La reprise en 2015 ? Eh non !

La France veut croire à une reprise. C’est mignon, mais ça ne suffira pas : la reprise, ce ne sera pas encore pour 2015.

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Naufrage du Titanic (Crédits : Willy Stöwer, image libre de droits)

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La reprise en 2015 ? Eh non !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 30 décembre 2014
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Depuis quelques années, la France en crise veut croire à une reprise. Mais la reprise, elle, ne veut pas. Elle ne voulait pas en 2013, pas encore en 2014, et toujours pas en 2015. 2016, peut-être ? Non plus, à moins que les hommes politiques fassent preuve du courage qui leur manque depuis plus de 40 ans, arrêtent de se saouler à la dépense publique et fassent enfin face aux problèmes du quotidien.

anti alcool

Il faut dire que les hommes politiques ont fait un mauvais mariage, et que le divorce est compliqué. Ils ont pris plusieurs épouses, et toutes n’en veulent qu’à leur argent. Enfin, pas vraiment le leur, celui des Français (mais pour eux, c’est pareil). Les hommes politiques le leur ont promis, et c’est bien la seule promesse qu’ils tiennent – avec le sang, la sueur et les larmes.

Ils ont épousé, après guerre, des syndicats mus par l’idéologie plus que par l’intérêt de leurs adhérents. D’ailleurs, des adhérents, ils n’en ont plus vraiment ; ils parviennent à peine à mobiliser les salariés désespérés après avoir tué leurs emplois. Mais de l’argent, ils en ont, et ils n’en ont jamais assez. C’est pourquoi à partir de janvier 2015, les salariés (il en reste) seront obligés de payer pour les syndicats qui s’ingénient à détruire leur emploi.

Ils ont épousé aussi, parfois de force, de nombreuses catégories de Français. Ils leur ont offert de jolies cages, brillantes et confortables, les protégeant de l’adaptation, de l’innovation et du changement. Ils les ont placé dans de jolies flacons en verre, étiquetés « monopole », « statut », « règlement », « norme » ou « acquis sociaux ». Et ces Français descendent dans la rue, ou la bloquent, pour défendre la licence que l’État leur impose. Pour défendre les indemnisations de non emploi grâce auxquelles ils n’en trouveront sans doute jamais. Pour que la culture ne soit pas une marchandise, et que les artistes n’aient ainsi pas besoin d’un public.

Ils ont épousé les médias, leur versant chaque année une pension qui leur évite d’avoir à faire leur travail. Mais après des années passées à la douce chaleur de l’autosatisfaction idéologique, à traquer les coupables désignés et enfoncer des portes béantes, ils en sont réduits à relayer les communiqués de presse et tendre le micro à qui veut bien parler pour ne rien dire de bien méchant.

Ils ont épousé le confort, la certitude, la stabilité. Ils ont déployé la force – tranquille, la rupture – dans la continuité, et le changement – maintenant, mais plus tard c’est bien aussi. Et ils ont petit à petit réduit le champ des possibles, jusqu’à déplorer des marges de manœuvre réduites alors qu’ils détiennent tous les étages du pouvoir et que l’administration est a priori acquise à leur cause. Ils ont tracé la voie qui les mène tranquillement vers le mur et si bien fixé les rails, si bien pensé la pente qu’ils sont les seuls à croire encore – parfois – en eux-mêmes.

Ils conduisent la locomotive mais, dans les faits, le moteur est éteint et les commandes ne répondent pas. Et les Français sont tantôt au charbon, s’attelant à accélérer leur perte, tantôt dans les wagons, tentant de sauter en marche. La plupart d’entre eux, cependant, sont assis de moins en moins confortablement, et parfois même prêts à se lever.

En 2015, donc, la reprise ne viendra pas. L’espoir est permis, certes, mais il est vain.

La bonne nouvelle, c’est que 18 000 emplois devraient être créés au premier semestre 2015, selon l’Insee. « La mauvaise, c’est que cela ne suffira pas à absorber la progression de la population active », prévient Xavier Timbeau, à l’OFCE, jugeant qu’il conviendrait que le PIB augmente de 1,5 % au moins en 2015 pour stabiliser le nombre de chômeurs.

Il faudrait 1,5% de croissance pour stabiliser le nombre de chômeurs ; la croissance devrait péniblement atteindre 1%. Plus de chômeurs, alors que le chômage est avec la dette publique la principale raison pour laquelle la reprise se tient loin, très loin de nous. La France veut croire à une reprise, mais la reprise, elle, ne veut pas. Et on la comprend.

Car la croissance française, en plus d’être molle, est artificielle. Depuis longtemps. La dépense publique gonfle artificiellement le PIB. Pour relancer la croissance, et maintenir l’illusion un peu plus, les hommes politiques ont dépensé, dépensé, en comptant sur la dépense pour faire redémarrer la croissance alors qu’il aurait fallu à la place changer les pièces du moteur. Certains y ont peut-être pensé, mais aucun n’a vraiment essayé, ou pas assez bien.

Naufrage du Titanic (Crédits : Willy Stöwer, image libre de droits)

Au point qu’on se demanderait presque si, dans l’hypothèse farfelue où ils le voulaient vraiment, les hommes politiques pourraient changer les choses. Mais la question ne se pose pas ; il ne faudrait pas que la supercherie soit révélée sous leur mandat, et ils n’espèrent pas être élus avec la vérité. Heureusement, elle revient au galop – ou plutôt, elle revient mollement, chevauchant une croissance atone.

Heureusement, oui. Même si les temps sont durs. Même si la chute, longue, n’en sera pas moins douloureuse. Car à chaque fois que le collectivisme échoue, à chaque fois que faillissent les efforts acharnés de quelques-uns pour prendre la liberté des uns en promettant monts et merveilles aux autres, c’est l’occasion d’un nouveau départ. L’occasion d’apprendre enfin la leçon et d’embrasser enfin la liberté. Une occasion rarement saisie, tant l’histoire semble se répéter ; mais une occasion quand même. Les Français la saisiront peut-être, s’ils s’y décident enfin et estiment que leurs vies valent le coup d’être vécues s’ils décident ce qu’ils en font.

En attendant, n’attendez pas la reprise : elle ne viendra pas.

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  • Joli article, merci!

  • En attendant moi j’ai bien compris, plutôt que de laisser mes économies sur mon compte en banque, je me suis enfin décidé à acheter de l’or (du vrai, pas papier), tous les mois, juste au cas où… Que je planque bien discrètement là ou personne n’ira le chercher.

    De même, en tant que salarié je vais commencer à me renseigner pour envoyer bouler l’URSSAF et lancer les procédures pour profiter d’un remboursement (vu que si l’employeur n’est pas chaud, ça va pas aller loin…) si elle venait à être condamnée pour extorsion. (Et visiblement, ce jour semble être proche, ceux en procédure salivent déjà de récupérer ce qui leur a été spolié…)

    • Hello,
      Avez-un un truc ou astuce pour acheter de l’or (physique) sans payer trop de frais ?

    • Le problème est qu’il faut le stocker, avoir des gros montant est risqué. Sans compter qu’il ne faut pas perdre les certificats à cause des taxes élevées à la revente en France.
      Vous pourrez toujours le revendre ailleurs qu’en fRance, mais le passage de la frontière avec ce genre d’actifs et quantité > 7500 ou 10000 EUR n’est pas conseillé sans se renseigner et déclarer.

      J’ai acheté de l’or physique, un peu, dans un banque luxembourgeoise, et soit-disant, on peut se faire livrer le montant en or.
      En cas de faillite généralisée du système, il ne sera pas évident de le récupérer. Mais le reste ne sera pas logé à meilleure enseigne. Coût 2.50 EUR de frais pour 250.- .

      Sinon, les actions dans les mines d’or si vous aimez le chaos, les montagnes russes.
      Les ETF peuvent être intéressantes.
      Mieux, sans doute : des actions sur les marchés de Hong-Kong et Singapour, car l’avenir est dans cette région.

  • Et en attendant la croissance américaine a atteint 5% en rythme annuel au 3ème trimestre après 4,6% au 2ème, la différence entre les 2 pays développés est absolument frappante.
    Comme quoi la réforme, l’innovation et l’ambition sont des facteurs puissants de prospérité économique.

    • Pas sûr que pousser son économie durant une décennie avec les gaz de schiste et sacrifier son environnement soit une bonne solution.
      Sur le très court terme, ça les aide, et ça arrange nos affaire avec la concurrence de l’OPEP et la Russie, ce qui fait baisser le prix du baril de pétrole, mais sur le court et à moyen terme, ils paieront beaucoup plus cher les dégâts sur l’environnement sur plusieurs centaines d’années, qu’il s’agisse de les réparer, des ressources naturelles contaminées (l’eau, etc…), que du coût humain que cela représentera. (Assurances, poursuite, santé, etc…)

      • Mais voyons, les élections c’est en 2016, pas dans 100 ans.

      • J’habite à côté d’un puit de fracking au Colorado et je me demande toujours de quelle pollution vous voulez parler car la technique est extrêmement bien maitrisée depuis 60 ans et les contaminations de nappes d’eau extrêmement rares. Le court terme devient assez long car de nouvelles sources sont découvertes chaque années et une politique énergétique bon marché à l’avantage de rendre intéressante le retour des industries sur le sol US plutôt que de continuer à se tirer une balle de .45 dans le pied comme en Europe…

      • d’accord avec vous !

      • Cette pollution est imaginaire, et les effets sont hallucinants, les industries reviennent massivement et ça c’est vraiment bon pour l’économie. Exporter la pollution ne rendra pas la planète plus propre d’ailleurs, elle ne fait que déplacer le problème tout en privant des populations de leurs emplois.

      • J’ai comme l’impression que les anti-gaz de schistes ont tendance à confondre le gaz de schiste et les bitumes schisteux.
        Le premier ne détruit pas l’environnement, le second pollue, quoique d’une façon exagérée par les escrolos.

    • Les dépenses d’assurance médicale s’envolent à cause de l’État fédéral, ce qui gonfle le PIB mais c’est un faux-semblant, les gens ne sont pas mieux soignés pour cela.
      Au contraire, cette nationalisation partielle va détériorer encore l’économie de la santé aux US, qui n’en a pas besoin après tant et tant d’autres intrusions politiques.
      En fait la récession nécessaire n’a pas eu lieu, l’État fédéral continue sa fuite en avant interventionniste et détruit l’économie tout en embellissant les statistiques. La réalité va rattraper les États-Unis.
      Le socialisme peut détruire toute économie, même celle des USA.

  • Si reprise en 2015 il y aura effectivement, elle ne sera pas le fait de Hollande et de ses bras cassés, elle sera le fait d’un changement complet du personnel politique, l’ancien étant éliminé comme démontré dans ce lien :
    http://www.contrepoints.org/2013/07/07/130197-une-diplomatie-francaise-incomprehensible#comment-459052

    • Le personnel politique n’est pas vraiment le problème, c’est la bureaucratie et l’administration en générale qui gouverne ce pays. Qui voyez vous aujourd’hui à la place de Hollande et ses petits camarades communistes pour contrer le monstre administratif de ce pays ?

      • Si la bureaucratie se faisait taper sur les doigts par les chefs politiques en appliquant les lois sur la destitution de l’article 85 du code pénal, cela suffirait amplement à remettre de l’ordre.
        Daniel 7 :13-14 et Daniel 7 :27 donne la réponse à votre question de quels chefs après Hollande. Le règne sera donné à des gens intègres et passés au crible.
        Voici les mots prononcés par Saint Rémy à la fin de la cérémonie du baptême de Clovis : « Vers la fin des temps, un descendant des Rois de France règnera sur tout l’antique empire romain. Il sera le plus grand des rois de France et le dernier de sa race. »
        Ce roi est décrit comme mon serviteur David dans Ezéchiel 34 :21-32 (Fait le ménage dans l’église et roi), comme le roi dans le psaume 72 (71 dans vulgate), comme l’homme à la verge de fer dans Psaume 2 et Apo 2 :26-28, comme mon serviteur que je soutiendrai dans Esaïe 42 :1-7, comme le germe dans Zacharie 6 :12-13.
        « Tu lui diras: Ainsi parle l’Éternel des armées: Voici, un homme, dont le nom est germe, germera dans son lieu, …il portera les insignes de la majesté; il s’assiéra et dominera sur son trône.» (Za 6 :12-13)

        • Zacharie, le prophète de la fin des temps, vous êtes un poète Daniel Pignard.

          Pour info, l’Ancien Testament est décliniste, comme le sont Baptiste Créteur et le prophète Philippulus dans L’Étoile Mystérieuse. Se rappeler au passage du destin de Savonarole qui racontait les mêmes choses sous le règne de Laurent de Médicis est formateur. Je ne nie en rien les symptômes décrits dans cet article, mais je conteste l’état d’esprit qui en découle. Ce n’est pas la première fois que notre monde et notre pays sont devant des crises apparemment insurmontables. Pour une fois, le dernier livre de Jacques Attali (Devenir soi) est nettement plus intéressant et novateur que cet article ronchon et peu enthousiaste. On se demande si le cerveau de l’analyste fin qu’est Baptiste Créteur n’est pas atteint du syndrome Français pétrifiant qu’il dénonce, celui de la ligne Maginot.

          Le risque certain de ce genre d’article à répétition par l’auteur est que ce dernier devienne par son propos récurrent plus vieux d’esprit que ses aînés plus (très) avancés en âge. En somme une caricature et une métaphore de ce qu’il dénonce.

          • Quand on connait l’histoire, on constate enfin que (infiniment) rares ont été les contextes et les conjonctures faciles. Au contraire, les grands progrès et les renaissances sont toujours nés pendant les crises les plus profondes.

            C’est pourtant facile à comprendre : les peuples s’assoupissent durant les périodes de bonheur et d’abondance. Regarder le destin économique des îles paradisiaques suffit pour nous convaincre de cet état de fait. Réjouissons-nous donc de la crise, elle bousculera et renversera, comme le fait une vague d’un château de sable, les anciennes normes, les conservatismes et les blocages.

          • Il n’y a plus longtemps à attendre pour être fixé. Vos paroles vous seront rappelées si Dieu vous prête vie.

            • Je ne crois pas en Dieu, je crois en « Aide toi le ciel t’aidera » (parole Biblique). Je ne suis pas matérialiste pour autant, je crois à la spiritualité et à l’énergie individuelles. Dieu, c’est l’esprit humain qui l’a forgé. Dieu c’est nous, notre puissance créatrice et transformatrice. Soyons-en conscient et tout ira mieux sur la Terre. Rien, aucun progrès, ne viendra de l’extérieur ou d’un Dieu quelconque mais bien de l’intérieur de nous-mêmes, individuellement et collectivement.

              Première des choses : arrêter de croire au père Noël (ou à Dieu, cela revient au même) et se retrousser les manches. Bosser, arrêter de glander subventionné à l’année par les emprunts. ou de croire que prier fait avancer les choses. Créer, produire, inventer, modifier, réparer, détruire et reconstruire fait avancer les choses. Le reste est du blablabla.

        • « Si la bureaucratie se faisait taper sur les doigts par les chefs politiques en appliquant les lois sur la destitution de l’article 85 du code pénal, cela suffirait amplement à remettre de l’ordre. »
          Daniel, je ne vois pas en quoi cet article change les choses (peut-être n’ai je pas lu le bon code, celui là parle de la constitution de partie civile), la bureaucratie a un fort pouvoir de nuisance qu’elle mettra en oeuvre si on la bride sans compter que les syndicats sont avec eux et ils ont une longue expérience de nuisance.

          • Art. 85 C.P.
            « Lorsqu’un fonctionnaire public, un agent ou un préposé du Gouvernement, aura ordonné ou fait quelques actes arbitraires et attentatoires, soit à la liberté individuelle, soit aux droits politiques d’un ou de plusieurs citoyens, soit à la constitution, il sera condamné à la destitution. »
            « Lorsqu’un fonctionnaire public, un agent ou un préposé du Gouvernement, aura ordonné ou fait quelque acte arbitraire ou attentatoire soit à la liberté individuelle, soit aux droits civiques d’un ou plusieurs citoyens, soit à la Constitution, il sera condamné à la peine de la dégradation civique. » (art 114 du code pénal)

            • Merci 😉
              Mais alors pourquoi personne n’ose s’y attaquer à cette administration obèse ? Parce que nos gouvernants sont tous issus de la bureaucratie ? Sarko était issu du monde privé et lui non plus n’a pas vraiment osé s’y attaquer.

  • Plus nous devenons pauvre, moins nous avons la force d’être libre.
    N’est ce d’ailleurs pas la stratégie de l’Etat socialiste ?

    Nous aurons bientôt de la soupe populaire aux grumeaux gracieusement offerte avec notre « Feu » argent.

    Devenez pauvre volontairement, offrez vous librement à l’Etat comme une vieille carcasse de poulet. N’offrez aucune valeur à cet Etat ignoble, voleur et magouilleur.

    Mieux: fuyez.

    • E-moi « plus nous devenons pauvres, moins nous avons la force d’être libres. » Oui et non. La pauvreté libère aussi de toutes les fausses chaînes que nous construisons dans nos vies. Nous oblige à repartir de zéro. Mais c’est vrai que le manque de moyens empêche d’avancer, mais n’est pas une condition suffisante pour ne plus arriver à rien en sortir. Relisez Les raisins de la colère. Il y aura toujours des passifs et des actifs, quelles que soient les circonstances. De mon côté, je n’ai jamais été aussi ingénieux dans la vie que dans le creux des vagues. La symbolique du « toucher le fond de la piscine pour donner un coup de pied et remonter » n’est pas là par hasard.

      Dans notre conjoncture, il y a une partie de la population qui descend encore et qui n’a pas encore touché le fond, loin de là. Dans cette catégorie, je mets tous ceux qui vivent de l’État et par l’État (prenez pour exemple l’ex nomenklatura soviétique) pour lesquels le destin du Titanic est opérant. Puis il y a ceux qui ont déjà touché le fond et se sont déjà retroussé les manches depuis longtemps (j’en suis). Puis il y a ceux qui ne sont pas du tout touchés par la crise et vivent sur un nuage ou dans une bulle apparemment isolée du reste ou décalée du réel. Ces derniers ne sont pas les moins en danger, car les bulles s’écroulent arrivées au bout de leur expansion maximale. Le biotope qui se nourrit de la finance Ponzi actuelle est de celui-là et verra ses centaines de milliards de dollars basés sur du pipeau s’effondrer et perdre 99% de sa valeur sous peu comme en 1929.

      La redistribution des cartes arrive toujours un jour un l’autre. La réflexion à faire aujourd’hui est celle qu’avait fait aussi Baptiste dans un article précédent, car il travaille toujours sur ce concept de transition, de fêlure, de rupture. C’est très intéressant sur le fond : ou comment passer à travers l’ouragan qui se prépare (le mur de l’endettement mondial) et que tous les baromètres et météorologues anticipent à juste titre. Chacun a sa recette et la prépare dans son coin.

  • La politique économique et sociale de la France, ne peut produire de croissance.
    Comme d’habitude, on se fait balloter au gré des circonstances extérieures (économie mondiale, pétrole, inflation…). Et les ministres s’y raccrocheront en faisant croire que c’est grâce à eux.

    • En plus, le gouvernement tient un double langage vis-à-vis de la croissance : elle est rejetée par idéologie (sociale ou écologiste) mais intégrée au budget comme une nécessité absolue pour le remboursement de la dette.

      Et avoir un double langage économique en période de crise économique, c’est quand même grave. Cela dit, l’explication est à peine dissimulée : l’idée des socialistes est de faire « progresser » la société en fonction de leurs critères (supérieurs et transcendants bien entendu), au détriment du côté matériel. Charge à leur successeurs de réparer les pots cassés.

      Bonne chance aux successeurs, car ça commence à ressembler à un champ de ruine.

      • Surtout, la croissance est vue comme un père Noël venant on ne sait d’où avec des emplois plein sa hotte. Or la croissance n’est qu’une mesure du succès de nos efforts d’investissement, de rentabilisation, de création, de rationalisation. Des efforts qu’un mathématicien appellerait « rigueur », et que les socialistes appellent inégalités et spoliation des improductifs de leurs justes droits à plus et acquis.

        • Oui ! Mesure du succès d’efforts d’investissement est une bonne définition à méditer pour beaucoup. Il faut commencer par un effort d’investissement (consacrer une partie de nos ressources), le résultat n’est pas garanti et il faut donc placer l’effort au bon endroit, et la croissance elle même de signifie rien si on ne réinjecte pas une partie des bénéfices pour la maintenir (les stimulations keynésiennes échappent à ce principe).

  • Combien d’années gâcheront-ils avant qu’enfin les réformes structurelles ne commencent ? Si les réformes avaient été faites il y a 4 ou 5 ans on serait certainement dans une meilleure dynamique, surtout avec des prix des matières premières aussi bas. La France devrait tirer le reste de l’Europe vers le haut, pas l’inverse. Il n’y aura pas de rachats d’obligations sans grosses réformes fiscales, légales et budgétaires..

  • La France y arrivera le jour ou un nouveau De Gaule arivera et travaillera pour le pays et pas pour sa gloire personnet
    Le jour ou le socialisme aura ttout à fait disparu emportant avec lui plusieus générations d’utopistes niant la réalité et ayant un rapport très malsain avec L ‘ARGENT
    Mai 68 est fini mais ils y croient encore c’est du masochisme économique et idéologique
    Merci à Misses de l’avoir dir

    • Oui, gloire à l’homme providentiel, on lui offrira une couronne et il habitera à Versailles!

      En attendant, quel est le rapport avec la situation actuelle et mai 68?

    • De Gaulle ? Un autre étatiste ne changera rien à la situation, on est plus dans les années 50 le monde a incroyablement changé depuis.

      • Seul, au contraire, un étatiste pragmatique peut a) arriver au pouvoir, b) instaurer de force la subsidiarité, et c) recentrer l’état sur ses missions régaliennes. Il n’y a que deux solutions pour sortir de la situation actuelle : le passage par le chaos, ou l’imposition des libertés par la force d’un état omniprésent et omnipotent.

  • non , la reprise ne reviendra pas , d’autant que valls a prévenu que des années dificiles attendaient les français ; je présume qu’il parlait bien sur des français moyens , toujours aux premières loges quand il s’agit de se faire matraquer mais je sais que les travailleurs pauvres seront eux aussi touchés ; les plus riches se barrent du pays , les immigrés envoient de l’argent au bled à leur famille , le chomage ne baisse pas , l’argent rentre mal dans les caisses trouées de l’état , bref la france s’enfonce et rien n’est fait pour enrayer ce déclin ; c’est démoralisant ;

  • « en comptant sur la dépense pour faire redémarrer la croissance  »
    Ce qui est une perfidie, un pillage de l’avenir pour soudoyer le présent.

    Pourtant la réalité est encore pire: Ils croyaient et croient encore que l’investissement public est rentable.
    Ils rejettent le capitalisme, l’économie de marché, au profit de la planification centralisée.
    Ils n’ont pas compris que le marché investit toujours mieux, et que si le marché n’investit plus, il faut attendre que les conditions soient réunies à nouveau: qu’il y voie clair et qu’il y ait de l’épargne.

    Contrairement à la « pensée » keynésienne, investir dans n’importe quoi ne produit pas de croissance, mais dilapide l’épargne et endette, avec il est vrai une illusion de croissance qui n’est qu’un feu de paille.
    Nos politiciens croient piloter l’économie avec des statistiques et des agrégats macroéconomiques.
    C’est risible, parfaitement puéril.
    Ils ne font que détruire l’information et l’épargne.

    Une grande illusion va se dissiper, et la réalité va se révéler dans son horreur: Ils ont détruit l’économie.
    La dette publique est la mesure de cette illusion.
    Il suffirait de renouer avec le capitalisme, de supprimer la réglementation du travail à commencer par le SMIC, de supprimer l’IS, l’ISF, l’impôt sur le revenu, de privatiser l’école publique et la santé et toutes les entreprises publiques, de déréglementer la finance… bref de laisser vivre la France.

  • Nous les français sommes en passe d’être le premier peuple sur terre à devoir réagir tant la logique collectiviste semble épuiser à l’extrême et incapable de soutenir les contradictions internes qu’elle a engendrées (chômage de masse, dette, caste fonctionnaire dominante, privilèges illégitimes, etc).

    La France est un laboratoire du changement et les français sont les pionniers du 21ème siècle.

    On va y arriver, j’en suis sûr.

  • Le pays est à 59 et probablement à 61 % de part du public par rapport au PIB.
    A cause des retraites des régimes spéciaux. 2500 milliards, quelqu’un devra les payer un jour.
    Sans compter le reste.
    La part du public peut se trouver à 65 % du PIB avec tout ce qui n’est pas compté.

    Faire croire que l’inflation suffira est un immense mensonge, irresponsable.

    Nous avions « super menteur ». Il s’est transformé en « méga menteur ».

  • La part des activités soumises à l’état dans le PIB en France est difficilement calculable. Bouygues qui reçoit le lundi des députés maires au 20H de TF1, négocie avec eux le ramassage des ordures le mardi, et l’implantation du réseau mobile le mercredi, est elle une entreprise privée lorsqu’elle opère sur le sol national?

  • inutile d acheter de l or ,ou alors des bijoux en or au prix de la casse ,c esr a dire au cours du lingot,il faut s y connaitre ,le mieux c est d acheter du franc suisse ,ouvrir un compte en suisse (il faut absolument le declarer ,c est tout a fait legal ) vous tranferez par internet ,prenez posfinance ,c est la poste suisse et l etat ,donc beteô ,en cas de crise systemique en france vous prenez 30% en une journee…!!

  • Non ça n’est pas mignon…c’est Micron….ce qui veut dire en termes crus que la loi Macron est encore Guignol…regardez bien les petits enfants….mais rien n’en sortira pour la Croooiiissance…car elle sera émasculée par la gauche socialiste….l’avenir est hors foncé….voire marron fumeux et malodorant…

  • La reprise… Fraserve a raison, attendre ne sert a rien.
    Bouger, creer, se prendre en main.
    Et comme le faire en France est une garantie de se faire piller, mepriser, insulter, et harceler par une administration aux abois, j’adopte la strategie que les gros du CAC40 ont adopte depuis les 35h: internationalisation, optimisation fiscale, reduction dramatique du CA France dans le CA global, investissement dedie a la reduction de la MS, delocalisation des cadres les plus renumeres.
    Ca prend du temps. Il m’en faudra certainement moins pour revenir, un jour, apres la revolution.
    Vivement 1789.

  • Malheureusement, contrairement à ce que conclut l’article, la liberté seule ne relancera pas notre croissance. Les entreprises françaises verront peut-être le train de la croissance passer en Europe, mais elles ne pourront pas monter dedans. Leur absence de compétitivité les en empêchera. Pour retrouver la compétitivité il faudra obligatoirement aligner les impôts, charges et taxes qui alourdissent nos entreprises sur ceux de nos concurrents des pays développés. Pour cela, il n’existe qu’une SEULE méthode : diminuer nos dépenses publiques de fonctionnement grâce à des réformes de structures (Suppression : des Conseils départementaux, du Conseil Economique et Social, des Sous-Préfectures, de la moitié des 1244 agences d’Etat, etc.. , réduction des compétences des collectivités locales, ré-écriture du code du travail, etc… C’est avec ces économies de fonctionnement non récessives qu’on pourra financer le compétitivité de nos entreprises et relancer l’emploi.

  • Je ne sais pas comment votre épouse, si vous en avez une, prend cette métaphore si subtile sur les dirigeants du monde (politiques, syndicalistes etc..) nullissimes, dépensiers, profiteurs,
    qui imposent au peuple sueur, sang et larmes
    parce qu’ils ont épousé, successivement (!) des femmes qui ne veulent que leur argent.
    Bravo pour cette contribution à l’imaginaire collectif !

  • Très bon article, bravo et Bonne année !

  • Les commentaires sont fermés.

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Et patatras, c'est la catastrophe ! Tout était pourtant si bien engagé : pour le président François, après quatre années de vaches de plus en plus maigres, la croissance allait revenir, le chômage fondre, les bonnes nouvelles s'accumuler et la reprise revenir, vigoureuse comme une montée de sève printanière. Manque bol, tout calcul fait, la reprise n'est plus.

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« Reprise ou croissance peu importe, pourvu qu'on sorte de là ! » diront le gouvernement, les entreprises et l'opin... Poursuivre la lecture

Reprise économique ? Quelle reprise ? Décidément les Européens semblent adeptes de la méthode Coué.

Par Daniel J. Mitchell, depuis Washington D.C, États-Unis. Les États-Unis souffrent de traverser la plus faible croissance économique depuis la Grande Dépression, un cuisant échec pour l’« Obamanomics ». Pour autant, les États-Unis n’ont pas l'économie la moins performante du monde. L’économie étatiste du Japon s’est enlisée dans la stagnation depuis plus de 20 ans, ce qui n'est pas surprenant pour un pays où l’État est tellement omnipr... Poursuivre la lecture

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