La terrifiante réponse de Hollande à la question « Ai-je pris le bon chemin ? »

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Invité de France Inter, le président de la République a démontré qu’il n’avait aucune culture du résultat.

Par Nicolas Nilsen

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Ce qui est stupéfiant, avec Hollande – qu’on nous avait pourtant présenté comme le grand timonier du pédalo France – c’est qu’il ne comprend manifestement rien à l’orientation et à la navigation. Quand on pose à un marin, un aviateur ou un astronaute la question de savoir « s’il a pris le bon chemin« , il ne répond jamais « on le verra à la fin » ! Il prend des repères, trace des routes, fait des calculs, vérifie avec des boussoles, des compas ou des sextants… Et surtout il fait le point en permanence pour vérifier l’exactitude de la direction suivie et corriger inlassablement la position pour l’ajuster et la faire coïncider avec le cap fixé. C’est bêtement scientifique et c’est précisément à cela que servent les instrument de navigation ! Même les programmes spatiaux, pour se repérer dans l’espace, utilisent des appareils de mesure fondés sur le principe des sextants. Vous imaginez les gens de la NASA lançant des programmes Apollo à la manière désinvolte de Hollande ? Et dire : « OK, bon, on vise la lune au pif, et on verra à la fin si nos calculs sont bons ! »… En politicien pathétique, Hollande navigue en plein amateurisme et avance dans un délire total. Mais comment un responsable politique ose-t-il formuler et articuler sans honte une réponse comme celle-là : « on verra à la fin » ?

À la fin ? quand ce sera trop tard pour la France ?

ai-je pris le bon chemin hollande rené le honzecLa France, chacun le constate en observant l’absence terrifiante de résultats, est dirigée par des amateurs incompétents, sans rigueur, sans pragmatisme, sans la moindre culture du résultat. Ils improvisent leurs actions à la légère, sur un coin de table, au gré de leurs lubies politiciennes ou des suggestions ineptes de leurs communicants. Comme ils savent tout, ils n’ont pas besoin de la rigueur de « sextants » leur permettant d’ajuster en permanence la trajectoire. Changer de cap est quelque chose qu’ils n’envisagent même pas. Le principe de non-contradiction ne les gêne absolument pas. Ils naviguent au pif et si ça ne marche pas, s’il n’y a pas de résultats (le chômage, la dette, la faillite…), c’est juste qu’ils ne sont pas allés assez loin, assez vite et assez fort… Ce n’est jamais eux qui se trompent, c’est toujours le réel qui a tort !

S’ils osent dire « on verra bien à la fin si ça a marché », c’est qu’ils n’ont pas la culture du résultat. Parce que leurs cerveaux sont plombés par le déni et une idéologie étatiste, conçue au XIXe siècle, massive, lourde comme du fer et pesante comme de l’acier. Celle-ci leur interdit tout ajustement et  fait tourner le pays en rond sans le mener nulle part.

Heisenberg à Hollande : « un tel bateau n’arrivera nulle part »

Dans une célèbre conférence prononcée en 1953, le grand Heisenberg disait :

L’Humanité se trouve dans la situation d’un capitaine dont le bateau serait construit avec une si grande quantité d’acier et de fer que la boussole de son compas — au lieu d’indiquer le Nord — ne s’orienterait que vers la masse du bateau. Un tel bateau n’arriverait plus nulle part, livré aux vents et aux courants. Tout ce qu’il peut faire est de tourner en rond. […]

Le danger existe tant que le capitaine ignore que son compas ne réagit plus à la force magnétique de la terre. Car au moment où il le comprend, le danger est déjà à moitié écarté.

Le capitaine qui, ne désirant pas tourner en rond, veut atteindre un but connu ou inconnu, trouvera moyen de diriger son bateau, soit en utilisant de nouveaux compas modernes qui ne réagissent pas à la masse de fer du bateau, soit en s’orientant par les étoiles comme on le faisait autrefois […]

De toutes façons, la prise de conscience des limites de l’espoir qu’exprime la croyance au progrès contient le désir de ne pas tourner en rond, mais d’atteindre un but. Dans la mesure où nous reconnaissons cette limite, elle devient le premier point fixe qui permet une orientation nouvelle.

Redevenir agiles et pragmatiques !

Werner Heisenberg est clair : pour arrêter de faire tourner son navire en rond, un capitaine, fût-il de pédalo, doit renoncer à une idéologie pesante comme de la fonte et qui a fait perdre le Nord au pays, utiliser de nouveaux compas modernes qui ne seront pas bloqués par la lourdeur d’idées périmées et, enfin, revenir rapidement aux vieilles méthodes des anciens capitaines de s’orienter avec les étoiles !

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Il est urgent que nos politiques redeviennent agiles et pragmatiques et cessent d’être soumis à une idéologie qui méprise les résultats pour se fier au seul pif du capitaine. Savoir distinguer immédiatement ce qui marche et ce qui ne marche pas, et agir en conséquence, en corrigeant sans cesse la trajectoire, en modifiant les positions, en privilégiant le réel, les résultats et le bon sens. Et pas l’idéologie. Avec Hollande on en est loin. Malheureusement pour la France qui perd donc un temps précieux à tourner en rond avant de couler.

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