6 mensonges économiques de 2014

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Pinocchio credits Luigi Orru (licence creative commons)

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6 mensonges économiques de 2014

Publié le 6 janvier 2015
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Par Pierre-Guy Veer, depuis le Québec.

Pinocchio credits Luigi Orru (licence creative commons)

Après les mensonges climatiques de 2014, qui ont fait réagir, voici en rafale six mensonges économiques de 2014, que les médias n’ont pas cru bon d’analyser en profondeur.

1. Le bilan économique d’Obama est splendide

Suite à la crise de 2007, Bush et Obama se sont lancés dans une orgie de dépenses afin de « sauver » l’économie qu’ils ont eux-mêmes saccagée. À lire les médias et les Démocrates, Obama a fait un travail spectaculaire dans le domaine.

L’ennui, c’est que les chiffres sont fortement incomplets. Le chômage a principalement diminué à cause d’une baisse de la population active, à son plus bas niveau depuis mars 1978. Aussi Obama a-t-il doublé la dette nominale, en termes réels, il l’a augmentée d’environ 40%. Sa loi sur la santé, en plus de coûter immensément plus cher que prévu grâce à un langage tordu qui dissimulait ses intentions, coûtera tout aussi cher en matière d’emploi. Finalement, il ne semble avoir aucune intention de résorber les déficits actuariels de programmes comme Medicare, Medicaid et Social Security, qui atteignent plus de cinq fois le PIB du pays.

2. La Chine a une plus grosse économie que les États-Unis

Parlant de PIB, on a appris cette année que la Chine avait surpassé les États-Unis au chapitre du PIB.

Toutefois, même si ces chiffres sont vrais – il est permis d’en douter – il y a fort à prédire que la domination sera éphémère. En effet, comme le PIB compte les dépenses gouvernementales, l’économie chinoise est donc très forte. Toutefois, la bulle des villes-fantômes ne peut pas durer éternellement, de même que la sous-évaluation du yuan. Lorsque la réalité rattrapera l’Empire du Milieu, la crise sera longue et profonde à moins que Beijing ne se décide à pousser les politiques d’économie de marché jusqu’au bout, c’est-à-dire en cessant son intervention dans l’économie.

3. Les travailleurs de fast-food méritent un meilleur salaire

Partout aux États-Unis, plusieurs travailleurs du commerce de détail, particulièrement dans les fast-foods, ont protesté plusieurs fois afin d’exiger un meilleur salaire, généralement 15 $/h. Ainsi, ils pourront vivre un peu mieux qu’avec les conditions actuelles, soit un salaire d’environ 9 $/h.

Ces demandes ne tiennent pas à plusieurs niveaux. Premièrement, un salaire se gagne, il ne se mérite pas. Pour obtenir plus que le salaire minimum, il faut pouvoir « apporter » plus. Il faut aussi que les clients soient prêts à en payer le prix puisque les coûts supplémentaires ne se résorberont pas seuls. La « loi » de l’offre et de la demande s’appelle ainsi pour une raison : tenter de la tricher occasionne des désagréments, du chômage à la pénurie, en passant par la surproduction.

De plus, toute discussion du coût de la vie est futile sans discussion de la cause de sa diminution : les banques centrales. Depuis sa création, la Fed a fait diminuer le pouvoir d’achat du billet vert de plus de 95%. Bref, ce ne sont pas les biens et services qui coûtent plus chers, ce sont les billets de banque qui achètent moins.

Finalement, augmenter le salaire minimum à un si haut niveau serait catastrophique, tel qu’estimé par le CBO, organisme qui analyse les impacts de certaines politiques économiques. Il ne peut en être autrement ; le salaire minimum fut imposé explicitement pour engendrer du chômage.

4. Les inégalités sont catastrophiques et on doit agir

Autre grand sujet économique redondant : les inégalités de richesses. Il ne passe pas un jour sans qu’on nous casse les oreilles avec le refrain « les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent ».

Oh, je ne conteste pas le niveau des inégalités – les salaires des patrons sont effectivement plus élevés que la moyenne des travailleurs. Je conteste par contre l’importance d’une telle statistique car elle n’en a absolument aucune dans une économie de marché.

En effet, puisqu’il n’y a pas deux humains identiques, alors chacun occupe un emploi à la hauteur de son talent. Être patron d’une entreprise requiert beaucoup de nerf et de « clairvoyance » puisque  la demande change sans cesse. Faire un profit signifie qu’on a bien répondu à la demande, alors qu’une perte signifie le contraire.

De plus, ces statistiques sur la distribution des revenus ne sont qu’une photo instantanée ; les individus changent sans cesse de quintile. Pour preuve, les compagnies incluses dans le Fortune 500 changent très souvent de place, démontrant par là leurs hauts et leurs bas. Il en est de même pour les particuliers ; il est rare qu’une personne demeure dans le même quintile. Il y a un fort mouvement à la hausse et à la baisse. Sans compter que les conditions ne sont pas les mêmes ; la majorité des « pauvres » au 21e siècle ont de meilleures conditions de vie que la plupart des monarques de la Renaissance, avec toutes les commodités modernes dont ils disposent.

5. Le gouvernement québécois libéral impose une austérité sauvage

Un thème récurrent depuis avril est cette supposée austérité qui « afflige » le Québec depuis que le gouvernement Couillard a pris le pouvoir. Sur toutes les tribunes, les étatistes de gauche dénoncent les « coupes » qui vont mettre le Québec à feu et à sang.

L’ennui, c’est que nous avons plutôt affaire à de la faustérité. Comme l’a montré la mise à jour économique, il n’y a qu’un simple ralentissement de la croissance des dépenses et non leur diminution. De plus, le gouvernement compte combler le déficit au travers d’une hausse généralisée de taxes, tarifs et autres frais. Il y a donc fort à parier que la résorption du déficit, si elle a lieu, sera temporaire si la tendance des 40 dernières années se maintient.

6. Le modèle québécois est en danger

Non contents de s’énerver pour des mesures de faustérité, les étatistes de gauche s’époumonent à dire que le « modèle québécois » est en danger et que le Québec risque de perdre sa distinction…

J’aimerais bien savoir ce qu’est ce fameux « modèle » québécois et par qui il est imité. Si l’on parle de ce qu’est le gouvernement du Québec, i.e. un Léviathan tout-puissant qui contrôle une grande partie de l’économie, alors ce n’est non seulement pas un modèle mais plutôt quelque chose à fuir comme la peste.

L’histoire le démontre sans cesse : toutes les crises économiques majeures des 100 dernières années ont leurs racines dans l’intervention du gouvernement. Dans les années 20, la Fed (banque centrale des É.-U.) a augmenté la masse monétaire de 60%, ce qui a engendré de l’inflation et un krach en 1929. L’hyper-interventionnisme de Hoover et Roosevelt n’a fait que prolonger la crise. La crise de 2007 fut aussi causée par la Fed, avec ses taux d’intérêts ridiculement bas, mais aussi par la réglementation gouvernementale qui encourageait trop fortement la propriété. Résultat : les ménages qui n’auraient normalement pas pu obtenir une hypothèque en ont obtenu une.

Bref, comme avec les nouvelles climatiques, soyez toujours critiques avec les nouvelles économiques qu’on vous sert. La plupart du temps, l’analyse est trop superficielle et cache les faits.

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  • A propos de la Chine, beaucoup de ses chiffres sont à prendre avec des pincettes: les autorités chinoises ont un peu trop tendance à leur faire dire ce qu’ils veulent.

    • c’est sûr, méfiance, méfiance, c’est pas comme les chiffres français et ceux des US qui eux sont très rigoureusement exacts, scientifiquement calculés, et passé à travers les cribles de médias critiques qui ne manqueront pas de relever toute anomalie…

      •  » et passé à travers les cribles de médias critiques qui ne manqueront pas de relever toute anomalie…  »

        C’est justement toute la différence entre la Chine et les USA. Pour ce dernier on peut tout relativiser parce que le gouvernement US contrairement au gouvernement Chinois il n’a pas le monopole de l’information sur les chiffres qu’il publie.

        Il y a moins de risque aux USA qu’en Chine d’avoir des infos tronquées de la part du gouvernement.

        D.J

        • c’est sur qu’en 2008, on a eu toutes les informations concernant la solvabilité des ménages US et des entreprises impliquées dans la titrisation des hypothèques.

          c’est sur que les asiatiques sont des sacrés cachotiers ( ne pas perdre la face ) et les communistes des sacrés menteurs … mais quand il est question d’une montagne de pognon, ça doit bien se valoir d’un coté ou de l’autre du pacifique ( et même ailleurs )

    • Oui les chiffres économiques chinois sont assez fantaisistes. En revanche si le yuan est sous-évalué, il me semble que le PIB est aussi sous-évalué ?

      • on disait il y a quelques années, que le yuan était sous évalué de 40%

        la chine serait donc première en terme de PIB depuis au moins 4 ou 5 ans ?

      • Me suis fait la même réflexion.

        Ceci dit, avec 1M+ d’habitant, la domination de la Chine n’est qu’une question de temps.

        • Simvetanylen : « Ceci dit, avec 1M+ d’habitant, la domination de la Chine n’est qu’une question de temps. »

          …ou pas.

          Certains parlaient déjà du « péril jaune » dans les années 50 et les chinois étaient déjà largement assez nombreux.

          Le problème ce que si le pays s’est très légèrement libéralisé depuis quelques années en abandonant le communisme radical, (ce qui a amené déjà une grande prospérité), ça reste un état centralisé, interventionniste et corrompu à tous les niveaux. Ils n’iront pas très loin avec ce système.

          • Avec toutes les brevets et entreprises qu’ils ont racheté, j’ai du mal à me faire du soucis pour eux.
            A moins qu’il y ait de grosses révoltes internes… mais ça n’a pas l’air d’actualité.

  • « la majorité des « pauvres » au 21e siècle ont de meilleures conditions de vie que la plupart des monarques de la Renaissance, avec toutes les commodités modernes dont ils disposent »
    Une telle affirmation nécessiterait un peu d’argumentation. On parle peut-être des pauvres dans les pays développés qui offrent un minimum de protection sociale. Mais les pauvres dans ce monde n’ont certainement pas accès aux commodités modernes (logement salubre, nourriture, electricité, eau courante…)

    • Et les monarques avaient plus de maitresses.

    • cyberfred: « Mais les pauvres dans ce monde n’ont certainement pas accès aux commodités modernes (logement salubre, nourriture, electricité, eau courante…) »

      Vous confondez avec l’extrême pauvreté qui a encore lieu majoritairement dans des pays de non-droit ou/et de non liberté, la plupart des gens qualifiés de « pauvre » dans les états de droit ont de la nourriture abondante, de l’eau, un téléphone portable voir une automobile et un logement salubre.

      Cette très grande pauvreté a été divisée par deux depuis les années 90.

      Le taux d’equipement des téléphone portable est un bon indicateur je trouve:
      http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/IT.CEL.SETS.P2

      • Non je ne confonds pas, bien au contraire. Je ne confonds pas le confort de vie d’un roi de la renaissance avec celle d’un pauvre même à plus de 1,25$ par jour.
        Certe, ce pauvre ne mourra pas de faim mais pour le reste je doute que sa vie soit très enviable.
        Le taux d’équipement des téléphones portables est assez bidon. Si l’on prend le cas d’Haiti, pays que je connais un peu, on voit un taux d’équipement de 60% avec un taux d’extrême pauvreté dépassant les 50%. Avoir un téléphone avec une carte prépayée ne coûte que quelques dollars. Il est vrai que je suis toujours étonné de voir la-bas, une famille vivant dans une cahute de tôle ondulée les enfants quasi nus mais les parent ayant un mobile.
        Le sport national en république dominicaine, pays voisin 10 fois moins pauvre (en PIB par habitant) est de faire consommer les unités à son interlocuteur. Pas la peine de demander à un coursier de vous rappeler quand il aura fait sa livraison de vous rappeler, c’est toujours la même réponse:  » no tengo minutas »
        Ma remarque n’était pas pour critiquer le fond de l’article qui est pertinent mais la phrase que j’ai relevé est très outrancière et n’y apporte pas beaucoup de crédibilité.

        • cyberfred: « Certe, ce pauvre ne mourra pas de faim »

          En dehors des famines récurrentes qui étaient la pointe de l’iceberg l’approvisionnement était souvent précaire et de médiocre qualité (diversité, richesse, toxicologie) pour une bonne partie de la population.

          Je n’ai jamais comme vous souffert de la faim ni de carences, mais il parait que c’est terrible. En bref, cet apport est déjà énorme après des centaines de siècles de précarité alimentaire.

          cyberfred: « mais pour le reste je doute que sa vie soit très enviable. »

          Faut voir, j’ai aussi vécu une semaine dans un bidonville étant jeune et il y avait beaucoup moins de gens déprimé que dans mon entourage. Ils buvaient mangeait, riaient, et vaquaient à leurs occupations avec beaucoup de philosophie, peut-être que nous accordons trop d’importance aux biens, nous qui laissons nos parents seuls dans des mouroirs ?

          cyberfred: « une famille vivant dans une cahute de tôle ondulée les enfants quasi nus mais les parent ayant un mobile. »

          Visiblement, les parents ont accordé une plus grande priorité au mobile qu’aux vêtements. Si les enfants ont assez chaud, ou est le problème de se balader nu ? Soit ils n’aiment pas leurs enfants, soit ce n’est pas un problème là-bas.

          cyberfred: « Ma remarque n’était pas pour critiquer le fond de l’article »

          Pas de problème, mon point est qu’il faut être optimiste vu la tendance*** et relativiser, on peut être aussi heureux avec seulement quelques dollars dans un pays pauvre que dans nos contrées.

          *** et garder le cap: liberté et états de droit. Tous les autres essais pour forcer la situation par diverses idéologies ont été de très graves echecs.

  • 1. Il est certain que parler de bilan splendide concernant Obama, est véritablement exagéré. Ceci dit, on ne peut occulter une chose. Le PIB a augmenté de 7,5% entre le premier trimestre 2008 (début crise) et le deuxième trimestre 2014. Par comparaison, en Allemagne celui-ci n’a augmenté que de 3,6%, la France de 1,1% et le RU de 0,2%. On ne peut réduire le succès d’une politique à un chiffre de croissance, mais si un tel chiffre existait dans les pays européens, on parlerait indéniablement de succès. D’autre part, il ne faut pas oublier qu’Obama n’a pu réellement gouverné que pendant 2 ans au début de son premier mandat, ensuite, il a connu une opposition dure du Congrès.

    2. Assez d’accord avec vous, tout dépend de ce qu’on entend par « économie ». Plusieurs définitions conduiront à plusieurs mesures différentes.

    3. Il est certain que le revenu ne se mérite pas (encore qu’on parle bien de primes au mérite). Une étude britannique intitulée A Bit Rich, montre justement que les hauts revenus tels que ceux de trader, conseiller fiscal ou publicitaire sont loin d’être mérités…. Ensuite, à propos de salaire minimum, il faut bien comprendre que naturellement existera toujours un salaire minimum, ne serait-ce que pour permettre la reproduction de la force de travail (le travailleur doit avoir suffisamment de quoi survivre pour continuer à travailler), ce qu’on peut appeler le salaire minimum minimorum. Cela signifie donc qu’il y a un biais dans le marché puisque le « prix » ne peut descendre quoi qu’il arrive sous une certaine borne. Un équilibre offre/demande n’est donc pas certain. D’autre part, lorsqu’on parle de loi de l’offre et de la demande, on se place sur le marché d’un type de marchandises, ce qui implique une certaine homogénéité des marchandises réelles (par exemple sur le marché de la carotte, les carottes bien que différentes sont considérées comme suffisamment similaires pour former une catégorie), dans le cas du marché du travail, c’est beaucoup moins évident, tant les compétences et les individus sont hétérogènes.

    4. Dire que chacun occupe un emploi à la mesure de son talent est allé un peu vite en besogne. Il existe de nombreux emplois occupés par des individus surqualifiés pour le poste et des emplois occupés par des incompétents. Ceci dit, même en admettant l’hypothèse, cela ne justifie en rien le niveau des inégalités. La seule manière de le justifier c’est d’utiliser la fameuse loi de l’offre et de la demande (avec les problèmes évoqués ci-dessus) ou dit autrement expliquer que c’est justifié parce que c’est comme ça (« ce qui est est ce qui doit être »), une forme de sophisme donc. Quant aux mouvements parmi les revenus, ce qu’il faut c’est regarder c’est l’évolution sur le long terme (et non pas d’une année sur l’autre) et s’intéresser à l’écart maximal (on peut avoir un changement de rang continuel au niveau de la frontière entre chaque quintile pour des mêmes individus alors que la grande majorité des autres restent au même niveau), de même on peut avoir un changement de rang parmi les 0,1% les plus riches, une très forte mobilité mais si celle-ci ne se fait que parmi les 1% les plus riches, cette mobilité reste tout de même réduite….

    5. Le fait que les dépenses relativement au PIB ne diminue pas n’est pas la preuve d’une « faustérité ».Un exemple, les dépenses de retraite peuvent augmenter alors que les pensions versées sont plus faibles, s’il y a une hausse des retraités. Dira-t-on qu’il n’y a pas d’austérité ?

    6. Heureusement que l’Etat est là pour les libertariens, cela leur permet de lui faire porter la responsabilité de leurs échecs idéologiques…..

    • 3) Un salaire minimum est nécessaire aussi parce que sans demande, l’économie libéraliste s’effondre. Même Ford l’avait compris.

      4) Sans oublier tout ceux qui sont nés dans la bonne famille.

      • C’est tordu ce que vous dites puisque votre raisonnement suppose que sans demande il n’y a pas d’économie « libéraliste » (sic). Donc si le salaire est trop bas, il n’y a pas de demande d’emploi. Donc les salaires augmentent pour attirer les travailleurs et ainsi le salaire minimum ne sert à rien.

        Et puis concernant Ford : http://www.forbes.com/sites/timworstall/2012/03/04/the-story-of-henry-fords-5-a-day-wages-its-not-what-you-think/

        • D’où la nécessité d’un Etat pour redistribuer les richesses.

          • Simvetanylen : « D’où la nécessité d’un Etat pour redistribuer les richesses. »

            Le problème c’est qu’il fini toujours par ce les redistribuer à lui-même et aux gens qui le composent.

            Vous saviez par exemple que l’association qui s’occupe des tickets restau des fonctionnaires de Bercy (les mieux payés de France) touche 20 millions par année ?

            Il y en ainsi pour 60 milliards de subventions hallucinante chaque année et ce n’est pas tout, il faudrait que vous lisiez le rapport de la cour des comptes. Le smicard qui paie tout ses bien de 20% à 80% plus cher grace à l’état appreciera votre « grande redistribution » qui « fait tourner l’économie française ». (A tel point qu’il va emprunter en 2015, 45% de son budget, soit 188 milliards sur 410)

            • Vous vous doutez bien que lorsque je parle de redistribuer, je ne pense pas particulièrement aux cadres de l’Etat.

              • Simvetanylen : « Vous vous doutez bien que lorsque je parle de redistribuer, je ne pense pas particulièrement aux cadres de l’Etat. »

                Oui mais tes vœux pieux et tes rêves utopiques de jeune idéaliste, la réalité s’en balance complètement.

                Quand tu donne des sommes folles à « redistribuer » à des gens qui n’ont aucune responsabilité et aucun compte à rendre ils en font profiter d’abord leurs famille, leurs amis, leur clients qui eux même etc. etc.
                Ça fini dans un grand détournement que la cours des comptes dénonce depuis des années dans le silence général et pour cause: tout le monde ce sert grassement.

                A tel point que dans le pays ou l’état prélève et est censé redistribuer le plus au monde c’est une association financée au 2/3 par le privé qui est en charge de donner à manger aux pauvres et le social est payé à crédit depuis 41 ans. Un comble !

                • Donc, j’en déduis que vous n’etes pas contre la redistribution d’un point de vue idéologique, mais que vous pensez que ce n’est pas possible d’un point de vue pratique?

          • vous semblez incapable de comprendre que le problème s’est la pauvreté pas les inégalités. la redistribution des richesses nuit à la création de richesses (donc nuit à tout le monde). les économistes qui combattent les inégalités ne s’intéressent jamais aux effets secondaires négatifs qu’entraine leurs solutions pour lutter contre les inégalités. or la lutte contre les inégalités mènent en un appauvrissement général (y compris des pauvres). de manière plus général, l’égalitarisme mène au nivellement vers le bas ( regardez les politiques désastrueuses mises en place dans l’enseignement pour lutter contre les inégalités qui mènent à un abaissement général du niveau de l’enseignement). sans oublié le fait que la luttre contre les inégalités nuisent à la mobilité sociale

            • Mais vous vous partez du principe que la création de richesse va se poursuivre et tirer tout le monde vers le haut.

              Je pense, que non seulement il n’y a pas assez de ressource pour continuer à produire au rythme ou nous produisons, mais qu’en plus on arrive à une saturation du marché.

              La croissance ne peut pas etre indéfinie. Et la contraction de la croissance mène à la pauvreté.

              • « La croissance ne peut pas etre indéfinie » les théoriciens de la décroissance partent du principe que la richesse serait un stock, un gâteau à partager selon un plan imposé par quelque tyran dominant la vulgaire masse humaine. C’est évidemment absurde puisque la richesse est un flux (d’échanges volontaires) indéfiniment renouvelé par le travail acharné de chacun. contrairement à ce qu’il croit le monde n’est pas statique et figé mais en perpétuel évolution. http://www.lalibre.be/debats/opinions/la-croissance-illimitee-51d0f9dd357028fef4ec60cf

              • Les prévisions d’épuisement des ressources sont tout le temps exagérées car elles minimisent la capacité de l’esprit humain à toujours inventer de nouvelles solutions avec le progrès scientifique, à trouver de nouvelles énergies, à toujours découvrir. On en voit un exemple avec l’intensité énergétique des pays développés.
                Comme Karl Popper l’a montré, il faut laisser la place au débat, à un cheminement par tâtonnement, avec des erreurs nécessaires.
                Prenons l’exemple de Nicolas Hulot. Ce dernier entend imposer son idéologie comme une vérité supérieure, refuser toute possibilité de discussion, d’échange, de débat et il ouvrait ainsi son « pacte écologique » par ces mots inquiétants : « le temps de l’information, du débat, des controverses est révolu ». Non seulement il fait l’erreur d’embrigader la science et de faire de ses « vérités » des actes de foi, mais en outre il rend impossible tout progrès de la science, justement. Loin d’être la solution, un contrôle supérieur de l’écologiquement correct ne ferait qu’empirer les choses. Plutôt que ces mesures liberticides, c’est une plus grande liberté qu’il faut pour laisser émerger les idées les plus innovantes et efficaces.
                On peut également souligner que grâce au progrès, l’intensité énergétique des économies développées a fortement décru depuis plusieurs dizaines d’années. La courbe de Kuznets offre également un fondement scientifique à cette perspective. Le catastrophisme des tenants de la décroissance repose sur des prévisions alarmistes sur la fin des ressources naturelles, dans la lignée de Malthus. Or quel crédit apporter à ces prévisions au vu de l’absence totale de fiabilité des prévisions passées ?
                Cécile Philippe de l’Institut économique Molinari en donne de nombreux exemples dans son livre C’est trop tard pour la Terre : elle rappelle que, par exemple, dès 1914, le Bureau des mines aux États-Unis estimait que la production future de pétrole était limitée à 5,7 millions de barils, soit peut-être dix ans de consommation. Elle ajoute également, entre autres exemples, que le Rapport Meadows prévoyait en 1972 pour avant la fin du XXe siècle un épuisement de certaines ressources dont la substitution paraissait impossible. À chaque fois les erreurs n’ont pas été minimes mais énormes, toujours dans un excès d’alarmisme.
                De même, Daniel Yergin, spécialiste américain de l’énergie a montré que, grâce aux réserves et aux progrès de la technologie, « le monde n’est pas près de manquer de pétrole ». Les techniques nouvelles permettent d’extraire davantage de pétrole des nappes et de mettre en valeur de nouveaux gisements, de sables bitumineux par exemple.
                En outre, le recyclage des matières premières est une solution mise en place depuis longtemps avec succès : 50 % du fer utilisé est recyclé, 90 % du platine et 80 % de l’or[5]. Le géochimiste Claude Allègre appelle de ses vœux un développement de ces filières pour toutes les ressources terrestres : « À une économie unidirectionnelle à ressources infinies (on produit – on utilise – on jette) doit se substituer une économie cyclique à ressources finies. ».
                Dans les deux cas, c’est… le marché qui permet le développement de ces solutions, par le mécanisme des prix.
                Les « décroissants » croient que la croissance est toujours matérielle, et donc qu’elle s’autolimite. Ce sont des matérialistes qui s’ignorent. Mais toute nouvelle invention qui a du succès génère de la croissance et de la valeur, sans réclamer pour autant plus de ressources matérielles (au contraire elle permet souvent d’en économiser).

              • la production de richesse est potentiellement infinie car elle es le produit de l’activité humaine qui est sans limite.
                Et plus il y a d’activités humaines, plus cela crée de richesses qui pourront être utilisées pour d’autres activités humaines. Quant à la rareté des ressources…
                Pour faire du papier, il faut abattre des arbres mais on plante d’autres arbres pour avoir les ressources nécessaires à la production de papier plus tard. Et depuis quelques années, on recycle le papier, ce qui permet une croissance de la production de papier sans augmenter la ressource arboricole ou bien permet de réduire la production arboricole pour la même quantité de papier produite.
                Les ressources minières (métaux, gaz, pétrole…) peuvent un jour devenir très rares mais là aussi, les métaux se recyclent et les sources actuelles d’énergies pourront être remplacées par d’autres. La simple application de E=mc² vous donnera une idée du potentiel d’énergie qu’on peut tirer d’un seul gramme de matière. Un jour, l’Homme sera capable de tirer beaucoup plus d’énergie de la matière qu’aujourd’hui et il est vraisemblable qu’il utilisera en premier les déchets.
                Ce qui freine la croissance, ce sont les contraintes étatiques, les conflits, les catastrophes.
                La décroissance est un mythe. le génie humain est infini. La pensée malthusienne part toujours du principe qu’il n’existe qu’une quantité limitée de quelque chose (travail, ressources naturelles…) et que, face à une augmentation continue de la population qui consomme cette ressource, une « pénurie inévitable » s’ensuivra. Les tenants de ce credo réclament ensuite des mesures drastiques à prendre au plus vite pour enrayer la trajectoire. Simple, séduisant, et faux.
                L’erreur est dans le postulat de base, l’idée que les ressources soient en quantité limitée. Entre les approvisionnements alternatifs, les progrès technologiques diminuant la consommation, le recyclage ou bien d’autres solutions sorties de l’inventivité humaine, cela ne s’est jamais vérifié, même pour des ressources prétendument rares comme le pétrole. De plus, les êtres humains ne sont pas des robots et face à la rareté, ils adaptent leur comportement en conséquence.

      • le salaire minimum augmente le chômage (cela est un fait: plus le salaire minimum est élevé plus il y a de chômage) donc nuit à l’économie. le salaire minimum est une barrière à l’emploi (surtout pour les jeunes et les moins qualifiés) qui a des conséquences désastrueuses tant pour l’économie que sociale

        • Si il y a une demande, il y a une offre.
          Vous affirmez, vous ne démontrez rien.

          • Simvetanylen: « Si il y a une demande, il y a une offre. »

            Hors sujet et faux.

            Simvetanylen: « Vous affirmez, vous ne démontrez rien. »

            Parce que c’est une évidence pour quiconque à deux sous de connaissance en économie, en entreprise voir deux grains de logique. Pour qu’un poste de travail existe, il faut que l’employé apporte une plue value par rapport à son salaire, hors un jeune sans qualifications n’apporte pas une grande valeur ajoutée sont salaire de débutant devrait être en dessous du SMIC pour être rentable : ce poste de travail n’existe pas, il ne démarre pas sa carrière et rame comme un malade évolue plus lentement vers des postes mieux payés.

            24% de chômage des jeunes, 188 milliards d’emprunts après 42 année de budget négatif et le gouvernement de ton état maman chéri qui décrète qu’en 2015 la priorité sera donnée au climat !? on se demande si c’est de l’incurie, de l’humour noir ou du sadisme.

            • Et donc, la seule solution que vous entrevoyiez, c’est le nivellement des salaires par le bas?
              Parce qu’évidemment il est plus intéressant de faire travailler des jeunes (et des moins jeunes) a des salaires de misères sur des postes qui seront tot ou tard remplacés pour des automates que de payez des bourses pour des études aux plus jeunes, des formations aux plus agés.

              • Simvetanylen: « Et donc, la seule solution que vous entrevoyiez, c’est le nivellement des salaires par le bas? »

                Non.

                Simvetanylen: « que de payez des bourses pour des études aux plus jeunes, des formations aux plus agés. »

                Payer une bourse à un type en echec qui ne veut plus entendre parler du système scolaire et ne va pas toucher un rond pendant encore deux ou trois ans, quelle bonne idée surtout que « c’est gratuit c’est l’état qui paie? »

                -L’école française coute 30% de plus que la finlandaise et lui rend 15 places au classement pisa.

                C’est pas « plus » qu’il faut, en France avec un tel niveau d’imposition les moyens sont largement là, c’est « mieux » surtout. Mais ce « mieux », tes copains de l’état maman ne veulent surtout pas en entendre parler sinon la France irait aussi bien que la Suède, le Danemark, la Finlande, la Suisse, la Norvège etc. etc.

                Anecdote: ces pays sont tous bien plus libéraux et démocratique que la France…

                • « Non. »

                  Quelles sont donc les autres solutions que vous entrevoyez?

                  « Payer une bourse à un type en echec qui ne veut plus entendre parler du système scolaire et ne va pas toucher un rond pendant encore deux ou trois ans »

                  Parce que tous les jeunes qui ne font pas d’études sont échec selon vous?
                  De toute manière, l’avenir ne laissera que peu la place aux emplois peu qualifié, n’etes vous pas d’accord? Alors que doit-on faire?

                  « c’est gratuit c’est l’état qui paie? »

                  Si il y a du chomage, celà signifie qu’il y a une force de travail sous exploitée, n’est ce pas?

                  « L’école française coute 30% de plus que la finlandaise et lui rend 15 places au classement pisa. »

                  Celà remet en cause l’éducation gratuite ou bien simplement la manière d’enseigner en France?

                  « C’est pas « plus » qu’il faut, en France avec un tel niveau d’imposition les moyens sont largement là, c’est « mieux » surtout. Mais ce « mieux », tes copains de l’état maman ne veulent surtout pas en entendre parler sinon la France irait aussi bien que la Suède, le Danemark, la Finlande, la Suisse, la Norvège etc. etc.

                  Anecdote: ces pays sont tous bien plus libéraux et démocratique que la France… »

                  1) Ne pas confondre causalité et corrélation.
                  2) Quelles sont selon vous les pistes pour faire « mieux » donc?
                  3) Quelles sont selon vous les pistes pour etre plus démocratiques?

              • mais oui, la suisse pays sans salaire minimum est connu pour ses salaires très bas (près de la moitié des gens gagnent 5000 euros par mois). le chomage en suisse est à 3 %. les suisses sont tellement maso qu’ils refusent l’installation du salaire minimum.

              • le salaire minimum nuit justement à la mobilité sociale car il exclut toute une catégorie de gens du marché de l’emploi qui restent pauvres et non aucunes chances de s’enrichir. si ils travaillaient, ils se formeraient en travaillent, acquiéraient de l’expérience ce qui leur permettra de sortir de la pauvreté. là où je suis d’accord avec vous c’est sur la formation qui est très importante pour un faible taux de chômage (la suisse est un exemple à suivre sur ce point là)

        • en fait, aucune étude ne fait consensus sur l’impact du salaire minimum sur l’emploi. Par contre, ce qui est certain c’est que les baisses de cotisations au niveau du SMIC ont favorisé l’emploi peu qualifié, peu productif et ainsi participé à la désindustrialisation du pays (les emplois peu qualifiés et peu productifs étant en grande majorité dans les services)

          • Même si les études empiriques n’ont pas de valeur de loi, elles suffisent à montrer à ceux qui veulent des preuves, qu’une hausse du salaire minimum est rarement une avancée sociale. Alida J. Castillo-Freeman et R. Freeman, en 1992, par exemple, ont trouvé des effets fortement négatifs sur le niveau de l’emploi du fait de l’augmentation substantielle du salaire minimum à Puerto Rico. David Neumark, Mark Schweitzer et William Wascher, en 2000, pour les États-Unis; John Abowd, F. Kramarz, D. Margolis, en 1999, pour la France et les Etats-Unis; Gábor Kertesi et János Köllo, en 2004 pour la Hongrie ou Martin Rama, en 2000 pour l’indonésie ont également identifié des effets considérables de « désemploi » en conséquences des politiques économiques de forte augmentation du salaire minimum. Comme le note le Prix Nobel d’économie Gary Becker, « augmenter le salaire minimum, c’est augmenter le chômage ». En 1966, Une étude d’Arthur Bums montre que l’augmentation du salaire minimum de 0.25 dollar provoque l’augmentation conjointe de 8% du chômage des jeunes travailleurs (non blancs). En fait, l’augmentation du salaire minimum fragilise ceux qui sont dèjà fragilisés sur le marché de l’emploi. Ces études furent confirmées par les travaux aux États-Unis de Yale Brozen, de Finis Welch, de Jacob Mincer, d’Edward Gramlich, de William Beranek, de Robert H. Meyer & David A. Wise.

      •  » Un salaire minimum est nécessaire aussi parce que sans demande, l’économie libéraliste s’effondre. Même Ford l’avait compris.  »

        C’est l’offre qui crée la demande. Tant que vous ne mettez pas un nouveau produit sur le marché personne ne va en faire la demande vu qu’il n’existe pas.

        Et justement Ford l’avait compris en offrant des voitures accessibles pour tout le monde. Quand au salaire minimum il ne serait pas nécessaire si l’état ne nous faisait pas les poches à la fin de chaque mois. Ce que les socialistes n’ont toujours pas compris avec leur dépenses folles pour financer l’état providence. Ils appauvrissent les salariés avec leurs charges sociales, les impôts et les taxes de toutes sortes et après ils réclament aux employeurs des salaires décents pour les travailleurs.

        D.J

        • En partie faux.
          Si les gens veulent des voitures, ils rencontreront toujours une offre capable de les satisfaire.

          L’Etat ne devrait pas faire les poches aux salariés qui sont déjà en difficultés, mais à ceux qui vivent sur un tas d’or qu’ils ne dépensent pas.
          Si il faisait ainsi, on augmenterai la demande et ça participerait à relancer l’économie (et ça bénéficierai aux possédant, en plus).

          • Simvetanylen: « L’Etat ne devrait pas faire les poches aux salariés qui sont déjà en difficultés, mais à ceux qui vivent sur un tas d’or qu’ils ne dépensent pas. »

            Même les barbelés et les miradors ne sont pas arrivés à faire payer la note aux plus riches, ce sont toujours les pauvres qui paient vos utopies égalitaires.

            Après un siècle d’expérimentation désastreuse, il faut arrêter maintenant avec ces conneries. Un riche, c’est comme une vache, ça se trait raisonnablement et ça vous rapporte beaucoup. Trop et vous perdez tout.

            • Est ce que cela signifie que vous n’etes pas fondamentalement contre la redistribution des richesses mais que vous ne croyez pas que ça soit possible de mettre la chose en pratique?

              • Bravo je te félicite, c’est exactement ça ! Je viens du communisme et du socialisme et je suis avant toute chose un humaniste.

                Ensuite j’ai étudié l’histoire, l’économie et les FAITS et je me suis rendu compte que tous les slogans auxquel je croyais à l’époque n’avaient en réalité partout et toujours engendré que la pauvreté et la misère quand ce n’était pas des massacres pur et simple.

                La redistribution marche jusqu’a un certain point dans les pays sous étroit contrôle démocratique et par démocratie je n’entend pas la farce française (4 référendums en 40 ans) mais plutôt une démocratie à la Suisse (630 votations dans la même période)

                Ensuite il faut une économie dynamique qui redistribuera vraiment les richessses et c’est antinomique avec un contrôle serré de la part de l’état qui est totalement inefficace à micro-gérer les millions de décisions que prennent les individus qui sont au coeur des métiers.

                Le libéralisme c’est cela:
                -Le DROIT, protège les faibles, permet la coopération plutôt que le pillage et le racket.
                -La LIBERTE ECONOMIQUE amène la prospérité, le dynamisme économique.
                -La LIBERTE CIVILE amène les droits de l’homme et participe à la prospérité.
                -La DEMOCRATIE qui est une liberté civile permet la dilution du pouvoir et bloque la tendance législative liberticide et colbertiste des pouvoirs centralisés.

                • « Ensuite j’ai étudié l’histoire, l’économie et les FAITS et je me suis rendu compte que tous les slogans auxquel je croyais à l’époque n’avaient en réalité partout et toujours engendré que la pauvreté et la misère quand ce n’était pas des massacres pur et simple. »

                  Ce n’est pas parce que dans certains cas des régimes socialistes/communistes autoritaires ont engendré des catastrophes que celà fait partie de la nature du socialisme/communisme.

                  « La redistribution marche jusqu’a un certain point dans les pays sous étroit contrôle démocratique et par démocratie je n’entend pas la farce française (4 référendums en 40 ans) mais plutôt une démocratie à la Suisse (630 votations dans la même période) »

                  Je pense que la redistribution est nécessaire pour qu’une démocratie ne se transforme pas en ploutocratie. En l’occurrence, pour moi les inégalités sont déjà beaucoup trop importantes pour que nous ne subissions pas ces dérives.

                  « Ensuite il faut une économie dynamique qui redistribuera vraiment les richessses et c’est antinomique avec un contrôle serré de la part de l’état qui est totalement inefficace à micro-gérer les millions de décisions que prennent les individus qui sont au coeur des métiers. »

                  Sous entendez vous que dans « une économie dynamique », les richesses sont naturellement redistribuée? Je ne comprend pas trop ce point de vue.
                  Je suis d’accord qu’au niveau de la micro économie, le libéralisme est plus enclin à performant (on l’a bien vu en URSS), mais le libéralisme atteint ces limites quand :
                  1) les entreprises acquièrent un monopole.
                  2) les entreprises atteignent une taille suffisante pour faire des économies d’échelles suffisante pour empecher l’arrivée sur le marché de nouveaux concurrents.
                  3) lorsque des entreprises gagnent suffisamment d’argent pour étouffer d’autres marcher sans meme etre rentables (cf google map).

                  « Le DROIT, protège les faibles »

                  C’est aussi le role de l’école et de la sécu de protéger les faibles. Et l’école est à la base de la démocratie.

                  • C’est pas beau de revenir ici raconter les memes conneries qu’hier et avant-hier en profitant que tout le monde ait les yeux tournes vers « Charlie »…

                    « …tous les slogans auquels je croyais a l’epoque… »

                    Je trouve que vous croyez encore a beaucoup de chose.

                    • C’est dommage que vous reveniez ici sans autre argument.
                      Et je fais avec le temps que j’ai, pas en fonction des faits divers.

        • en fait, aucune étude ne fait consensus sur l’impact du salaire minimum sur l’emploi. Par contre, ce qui est certain c’est que les baisses de cotisations au niveau du SMIC ont favorisé l’emploi peu qualifié, peu productif et ainsi participé à la désindustrialisation du pays (les emplois peu qualifiés et peu productifs étant en grande majorité dans les services)

        • L’offre crée la demande. Une phrase toute faite, dont on se demande si vous avez pris la peine de la comprendre. Ce que disais Say, ce n’est pas que l’offre crée la demande c’est simplement qu’un bien ne s’échange que contre un autre bien. Autrement dit, une offre s’échange contre une offre. Cela semble assez vrai, encore qu’il faille prendre en compte le rôle de la monnaie et du crédit. Cependant, cela ne signifie nullement comme certains peuvent le croire qu’il suffit de produite pour que les échanges se fassent. Vous pouvez construire des diligences, cela ne vous apportera rien !

      • Vous avez compris bien plus de choses que de nombreux internautes….. En effet, certains n’ont toujours pas compris qu’en économie capitaliste, le salarié est aussi le consommateur. Ainsi à vouloir trop baisser le salaire, on réduit la demande, la consommation et donc la production et les profits. On a d’ailleurs un exemple empirique en Europe aujourd’hui où la course à la déflation salariale conduit à une stagnation de l’activité.

        Vous avez entièrement raison d’évoquer l’héritage.

      • Simvetanylen: « Un salaire minimum est nécessaire aussi parce que sans demande, l’économie libéraliste s’effondre. »

        Suisse pas de salaire minimum, chômage 3.5% y compris chez les jeunes, salaire médian: 5000 euro.
        Danemark, Allemagne, Finlande, Suède, n’ont pas non plus de salaire minimum, des pays qui non seulement s’en sortent bien mais on des taux de chômage relativement bas des salaires élevés, du social qui marche et une dettes maitrisées. Tout des éléments qui font défaut en France.

        France salaire minimum: chômage de 11% et 24% chez les jeunes, salaire médian: 1675 euros, 42 années depuis le dernier budget positif.

        • Vous ne démontrez absolument pas que c’est le salaire minimum qui est la cause du chaumage.

          • Ce serait incompréhensible pour toi il faut quelques bases en économie, je démontre surtout que tu racontes n’importe quoi dans la phrase que j’ai cité:

            Simvetanylen: « Un salaire minimum est nécessaire aussi parce que sans demande, l’économie libéraliste s’effondre. »

            Et une économie « libéraliste » ça n’existe pas , pas plus que « chaumage », c’est une économie « libérale » et « chômage ».

            • Vu mon niveau d’étude et la filière dans laquelle je travaille, je n’ai nulle doute sur mes capacités à comprendre vos arguments lorsque ceux ci arriveront.

              En attendant, m’attaquer sur de la grammaire est-il votre dernier recours ou bien préparez vous le terrain pour vos arguments?

              J’ajouterai, puisque mon précédent message ne semble pas avoir bien été compris, que corrélation n’est pas raison.

              • le salarie et peut etre consommateur, mais il ne consomme pas uniquement les produits de son entreprise, ni de son pays.

                donc si il existe un salaire minimum dans le pays, que je suis entrepreneur, et que je veux embaucher des employes pour etendre mon activite, je cherche des employes dont le salaire et inferieur a la valeur ajoutee, de facon a realiser un profit. Si leur valeur ajoutee et inferieure au salaire minimum, je ne peux pas legalement les embaucher, donc je n’etend pas mon activite, ou je les remplace par du capital, ou je delocalise.

                donc le salaire minimum cree du chomage, puisqu’il empeche la rencontre de l’offre et de la demande d’emploi.

                CQFD

                • Le problème c’est donc la mondialisation, pas le salaire minimum.

                  • Bah non! Si je peux pas delocaliser et que je peux pas faire de profit en France, je n’etend pas mon activite, donc je ne cree pas d’emploi. Bilan: un chomeur en plus. Le probleme c’est les politiciens qui viennent m’empecher de nourrir ma famille, et qui empeche mes potentiels employes de faire de meme.

    • Les contes de greg…

      « Heureusement que l’etat est la pour les libertariens, cela leur permet de faire porter la responsabilite de leurs echecs ideologiques… »

      Je ne suis pas libertarien, mais je me demande cependant ou vous avez bien pu rencontrer un gouvernement libertarien en exercice qui puisse vous permettre de definir et de prouver « leurs echecs ideologiques » ?

      Vous avez quelque part dans le monde un exemple de pays gouverne par les libertariens ?

      J’attendrai votre exemple avec impatience.

      • vous m’avez mal lu. je ne parle pas d’un gouvernement libertarien. je parle d’individus libertariens, idéologues, propagandistes, ayant des responsabilités à des hauts niveaux notamment financiers qui viennent ensuite faire porter leur responsabilité (directe ou indirecte (conseils)) sur les Etats….

        • Je vous ai tres bien lu.

          Et j’attendrai sans doute votre reponse jusqu’a la fin des temps parcequ’elle n’existe pas.

          • Le jour ou ce type d' »Etat » existera, les pauvre mangeront les riches.

            • Votre commentaire est en reference a quoi, exactement, Simvetanylen ?

              • Vous pouvez m’appelez jour et nuit – je ne dors jamais…

              • Rien de spécial, mais le libéralisme absolue entraine la concentration des richesses.
                Le jour ou toutes les richesses seront concentrées en quelques mains et que les pauvres n’auront plus rien, que se passera t-il à votre avis?

                • Cela fait 48 heures que des commentateurs – dont moi – essaient d’expliquer a des bourriques marxisantes, ou accessoirement Keynesiennes, gonflees aux hormones renegerescentes pikettistes – comme vous – que les concentrations de richesses immuables n’existent que dans vos petits fantasmes. L’argent circule dans le monde, les richesses se font et se defont, ceux qui creent les richesses les partagent de facto grace a l’emploi et la consommation. J’essais aussi d’expliquer ailleurs que le monde est divers. Les moyennes mondiales ne veulent absolument rien dire du tout.On est la dans le domaine de la branlette pseudo-intellectuelle (recyclee marxisante) de premiere bourre ! Lorsque l’etat s’empare seul des richesses pour les « redistribuer », la nature humaine etant ce qu’elle est, l’argent finit toujours invariablement dans les poches de l’aparatchik ou de sa clientele. Les exemples sont inombrables. TOUS les pays socialistes finissent comme ca. En France, la situation taxatoire est deja devenue telle que la clientele risque meme ici de s’amenuiser progressivement pour finir en aparatchik.

                  « Le jour ou cet etat existera, les pauvres mangeront les riches. »

                  L’etat liberal n’existe nul part dans le monde d’aujourd’hui.

                  Et quant au jour, que vous citez, ou les pauvres decideront de » manger les riches », cela c’est deja vu dans nombre de pays du monde, il n’y aura tres vite plus de riches du tout, plus rien a « manger » du tout pour les pauvres, et seuls ceux qui vous auront encourage a « manger » les « riches » resteront avec quelque chose a « bouffer » !

                  Vous etes un rare naif !

                  Et je reste poli !

                  • « que les concentrations de richesses immuables n’existent que dans vos petits fantasmes. L’argent circule dans le monde, les richesses se font et se defont, ceux qui creent les richesses les partagent de facto grace a l’emploi et la consommation. »

                    Sauf que la concentration des richesses augmente. Un petit schéma (même si c’est pas idéal) :
                    http://www.renovezmaintenant67.eu/public/.repartition_richesses_1976_a_2006_m.jpg

                    Que les richesses se créent et se défont ne change rien au fait que globalement les inégalités augmentent.

                    « la nature humaine etant ce qu’elle est, l’argent finit toujours invariablement dans les poches de l’aparatchik ou de sa clientele »

                    Dans ce cas là, il faut réformer le système politique, pas remettre en cause le socialisme.

                    • 1/ votre petit lien graphic s’amuse a faire une moyenne sur des pays aussi divers que le Japon, les Etats Unis et les pays d’Europe.

                      2/ votre petit graphique ne prend pas en consideration le fait que ces donnees bruts correspondent a des fortunes et des individus totalement differents sur la periode. Encore une fois, les fortunes se font et se defont.

                      3/ Le socialisme ne marche nul part. Jamais. Au mieux il appauvri les gens et au pire – souvent – il les tue.

                      4/ Le graphic est a l’ineptie economique ce que la bequille est au malade.

  • les salaires de patrons doivent être en rapport avec les risques pris (un PDG est révocable ad nutum, du jour au lendemain et sans qu’il soit besoin de justifier son éviction). maintenant certaines choses ne sont pas souhaitables :
    – le pantouflage des hauts fonctionnaires qui sont recasés par les gouvernements s’ils échouent : voir par exemple Lauvergeon
    – les indemnités de départ ou les primes de bienvenue
    – les retraites chapeau

    • Quelqu’un qui fonde sa propre entreprise prend des risques.
      Quels risques prend un pdg qui vient d’être élu par le CA de son entreprise?

      •  » Quels risques prend un pdg qui vient d’être élu par le CA de son entreprise?  »

        Rien ne l’empêche de prendre des risques en investissant une partie de sa fortune dans l’entreprise en devenant lui aussi actionnaire.

         » les indemnités de départ ou les primes de bienvenue
        – les retraites chapeau  »

        On a pas à dire de quel façon une entreprise privée doit disposé de son propre argent.

        D.J

        • « Rien ne l’empêche de prendre des risques en investissant une partie de sa fortune dans l’entreprise en devenant lui aussi actionnaire. »

          Rien ne l’oblige à le faire non plus.
          Et investir dans une entreprise qui fait déjà de l’argent et qui est stable, c’est peu de risque et c’est faire de l’argent avec de l’argent, du vent avec du vent 😉

          « On a pas à dire de quel façon une entreprise privée doit disposé de son propre argent. »

          Et pourquoi pas? Certaines entreprises ont acquis autant de pouvoir que certains Etats. Pourquoi le peuple n’aurait-il pas le droit de voter pour dire ce qu’a le droit ou non de faire cette entreprise?
          Question de démocratie.

      • Et a votre avis qu’est-ce qui peut bien motiver le conseil d’administration d’une entreprise a choisir d’employer le PDG de leur choix, en toute connaissance de cause ?

        Son incapacite totale a accomplir les taches qui lui incombent ?

        Evitez de juger les autres a travers vos limites.

        • Juger les autres, ce n’est pas ce que vous venez de faire? 😉

          • Vous avez la gentillesse de me donner tous les elements pour me permettre de faire un choix pertinent !

            • Et quand vous aurez deux minutes, essayez de repondre a ma question…

              • Qu’est ce qui peut bien motiver les citoyens d’un pays à élire le président de leur choix en toute connaissance de cause?

                Espérez vous vraiment obtenir une réponse à une question à la fois aussi vague et aussi complexe?

                • Vous suggeriez plus haut que l’etat le peuple participe a la gestion des entreprises :

                  « Pourquoi le peuple n’aurait-il pas le droit de voter pour dire ce qu’a le droit ou non de faire cette entreprise . »

                  1/ Vous proposez donc une nationalisation du processus de prise de decision en entreprise.

                  2/ Dans un contexte taxatoire deja particulierement aigue des entreprises, et de redistribution.

                  3/ Sans dedommager les actionnaires pour cet acte de piraterie.

                  4/ Cela s’appelle du vol.

                  5/ Ou alors vous dedommagez les actionnaires et cela s’appelle, tout simplement, une nationalisation.

                  Prix 2015 de l’innovation.

                  Vous venez de reinventer la nationalisation.

                  Peut-etre meme sans en payer le prix – Pol pot serait vraiment tres fier de vous !

                  Ne soyez pas trop surpris que de plus en plus d’entrepreneurs quittent la France s’ils vous ecoutent.

                  Et en ce qui concerne votre vision ubuesque d’un systeme de redistribution mondialise, je vous engage a venir me reveiller dans mon caveau lorsque celui-ci sera cree. Si vous etes vous-meme encore la.

                  Ce qui est particulierement effrayant c’est de voir au combien vous etes persuade de vos fadaises. En particulier, le caractere totalement anti-democratique de la spoliation du droit de gestion du proprietaire sur ses biens ne vous effleure meme pas…

                  Maintenant, je vous quitte pour de bon, et je vais vous laisser ici braire tout seul.

                  J’ai mieux a faire que de discuter avec des anes.

  • Ah oui, le Québec c’est donc vraiment comme la France…

    • pas tout à fait : y fait plus froid en hiver …

    • oui, le coup du « modèle que le monde entier nous envie » , ça m’a aussi fait penser à un truc connu.
      c’est attendrissant d’avoir conserver une telle proximité culturelle à travers les siècles.

      • je trouve ça plutôt déprimant. Dire que les séparatistes les plus… tenaces reprochent au « reste du Canada » sa proximité avec la Reine…

      • patrick: « c’est attendrissant d’avoir conserver une telle proximité culturelle à travers les siècles. »

        C’est toute la francophonie qui est touchée, la belgique impose à fond, Genève (partie francophone de la Suisse) est le canton avec le plus de chômage et de dette etc. etc.

        Les pays latin sont aussi bien plus dans la m… que ceux du nord, Il y a là un problème de vision du monde ou d’organisation sociétale on dirait !?

        • C’est un problème philosophique. Un professeur d’allégeance autrichienne m’a dit que l’Argentine (on discutait du pays) avait comme défaut d’être une ancienne colonie espagnole, ou le droit n’existait pas vraiment. Le Continent semble avoir penché pour ROusseau, tandis que les Anglais ont fait preuve de plus de pragmatisme

  • Les commentaires sont fermés.

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