs.
    Le problème c’est qu’ils sont de gauche.

  • Bonjour l’auteur, vous ne croyez pas tout simplement que l’école et l’éducation nationale devrait adapter ses cours au nouveau visage de la France ? Pourquoi enseigner nos ancêtres les gaulois à une France qui a largement changé de visage et dont les origines sont multiples ? Oh bien sûr j’exagère, on ne nous apprend pas nos ancêtres les gaulois en Term mdr, mais si on veut être libéral et concilier le libéralisme avec l’école, je pense qu’il faut tout simplement adapter les programmes scolaires à la population scolaire, dans une démarche d’efficacité service/client. Qu’en pensez vous ?

    • « enseigner nos ancêtres les gaulois »
      Vous voulez en plus qu’ils ne puissent pas comprendre Astérix ?

    • S’adapter c’est faire preuve d’intelligence. Donc oui, c’est libéral 🙂

      Adapter le contenu est une nécessité (mise en œuvre quotidiennement par les enseignants d’ailleurs) si cela ne dérive pas (trop) vers la démagogie.

    • Heu, pas forcément car l’Histoire reste l’Histoire !

      Et son but est d’apprendre non pas d’où vient l’individu (ça c’est de la généalogie) mais d’où vient la société dans laquelle il vit. Voilà comment je verrai le programme :

      Au primaire : on apprend à se repérer sur une chronologie, on identifie les périodes importantes et quelques personnages historiques, pourquoi pas évoquer les grandes civilisations de l’antiquité en bref (ça amuse et ça cultive).
      Au collège : on apprend comment la France s’est construite, comment sont arrivées ses frontières, quels ont été les jeux politiques qui ont progressivement amené ce bout de terre d’Europe occidentale vers la France d’aujourd’hui avec sa langue, son peuple, ses institutions etc. disons des premiers celtes à aujourd’hui, sans oublier les événements importants des pays voisins qui ont concernés directement la France (ex: guerre)
      Au lycée : on apprend l’Histoire de l’Europe, et on resitue donc l’Histoire de France (jugée sue) dans un contexte plus vaste.

      Vous voyez l’idée ? On part d’un noyau central et peu à peu on s’ouvre au monde autour. Cela me semble plutôt pertinent et à mon avis plus facile à apprendre. Or, aujourd’hui ce qui est fait est quasi l’inverse (j’ai regardé les livres d’histoire de mon petit frère au collège). On veut tout faire apprendre sans logique dans une grande musique citoyenne et multiculturelle (l’Afrique, l’Asie), mais du coup au détriment d’éléments importants de sa propre histoire… D’autant plus que les points de vue des enseignants (dans mon souvenir) ne sont jamais neutres en particulier sur les guerres de religions, les guerres mondiales, l’empire colonial évoqués très naïvement et de façon manichéenne au collège, alors qu’ils ne sont pas assez mûrs pour réfléchir à cela ne trouvez-vous pas ?

    • désolé mais on est en france pas en afrique. c’est aux immigrés à s’adapter pas à nous

  • On a retiré Charles Martel des livres d’Histoire pour ne pas leur faire sentir le sentiment d’occupation envahissante de leurs ancêtres,
    Par contre on garde la colonisation pour bien qu’ils comprennent qu’il n’y a eu qu’un seul envahisseur -Le vilain Français (le blanco..)

    Où vivez-vous tous ?? Dans les quartiers et banlieues tranquilles ?

    Le soir de l’attentat, c’était la grande fête dans toutes les banlieues de France (chaque ville en compte plusieurs) et pas d’une poignée comme le décrivent,avec retenue, les journalistes mais de Milliers dans chaque banlieue et pas « d’individus » : mais bien de musulmans.

    http://www.estrepublicain.fr/defense/2015/01/08/besancon-la-fete-aux-408-apres-l-attentat-contre-charlie

    • Eh bien oui ça confirme un peu ce que je dis. Si on s’adapte à cette nouvelle jeunesse, ça va faire baisser la pression, et plutot que d’avoir des jeunes à fleur de peau, ils se sentiront reconnus par le système français. Discutez un peu avec des jeunes gens, vous verrez ils vous le diront !

  • Donc si un enfant ne respecte pas la minute de silence c’est forcément mal, et il faut forcément chercher un coupable alors que ca représente une minorité absolue (ce qui me fait peur, plus que cela me rassure).
    Donc un enfant n’a pas le droit d’avoir son libre arbitre ? Contrairement a ce qui est dit, dans la majorité des cas, les enfants qui n’ont pas respecter la minute de silence n’ont pas crier « Allah Ackbar » ou « vive les dgjihadiste » ou « ils l’ont bien mérités » … mais « je ne vais respecter une minute de silence pour des gens qui crachent sur une partie de la population »… Pensez-vous que si Dieudonné, Zemmour,… auraient été assasinés il y aurait eu autant de bruit, et que le président aurait demander une minute de silence ?

    Soyons sérieux 2 minutes, pourquoi forcer des enfants a respecter une minute de silence pour les morts de Charlie Hebdo, et ne rien demander quand des dizaines de policiers tombent chaque jour des balles des délinquants ? Pourquoi cette minute ne s’effectue pas pour les enfants victimes de pédophiles mort assasinés ? Pourquoi cette minute de s’est pas exprimé quand la jogeuse a été violé et assasinée ?

    Et pour etre plus terre a terre par rapport au sujet, certains petits musulmans n’ont pas voulu faire cette minute de silence, tout simplement parcequ’ils ne veulent pas faire de minute de silence pour des gens qui provoquent. Tout comme personne n’aurait demander a des petits enfants juifs de faire une minute de silence si ca avait-été Dieudonné qui aurait-été assasiné…

    Bref la bonne morale socialiste contamine les esprits en ce moment, et donc l’obligation formelle de dire « je suis Charlie », aller a la manif et respecter la minute de silence devient obligatoire… bah désolé, non, rien de rien… Je suis touché que des dessinateurs aient été tuer, mais tout autant que la jogeuse assasinée et violée, tout autant que l’enfant victime de pédophile,… et Charlie Hebdo ne représente nullement la liberté d’expression, donc je ne m’émeut pas plus pour la liberté d’expression qui aurait-été atteinte… la liberté d’expression est atteinte tous les jours par nos gouvernements, et l’arsenal Valls/Hollande qu’ils nous sortent longueur de journée, est pour le coup, une véritable atteinte à la liberté d’expression.

    Clairement, les 3 tarrés ont tuer des innocents à Vincennes et des dessinateurs… mais n’ont pas tuer la liberté d’expression… par contre les lois liberticides (racisme, négationisme,…) s’applique a tous et tuent radicalement la liberté d’expression, et donc de faire de Charlie Hebdo un symbole, d’une valeur qu’ils n’aimaient pas … non merci.

    • Là vos accusations de socialisme se retournent contre vous. Vous reproduisez le raisonnement d’un soixante huitard ambiance il est interdit d’interdire.

      Il ne s’agit pas de savoir pourquoi une minute de silence à été demandée.
      Il s’agit de faire comprendre à un gosse qu’il n’est qu’un gosse et qu’il doit le respect a ses professeurs, qu’il doit la fermer et que si il ne le fait pas il va morfler grave de chez grave !

      Si vous n’inculquez pas ça vous ne bâtirez jamais une société libérale mais soit un camp de moudjahidine soit une colonie de vacance communiste.

  • au début des la cinquième il y avait une série d’émission « des religiosn et des hommes »…
    sujet couvert gentiment qui explique le point de vue et l’histoire de chaque religione, y compris les asiatiques et les primitives. u

    j’adorait cette chaine pour parler de techniques, et un peu de sociétal, sans faire de politique…
    même ce petit moment de religion était assez laic, technique et tendre.

    et puis on a changé le boss pour y mettre du socio politique, du vert-techo, et ca a commencé à être un clone de Arte, une antichambre de greenpeace et de nos verts… pour finit par passer des documentaires anti-scientifiques propageteur de peurs quand arte n’a plus la place de les passer.

    il reste à faire des MOOC sur la religion…

    commencez par là
    http://atheisme.free.fr/Themes/Islam.htm

  • « Comment parler de la création d’Israël quand on est soi-même convaincu qu’il s’agit de colonialisme ?  »

    Comme ceci :

    https://www.youtube.com/watch?v=nDt2px41Nj0
    (épargnez-vous les commentaires en-dessous de la vidéo)

    L’auteur pourrait-il préciser, vu qu’elle aime l’argumentation, le raisonnement logique et la rhétorique comment qualifier la création de l’Etat d’Israël ?

    • En quelques lignes, non, car il y a plusieurs points de vue à prendre en compte. L’essentiel est de tous les développer.

      • Bonjour,

        Je parlais du vôtre en l’occurence ; développer un point de vue à l’infini ne le rendra pas forcément sensé, surtout ceux des protagonistes de ce conflit vieux de plus de 60 ans qui est tout sauf objectif…

        Merci d’avoir pris la peine de me répondre

  • Sous-éduqués, sous cultivés, et « surabreuvés » d’émissions débilitantes, les repères (les bons) ont disparu depuis longtemps (livres déjà parus sur le sujet : « la Fabrique du crétin », « Tableau noir », « L’école de la lâcheté », etc. …).
    Les sots sont plus facilement manipulables.

  • Ah ces fichus enseignants responsables de tous les maux de la France….. Qu’il est aisé de toujours taper sur les enseignants au lieu de s’interroger sur le système éducatif dans son ensemble et plus globalement sur les causes de ces comportements aujourd’hui dénoncés mais connus depuis longtemps, causes à rechercher bien plutôt en-dehors de l’école. Plutôt que la jubilation assez morbide du « je l’avais bien dit », analysons comment on en est arrivé là et surtout quelles solutions à apporter, et cela je le dis d’autant plus facilement car moi-même, pourtant de gauche, je pourrais céder à cette facilité du « je l’avais bien dit », dénonçant depuis longtemps les dérives que bon nombres de personnes pour des motifs divers et variés préféraient cacher sous le tapis. Il y a maintenant plusieurs décennies que certains enseignants sont confrontés à des contestations d’ordre idéologiques lorsqu’ils tentent d’enseigner certains évènements historiques, certaines théories scientifiques, de pratiquer certaines activités sportives. Mais il ne fallait surtout pas en parler, laisser couler, après tout c’étaient des cas isolés ultra-minotaires. Certains chefs d’établissement, certains inspecteurs, plus occupés par leur petit plan de carrière que de l’enseignement, obéissaient ainsi à des consignes politiques (et je le dis d’autant plus qu’une partie de la gauche aux affaires s’est fourvoyée dans cela). A côté de cela, on a laissé toujours davantage de parole aux parents d’élèves contestataires (le pauvre chéri qui a eu une mauvaise note, « pris en grippe par l’enseignant, etc), souvent plus écoutée par l’administration que la parole des enseignants. Ce qui montre bien que ceux qui veulent que les parents évaluent les enseignants proposent là une réforme très dangereuse. Il va donc revoir cette situation intenable, remettre les parents à leur place (ce qui ne signifie pas non plus hors de l’école), réorganiser l’administration et ses pratiques pour qu’enfin existe une cohérence au sein de l’éducation nationale des enseignants jusqu’aux recteurs.

    Mais cela ne sera pas suffisant tant qu’on persistera à croire que tous les problèmes viennent de l’école ou encore que toutes les solutions ne proviennent que de l’école (pour s’en convaincre il suffit de se rendre compte que même les résultats scolaires sont fortement influencés par le milieu socio-économiques). Comment peut-on croire cela quand dans certaines zones, les élèves dès qu’ils sortent de l’école sont soumis à une propagande qui défend l’antithèse de ce que l’école est censée enseigner ? Cette influence n’est pas seulement celle de la famille, c’est celle des voisins, des amis, mais également celle des réseaux sociaux. Mais sur ces points, l’école ne peut faire grand-chose, c’est aussi bien à la famille d’intervenir (il faudra poser la question de l’utilisation des réseaux sociaux par des ados dont l’esprit critique est encore en construction) qu’à la puissance publique laïque qui a délaissé ces quartiers depuis des décennies remplacée par des associations, des individus professant des doctrines haineuses.

    Il est ainsi clair que se contenter de taper une nouvelle fois sur les enseignants, seulement par idéologie (il est clair que le corps enseignant lui-aussi doit s’interroger, certains enseignants ont quelquefois été seuls, sans soutien de leurs collègues) est peut-être jubilatoire pour certains mais ne permet ni d’analyser correctement la situation et encore moins de discuter des solutions à y apporter.

    • À chaque fois qu’un inspecteur de l’ednat arrivait dans notre classe, le prof n’était pas du tout le même. Normal, ce n’est pas ce que je critique, mais ça prouve qu’une fois la porte fermée et face aux élèves, un prof peut faire les choses comme il l’entend. La machine est lourde, et je me doute qu’il existe des contraintes verticales, mais on ne peut pas dire que notre petit million de profs ne sont pour rien dans la situation globale. Mussolini a dit (en substance) « la transformation de l’instruction publique en éducation nationale a été la plus fasciste de mes réformes ». Pourquoi les systèmes totalitaires ont toujours pris les enfants très tôt sois leur aile? 80/90% des profs sont de gauche depuis des décennies, le système est acquis aux syndicats, et on finit avec un pays rempli d’antilibéraux. Et ça, c’est le fruit du hasard. Pourquoi pas…
      les hommes naissent ignorants, pas stupides. Je vous laisse deviner la fin de la citation

      • Je conviens entièrement que l’évaluation des enseignants doit être revu (évaluer sur un cours tous les 3 ans (en théorie, dans les faits, c’est encore plus espacé). Il faudrait également revoir ce qui est demandé aux enseignants lors de l’inspection (et en finir avec toute la paperasserie administrative qui bouffe du temps aux enseignants mais aussi aux inspecteurs (bien que certains aiment bien cela, cela leur évite d’aller sur le terrain)).

        Bien entendu que les enseignants ont aussi leur part de responsabilité, mais je pense que leur responsabilité est minime par rapport aux responsabilités hors de l’école et même par rapport au système éducatif.

        Si le système était acquis aux syndicats, cela se saurait. Les salaires des enseignants ne seraient pas parmi les plus faible de l’OCDE, les classes parmi les plus chargées, la formation continue inexistante, la formation initiale insuffisante…..

        Enfin, j’aimerais bien connaître votre source concernant les propos de Mussolini.

        • C’est bien que vous admettiez que d’évaluer un prof pendant une heure tous les 3 ans, au mieux, c’est très loin du fait de regarder si ses élèves réussissent leur année scolaire.

          Pour la paperasserie, il y a une logique : lourdeur, donc hausse des effectifs.

          Pour le temps dont les profs manqueraient, euh, comment dire?…

          Responsabilité minime : non. Entre les 4 murs de sa salle de classe, le prof est libre de faire ce qu’il veut, et pourquoi pas apprendre à lire et à compter à ses élèves, c’est déjà une idée. J’espère que si on se lance dans cette véritable vocation, on a réfléchi et on s’est renseigné sur ce qui marche et ce qui ne marche pas. A moins qu’on n’en ait rien à faire.

          Donc la faute aux autres et à la société tout entière. Du bon vrai holisme en barre!

          Les parents n’ont pas à faire la classe à leur progéniture après leur journée de travail. C’est par leur job, ils ont déjà payé cher qq1 pour le faire, et qui a eu entre ses mains les gosses tout la journée, et les enfants, sans être un expert en la matière, n’apprennent plus rien passé une certaine heure, trop fatigués. Deuxièmement, je me demande comment on a atteint un tel degré de culture générale, trois générations en arrière, si votre logique tient debout. Un mystère. Et ça sent un peu le refrain de « les gosses de riches éduqués sont avantagés, les enfants de pauvre sont condamnés à être pauvres ». On sait comment régler le problème, l’ascenseur social a fonctionné pendant un petit moment.

          Aussi, parler du système éducatif comme si les enseignants lui étaient complètement étrangers, c’est un peu fort. Quand on connait les jeux d’influence entre les syndicats majoritaires et donc représentatifs et le ministère, j’ai du mal à concevoir les profs et le « système » comme deux choses complètement étrangères l’une pour l’autre.

          L’EdNat est acquise aux syndicats (faut-il le préciser, de gauche). Il y a une riche littérature qui retrace le pourquoi du comment, surtout après la Seconde Guerre mondiale, et depuis lors. Si on ne veut pas y croire, il faut juste regarder et écouter, ça devrait suffire.
          Salaires : ils sont très variables. Quand un prof d’art plastique agrégé dispense 15h de cours par semaine sur 8 mois pour ramasser presque 2500€, ou quand j’entends à la radio un directeur d’école pleurer parce qu’il a fait 80h, EN DEUX SEMAINES (et les deux premières de l’année, ça doit se tasser après le rush), pour ne toucher « QUE 2200 NETS », il faudrait que beaucoup de monde redescende sur Terre. Sans doute n’ont-ils jamais eu la chance de toucher un SMIC, mais 2200€ nets, en début de carrière, pour 40h hebdo (c’est sûr que c’est bien plus que le simple prof, c’est pour ça qu’il était furieux le monsieur) et les vacances scolaires qui ne se résument pas à 5 semaines, il faut le dire si on connait les salaires moyens et médians dans ce pays : c’est pas dégueu du tout! Il faut être vraiment déconnecté de la réalité pour se plaindre de la sorte sans rougir. Une prof me disait aujourd’hui même qu’elle vivait un enfer avec ses élèves (elle n’est pas rentrée dans les détails) et qu’elle démissionnerait dans la seconde… si elle trouvait un salaire équivalent dans le privé. Mince. Dernier point sur les salaires : on dépense une quantité d’argent incroyable dans l’EdNat, si un salaire pas extra finit par tomber sur chaque prof, je me demande, ou passe alors l’argent? Y a-t-il des écarts de salaires injustes et pas citoyens avec de la vilaine inégalité? N’y a-t-il pas un problème d’effectifs? Parce que demander une armée pléthorique, et en plus des salaires de ministre pour chaque fantassin, c’est un peu comme vouloir le beurre et l’argent du beurre, et à notre niveau de dépense publique-imposition-endettement, je ne suis pas sûr qu’on puisse arroser tout le monde de pognon tout beau tout frais, même si on croit encore que ça tombe un peu du ciel.

          Les classes chargées : au-delà du fait que, selon moi, c’est un faux problème (j’ai passé toute ma scolarité dans des classes de 40 élèves, en term on était 45! 😀 ), je suis surtout tout étonné qu’on puisse rencontrer ce « souci » avec un ratio nombre d’élèves par prof aussi rigolo. Peut-être une question de temps de travail…
          La formation initiale ou inexistante n’est pas le souci des syndicats. A part si vous croyez qu’un syndicat a à coeur de bien faire. Mais si c’est ça… 😀 Leur but : créer des fonctions et des postes de fonctionnaires, être nombreux, pour peser lors des revendications.

          Pour le benito :
          http://www.wikiberal.org/wiki/%C3%89ducation

          Et une autre :
          « Qui est maitre de l’éducation peut changer la face du monde. » Gottfried Wilhelm Leibniz 🙂
          Encore une fois : les systèmes totalitaires ne prenaient pas autant de soin à bourrer le crane des adultes que ceux des enfants. Il y a une raison, effrayante mais évidente si on veut bien l’admettre.

          Bien cordialement.

          • c’est vrai que un ingénieur en début de carrière , surtout dans la fonction publique, c’est dans ces idées là…
            pour 40h… les 35h dans l’informtique c’est un mythe…
            les veinard sont à 40, les autres à 50-60 mais avec de l’espoir.

            les profs ont 15-18h, mais il y a de la prépa des corrections…
            mais ils abusent sur les formation sur temps scolaire… ca devrai être sur les congés… quitte a planifier qq semaines

            • De la prépa et des corrections pour un prof de Sport ? de Musique ? (eux aussi ils font de 15 à 18h) …
              De toutes les CSP les professeurs sont ceux qui vivent le plus longtemps (espérance de vie). Ils se moquent de la population, ça laisse du temps pour faire de la politique et écrire des commentaires complaisants.

              • Les profs se suicident souvent, et on comprend pourquoi.

                Méprisés par la sociétés, malmenés par l’inspection académique, insultés par l’administration… et jamais soutenus par les syndicats socialistes!

                • C’est sûr que le taux ne doit pas être le même qu’à France Télécom 😀

                  le prof débutant, motivé, qui a à cœur de bien faire, prendra une grosse claque si il a vécu loin du monde qui pique. Après, moi je me renseigne sur le métier et la boite avant de postuler. L’EdNat est un sujet largement abordé, et je trouve ça ridicule de tomber des nues une fois qu’on y est.

                  courage aux bons profs qui aiment leur métier, ne le font pas pour les vacances, et ne travaillent que pour l’instruction et l’épanouissement des futurs adultes.
                  merci la grande zaza, au cas où vous me lisiez.

                  • Si les candidats faisaient ça, on ne trouverait pas un seul prof sain d’esprit pour enseigner, trololol.

                    Il n’y aurait que des légionnaires.

                    • Il doit y en avoir qui vont au charbon en connaissance de cause, mais c’est vrai que dans ce cas c’est limite des kamikazes 😀

            • Comme dit Hector, tous les profs n’ont pas la même charge de travail en dehors de la classe. Corriger une copie de mathématiques et une dissertation de philosophie, je suppose que ça ne prend pas le même temps.

          • Comme je l’ai déjà fait remarquer, lorsque vous regardez les résultats des élèves, ce que vous évaluez ce sont les élèves et non les enseignants. Pour évaluer Pierre vous n’allez pas évaluer Paul, il me semble, c’est une question de logique.

            En fait, pour la paperasserie la logique est la suivante : avec la RGPP, on a multiplié la paperasserie, justement pour mieux « évaluer », en copiant finalement ce qui existe dans le privé (cf. ce qu’on nomme communément la bureaucratie néolibérale, hors sujet mais intéressant à évoquer).

            Le prof est libre de faire ce qu’il veut dans sa classe tout en ayant une contrainte qu’on appelle le programme. Il dispose d’une certaine liberté pour enseigner mais cette liberté, autonomie est mise à mal de plus en plus, notamment par le contrôle exercé par la paperasserie à remplir.

            Personne n’a jamais dit que les parents devaient faire la classe à leurs gamins, lorsqu’ils s’y essaient c’est souvent catastrophique. Ceci dit, un parent se doit de surveiller son gamin pour éviter qu’il ne tombe sur des émissions débilitantes, aillent sur des sites web de propagande, ne tiennent pas des propos orduriers, etc. Il me semble que c’est la base de l’éducation parentale que certains semblent avoir oublié (s’ils l’ont déjà su).

            En fait, l’ascenseur social n’était pas si efficace avant (on pense toujours à quelques cas très particuliers mais loin de permettre une conclusion générale), on s’aperçoit en regardant les données que le taux d’accès au supérieur pour les enfants d’ouvriers et d’employés est aujourd’hui 7 fois plus important que dans les années 70. Il ne faut pas non plus omettre que la société aujourd’hui a changé. Avant, avec une faible qualification, on pouvait grimper les échelons dans son entreprise quelquefois jusqu’au sommet, aujourd’hui c’est beaucoup plus difficile voire impossible.

            Je pense qu’un stage dans une classe vous ferez du bien car cela vous mettrez face à la réalité plutôt que dans la fantasmagorie. Encore une fois, allez voir les données de l’OCDE vous verrez que les enseignants français sont parmi les moins payés de l’OCDE, avec des classes les plus chargées et un temps de travail parmi les plus important. Tout est vérifiable. Quant au budget de l’éducation de l’éducation nationale il est en-dessous de la moyenne des pays de l’OCDE (primaire et collège).

            Prendre comme exemple le salaire du privé ne signifie pas grand-chose puisque le travail n’est pas le même. Comparez ce qui est comparable mon cher. D’autre part, visiblement vous ne suivez pas l’actualité pour savoir que l’EN peine à recruter que le taux de démission n’a jamais été aussi important (alors qu’on est en période de fort chômage), pas tellement le signe d’une synécure, vous ne croyez pas ?

            Confondre la taille d’une classe avec le ratio nombre élève montre véritablement que vous n’avez pas réfléchi à la question. D’abord, il faut tenir compte des enseignants à temps partiels, ensuite vous semblez oublier qu’au collège il n’y a pas un enseignant attitré à chaque classe (votre ratio serait donc valable pour le primaire si on oublie les temps partiels). Votre raisonnement est complètement fallacieux.

            Ah, l’époque avec 40-45 élèves par classe (je vous rassure c’est toujours le cas), heureusement que les tailles ont diminué car finalement le taux d’illettrisme a aussi diminué. Et oui contrairement à une idée reçue, le taux d’illettrisme est croissant avec les classes d’âge (données de l’anlci)! Comme quoi l’école d’antan…..

            Il est dommage qu’il n’y ait aucune source concernant Mussolini sur le lien que vous donnez. Cela m’a tout l’air d’un hoax étant donné les sites qui reprennent toujours sans sourcer.

            Bien cordialement.

        • Vous avez raison de protester lorsque les enseignants sont désignés comme responsable du déclin de l’instruction publique. C’est le système Education nationale, co-géré par le ministère (mais pas le ministre) éponyme et les syndicats.
          Il est clair qu’un enseignant s’il a des ambition de carrière, doit aujourd’hui compter avec l’idéologie IUFM et celle du Rectorat.

          Mais s’il veut un jour être libre et responsable, l’avenir de l’enseignant ce n’est pas son statut, mais l’école libre financée par le chèque éducation. Seule l’école libre permet de gérer les problèmes scolaires inévitables qu’ils viennent des élèves : indiscipline, violence, ou parfois des enseignants : absence de vocation… ou encore des parents : absentéisme, irresponsabilité. Comment un système scolaire peut fonctionner s’il est obligé de garder des élèves perturbateurs ou violents ?

          Le retour à l’école libre est aussi un retour à une école de proximité avec les familles comme l’atteste ce témoignage.
          http://www.amazon.fr/galerie-ma%C3%AEtres-d%C3%A9cole-instituteurs-1820-1945/dp/2905563273

          L’instruction publique primaire a été votée sous Guizot, la bureaucratie Education nationale et syndicalisme enseignant se sont (sur) développés au XXe siècle, la solution de notre époque est l’école libre avec le chèque éducation (connu dès 1917 aux Pays Bas !!!)
          http://www.ifrap.org/Les-cheques-education-sujet-tabou-en-France,1086.html

          • Presque entièrement d’accord avec vous, sauf quand vous minimisez la responsabilité des enseignants dans la catastrophe à laquelle on assiste. Ils ne sont pas des robots que le ministère commande avec des manettes depuis un bureau, ce sont des individus qui, une fois derrière la porte de leur salle de classe, sont libres de faire le job comme il faut ou pas. Sinon, il n’y aurait que des mauvais, alors que j’ai eu la chance d’en avoir des bons, et même quelques excellents! 🙂
            sur le reste, +1

            • Démontrer aux enseignants que l’école libre rendrait leur métier moins bureaucratique moins conflictuel et intellectuellement plus gratifiant est l’essentiel pour eux, mais surtout pour tous les écoliers de ce pays.

              Mettre en cause les personnels aboutis à les braquer. De plus le système d’avancement à l’ancienneté, négocié entre l’administration et les syndicats n’est pas incitatif. C’est une prime au tire-au-flanc. Or sur le long terme les comportements bons ou mauvais s’adaptent au système, aux lois.

              Enfin la mission républicaine et sociale que l’Etat assigne aujourd’hui à l’Education nationale fait que cette institution est accablée de maux, dont l’origine se trouve essentiellement dans une démission parentale civilisationnelle. Loin de l’égalitarisme d’aujourd’hui, l’école verticale de Jules Ferry avait pour mission d’élever chaque élève à son maximum. L’école libre permettrait de retrouver cet esprit d’excellence dans une structure en phase avec notre temps.

          • l’idéologie IUFM voilà encore un fantasme bien ancré du fait que de quelques cas particuliers qui permettent à certains de vendre des livres…. Par contre, vous avez raison pour faire carrière mieux vaut bien s’entendre avec son inspecteur.

            Le bilan du chèque éducation mis en place en Suède n’est pas glorieux (baisse du niveau et hausses des inégalités).

    • Solution: pourquoi pas au résultat? Ça marche assez bien partout…

      • évaluation au résultat ? Ca marche ? Où ça ? J’aimerai bien savoir comment vous évaluer au résultat un enseignant;….

        • Il y a des tas d’exemples, quand on a un système de notation impartial, on peut mesurer les performances des élèves. Si on retrouve plein de cancres dans la même classe, et que les résultats sont bien meilleurs dans celle d’à côté, il peut y avoir des tonnes de causes, comme la faute à pas de chance, mais est-ce que le cerveau moyen des français est moins développé que celui des habitants de pays qui sont moins bien lotis que nous (conditions, moyens) pour qu’ils nous distancent dans les comparaisons internationales?
          quand vous avez X compagnies dans un régiment, le but des cadres est de ne pas finir avec des promus-bras-cassés. Donc ils poussent, pour que les gens s’élèvent. Ils ne parlent pas de concurrence, mais de « saine émulation ». Et à la fin, on peut mesurer les résultats. C’est possible, comme une fois comparés les résultats selon les établissements, les villes, départements…
          on a réussi à sortir des pays de l’illettrisme, on sait ce qui marche, je trouve dommage de tout casser et ensuite de tomber des nues pour enfin dire qu’on ne peut rien y faire.
          évidemment, quand on parle de supprimer le système de notation, on ne pourra plus rien évaluer. On y arrive bientôt, vous serez content.

          • déjà un système de notation impartial, cela n’existe pas. Tout système de notation implique des choix discutables, on peut toujours trouver un autre système de notation tout aussi pertinent qui modifie les classements.

            Ensuite, cela suppose que les classes sont analogues, or cette hypothèse est difficilement vérifiable (pour être vérifiable il faudrait pouvoir mettre en place une reproductivité comme dans toute expérience scientifique, ce qui est impossible).

            On peut comparer des villes, des établissements, mais ce que vous évaluez c’est le niveau des élèves et non la performance des enseignants. Il y a là un glissement intellectuellement inacceptable. C’est un biais épistémologique.

            • Je ne vois pas ce que j’ai dit d’inacceptable, merci de m’éclairer.
              pour faire plus court, si un prof sort beaucoup plus de bacheliers qu’un autre, et ce, tout au long de sa carrière, il y a peut-être un paramètre autre que le niveau des élèves non? Ou c’est effectivement la faute à pas de chance si un prof amoureux de la méthode globale n’arrive à sortir que de l’analphabète…

              • Donc vous favorisez le bachotage abrutissant, qui fabrique des générations de crétins.

                Bravo!

                • 😀 si vous essayez de lire dans mes pensées, c’est raté!

                  je suis assez au fait que le bac n’a pas une valeur extraordinaire, et je ne favorise rien. On peut ne pas en être titulaire et être grandement cultivé et brillant, mais lisez un peu plus haut: on échangeait sur le résultat. Si vous essayez de me dire qu’un prof qui n’aurait pas un seul élève qui obtient son bac serait meilleur que celui qui en aurait, parce qu’il se sera refusé de faire du bourrage de crane… 😀
                  normalement, la logique c’est de transmettre un savoir à ses élèves. Si ils l’ont, ils réussissent à une épreuve. Bien ou pas bien?
                  on n’était pas dans le débat qualité/niveau du bac ni MO…

              • c’est intellectuellement inacceptable, votre raisonnement est fallacieux si vous préférez. C’est comme si vous évaluiez Paul pour évaluer Jean, c’est inacceptable.

                Etant donné que les enquêtes montrent que le milieu socio-économique influe de manière non négligeable sur les résultats scolaires, il serait malhonnête d’évaluer les enseignants sur les résultats de leurs élèves. Si on veut véritablement évaluer le travail des enseignants (et non des élèves), il faut aller dans leur classe pour les voir travailler, c’est aussi simple que cela, pourquoi couper les cheveux en 4. Bon sens où es-tu ?

                • Ok, donc ils n’y sont pour rien du tout, c’est la fauteàlasociété, aucun individu ne peut tacher de bien faire, les profs font partie des gens qui n’ont pas rendre des comptes… J’ai bien compris votre bon sens.

                  Le problème, c’est que je suis un contre exemple de vos études qui omettent tour un tas de facteurs pour se focaliser sur la vilaine reproduction sociale tant décriée par tous nos amis marxistes.

                  Petite question que vous éluderez sans doute aussi: si les profs font partie des classes défavorisées, comment se fait-il que leurs enfants réussissent beaucoup beaucoup mieux que les autres, y compris les enfants de cadres?

                  Se contenter de me lancer que ce que je dis n’a pas de sens n’est pas un argument.
                  vous ne répondez rien quand je vous demande pourquoi il y avait une grande mobilité sociale quand les enseignants n’étaient pas acquis à la méthode globale, et donc qu’un gosse de pauvre savait aussi bien lire, sinon mieux si ses capacités le permettaient, que le rejeton du salaud de riche?

                  • Pourquoi être aussi simpliste et malhonnête en utilisant le sophisme du faux dilemme (ou bien c’est leur faute ou bien c’est la faute à la société). Dire que le milieu socio-économique influe de manière non négligeable sur les résultats des enfants ce n’est pas exonérer de responsabilité le système éducatif, ni les enseignants. J’en profite pour faire remarquer qu’à la base on parlait de comportement des élèves et non pas de leurs résultats, mais passons. Si vous étiez plus attentif vous vous rappelleriez que j’ai fais remarquer que l’évaluation des enseignants était nécessaire ce qui bât en brèche vos affirmations.

                    Où ai-je écrit que les enseignants font partie des classes défavorisées ? Là encore la technique sophistique de l’homme de paille qui déforme les propos tenu par son adversaire. En effet, j’élude la mauvaise foi argumentative, j’ai pour principe de ne pas perdre mon temps. Ceci dit, je ferai simplement remarquer que la reproduction sociale ne tient pas uniquement compte du facteur financier, mais d’autres facteurs notamment ce qu’on appelle le capital culturel.

                    Visiblement vous ne connaissez rien à l’enseignement, car il y a bien longtemps que les enseignants ne pratiquent plus la méthode globale, aujourd’hui un enseignant qui la pratiquerait se ferait taper sur les doigts par son inspecteur. Ceci dit, quand vous parlez de mobilité sociale de l’école d’antan je vais mettre à mal votre tableau idyllique : on trouve aujourd’hui un taux 7 fois plus important d’enfants d’ouvriers et d’employés dans le supérieur que dans les années 70, le taux d’illettrisme est plus faible, le nombre d’élèves quittant le système scolaire sans qualification est 5 fois plus faibles (tout cela est vérifiable sur l’anlci et sur le céreq). La mobilité sociale était plus facile il y a 40 ans, tout simplement parce que sortir sans qualification du système éducatif ne vous empêcher pas nécessairement de faire carrière, de grimper les échelons de votre entreprise jusqu’aux sommets.

                • Pour le côté inacceptable, toujours pas saisi en quoi regarder le fruit de son travail ne devait pas rentrer dans l’évaluation d’un prof. Selon vous un inspecteur qui s’assied au fond de la classe pendant une heure toutes les X années est le bon moyen. Très bien.
                  je vous parlerai alors de ma modeste expérience d’ancien élève. Ça m’a toujours sidéré de voir comment un excellent prof, un prof quasi passionnant, qui se payait le luxe de nous faire aimer sa matière et donc de nous donner du plaisir à nous cultiver, le salopard, pouvait être chiant à mourir quand le seul moyen de l’évaluer a posé ses fesses pour prendre des notes. Un autre homme, un autre cour. Soporifique, sans vie. Peut-être pile ce que veut L’EdNat, mais ça me conforte dans mon idée qu’un prof fait le cour qu’il veut dans sa classe, et que si. Il est doué et qu’il aime ce qu’il fait, ÇA FONCTIONNE.

                  vous pouvez avancer votre argument du fils de pauvre qui ne pourra pas avoir se bonnes notes un milliard de fois (et qu’il ne faut donc pas se baser sur les résultats des élèves pour voir si ça fonctionne), désolé, ça ne prendra pas.

                  Pas étonnant que plein de gens aient envie (besoin?) de supprimer les notes à l’école…

                  • C’est pourtant simple à comprendre. Lorsque vous regardez les résultats des élèves, vous n’avez de l’information que sur les dits élèves. C’est de la logique élémentaire. Si vous voulez évaluer le travail d’un enseignant, il faut venir le voir travailler, je ne vois pas ce qu’il y a de si compliqué à comprendre, c’est du simple bon sens.

                    Vous semblez avoir la mémoire courte, j’ai déjà fais remarquer dans un commentaire précédent que le mode d’évaluation actuel n’était pas satisfaisant. Une bonne évaluation doit se faire tous les ans, au moins à deux moments dans l’année, sur quelques jours consécutifs à chaque moment. Je préconiserais également une évaluation faite de plusieurs avis (inspecteurs, chercheurs, voire même enseignants (car l’évaluation par les pairs est assez courante dans de nombreuses professions). Bien entendu cela implique de débarrasser les inspecteurs de toute la paperasserie qu’ils doivent remplir et cela implique également de revoir la formation des inspecteurs pour éviter les cas dont vous parlez.

                    Quant à supprimer les notes à l’école, il y a longtemps qu’elles n’existent plus dans le primaire, l’expérience a même été menée, il y a 30 ans dans certains collèges (quand la liberté et l’autonomie pédagogique existait encore), avec succès. J’y suis donc favorable, d’autant pus qu’il n’y a pas besoin de noter pour évaluer.

                • @greg
                  Un travail s’évalue au résultat, dont le client est le juge ultime. C’est la loi de l’économie de marché. L’enseignement y compris. S’agissant d’enfants ou d’ado c’est aux familles d’évaluer – même subjectivement – la qualité de l’enseignement du maître. Pour celui-ci essayer d’échapper à ce jugement est une tentation corporatiste. C’est placer l’école au dessus des familles. Certains politiciens et syndicalistes sont encore dans ce schéma lorsqu’il parle d’école de la République. Mais la société civile ne supporte plus cette prétention de l’administration !

                  L’enseignant est aussi acteur du triangle éducatif maître-élève-parent. Des échanges réguliers avec les parents remettent le plus souvent les écoliers sur le bon chemin ! Vous le saviez déjà.

                  • Non, un client évalue le résultat du travail mais pas le travail de l’individu. Pour évaluer le travail d’un individu, il faut l’observer lorsqu’il travaille. Evaluer le travail au résultat c’est simplement faire une erreur de logique (volontaire (donc de mauvaise foi), ou involontaire (manque de réflexion). C’est assez courant à l’heure actuelle et c’est sans doute un des facteurs qui explique pourquoi la souffrance au travail est importante en France. Pour évaluer le travail de quelqu’un, il faut être compétent (autrement l’évaluation est simplement de l’arbitraire), or je ne crois pas que beaucoup de parents soient compétents pour évaluer le travail d’un enseignant. Enfin, il doit y avoir un dialogue entre parent et enseignant, le problème est qu’on a donné bien trop de poids aux parents dans l’école française, une place qui n’est pas la leur. A l’école, le parent n’est pas l’égal de l’enseignant, il doit rester à sa place. On voit le résultat de cette politique aujourd’hui (menée par la gauche et la droite d’ailleurs).

                    • « …or je ne crois pas que beaucoup de parents soient compétents pour évaluer le travail d’un enseignant. »

                      Oui, tant que le magazine 60 millions de consommateurs n’a pas classé les différentes machines à laver du marché les consommateurs sont incapables de faire leur choix, c’est bien connu.

                      Idem avec le plombier du coin.

                      Il faut sortir de cette pensée consistant à dire que l’on ne peut pas faire des choix sur des sujets que l’on ne connaît pas. Y a un truc qui résoud tout, c’est le marché. Un samedi soir, quand tous les restos sont à 80% plein, je ne vais pas dans un resto s’il n’y a personne ou si peu… et pourtant je ne le connais pas.

                      L’école est un produit comme un autre. Un enseignant traîne sa réputation derrière lui et il n’est même pas nécessaire de l’évaluer. Evaluation qui dans tous les cas ne pourrait pas se faire avec une demi-journée par an (ni même 10 fois plus). L’évaluation ne peut pas non plus se faire par les résultats de l’élève car il faudrait pratiquement faire une avant-après et aussi tenir compte qu’une courge reste une courge. Même le meilleur chef au monde ne vous fera pas un repas trois étoiles avec de mauvais produits.

                      Le marché fait disparaître les mauvais : que ce soit les écoles, les profs et même au final les élèves, ces derniers devant alors faire un choix responsable.

                    • « tant que le magazine 60 millions de consommateurs n’a pas classé les différentes machines à laver du marché les consommateurs sont incapables de faire leur choix, c’est bien connu. » Voilà bien la preuve que vous n’avez rien compris. Dans le cas dont vous parlez, vous évaluez l’objet et non pas le travail effectué pour le produire. Mauvaise foi ou manque de réflexion ?

                      Personne n’a jamais dit qu’on ne pouvait pas faire des choix sur des sujets qu’on ne connaît pas, mais il y a une différence entre faire un choix et évaluer. Faire un choix n’est pas équivalent d’évaluer. Et lorsque vous évaluez, vous ne faites pas de choix. Vous êtes à côté de la plaque.

                      « Y a un truc qui résoud tout, c’est le marché. Un samedi soir, quand tous les restos sont à 80% plein, je ne vais pas dans un resto s’il n’y a personne ou si peu… » Et bien, dans certains coins vous devez vous faire bien avoir….. car par chez moi, sur certaines places touristiques, les restos sont pleins, les tarifs élevés pour du surgelé, alors qu’à deux pas, pour des tarifs sensiblement pareils, le rapport qualité/prix est bien meilleur. Une nouvelle fois, une preuve que le marché n’est pas toujours efficace, mais également une preuve que le marché fonctionne par mimétisme, loin de la fameuse loi de l’offre et de la demande, ou encore une nouvelle preuve que la concurrence ne mène pas à l’efficacité. Merci !

                    • @greg
                      Savez vous que l’obligation de résultat est un critère majeur de l’échange marchand ? Sans lui pas de service utile et fiable aux clients, pas d’entreprise rentable, donc pas d’emploi marchand ! Je comprends bien qu’ayant obtenu un poste de fonctionnaire, on tente de se dispenser de cette obligation, mais ce n’est possible que parce que les traitements sont assis sur un coercition en dernier ressort : les impôts et taxes collectés par le fisc au nom des lois votées.

                      C’est un politique irresponsable menée de longue date par les syndicats de fonctionnaires, dont ceux de l’enseignement. Ceux-ci ont développés une théorie comme quoi les parents n’auraient rien à exiger de l’école publique. Cette attitude est liberticide, puisque les écoliers étant mineurs c’est à leurs parents que reviennent les décisions éducatives. Elle est risquée pour l’enseignant en l’éloignant de son métier qui est son avenir, pour conserver son statut de fonctionnaire.

                      L’école publique française a été majoritairement acceptée jusque dans les années 70. Depuis sous l’effet de l’idéologie égalitariste elle a perdu son utilité et son prestige : auprès des CSP+ d’un côté, et de plus est carrément contestée dans les banlieues musulmanes.

                      Institution coûtant cher sans résultats probants, un prochain gouvernement d’un Etat en faillite, pourrait fort bien la remplacer par des charter schools ou carrément le chèque éducation ! Grand retour de l’obligation de résultat !

  • L’Ecole : tout le monde en a une opinion mais personne ne fait rien.
    Cet article et vos commentaires ne servent a rien.
    L’Ecole comme enseignement centralisé et socle commun est obsolète.

  • Les crétins se fabriquent tout seuls, ils n’ont pas besoin de l’école pour cela.

    Et pas plus que l’école n’est pour grand chose dans la réussite.
    Malgré tout, il y a des rencontres qui changent la vie des élèves. Et ces vrais succès ne doivent rien au système éducatif, mais aux humains.

    PS dire que les enseignants sont d’affreux gauchistes, ne correspond plus à une quelconque réalité. Ils votent de plus en plus comme les français.

    • « Ils votent de plus en plus comme les français. »
      et les français votent pour des libéraux??? 😀 CQFD

      • Déjà, ils commencent à prendre conscience que tout le monde les prend pour des cons, c’est un bon début 😉

        • Je ne sais pas si les gens prennent les profs pour des cons beauté 🙂 mais si c’est le cas, j’ai une idée: une tite grève pour revendiquer un meilleur regard de la part des petits citoyens 😉

          • 🙂 nan mais bien sur qu’il y a des bons et des mauvais profs, et que la structure gâche un peu tout, c’est triste, les loustics ne demandent qu’à apprendre, tous 😉
            Mais il n’y a pas que les profs, je lis rarement des articles sur les  » parents, fabriquants de cretins », soit tt le monde en prends pour son grade soit personne. Comme les politiciens et les électeurs…

            • Tu m’as déjà vu épargner quelqu’un? 😀 je flingue tout le monde, y compris moi-même, dans l’espoir de tirer les choses vers le haut. J’ai eu l’occasion de connaitre quelques personnes qui, en étant exigeantes, ont fait des merveilles. Ils passent pour des salauds de prime abord, ce n’est qu’à la fin que tu réalises que ce ne sont pas des sadiques 🙂
              A vrai dire les salauds de sadiques seraient même simplement ceux qui se contentent de la médiocrité.

              La responsabilité est clairement collective, et l’échec est comme « autoalimenté » après 2 ou 3 générations. La reproduction sociale tant décriée par tous nos soc’ est précisément ce qui se passe, avec un bon gros nivellement par le bas bien gras, et le résultat qu’on peut admirer maintenant.

              Je me permets toutefois de nuancer cette position, si tu me le permets : l’instruction dispensée par une personne dont c’est le métier devrait éviter aux parents, qui ont à charge l’éducation, d’avoir à le faire. Si le boulot de prof existe, c’est que ça réclame un savoir et un savoir-faire qui sont, sauf si c’est inné et qu’ils sont largement cultivés, hors de portée des parents, qui ont leur rôle à jouer dans la société via leur travail. Si ils travaillent. Principe élémentaire et bien connu de la division du travail.

              Fut un temps où les enseignants pouvaient donner une instruction complète à tout enfant, indépendamment du niveau (socioéconomique ou intellectuel) des parents. L’exemple de Pompidou est en cela assez frappant, surtout de nos jours.

              • Mais etre exigeant/e dans l’Ednat c’est entendre les parents dire: trop de devoirs, trop de contrôle, dictées trop dures, comment voulez-vous qu’ils aient des bonnes notes, on arrive pas a faire les devoirs ( comprendre les parents, pour certains), petits coup de fil, l’instit/profs se fait taper sur les doigts, il ne faut pas mettre en échec les élèves…
                Pour les effectifs, j’étais comme toi, sauf que en primaire comme en collège je pense, va faire classe à plus de 30, c’est vraiment très dur, 25/27 c’est le bon effectif, un peu plus au college, peut être.
                Er concernant les salaires, là ils vont tous vous dire pas assez payé, les directeurs d’école n’en peuvent plus parce que certains enchaînent direction/classe et puis vous etes aussi manager/psy/assistant social/juge…, et puis le métier n’est pas le même qd on est en mater/primaire/college/lycee.
                Je ne dis pas que les profs ont raisons de se plaindre, ils ont des avantages: horaires/vacances; et un travail qui peut être genial!
                Enfin je parle de ce que je connais 🙂

    • Il est évident que le meilleur prof du monde ne pourra pas faire d’un âne un cheval de course. Mais un bon prof peut faire des miracles. J’ai le souvenir de profs exceptionnels, dont mon prof d’anglais de 3e. Il m’a transmis l’amour de cette langue et l’envie de bien faire. Paix à son âme.
      c’est un métier à part, et parmi les plus beaux. Quel gâchis… 🙁

    • « Ils votent de plus en plus comme les français. »

      Les propos odieux de Ségo y ont beaucoup contribué!

  • « Que serait-il advenu si pour ne pas déranger les opinions religieuses d’élèves catholiques on avait passé sous silence l’explication scientifique de la création de l’univers, ne leur laissant comme seule interprétation possible que celle de Dieu ?  »

    Affirmation irrationnelle et antiscientifique.

    Il n’y a pas d’explication scientifique de la création de l’univers.
    L’univers est l’objet d’étude de la science.
    Mais la cause de l’univers n’est pas dans l’univers, et n’est donc pas l’objet de la science.
    Et si c’est au début de l’univers que vous pensez, à l’instant initial, eh bien la théorie du Big Bang (inventée par un prêtre catholique) nous dit que c’est une singularité, on peut donc dire qu’il n’est pas dans l’univers…

    Par ailleurs le Dieu de Jésus-Christ a une fonction anthropologique. Quand le Verbe s’est fait chair, il n’a pas enseigné la cosmologie mais la morale. Faire grief au christianisme de mal représenter la science n’a donc pas de sens: Il n’en traite pas.

    Si le Dieu de Jésus-Christ est personnel et créateur de l’univers, c’est donc que la personne humaine est la valeur suprême. Adhérez-vous à ce principe ? Si oui, comment le démontrez-vous ?

    La science consiste à croire la réalité intelligible, à la modéliser, pas à prétendre la connaître intimement (comme le font aux climatocatastrophistes). La contribution du christianisme à son développement a été décisive, mais ce fait historique est nié pour des raisons politiques (comme tout obscurantisme).

    Un modèle scientifique fonctionne s’il est validé par l’expérience; deux modèles différents qui fonctionnent sont tous deux vrais.
    Il est donc philosophiquement faux de nier Dieu en arguant de la science, pour deux raisons suffisantes.
    1 – c’est hors de la portée de la science
    2 – votre modélisation de la vérité anthropologique ne fonctionne pas mieux.

    • Juste une petite remarque Fucius : parler de début de l’univers implique une notion temporelle mais le temps n’existait pas. Donc, début, cause, instant initial et avant sont des termes qui ne s’appliquent pas.

  • L’école publique est une administration, une économie planifiée. Elle est donc de plus en plus chère et mauvaise. Elle a été instaurée pour des raisons politico-religieuses, au service du socialisme (mouvement politique et religieux).
    L’instruction en elle-même ne justifie aucunement une telle organisation, au contraire.

    Pour sortit du déclin, la solution du marché devrait s’imposer comme une évidence.

  • On dit toujours que c’est « marginal », que dans leur majorité les enseignants travaillent avec courage
    Je vous dispense de l’euphémisme;

    un copain instit me dit que l’activisme front de gauche est « pesant » a l’école, et qu’il a peur de ses syndiqués : ils ont eu peu tendance a mettre les enseignants au défi d’etre avec eux, ou contre eux. Avec les éventuelles tracasserie qu’un réseau de justiciers peut mettre en place contre les « rénégats »…

    • un peu, pas « eu peu »

    • Quand on voit les méthodes de mafieux qu’ils emploient dans nombre de secteurs, il aurait été étrange qu’ils se comportent comme des saints dans l’EdNat 🙁 Pas surprenant, mais terriblement triste et grave, les gosses sont en première ligne.

  • Pour fabriquer des crétins,encore faut-il en être un soi-même,un peu comme l’ Etat.fr en quelque sorte…

  • L’auteur nous dit : « Que serait-il advenu si pour ne pas déranger les opinions religieuses d’élèves catholiques on avait passé sous silence l’explication scientifique de la création de l’univers, ne leur laissant comme seule interprétation possible que celle de Dieu ? »
    Eh bien, cela aurait mieux valu car l’explication scientifique de la création de l’univers est nulle à chier. Il aurait en effet été prudent de mettre les deux explications en parallèle et on aurait pu voir ce que les élèves auraient choisis.

  • L’élite intellectuelle , scientifique et même révolutionnaire des siècles précédents est issue de la formation des Jésuites,ce qui prouve au moins le qualitatif de l’éducation religieuse chrétienne.

  • C’est pas les écoles c’est les parents.

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